QUAND LONGCHAMP SE PREND POUR ISIS« AND THROUGH RUNS A RIVER »

Poéme rédigé par Linden Blossom d'une valeur que je juge être inestimable !!!
    • À tout les heureux de ce monde genre « Café de Paris », je rhizome à

      turlute que veux tu ma plénitude du vide :

      « Tu Tut, Tu Tut ! Voici la suprême déjection de l’Hiérophante ! C’est

      avec force gouleyants excréments que je vous conchie et compisse !

      Oui, c’est bien moi le syntoniseur de vos puanteurs fécales. Et c’est avec

      une jouissance sadique que je vois vos dindonnances et autres redondances

      aplatir leur fiente sur l’Or sacré de ma poétique d’ailleurs.

      Sur vos accents allurés à grands coups de CAC 40 je laisse ruisseler les

      viscères encore fumantes du Dieu Dollar élégamment ficelées par le « Ludus

      « divertissant de votre petite musique.

      Vous pavanez, là, chaudement encocoonnés dans votre chaud ronron,

      bien séparés du « Tout-venant » couronné d’une bruyante marmaillerie. Tandis

      que Dame Pintade aux ongles vernissés, coupe de champagne à la main

      cacabe, vous, droit dans vos bottes encore crottées, suivez du bout de vos

      doigts manucurés les volutes d’un cigare bien sûr parfumé du « Best » blend

      côté en bourse.

      Je contemple tout ce beau monde hissé sur les échasses de leurs

      nauséabonderies, gonflé à l’hélium d’une plénitude vacuité, s’éclatant de toute

      la force de leur superbe, indifférent à tous ces gagne-petits croupissant dans

      leurs marigots.

      De jets en jets, de palaces en palaces, ils bougent. Vautrés tels des porcs

      dans leurs limousines, ils promènent leur fatuité de golf en golf, pâturant à gogo

      dans ces prés dorés des gens bien nés, de casinos en casinos, ils flambent la

      vanité de leur élégant mal de vivre sur l’autel de l’insatiable cannibalisme du

      Dieu Dollar.

      Ils « bougent ». Là où d’autres heureusement démunis « voyagent ».

      À eux, les humbles et les obscurs, les claque-dents et les exclus, les

      condamnés de naissance, la sueur et les tourments d’une vie harassante autant

      que douloureuse. Mais aussi à eux, les joies du partage, celui « À Plus Hault

      Sens » qui règne dans la plénitude du vide.

      Car vide et vacuité ne sont de même étoffe.

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    • Contre le néant de l’« Horror vacui » la « Plénitude du vide ». Qui est

      « Présence ».

      Et ce Paradis leur appartient.

      À la lueur d’un flash, je revois la Garance des « Enfants du Paradis »,

      face au Comte, son époux, implorant son amour :

      « L’Amour, il faut le laisser au pauvres » !

      Alors j’ai envie de hurler : « Wipe your Glasses ! », oui, nettoyez vos

      verres !

      Et là, j’aperçois une balle qui roule, indifférente aux clôtures, passer avec

      une légèreté insouciante des mains d’un bambin labellisé « Lacoste » à celles

      d’un vulgus pécus… Sous l’effet du jeu et de l’action ils s’adressent la parole.

      Se repassent la balle… Et, allez donc savoir, ils s’éprouvent, découvrant une

      chaleur inconnue, poursuivant leur échange au delà du convenu. Pour un peu,

      ils franchiraient cette barrière afin d’être plus proches. Hardis pages ! Vous

      faites fi de la doxa. Des sacro saintes règles qui régissent vos appartenances.

      Vous découvrez que

      Les lois de la Nature nous gouvernent. Vous éprouvez, le temps d’un

      Éclair leur toute Puissance.

      Le Temps d’un éclair, certes, mais cet instant, pavillon vibrant aux

      couleurs d’un pur antropomorphisme, au sens schopenhauerien, où toutes les

      contraintes protocolaires se sont dissoutes dans le bain quantique, s’inscrira de

      façon irréversible en vous.

      Là, « Au milieu, coule une rivière »… Celle de la voie médiane de Lao

      Tseu. Moment de grâce d’une communion égaré dans ce monde de

      communication.

      Déjà vos familles sont là.

      Plus loin, c’est un autre Instant qui est célébré. Celui du dévoilement de la

      plaque commémorative de l’Inauguration du nouvel hippodrome de Longchamp.

      Les édiles avec gravité, lèvent le voile. Un silence troublant prend tout

      l’espace, le colore d’une solennité à peine supportable...

      Isis, cette Déesse invisible, daigne un saut quantique : elle aussi le temps

      d’un éclair se laisser dévoiler et s’invite aux festivités…

      Linden Blossom

       

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