Linden Blosssom : DES HAUTES FLAMMES DE LUMEN Au NUMEN DU BUISSON ARDENT

J’avais dix huit ans. C’était à Ravello. Je m’étais accoudée à la balustrade de la terrazza surplombant la mer…
  • JUST FOR ONE ETERNITY

    LET’S QUANTIC DANCE

    WITH SIXTH SENSE

    « Hermès affirme que ceux qui connaissent Dieu sont à l’abri des

    attaques du démon et qu’ils ne sont pas même soumis au destin».

    « Institutions divines de Lactance »

  • 2

    R A V E L LO

    Ou

    « L’ ÉTERNEL INSTANT »

  • 3

    • 1

      JUST FOR ONE ETERNITY

      LET’S QUANTIC DANCE

      WITH SIXTH SENSE

      « Hermès affirme que ceux qui connaissent Dieu sont à l’abri des

      attaques du démon et qu’ils ne sont pas même soumis au destin».

      « Institutions divines de Lactance »

    • 2

      R A V E L LO

      Ou

      « L’ ÉTERNEL INSTANT »

    • 3

      DES HAUTES FLAMMES DE LUMEN

      Au

      NUMEN DU BUISSON ARDENT

      J’avais dix huit ans. C’était à Ravello.

      Je m’étais accoudée à la balustrade de la terrazza surplombant la

      mer…

      La beauté d’une nature jamais appréhendée même au cœur des rêves

      les plus surnaturels m’arracha à moi-même : je connu ce ravissement

      des saints appelé « Extase mystique » ou Illumination.

      Par vagues immersives je passais en mode désinhibé. Là où un

      sentiment proche du sentiment d’étrangement, un vécu de « double

      conscience », résultat d’un clivage momentané de sa personnalité, par

      Freud sur l’Acropole, sentiment dont la nature profonde touche de ses

      mille intrications à toute la gamme des structures de la conscience.

      Depuis les hallucinations des saints dont Freud cherchait à préciser le

      statut « métapsychologique » dans leur relation au moi ( dans « le moi et

      le çà »).

      Ces sensations sont plus originelles, plus élémentaires que celles issues

      de l’extérieur, elles peuvent encore se produire dans des états de

      conscience trouble ». Pour elles il n’y a pas de différence entre le

      préconscient et le conscient, d’où leur possible caractère hallucinatoire.

      Cette différence peut tenir à leur nature. Les sensations « océaniques »

    • 4

      Appartiennent à l’inconscient originaire constitué dans les premiers

      temps de la vie, sur les traces de la cénesthésie fœtale.

      Là où j’interviens pour préciser la nature de mon expérience c’est qu’il

      ne s’agissait pas de phénomènes massifs de dépersonnalisation tels que

      ceux qui affectent le moi dans les psychoses mais de « moments

      temporaires, paroxystiques de dépersonnalisation ».

      Et d’ajouter :

      « Chez les sujets normaux ils sont présents dans les moments de

      « saisissement des créateurs ».

      En effet, des limbes de l’Omphalos une voix murmura :

      « La luxuriance des éléments

      Ivres de leur présence

      Où vogue éclose

      La pure essence de chaque chose

      Les fleurs, la mer, le ciel, la lumière

      Tout psalmodiait « L’ESPOIR D’UN ÉTERNEL INSTANT ».

      Je ne savais pas la nature de cette « épiphanie » :

      Malgré quelques signes visibles (cartes postales en sépia avec la

      signature de Richard Wagner) quelques décennies s’écoulèrent et je

      « su » :

      Lors d’une lecture je découvris que Wagner, au moment où il composait

      son opéra testament « Parsifal » avait découvert la splendeur du lieu.

      Et dans un élan créateur s’était écrié :

      « Enfin ! Voilà les jardins magiques de Klingsor » !

      Révélation qu’il transposa dans son opéra :

      Lors d’un exercice initiatique Parsifal expérience l’illumination.

      « Comment expliquez vous que en zéro temps j’ai parcouru autant

      d’espace ? »

      Et Klingsor de répondre :

    • 5

      « Mon fils, ici est le lieu où l’espace et le temps se croise :

      « C’est le lieu de l’Éternel Instant » !

      À quelqu’empan d’étoiles de là, la voix post mortem de Rimbaud s’écrie :

      « Elle est retrouvée !

