Linden Blossom : Du cœur sensible des choses la pensée ouvre l’œil.

Du cœur sensible des choses la pensée ouvre l’œil. Sur un mot. Musiqué. Ou éructé. Le répondeur duIl déploie une idée. Déroule ses vrilles de sens. Encore opaque. Se promène avec d’autres mots. Moissonnés çà et là. Sur des lèvres. Dessine d’autres sens.
  • DARK INSIDE

    Du cœur sensible des choses la pensée ouvre l’œil. Sur un

    mot. Musiqué. Ou éructé.

    Le répondeur duIl déploie une idée. Déroule ses vrilles de

    sens. Encore opaque. Se promène avec d’autres mots.

    Moissonnés çà et là. Sur des lèvres. Dessine d’autres

    sens.

    Dérive vers d’autres destins. D’autres transparences à

    venir.

    Se referme sur un cri. Glisse sur un soupir. Un laisser-

    mourir.

    Plane sur le grand vacarme d’un été insoutenable.

    Accroché au bord d’une autoroute.

    Santa Monica.

    Bientôt clignote un mot. Très court. De partout troue

    l’humaine rumeur. Il atteint les portes. Déborde des

    fenêtres.

    Soudain, il surgit.

    Impérial. De toute sa puissance il resplendit.

    Le monde s’abreuve. Il a soif de cette lumière. Jusqu’à

    cette Blessure Dont le signe inverti fissure ses flancs.

    Vulnérable à l’absurde, elle ouvre sa galaxie à l’étoile

    froide et nue du chaos clandestin.

    Le SENS suinte. Et chuinte. Et bruine ses râles assassins

    Dans la touffeur du soir,

    fatigués,

    Se sont-ils compris ?

    Sur les visages

    Leurs yeux flottent. Dans l’eau d’un regard.

    Un regard éclaté. Vers des rives qui ne sont d’ici.

    Mais de ce royaume lointain et proche :

  • le royaume d’entre- soi.

    Linden Blossom

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