LINDEN BLOSSOM : VISHNOU      AUX   MILLLLLLLE    RAMES

« Jamais  tu ne me regardes là où  je  te  vois » J.Lacan

VISHNOU      AUX   MILLLLLLLE    RAMES

 

 

 

« Jamais  tu ne me regardes là où  je  te  vois »

                                                                                  J.Lacan

 

 

       C’est in extremis que la rame m’a attrapée. C’est seulement lorsque les portes guillotines ont crissé derrière moi que j’ai mesuré la puissance du bio champ bandé à des énergies  baisant les fréquences de l’infra rouge !

Oui, moi, planant voluptueusement sur les vagues pneumatiques d’une Mélisande tombée droit d’un autre monde, comment ai-je pu céder à cette frénésie ambiante qui s’empare de la masse des travailleurs à l’heure de pointe ?

 

Auto Provocation d’une citoyenne retraitée que l’âge met à l’abri des heurts et malheurs de la Vie ?

Besoin d’épicer des jours monotones en s’amusant à jouer comme le serveur de café de J.P.Sartre qui lisait son journal mais « à l’envers » ?

 

Désir de se maintenir dans la case de la classe active ?

 

Un peu de tout cela certainement. S’amuser à jouer un rôle sur la scène de la vie. Qui quelque part est improvisation… Comme l’illustre une affiche sur un spectacle adapté de l’esprit de mon cher W. Jankélévitch.

 

Adonc mon esprit « sautillant » de saute-ruisseau s’amuse…

 

A ma façon de rejoins les « gamers », ou le « petit théâtre de la guérison » de Jodorowski !

Là, la compression des corps limite l’espace et nous replace à un certain niveau : celui de soi. Impossible de faire semblant d’écrire un sms ou de lire son journal. Alors, chacun se replie sur son espace intérieur. On fait semblant de regarder ailleurs, dans le vide ou…

 

Retournement d’esprit, vers son dedans. Là, impossible de tricher.

C’est en rouge que les souffrances sont surlignées. Mais certains affichent une forme de gaieté. Ou même  bonheur. A deux.

 

Moi, Tintin cloné de naissance, me tiens à peu près tranquille lorsqu’à la faveur d’une bousculade me retrouve coincée et... Face à un tatouage !

 

Les heurts de la mécanique cybernétique appliquée aux modes de transports produisent par concaténation des heurts sensoriels.

 

C’est ainsi que le fameux tatouage qui s’affichait sur un mode à priori léger, « ad libitum », prend un ton carrément diabolique et se met à trembler de tous ses attributs ! Lignes, formes et couleurs glissent vers les zones subliminales de mon appareil perceptif.

 

Serpents, elfes et autres créatures gothiques ou mythiques font la ronde autour du nouveau Dionysos insolemment extragalactique : le  Virtuel !

 

Sans filtre !  Neurones à vif ! Sur le « Hit » des « Bits » !

 

Arriva le moment où le tatouage accusa un sursaut d’abord visuel ( les lignes commencèrent la danse de  St Gui puis opérèrent ce que nos amis  british addicts aux jeux hippiques appellent un «  Jumping Out » qui translata le fameux objet de mon intérêt sur le nez, puis la joue, puis sur le menton, bref un clin d’œil à Proust dont la mémoire défaillante était impuissante à retrouver l’endroit exact du fameux grain de beauté d’Albertine !

 

 C’est  à la faveur d’un arrêt  brutal du métro que le tatouage se retrouva le plus naturellement du monde à sa place : « in the box », validant ainsi une réflexion de Proust ( encore lui !) :

 

« J’ai toujours  admiré  ce que  ni l esprit, ni l’intelligence, ni le  cœur  ne  réussissaient à  convertir et que la Vie, sans qu ‘on sache ni  comment  ni  pourquoi réussissait  à  dénouer » !

 

validant les sagesses  orientales assurant que  TOUT  finit toujours par s »arranger

 

TEXTE DE LINDEN BLOSSOM

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