Linden Blossom : LOGIQUE DU SOUFFLE AU DELÀ DES LOGIQUES : LOGIQUE DE L’AU DELÀ

Le sixième sens est-il un « Cross-Over » entre la matière et ce « Plus » impalpable autant qu’invisible mais bien présent ? Quelle en est la Nature ? Le Sens du sens ? Le « topos » ? Le feeling ? Le charme, ce « Je-ne-sais- quoi », le « Presque rien », les sentiments océaniques, ce « huge », pressentiment, est-il réductible aux algorythmes ?
  • LOGIQUE DU SOUFFLE

    FROM « I’M ON » TO «  I’M ONE »

    AU DELÀ DES LOGIQUES :

    LOGIQUE DE L’AU DELÀ

    « Algorythms and Divine Reluctance Of Extra Neuronal

    Intuitive Consciousness »

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  • Le sixième sens est-il un « Cross-Over » entre la matière et ce « Plus »

    impalpable autant qu’invisible mais bien présent ?

    Quelle en est la Nature ? Le Sens du sens ? Le « topos » ? Le feeling ?

    Le charme, ce « Je-ne-sais- quoi », le « Presque rien », les sentiments

    océaniques, ce « huge », pressentiment, est-il réductible aux

    algorythmes ?

    Le flux de conscience, ce « And Through Runs A River » de Lao Tse,

    Ou « Tempo Fugit », l’Entéléchie chère à Ronsard, jusqu’à cette

    Puissance du « Branle Pérenne » qui fait vibrer toutes les étoiles et

    galaxies chez Dante et n’est autre qu’amour…

    Bref, la « Conscience Intuitive Extra neuronale », que les Chinois

    nomment « Chi », a t-elle à voir avec l’ « Innigkeit », autre approche du

    « Da-Sein » au double sens ?

    À l’instar de la quasi-vision de F. Évrard :

    « La circulante non close, les échos aux confins du Temps, les

    paradoxes de la Présence occultée, de l’insistance sourde, et les grands

    blancs dans la page ».

    Voici un poème « Pour ne pas m’inquiéter » :

    POESIE

    « Pour ne pas m’inquiéter »

    Lorsque je n’étais rien qu’une herbe folle au vent,

    Quand le ciel et la Terre étaient mon visage,

    Et que le rire des hommes avait l’âge des étoiles,

    Devant moi tu marchais pour ne pas m’inquiéter.

    Quand j’habitais partout et nulle part en même temps,

    Quand mes doigts au jardin

    En cueillant une rose e)eurait des abîmes

    Et que les galaxies étaient mes sœurs de lait,

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  • Sur ma main,

    Ta main,

    Pour ne pas m’inquiéter.

    Quand la Chine s’éloigna

    Quand le ciel sous mes pas se raidit

    Et commença de perdre la lumière de mes rêves,

    Quand le lys ne fut plus qu’un lys

    Et que le rire des hommes sur des rives étranges se

    brisait dans le soir,

    Avec moi tu chantais,

    Pour ne pas m’inquiéter.

    Lorsqu’en moi se leva l’orient de l’inespoir

    Quand le rêve, complice, à l’orée du réel s’agenouillait

    Quand ma première blessure m’apprit la barbarie

    En démêlant nos cœurs dans l’enclos d’aubépines,

    Quand le mal fut,

    Que de son cri muet le ciel tremble encore,

    Avec moi tu as ri,

    Pour ne pas m’inquiéter.

    Maintenant,

    Que derrière les étoiles je m’en vais te chercher,

    Que mes minuits sans lune s’accrochent aux quatre

    vents

    Et à tous mes soleils,

    Maintenant que la pluie,

    En malaise d’étincelles allume l’envers des choses,

    Que l’univers entier est re4ets d’impatience

    En pause fragile d’eau et de lumière

    Que l’instant élargi avec les parfums,

    Gèle sa course fuide sur l’étain glauque de l’étang,

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  • Ton absence est Présence

    Pour ne pas m’inquiéter…

    LINDEN BLOSSOM

    Des « Sauts et gambades » propres à Montaigne au « Bias and

    Thwart » des destins Shakeaspeariens où des nœuds corrompent «  The

    Sound Pine » détournant ses fibres « Tortive and errant from his course

    of growth, phénomène sublimement métaphorisé chez Goethe dans sa

    « Métamorphose des plantes » tous les chemins convergent dès qu’on

    s’élève.

    C’est l’Envol. Ou « Apeiron » chez les Grecs.

    C’est le passage entre « Être » et « Ex-ister ». C’est le « Da » et

    « Sein ». Ce passage est le sens cinétique qui anime et doue de pensée

    le mouvement ou chorégraphie architecturale de l’expression gestuelle.

    Cette chorégraphie n’est ni mathématique, ni linguistique. Elle peut

    aussi se communiquer en utilisant un sens qui lui est propre, le sens du

    mouvement ou sens cinétique.