      _ Quoi?_ L’Éternité.

      C’est la mer mêlée

      Au soleil ».

      D’une Éternité l’autre, me tomba dans un rai de lumière

      transcendantale :

      « Nos saisons à venir sommeillent

      Tranquilles colombes qu’un Éveil en suspend

      Au front du grand voyage

      Pose en diadème »…

      À l’instar d’Avital Ronell :

      « Ceux qui écrivent en allemand sont profondément secoués par

      Goethe.

      En colloque spectral il continue à communiquer des impulsions

      constituant une « Présence fantomatique » qui s’accroche à toute

      forme, qui transmet des signaux… »

      De son côté Hoffmansthal :

      « Ses chants sont l’esprit d’un instant libéré de ses attaches, qui

      s’élance au zénith, y demeure suspendu, rayonnant, aspire en lui dans

      sa pureté toute la félicité de l’instant et qui, expirant, se dissout dans

      l’éther… Un instant arrive qui exprime le suc des milliers et des milliers

      de ses semblables :

      « Et tu cesses d’être reclus

      Dans les ténèbres qui t’entourent

      Vers de plus sublimes amours

      Un élan te porte et t’élève

      Et tant que tu n’as pas gouté

      Mort et métamorphose

    • 6

      Tu seras un passant morose

      Dans un monde d’obscurité »

      Toujours cet appel vers l’Infini !

      °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

      En écho à d’autres appels, surfant sur les voluptés amniotiques d’un

      idéal messianique s’annonçaient :

      « Le Bleu des vagues d’avant demain »

      °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

      « Très peu remontent à la source. Le petit paysan du Bengale, en

      écoutant son cœur, a retrouvé les chemins de la Mer intérieure.

      Et il l’a épousée, réalisant le verset des Upanishads :

      « Je suis plus ancien que les Dieux rayonnants. Je suis le premier-né de

      l’Ëtre. Je suis l’artère de l’Immortalité ».

      °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

      En conspiration théogonique, celle d’Hésiode à la mienne :

      « Avant toutes choses fut le chaos, puis la terre aux larges flancs… Puis

      Éros, le plus beau parmi les dieux immortels… »

      Inspirant de son souffle gnostique les « Danaïdes » d’Eschyle :

      « Eros poussait le ciel à s’unir avec la terre, qui, fécondée, engendrait

      pour les mortels l’herbe, nourriture des troupeaux, et les grains, aliments

      de la vie».

      L’appel d’Éros aussi virtuel soit il traverse les espace temps en myriades

      d’entités invisibles mais présentes. Ainsi d’un saisissement l’autre chez

      Rilke, dans cette « Étude au piano » :

      « Der Sommer summt. Der Nachmittag macht müde ;

      Sie atmete verwirrt ihr frisches Kleid

      Und legte in die triftige Etüde

      Die Ungeduld nach einer Wirklichkeit,

    • 7

      Die kommen konnte : morgen, heute abend

      Die vielleicht da war, die man nur verbarg ;

      Und vor den Fenstern, hoch und allés habend,

      Empfand sie plötzlich den verwöhnen Park.

      Da brach sie ab ; schaute hinaus, verschränkte

      Die hande… »

      ……………………………………………………………………………………

      « PREMIER AMOUR »

      …………………………………………………………………………………….

      .

      MAKE ORDINARY EXTRAORDINARY

      Depuis l’expérience illuminante de l’Éternel Instant mon Être se

      métamorphosa dans son Essence même, changeant de paradigme.

      L’étincelle de l’émerveillement face à tout objet « nouveau » opéra un

      retournement radical face à ce qui est familier.

      C’est ainsi que voyais des étoiles partout, à chaque instant :

      Voir l’extraordinaire dans l’ordinaire : bref j’avais opéré une conversion

      fondamentale. Je me savais poète, mais comme tous les enfants.

      Or là, je découvrais la nature « vraie » de la poésie :

      L’émerveillement ontologique.

      Elle allait me soulever pour toujours !

      « My heart leaps Up when I behold

      A rainbow in the sky :

      So was it when my life began ;

      So is it now I am a man ;

      So be it when I shall grow old,

      OR LET ME DIE !

      Ainsi à l’instar de Wordsworth face à l’Arc-en-ciel signe de la Genèse

      comme « L’Alliance entre Dieu et la Terre » et par extension de la

      transcendance.

