LINDEN BLOSSOM : EN COFFRET DE  SAISON : LE  PARTICIPATIF

Tant de choses déjà ont été dites, de tant de façons ! Trouver du nouveau et le soumettre à l’épreuve du jugement, voilà le grand risque ! » Pindare, huitième néméenne « Le mental Intuitif est un don sacré. Le mental rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons crée  une société qui a oublié ce DON ». Einstein

EN COFFRET DE  SAISON : LE  PARTICIPATIF

 

             Jeux de vagues « Ad Libitum »

 

                            Linden  BLOSSOM

 

           « Mais je me dresse sur mon pied agile pour respirer avant de parler encore. Tant de choses déjà ont été dites, de tant de façons !

Trouver du nouveau et le soumettre à l’épreuve du jugement, voilà le grand risque ! »

 

                                                                     Pindare, huitième néméenne

 

« Le mental Intuitif est un don sacré. Le mental rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons crée  une société qui a oublié ce DON ».

 

                                                                                    Einstein

 

 

« Il n’y a pas de  « science appliquée », il y a l’application de la science ».

                                                                                           Pasteur

 

             En écho aux doux babils du loriot et de la mésange mon humeur vagabonde et bourgeonnante s’invite… Eh oui ! Tel Socrate, je suis incurablement addict au sacrosaint principe du « participatif ».

 

             Adonc là, sur la pointe d’une vocalise timbriquement colorée de sept huitième, je sens poindre l’éternelle question existentielle : 

 

«  Qui (ou plutôt Que)  suis-je ? »

 

Bien sûr mille réponses en écho aux résonances miroitantes d’infini des « Continents de l’ignorance » de  Stuart  Firestein.

 

Diantre ! C’est bien connu de mes proches, j’ai l’âme du Poète. Mais encore, in petto ? C’est bien court !

C’est là où il ne faut pas me chercher ! Car mon esprit foncièrement frondeur va relever le challenge !

Je vous donne mon code d’esprit frappeur (et bien frappé) :

Pour moi, TOUT, oui, TOUT est ballon d’essai ! Ni plus ni moins que l’enfant qui face au miroir le retourne aussi sec !

Et surtout n’allez pas vous mettre en travers ! Vous prendriez le risque d’un feu électro magnétique planétaire !

 

Petite piqûre de rappel la définition de Beckett :

 

«  La réalité de l’individu est une réalité incohérente qui doit être exprimée de manière incohérente. Je parlais de quelque chose dont tu

ne sais ni ne peux rien savoir, du continuum incohérent tel qu’il fut exprimé par Rimbaud et Beethoven. Les termes de leurs affirmations ne servent qu’à délimiter la réalité des zones démentielles du silence, et ce qu’on entend n’est qu’une ponctuation dans l’affirmation du silence ».

 

 

« Nous ne sommes qu’un courant d’électricité ». Affirme le physicien.

Ou encore : « Électrons libres ».

 

Chez les philosophes çà donne :

« L’homme n’est pas homme comme une pierre est une pierre ou comme un loup est un loup. Il n’EST pas, il EXISTE. Or Être n’est pas un verbe d’état comme on dit généralement, sans mesurer la  portée du mot. C’est un verbe d’existence… Le simple ajout « Ex » doue le terme de temporalité, de souffle, et on l’a compris de transcendance.

 

Entre le « Moi » et le « Soi », c’est  TOUT un monde dirigé par la Conscience et  gouverné  par l’Inconscient.

Le moi occupe un espace restreint, il est « assigné à résidence » nous dit  Heideigger .

Le « Soi » Exulte. Il ouvre les portes du Royaume invisible. De l’espace temps où Tout est possible : celui de l’enfance, celui du « gamer » …

 

C’est le monde virtuel où chacun peut « Ad Libitum » que Nietzsche a illustrer par « Danser dans les chaines ».

Chacun est tout puissant, il peut faire danser «  La Plénitude du vide ».

 

Jusqu’au moment où le biologique parle… Et là, va se syntoniser l’ambiguité de l’humain.

 

Le tout avec en corollaire, un rien d’épice narcissique, mon éthique à la bannière de couleur prométhéenne :

 

Faire de ma vie une œuvre d’Art.

 

                     Si d’aventure un vertige métaphysique vous saisit à l’égo, ne vous demandez pas s’il est une incidence de l’un des effets de bord de la mare numérique dans laquelle nous baignons, non !

 

        Acceptez plutôt ce coffret de saison _ sous garantie de cette pensée de Nietzsche _ : 

 

«  L’œuvre d’Art est un excès qui ne peut arriver sans ivresse ».

 

Dont acte.

 

À vos jeux ! Full Gas ! C’est parti !

 

              Ainsi que je vous l’annonçais plus haut, j’ai l’âme du Poète.

Comme les enfants dont le métal de l’imagination de par sa nature inflammable a le don de magnifier le réel. Ce que nos amis saxons expriment par : « To Make Ordinary Extraordinary ».

Bref, tel Merlin l’enchanteur, j’ai le don, au mieux, de vous faire voir le monde en technicolor.

Au pire, de déclencher l’incendie du Parlement de Turner.

Quand c’est pas un orage magnétique…

Oui, vous l’avez compris, entrer en relation avec moi ne se réduit pas à l’invite engageante de fourmis coupeuses de feuilles en « Gaming Zone ». Non.

Çà relève plutôt du même jeu de massacre qu’une partie d’échec entre Trump et Pei JXang. 

Sauf qu’en lieu et place de la Reine on a un missile.