    Mais ce sens cinétique est souvent accompagné des autres sens.

    Par ailleurs elle peut aussi se mémoriser en utilisant des signes

    c’est à dire des symboles par lesquels se constituent des modèles du

    mouvement. La chorégraphie véhicule ainsi des informations qui sont

    déchiffrables, interprétables, sans être concrètes.

    C’est un langage. Et comme tout outil il fait du sens. Certes. Mais

    le « Sens du sens » ? Qu’en est-il ?

    C’est le souffle.

    Qu’ont à voir les univers parallèles holographiques avec les « Bioi

    Paralleloi » de Plutarque ?

    Ou le « Colloque spectral » de Goethe chez Avital Ronell ?

    Ou l’identité placentaire chez Sloterdijk ?

    Ou le « Ba » chez les Sages Égyptiens ?

    Comme l’écrit à juste titre P. Sloterdijk, d’autres cordons psychiques et

    symboliques, sorte de champ ombilical charriant des neutrinos de la

    phase de formation du supplément placentaire dansent la macarena

    autour de nos têtes…

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  • Non pas telles ces fragilités épistémologiques conduisant certains à

    susurrer « sur le souffle » à l’instar de « L’Actor Studio », écriture en

    creux d’élans du cœur étranglés par une éducation par trop répressive et

    corsetés dans le plâtre d’une constriction maladive, mais au contraire

    selon Proust accompagnés et soulevés :

    « Comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer sur la ruine de

    tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque

    impalpable, l’édifice immense du souvenir ».

    Proche d’une esthétique de l’apothéose rappelant la plastique ennuyée

    des grands fauves le soir dans les savanes, ou, sur un autre plan chez

    Hermann Broch :

    « La grande et miraculeuse Loi qui soumet à son ordre l’existence

    humaine, qu’il est touché de l’ombre du divin quand il réussit à élargir le

    « moi » jusqu’à l’autre « moi » à atteindre la bien-aimée par divination et

    à la faire entrer en lui par divination : réalité de l’Amour qui abolit la mort

    de telle sorte que la mort est transmuée en véritable immortalité et

    conduit par la toute puissance de son harmonie à un au delà des choses

    terrestres ».

    En quoi ce nimbe qui couronne et enveloppe les êtres d’une aura quasi

    irréelle autant que bien présente fait résonner « L’air qui circule autour

    des objets que le jeune Leonardo da Vinci évoquait face à la toile de

    « l’Annonciation » de son Maitre Verrochio ?

    Royaume intermédiaire chez Freud, « Royaume Invisible » chez K.

    Rayne, jusqu’aux visions des mystiques, enfin le Seuil de l’Illumination.

    Là, s’est opéré le « Saut Quantique » de la conscience intuitive extra

    neuronale.

    De « I’M On » à « I’M One » le Saut quantique.

    De l’Être de Maharishi au « DA-SEIN » Heideggeirien s’est actualisé le

    passage de l’Être à « Ex-ister ».

    « Not From The Stars Do I My Judgment Pluck

    And Yet Methinks I have Astronomy…

    But From Thine Eyes Mine Knowledge I Derive

    And Constant Stars, In Them I Read Such Art

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  • As Truth And Beauty Shall Together Thrive… »

    Shakespeare

    « Nos saisons à venir sommeillent,

    Tranquilles colombes qu’un Éveil en suspend

    Au front du grand voyage

    Pose en diadème »

    Linden Blossom

    Saisir l’insaisissable…

    Tout ce qui nous dépasse, nous échappe… La science pourra t-elle un

    jour trouver l’Outil de Lumière qui lèvera le « Voile d’Isis » ?

    De partout, depuis la nuit des Temps l’homme ressent cet Appel, comme

    un envol vers quelque chose, une Présence, qui se manifeste parfois au

    cœur de la vie, impromptu, et troublant.

    Un bascule dans un autre espace temps. Un Éveil :

    « Neti, Neti, » affirment les Sages d’Orient.

    Adonc, oui, cette nuit j’ai contemplé l’Éclipse de La Lune.

    J’ai accompagné « Andante Sostenuto » son enténèbrement.

    J’étais « Bois Flotté », savourant la beauté d’une plasticité quasi

    impalpable lors de sa douce fondaison dans le paysage céleste. Comme

    un comédien quitte la scène dans un solo éblouissant s’évanouissant sur

    un mode effusif, insensiblement, tel un expir qui étirerait son Éternité

    entre l’« Adagio Sostenuto » et le « Pianississimo Morando » du dernier

    nocturne de Chopin…

    Sorte d’asystolie ou « Ex-silio » royal.

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  • Pour retrouver son statut d’Inspirée …

    Par le Dieu Soleil. Qui lui « Insuffle ».

    « I’M On » means now endlich « I’M One »… Miracle de l’Amour qui

    anime les Planètes carillonnait Dante.

  • Linden Blossom

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