    • 8

      À l’opposé de Descartes :

      « As Knowledge increases, Wonder decreases ».

      Là nous touchons un point nodal d’où la question :

      Parlons nous du même émerveillement ?

      À cette question je réponds formellement : Non !

      Dans le premier cas, celui de Descartes, son savoir constitue un

      obstacle.

      Dans le cas du poète ou du mystique le savoir fond comme neige à la

      Lumière non du soleil, mais de l’Illumination !

      Nous ne sommes pas dans la même nature d’Énergie !

      L’esprit cartésien ne crève pas le plafond de la matière (Lumen).

      Dans l’autre cas nous sommes dans l’Énergie Cosmique (Numen).

      Il s’agit du passage « Entre » la Physique et la Métaphysique qui est

      l’Esprit Quantique !

      Certains esprits furent des « Passerelles » entre ces deux univers :

      Ainsi C.G. Jung dont les ouvrages sont des pépites :

      « Commentaire sur le mystère de la Fleur d’Or »

      Et toute son œuvre !

      Quelle en fut la genèse ? :

      « C’est au contact de ses patients, au milieu des psychoses et des

      névroses qu’il avait acquis « à son insu » ses premières notions

      empiriques d’hermétisme, rapportant dans la durée au « Même

      principe » les productions de ses malades et celles de ses vieux maitres.

      Là, nous ne pouvons faire l’économie d’autres poètes tel D.H.Lawrence :

      « Hymns in a man’s Life », plaidoyer en faveur du merveilleux au sens

      de la puissance spirituelle des cantiques qui ont plus profondément

      pénétré sa conscience que les poèmes des plus grands poètes !

      Là encore, je ne peux que valider !

    • 9

      Ma mère n’avait que peu de culture, mais ne s’exprimait à mon égard

      qu’en termes bibliques.

      Et bien sûr tous les rituels dits de « sorcelleries » qui en fait relèvent

      d’une haute nature spirituelle m’ont moulée définitivement.

      La transcendance qui court dans mes veines s’en est abreuvée !

      Par ailleurs, d’autre nature est l’émerveillement des Mages qui viennent

      adorer l’Enfant Jésus dans le récit de St Matthieu et sont définis comme

      « Sages », que l’émerveillement des bergers dans le récit de St Luc,

      dont les manifestations émotionnelles violentes révèlent la profondeur de

      la Source.

      Et cet exemple illustre bien les sciences orientales Tibétaines qui élèvent

      la conscience « Au delà » du mental !

      On est dans le troisième genre de connaissance de Spinoza.

      C’est le « Saut Quantique » !

      C’est la conversion de Ravello dont l’Arche sacrée me reliait à celle de

      St Paul.

    J’avais dix huit ans. C’était à Ravello.

    Je m’étais accoudée à la balustrade de la terrazza surplombant la

    mer…

    La beauté d’une nature jamais appréhendée même au cœur des rêves

    les plus surnaturels m’arracha à moi-même : je connu ce ravissement

    des saints appelé « Extase mystique » ou Illumination.

    Par vagues immersives je passais en mode désinhibé. Là où un

    sentiment proche du sentiment d’étrangement, un vécu de « double

    conscience », résultat d’un clivage momentané de sa personnalité, par

    Freud sur l’Acropole, sentiment dont la nature profonde touche de ses

    mille intrications à toute la gamme des structures de la conscience.

    Depuis les hallucinations des saints dont Freud cherchait à préciser le

    statut « métapsychologique » dans leur relation au moi ( dans « le moi et

    le çà »).

    Ces sensations sont plus originelles, plus élémentaires que celles issues

    de l’extérieur, elles peuvent encore se produire dans des états de

    conscience trouble ». Pour elles il n’y a pas de différence entre le

    préconscient et le conscient, d’où leur possible caractère hallucinatoire.

    Cette différence peut tenir à leur nature. Les sensations « océaniques »

  • 4

    Appartiennent à l’inconscient originaire constitué dans les premiers

    temps de la vie, sur les traces de la cénesthésie fœtale.

    Là où j’interviens pour préciser la nature de mon expérience c’est qu’il

    ne s’agissait pas de phénomènes massifs de dépersonnalisation tels que

    ceux qui affectent le moi dans les psychoses mais de « moments

    temporaires, paroxystiques de dépersonnalisation ».

