LINDEN BLOSSOM : DE L’IMAGE À L’ESSENCE Ou DIVINE SAMPLING OF SYNCHRONICITY

Trouble en « Plus - Hault - Sens »« Prendre feu sans cri », Murmurait le musicien G.Scelsi au fronton de son poème : « La Conscience Aigüe ».

Trouble en « Plus - Hault - Sens »« Prendre feu sans cri »,  Murmurait le musicien G.Scelsi au fronton de son poème : « La Conscience Aigüe ».                    

Depuis le doux glouglou du ruisseau ou le bercement des frondaisons sous l’haleine du soir jusqu’au chant de l’alouette saluant l’astre du jour, tout fait sens.  Il nous accompagne dans tout. Il est partout.

Il est dans le monde et hors du monde.  

Il est ce qui nous dépasse : il est la VIE.

DE L’IMAGE À L’ESSENCE

Ou

DIVINE SAMPLING OF SYNCHRONICITY

Trouble en « Plus - Hault - Sens »

« Prendre feu sans cri »,

Murmurait le musicien G.Scelsi au fronton de son poème :

« La Conscience Aigüe ».

Depuis le doux glouglou du ruisseau ou le bercement des

frondaisons sous l’haleine du soir jusqu’au chant de l’alouette saluant

l’astre du jour, tout fait sens.

Il nous accompagne dans tout. Il est partout. Il est dans le monde et hors

du monde.

Il est ce qui nous dépasse: il est la VIE.

WHEN SENSE PLAYING,

LIKE A DANCER SPINING ROUND

HIS PARTNER

En ce dimanche pascal où les hommes célèbrent la

Résurrection de Jésus, les cloches ont carillonné.

Mais qui ? Qui dans le brouhaha des villes a perçu leurs vibrations ?

Rares les âmes qui en écho clamèrent Alléluia!

De la fève à la crotte, le chocolat chatouilla de sa puissance subversive

les papilles conditionnées des consommateurs décérébrés.

Mais où sont les cloches d’antan allègrement activées par les enfants

gouailleurs de nos campagnes ?

Bientôt peu d’âmes se souviendront d’avoir joui de ce joyeux

tintamarre…

Ores, le déclencheur électrique met en branle les marteaux frappeurs

d’où s’échappent des sons neutres, incolores de sens, et répulsifs.

Pour moi, joyeux « Saute-ruisseau », çà ne fait pas sens.

Mais pourtant quelque part « çà » fait quelque chose. Un quelque chose

autour duquel fioriture cette grammaire innée initiée par Gertrude Stein

et validé à postériori par Chomsky.

Quid de ce « quelque chose » qui sonne faux, détimbrée, sans

harmoniques, comme à l’envers de sa charge primale : la Joie ?

Moi, ce ballon d’essai, moi qui ne vibre que sur le mode radioactif

d’un « Blade Runner » sous perf de crack, moi, biberonnée au jus

acidulé du « Nul ne sait ce que peut le corps » de Spinoza, dont l’ADN à

des hélices tournoyant à la vitesse de la lumière, je ne peux

m’abandonner à une impression d’Apocalypse et c’est l’âme véhémente

que je cingle vers des aurores encore à naitre, cramponnée au mât du

« À Plus Hault Sens », en transe sous la folle gouvernance d’un moi

sans boussole, telle une fusée sans programmation, « As A Owl In

Daylight »...

Le sens tournevire sur son tourniquet et joue à « Coure après moi que je

t’attrape » !

À mezza-voce Dante errant en son purgatoire :

« Io mi volgi, a mi destra… »

Tels ces aventuriers accompagnant le hardi Cristobal qui du haut

de leur mât voyaient se lever des étoiles nouvelles, telle je décrypte de

nouveaux territoires, de troublantes cartes brouillées dans les errances

d’une croisière en eaux tumultueuses qui par étapes nous conduira vers

l’Essence.

La Vie c’est la quête pour trouver Dieu.

Si la jeunesse impétueuse voyage « Over Troubled Water », c’est peu à

peu, que la lumière du sens troue le champ de conscience sous le

scalpel des collisions et fractures.

Le Sens se dessine dans la relation entre l’individu et le monde.

Comme la Musique vibre entre les notes, le Sens vibre entre les mots.

Il se construit dans la Relation.

Et surtout au delà !

Ainsi lorsqu’une amie lui déclara :

« J’y suis pour rien ! »

Et M.Yourcenar d’ajouter :

« Je su qu’elle y était pour quelque chose ! »

Le sens n’est pas dans les mots, mais « entre » les mots. C’est à dire

dans l’intonation.

Nos amis animaux ne s’y trompent pas !

Nous savons que la « Dead Line » entre le conscient et l’inconscient

oscille sur un fil rouge.

Et chez les orientaux comme chez les enfants, quasi impossible de

distinguer le vrai réel de la fiction et de la virtualité, des hallucinations,

fantasmes etc

D’autant que les drogues font grimper le curseur de l’adrénaline aux

portes de l’enfer par le fameux dérèglement de tous les sens !

Et le « Sens » dans tout çà ?

