Les liens qui libèrent

Mart’IN Prud’hom, exposera sa vision de la démocratie d’aujourd’hui ainsi que son appréhension de la société dans laquelle elle vit en tant qu’artiste citoyenne du monde.

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Mart’IN Pruhom, peintre-sculpteur, Montluel 2012

Source : Livre de Jacques Généreux "L'autre société" Editions Points ISBN 978.2.7578.2066.7 Février2011 pages 82-83

On trouvera la première confirmation de cette thèse :

 https://blogs.mediapart.fr/vivre-est-un-village/blog/130220/la-construction-sociale-de-liberte 

https://blogs.mediapart.fr/vivre-est-un-village/blog/140220/se-delier-dautrui-ou-sen-lier-davantage

https://blogs.mediapart.fr/vivre-est-un-village/blog/150220/les-fondements-anthropologiques-du-discours-politique

dans la façon dont l'enfant développe ou non ses capacités à être lui-même, à s'aventurer loin de sa mère, à explorer le monde.

Cette question est l'un des principaux objets des théories de l'attachement et de leurs nombreuses confirmations empiriques développées à partir  des travaux du psychiatre anglais John Bowlby et de la psychologue américaine Mary Ainsworth *.

* John Bowlby, Attachment and loss, New York, Basic Books, 3 vol., 1969, 1973, 1980. Mary D.S. Ainsworth, "Attachment and dependency : a comparison" in Jacob L. Gewirtz (éd.), Attachment and Dependency, Washington, DC, V.H. Winston, p.97-138.

L'attachement premier est le lien affectif intense que noue le jeune enfant  avec sa mère ou, à défaut, avec la personne qui s'occupe de lui. La relation avec la figure d'attachement constitue pour l'enfant la "base de sécurité" à  partir de quoi il peut s'aventurer à découvrir le reste du monde. Si la figure d'attachement est suffisamment disponible, réceptive et si elle réagit de façon appropriée aux signaux émis par l'enfant, celui-ci développe ce qu'on appelle un "attachement sécurisant" : en cas de stress, il cherche refuge et se trouve rapidement apaisé auprès de la figure d'attachement ; il n'hésite pas à s'en détacher pour faire autre chose quand il se sent bien. Mais environ un tiers des enfants manifestent un "attachement insécurisant" : ils ne sont pas apaisés par la présence de la figure d'attachement, même s'ils peuvent être angoissés par son absence.

La qualité de l'attachement a des effets à long terme amplement documentés. "Des douzaines d'études ont établi que, (...), les nourrissons classés comme ayant un attachement sécurisant deviennent des enfants plus sociables, (...), moins agressifs et moins turbulents, plus enclins à l'empathie, (...) réclamant moins d'attention de la part de leurs enseignants et se montrant moins dépendant d'eux *.

* Les âges de la vie de Boris Cyrulnick, op.cit., p.111.

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