    Et d’ajouter :

    « Chez les sujets normaux ils sont présents dans les moments de

    « saisissement des créateurs ».

    En effet, des limbes de l’Omphalos une voix murmura :

    « La luxuriance des éléments

    Ivres de leur présence

    Où vogue éclose

    La pure essence de chaque chose

    Les fleurs, la mer, le ciel, la lumière

    Tout psalmodiait « L’ESPOIR D’UN ÉTERNEL INSTANT ».

    Je ne savais pas la nature de cette « épiphanie » :

    Malgré quelques signes visibles (cartes postales en sépia avec la

    signature de Richard Wagner) quelques décennies s’écoulèrent et je

    « su » :

    Lors d’une lecture je découvris que Wagner, au moment où il composait

    son opéra testament « Parsifal » avait découvert la splendeur du lieu.

    Et dans un élan créateur s’était écrié :

    « Enfin ! Voilà les jardins magiques de Klingsor » !

    Révélation qu’il transposa dans son opéra :

    Lors d’un exercice initiatique Parsifal expérience l’illumination.

    « Comment expliquez vous que en zéro temps j’ai parcouru autant

    d’espace ? »

    Et Klingsor de répondre :

  • 5

    « Mon fils, ici est le lieu où l’espace et le temps se croise :

    « C’est le lieu de l’Éternel Instant » !

    À quelqu’empan d’étoiles de là, la voix post mortem de Rimbaud s’écrie :

    « Elle est retrouvée !

    _ Quoi?_ L’Éternité.

    C’est la mer mêlée

    Au soleil ».

    D’une Éternité l’autre, me tomba dans un rai de lumière

    transcendantale :

    « Nos saisons à venir sommeillent

    Tranquilles colombes qu’un Éveil en suspend

    Au front du grand voyage

    Pose en diadème »…

    À l’instar d’Avital Ronell :

    « Ceux qui écrivent en allemand sont profondément secoués par

    Goethe.

    En colloque spectral il continue à communiquer des impulsions

    constituant une « Présence fantomatique » qui s’accroche à toute

    forme, qui transmet des signaux… »

    De son côté Hoffmansthal :

    « Ses chants sont l’esprit d’un instant libéré de ses attaches, qui

    s’élance au zénith, y demeure suspendu, rayonnant, aspire en lui dans

    sa pureté toute la félicité de l’instant et qui, expirant, se dissout dans

    l’éther… Un instant arrive qui exprime le suc des milliers et des milliers

    de ses semblables :

    « Et tu cesses d’être reclus

    Dans les ténèbres qui t’entourent

    Vers de plus sublimes amours

    Un élan te porte et t’élève

    Et tant que tu n’as pas gouté

    Mort et métamorphose

  • 6

    Tu seras un passant morose

    Dans un monde d’obscurité »

    Toujours cet appel vers l’Infini !

    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

    En écho à d’autres appels, surfant sur les voluptés amniotiques d’un

    idéal messianique s’annonçaient :

    « Le Bleu des vagues d’avant demain »

    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

    « Très peu remontent à la source. Le petit paysan du Bengale, en

    écoutant son cœur, a retrouvé les chemins de la Mer intérieure.

    Et il l’a épousée, réalisant le verset des Upanishads :

    « Je suis plus ancien que les Dieux rayonnants. Je suis le premier-né de

    l’Ëtre. Je suis l’artère de l’Immortalité ».

    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

    En conspiration théogonique, celle d’Hésiode à la mienne :

    « Avant toutes choses fut le chaos, puis la terre aux larges flancs… Puis

    Éros, le plus beau parmi les dieux immortels… »

    Inspirant de son souffle gnostique les « Danaïdes » d’Eschyle :

    « Eros poussait le ciel à s’unir avec la terre, qui, fécondée, engendrait

    pour les mortels l’herbe, nourriture des troupeaux, et les grains, aliments

    de la vie».

    L’appel d’Éros aussi virtuel soit il traverse les espace temps en myriades

    d’entités invisibles mais présentes. Ainsi d’un saisissement l’autre chez

    Rilke, dans cette « Étude au piano » :

    « Der Sommer summt. Der Nachmittag macht müde ;

    Sie atmete verwirrt ihr frisches Kleid

    Und legte in die triftige Etüde

    Die Ungeduld nach einer Wirklichkeit,

  • 7

    Die kommen konnte : morgen, heute abend

    Die vielleicht da war, die man nur verbarg ;

    Und vor den Fenstern, hoch und allés habend,

    Empfand sie plötzlich den verwöhnen Park.

    Da brach sie ab ; schaute hinaus, verschränkte

    Die hande… »

    ……………………………………………………………………………………

    « PREMIER AMOUR »

    …………………………………………………………………………………….

    .

    MAKE ORDINARY EXTRAORDINARY

    Depuis l’expérience illuminante de l’Éternel Instant mon Être se

    métamorphosa dans son Essence même, changeant de paradigme.

    L’étincelle de l’émerveillement face à tout objet « nouveau » opéra un

    retournement radical face à ce qui est familier.

    C’est ainsi que voyais des étoiles partout, à chaque instant :

    Voir l’extraordinaire dans l’ordinaire : bref j’avais opéré une conversion

    fondamentale. Je me savais poète, mais comme tous les enfants.

    Or là, je découvrais la nature « vraie » de la poésie :

    L’émerveillement ontologique.

    Elle allait me soulever pour toujours !

    « My heart leaps Up when I behold

    A rainbow in the sky :

    So was it when my life began ;

    So is it now I am a man ;

    So be it when I shall grow old,

    OR LET ME DIE !

    Ainsi à l’instar de Wordsworth face à l’Arc-en-ciel signe de la Genèse

    comme « L’Alliance entre Dieu et la Terre » et par extension de la

    transcendance.

  • 8

    À l’opposé de Descartes :

    « As Knowledge increases, Wonder decreases ».

    Là nous touchons un point nodal d’où la question :

    Parlons nous du même émerveillement ?

    À cette question je réponds formellement : Non !

    Dans le premier cas, celui de Descartes, son savoir constitue un

    obstacle.

    Dans le cas du poète ou du mystique le savoir fond comme neige à la

    Lumière non du soleil, mais de l’Illumination !

    Nous ne sommes pas dans la même nature d’Énergie !

    L’esprit cartésien ne crève pas le plafond de la matière (Lumen).

    Dans l’autre cas nous sommes dans l’Énergie Cosmique (Numen).

    Il s’agit du passage « Entre » la Physique et la Métaphysique qui est

    l’Esprit Quantique !

    Certains esprits furent des « Passerelles » entre ces deux univers :

    Ainsi C.G. Jung dont les ouvrages sont des pépites :

    « Commentaire sur le mystère de la Fleur d’Or »

    Et toute son œuvre !

    Quelle en fut la genèse ? :

    « C’est au contact de ses patients, au milieu des psychoses et des

    névroses qu’il avait acquis « à son insu » ses premières notions

    empiriques d’hermétisme, rapportant dans la durée au « Même

    principe » les productions de ses malades et celles de ses vieux maitres.

    Là, nous ne pouvons faire l’économie d’autres poètes tel D.H.Lawrence :

    « Hymns in a man’s Life », plaidoyer en faveur du merveilleux au sens

    de la puissance spirituelle des cantiques qui ont plus profondément

    pénétré sa conscience que les poèmes des plus grands poètes !

    Là encore, je ne peux que valider !

    Ma mère n’avait que peu de culture, mais ne s’exprimait à mon égard

    qu’en termes bibliques.

    Et bien sûr tous les rituels dits de « sorcelleries » qui en fait relèvent

    d’une haute nature spirituelle m’ont moulée définitivement.

    La transcendance qui court dans mes veines s’en est abreuvée !

    Par ailleurs, d’autre nature est l’émerveillement des Mages qui viennent

    adorer l’Enfant Jésus dans le récit de St Matthieu et sont définis comme

    « Sages », que l’émerveillement des bergers dans le récit de St Luc,

    dont les manifestations émotionnelles violentes révèlent la profondeur de

    la Source.

    Et cet exemple illustre bien les sciences orientales Tibétaines qui élèvent

    la conscience « Au delà » du mental !

    On est dans le troisième genre de connaissance de Spinoza.

    C’est le « Saut Quantique » !

    C’est la conversion de Ravello dont l’Arche sacrée me reliait à celle de

    St Paul.

LINDEN BLOSSOM

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