 

Oui, vous êtes en « Warning ! Toxic Zone ».

D’où les jérémiades de ma mère qui claironnait à la cantonade que je n’avais peur de rien. Ajoutant pour clore en feu d’artifices :

« Elle ne pense qu’à s’amuser ».

 

             Mon mécanisme de navigation, s’opérant « In Nubia » au même titre que les questions existentielles, ne s’exerçait pas dans son quotidien. Quant à moi, la gravité me blessait trop à la gorge pour que je lui donne le droit de vivre. Une force en moi la détournait sans appel.

Avec cette nature de terrain qui me poussait à me mettre en scène, j’étais partout dans l’Agora en joyeuse compagnie avec Socrate.

La suite vous la connaissez, les collisions en choc frontal avec les mauvais joueurs.

On les reconnaît sur le champ. Mâchoires bloquées, lèvres serrées, regards tournés en dedans… Droits dans leurs baskets.

Un frémissement dans leurs certitudes, un froissement dans leurs convictions intimes, et c’est parti ! Les dieux font sur l’autel gronder le tonnerre !

Verrouillés à triples tours sur leur ego, leurs chakras roidis au sel de la conformité sont bétonnés à l’image sociale.

La hache de guerre est ressortie. Mains au braquet, ils font face !

 

Pour s’écrouler piteusement et fuir…

 

Moi, sous perf d’authenticité, suis la VIE même. Ce que J. Rostand avait bien vu en dindonnant :

« C’est ce qui ne se devine pas ! »

 

                   Expression reprise heureusement en écho par J. Gottlieb lors d’un concert :

« Genius Is Surprise » !

 

Chez moi, Dame Surprise est en robe d’apparat ! Dionysos est à la barre et l’ « Hubris » mon carburant !

 

                    Du « Branle pérenne « de Montaigne au « Flux mouvant » de Lao Tsé en passant par Héraclite : 

 

« On ne se baigne jamais dans la même eau », c’est à corps perdu que je me lance dans cette Énergie vitale.

La double hélice de mon ADN tourne autour d’un magistral OUI. 

 

            Un OUI cosmique qui, telle la cheville ouvrière au cœur du mécanisme de la transmission du char, m’arrime à cet espace temps de sérénité où demain sera toujours comme aujourd’hui, tout en m’abandonnant à l’alcool du risque, tel ce consentement divin de Ste Thérèse en extase face à la suprême l’Aventure : un moment de Grâce…

 

                     Étant le même nous ne sommes jamais le même.

C’est en jouant de cet étrange paradoxe qu’un esprit malin empoigna le challenge : il passa sa vie en se saisissant chaque jour en photo et dans les mêmes conditions. Une expo fut organisée et là, chacun pu constater

L’étrange paradoxe : si on observait deux photos se suivant dans l’ordre chronologique l’une après l’autre, on ne percevait aucune différence.

Par contre, en juxtaposant la première avec la dernière, on ne reconnaissait pas la même personne !

 

À l’instar de Julien Green qui, après avoir traduit vers le français son propre texte américain découvrit que le second n’avait plus rien à voir avec le premier !

La vie et son mystère avait soufflé par là…

 

Qu’est ce que la Vie ?  C’est LE chemin. Un chemin fait de surprises.

C’est un jeu. Avec des enjeux. La vie est mouvement. Qu’on le veuille ou pas elle avance. Pour partie nous sommes conditionnés, pour partie nous pouvons prendre les manettes de la platine !

A nous de jouer ! Le « Power Point » c’est la prise de risques.

En binaire selon le mode occidental çà donne : Ou OUI, ou NON.

Moi, en mode analogique ou ternaire j’ai tendance à pencher vers le  OUI. Un oui grand comme le ciel. En cela rejoignant le Sage :

 

« À prendre des risques on risque de perdre.

 

 À n’en pas prendre on est toujours perdant ! »

 

                   D’instinct je gérais. Sous la constellation de cette puissance intérieure qui m’animait… Consciente que les dés étaient jetés et qu’un ange gardien m’accompagnait en toutes circonstances.

 

                 Alors, la tête dans mon étoile, je m’engouffrais allegro vivace dans ce tombeau ouvert connu sous la mythique métaphore de : « Chaudron de Médée » et accueillais avec la légèreté d’une Libellule en vadrouille tous les évènements qui s’offraient sur mon chemin. Ainsi mue

par cette humeur du touriste propre à la désimplication, ma vie coulait sans heurts, bien nichée dans son cocoon d’éternité.

N’ayant pas d’égo, je ne me sentais pas concernée et

jamais je ne m’opposais.

Ce qui désolait ma mère : « Elle n’a pas d’amour propre ! »

 

Comment aurait-elle pu deviner qu’à l’instar de mon frère d’enfance Rabelais, mon « Être » planait dans les espaces sidéraux :

« À  plus  Hault-sens » ?

 

                  Jouant à saute-ruisseau sur les sables mouvants des aventures, tantôt d’un côté, tantôt de l’autre, selon le grand balancier du Ying Yang, mais toujours accompagnée de la force cosmique. Alors !

 

        Lorsqu’on s’abandonne à la vie on s’aperçoit qu’elle possède un charme : elle n’est jamais pareille. Enfin… À une certaine échelle.

La nôtre. Même si le « Process » est le même pour tous les organismes vivants (neurosciences) nous sommes tous particuliers.

 

Animée de cette éthique de faire de ma vie un chef d’œuvre, tout en m’amusant, je ne m’ennuie jamais avec moi-même et mes amis de même.

Telle cette « