Une bienveillance...

bienveillance \bjɛ̃.vɛ.jɑ̃s\ féminin Motivation à respecter autrui et agir pour son bien. La bienveillance consiste, résume Catherine Gueguen, « à porter sur autrui un regard aimant, compréhensif, sans jugement, en souhaitant qu’il se sente bien, et en y veillant ».

Vivre est un village

Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades

Et d’ineffables vents m’ont ailé par instants.
— (Arthur RimbaudLe Bateau ivre)

https://fr.wiktionary.org/wiki/d%C3%A9rade

 

J’aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d’or, ces poissons chantants,
Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d’ineffables vents m’ont ailé par instants.
 — (Arthur RimbaudLe Bateau ivre, 1871)

Bienveillance \bjɛ̃.vɛ.jɑ̃s\ féminin

  1. Motivation à respecter autrui et agir pour son bien.
    • La bienveillance consiste, résume Catherine Gueguen, « à porter sur autrui un regard aimant, compréhensif, sans jugement, en souhaitant qu’il se sente bien, et en y veillant ».— (Christine Legrand, Pour une éducation bienveillante - Journal La Croix, page 13-14, 16 septembre 2015) https://fr.wiktionary.org/wiki/bienveillance

Texte

Quel fut l'apport spécifique des Méthodes de l'éthique de Sidgwick ?

Les "méthodes" : ce sont, selon lui, l'intuitionnisme, l'utilitarisme et l'égoïsme éthique.

Ces méthodes sont tout d'abord l'objet de deux thèses de sa part : d'une part, il affirme les tirer du "sens commun", d'autre part, il soutient qu'elles sont compatibles entre elles (ce qui ne veut pas dire pour autant qu'une synthèse complète soit possible, comme il le précise au début du chapitre conclusif (Sidgwick, ibid., p. 496).

L'argumentation qu'il utilise pour tenter de démontrer cette compatibilité consiste à montrer que, selon lui, elles sont toutes les trois sous-tendues par les mêmes évidences morales que tout individu peut intuitionner à travers le sens commun.

Ces évidences morales sont au nombre de quatre :

Ce que l'on juge bon pour soi doit l'être également pour quiconque se trouve dans la même situation. 

On doit accorder la même importance au futur et au présent.

La satisfaction d'une personne est aussi importante que celle d'une autre, quelle qu'elle soit.

Un être rationnel doit, en général, rechercher le bien (Audard, in Canto-Sperber, 1996, p. 1661).

Ces quatre évidences morales peuvent être ramenées à un seul principe  : celui de la bienveillance (benevolence), commun à la philosophie de Hume et à l'utilitarisme, et, surtout, présent selon Sidgwick dans le sens commun.

La difficulté centrale de la philosophie morale éclate au grand jour, toujours selon Sidgwick, lorsque l'on s'aperçoit que le système général de comptabilité des méthodes éthiques atteint sa limite devant l'apparente incompatibilité de la quatrième évidence morale avec la méthode de l'égoïsme éthique.

D'un côté, la méthode de l'égoïsme relatif à l'argent est parfaitement cohérente lorsqu'elle affirme que pour ce dernier, la seule des raison est son propre bien ; de l'autre, le principe de bienveillance universelle requis par l'utilitarisme est également valide de manière évidente en morale.

Il y a donc là, pour Sidgwick, une contradiction de la raison pratique elle-même, pour la solution de laquelle il n'exclut pas la croyance en un ordre divin assurant une harmonie ultime. 

 

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