Linden Blossom : Alain Orlandini me sollicita pour performer son texte...

VSEEDINSTVO WHEN POLYRHYTHM AND POLYPHONY pluck THE STRINGS THE THEORY CALLS THE TUNE « Soulève ma partition ! Mets-y le feu ! » C’est sur cette injonction solaire aux accents jupitériens qu’Alain Orlandini me sollicita pour performer son texte de technique architecturale.

VSEEDINSTVO

WHEN POLYRHYTHM AND

POLYPHONY pluck THE STRINGS

THE THEORY CALLS THE TUNE

« Soulève ma partition ! Mets-y le feu ! »

C’est sur cette injonction solaire aux accents jupitériens

qu’Alain Orlandini me sollicita pour performer son texte de technique

architecturale.

Adonc ainsi investie j’ai tenté de promener mon phare pyromanique sur

sa fresque afin d’infuser un peu de nuage océanique entre les lignes.

C’est là que ma troisième oreille se mit à branler et par transmodulation

ses vibrations réveillèrent les stratosphères olympiennes de l’esprit

hugolien. Là, sur le souffle médiumnique je perçu la Voix de l’Oracle :

« Que l’artiste soit dans son œuvre comme le créateur dans la nature :

Invisible mais présent ! Qu’on ne le voit nulle part, qu’on le sente

partout ! »

Autrement dit : « Accroche lui des ailes ! »

C’est donc boostée par cette fusée qu’à l’amble avec l’architecte j’ai initié

ma collaboration.

  • 2

    Au cours de la phase préliminaire d’incubation, me sont parvenus du

    lointain de mes études philosophiques quelque bris mémoriels de

    fragments héraclitéens…

    Brandissant sceptre et foudre d’une injonction l’autre :

    « Éteins l’incendie ! La foudre est à craindre partout ! »

    Sauf qu’Héraclite l’incandescent par quelque malice post mortem

    la faisait à l’envers tout en laissant tomber dans l’interface de mon

    espace temps :

    « Ceux qui resteront sont les architectes et les tueurs ! »

    Il n’en fallu pas plus à mon caractère provocateur pour saisir la balle au

    bond et la renvoyer à son auteur.

    Car la Muse chrysopéenne, cette alchimie reconnue comme science des

    correspondances nous accorda de battre des ailes entre nos âmes.

    Oui souhaitons que notre humble pierre se moulera dans les espaces

    galaxiques des réserves akashiques de l’Architecture !

    Car cette « Alchimie » qui là encore selon Héraclite aime se cacher

    sous les voiles toujours fluents de la Nature est bien celle là même qui

    aimantant les pierres, les fit s’ajuster punctum contra punctum

    composant ainsi un contrepoint architectural sacré et cette puissance

    ailée naissait des transmodulations vibratoires des cordes pincées de la

    Lyre d’Apollon !

    Et la multi-activité physiologique de la glutamine n’était pour rien dans

    cette affaire.

    Non plus que l’activation de la glande pinéale. La charge de l’Énergie

    cosmique échappe au monde des pulsions endocrinales…

    Tel le suc de fruits tombés en d’autres temps, je suis

    l’éblouissant pas en décalé d’un compositeur de musique et Calliope,

    dans le sillage holographique de la rose mallarméenne, cette belle

    « Dame sans merci » absente de tout bouquet, depuis toujours parfume

    et scande mon souffle.

  • 3

    Adonc, à la magnificence d’une partition élégamment technique,

    j’ai mêlé mon souffle brûlant en hautes flammes, souffle inspiré de la

    technique de tuilage que Fauré créa pour la mélodie.

    Je me suis fait vent coulis et feu follet faisant jaillir entre chaque mot des

    gerbes d’étincelles issues d’un magma en fusion sous les glaces de la

    technique !

    Hautes flammes, certes, mais sans les paillettes.

    Seulement l’étincelle purificatrice :

    Le phosphore d’un « À Plus Hault Sens » Consumé d’un feu d’autre

    essence :

    Celui du buisson ardent, se contentant de lever le voile d’Isis, cet

    omphalos d’où s’échappera un nuage électronique de bulles irisées de

    neutrinos immatériels discrètement tenus à distance :

    Celle d’un sursaut gamma : « Moderato Cantabile »…

    Voilà pour l’Architecte.

    Pour ce qui reste du tueur, je vous renvoie aux Saintes écritures qui

    nous ont bien alerté sur la Puissance du Verbe :

    Il y a des mots qui tuent.

    Plus près de nous l’Oncle Sam d’Outre atlantique nous l’a bien signifié

    avec le fameux :

    « Yu’re Fired ! »

    …………………………………………………………………………………

    Alors, qui suis-je ? Je suis Toi !

    Ou la huit milliardième partie du champ.

    Ou LE millième pétale du Lotus.

    Le tout cosmiquement orchestré selon la VOIE du Tao.

    L’ADN de mon âme a enroulé ses hélices et ses délices autour de

    celles de l’ADN d’Alain Orlandini dans le slalom d’une jubilation

    synergétique elle même coulée selon la mouvance de l’esthétique

    fractale de cette « Beauty of Intricacy » propre à la fabrique du vivant

    afin que chacun y chante son propre chant.

    Penser entre les chants c’est comme penser entre les langues :

    Ce n’est pas parler entre les langues !

  • 4

    Penser entre les langues c’est instaurer la juste distance par rapport à la

    langue mère.

    Joie de deux enfants illuminés touchés par la grâce épiphanique d’un

    regard visionnaire à la hauteur de nos aspirations et exigences.

    Le tout dans la discrétion évoquée par l’astrophysicien Michel

    Cassé parlant des neutrinos immatériels…

    Ainsi nous avons dans le cours de cet exercice pratiqué le défi

    de Heinz Wiseman du « Penser entre les langues », mise en abîme avec

    l’autre défi en amont celui d’Heidegger avec la traduction des

    « Beiträge »…

    En synergie quasi immatérielle avons communié, suant de tous

    nos émonctoires cérébraux pour vanner le bon grain de cette ivraie

    qu’est le charabia des échanges actuels - tenant plus des selles moulées

    selon un échange de communication quasi organique et crue- que d’un

    travail élaboré sur leur langue pour en fin de parcours y découvrir une

    autre langue « Non pas étrangère mais intimement maternelle, que l’on

    retrouve dans sa langue maternelle en la reformulant à distance ».

    Ainsi en laissant du jeu entre les mots-points de tissage, basculer d’une

    langue dans l’autre par la pensée.

    En chaussant le sensible dans l’intelligible et vice versa, selon

    un mode propre au poète, à distance de ce gazouillis de salon propre

    aux salons de conversations du dix huitième, j’ai métaphorisé en

    superposant un soleil sur le soleil, en apposant des flammèches entre

    les mots et telle la fée des glaces du haut de sa roue de cristal en

    illuminant d’un coup de baguette magique un sens linéaire par trop

    corseté de substance cognitive.

    Et tout cela grâce à une énergie vitale boostée par l’Énergie cosmique

    orientant ma conscience, une conscience sans contenu qui permet

    toutefois à tous les contenus d’Exister.

    C’est une forme de mise à distance, de non implication telle qu’on la

    retrouve chez les enfants et les orientaux.

    Ainsi le « Houei Ming King » illustré par C.G.Jung dans son commentaire

    « Le mystère de la « Fleur d’Or » :

    « Un halo de lumière entoure le monde de l’esprit.

    On s’oublie mutuellement, calme et pur, plein de Puissance vide.

  • 5

    Le vide est illuminé par la lumière du cœur du ciel.

    La conscience se dissout dans la contemplation… »

    Autrement dit, on est en méditation transcendantale.

    C’est mon mode naturel d’Être !

    J’ai tour à tour fiorituré ou risqué le mordant brut de l’allegro

    furioso d’une giclée de sel, ou bien, suivant les méandres labiles d’une

    rêverie, parfumé les rives de grands arpèges aromatiques qui chutent en

    réveillant la fraicheur du serpolet ou de la farigoulette retrouvant par là

    cette nostalgie de la langue amniotique chère à Jankélévitch.

    Mais si d’aventure mes daïmons m’éloignaient des ascétiques rives

    attiques en cinglant insolemment vers « des ailleurs trop exotiques »ou

    des « Aubes qui n’ont pas lui » » par rapport à l’objet, l’Architecte ne

    tardait pas à repincer les cordes !

    Vseerdintvo aime aussi à se cacher…

    Linden BLOSSOM

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