Depuis la foudre que les anciens attribuaient à Zeus jusqu’au bouclier

d’Achille ou les rituels des sacrifices en passant par les vapeurs

méphitiques de la Pythie et les mystères d’Éleusis :

« L’âme de la pierre épouse la paume de la main »

Il est dans la vibration. Et plus exactement « Entre » deux états de

conscience.

Et dans l’ «Entre » se trouve l’Essence.

Le Sens du fleuve se trouve non pas dans ses méandres qui est le plan

horizontal mais sur un autre plan : vertical, celui de sa direction.

Son karma est de se déverser dans la mer.

Si on franchit les deux premiers genres de connaissance de Spinoza on

accède au troisième genre : l’Éternité.

Alors quelle voie nous y conduit ?

Si je porte mon regard sur mon parcours personnel j ‘ai « trouvé » le

SENS du sens par une émotion esthétique d’une violence inouïe :

Face à la Beauté d’un lieu édénique : Ravello.

J’avais déjà expérimenté cette violence qui accompagne un état

modifié de conscience lors de l’audition d’une symphonie de Beethoven.

En cette folle jetée en extase sonore j’avais ressenti dans toute sa

puissance la commotion de l’expérience esthétique.

Même si ce collapse m’avait plongé dans des états d’être limites, j’étais

restée à quelque distance de l’irréversible.

Mais cette distance où j’allais basculer dans un autre espace temps fut

pulvérisée lors d’une « Illumination » :

« Où vogue éclose

La pure Essence de chaque chose,

Le ciel, l’air, la mer,

Tout psalmodiait l’espoir d’un « Éternel Instant »…

Sans le savoir je rencontrai l’âme de R.Wagner à l’époque où il

composait son opéra testament : « Parsifal ».

En effet, ce fut dans cette œuvre initiatique que Klingsor fit expérimenter

à Parsifal le saut dans une autre dimension : celui de l’Éternel Instant !

J’allais désormais voguer sur les vagues de l’Éternité.

L’épreuve de l’émotion esthétique transcendantale va plus loin, plus haut

que la simple émotion esthétique. Semblable à l’Oiseau de Cyborg qui

aurait brutalement perdu ses plumes ou comme Shiva dépouillé de ses

mille bras pour ne faire qu’UN, le Sens s’est dématérialisé ».

Avec le temps le sens évolue. Et l’épaisseur temporelle propre à

l’homme nous répète ce que les sagesses anciennes connaissaient :

« Tu ne me chercherai pas si tu ne m’avais pas trouvé ! »

Alors Maya se volatilise avec son cortège de paillettes et telle

cette icône qui fascinait les foules de ce « Bon goût » légendaire avec

ses épaules larges de Princesse pharaonique tôt éclipsée par sa rivale

au blond platine, incarnation d’un fantôme bruissant de murmures et par

cela même d’une humanité plus vibrante et puissante.

Comme le claironne P. Guillemant :

La Réalité, la Vraie est tellement plus belle et magique !

Car cette Beauté est au delà de la matière.

L e sens ne joue t-il pas avec lui même lorsque le biologiste nous dit :

« La vie c’est la création » et par ailleurs : « La vie c’est la mort » !

Mais la contradiction se résout par une déduction : si la vie est mort et si

la vie est création, alors la création est mort » !

Dire de la vie qu’elle est création signifie qu’elle constitue un processus

spontané de développement, qu’elle produit des formes organiques tout

en leur donnant les moyens de rester vivantes. Le problème est qu’au

titre de ses moyens, la relation avec le monde extérieur est

indispensable. Or ce contact vital va provoquer l’usure des cellules 

l’élément étranger et son assimilation sont à la fois ce qui fait vivre

l’organisme et ce qui le fait mourir !

La contradiction résiste à tout !

Le sens nous fait tourner en bourrique ! Alors ?

Admettre que la vie découle d’un principe vital, c’est définir la vie par la

vie ! »

Le Sens se mord la queue :

L’Essence de la vie reste un mystère.

Sauf que la physique a fait des bonds tels que l’énergie vitale est

devenue cosmique.

Le sens qui trône en majesté : « À Plus Hault Sens » brille de tous les

feux des épousailles de l’Alpha et Oméga!.

Là, nous percevons la voix de l’Oracle :

Le seul amour qui est éternel est immatériel.

Spinoza bat des ailes !

« No More Beating my Brains

With Liquor and Drugs » !... Hurle Iggy Pop.

Linden Blossom

La physique explique la philosophie du Karma.

Resserrons le focus autour des peuples racines :

Trouble en « Plus - Hault - Sens »« Prendre feu sans cri »,  Murmurait le musicien G.Scelsi au fronton de son poème : « La Conscience Aigüe ».                    

Depuis le doux glouglou du ruisseau ou le bercement des frondaisons sous l’haleine du soir jusqu’au chant de l’alouette saluant l’astre du jour, tout fait sens.  Il nous accompagne dans tout. Il est partout.

Il est dans le monde et hors du monde.  

Il est ce qui nous dépasse : il est la VIE.

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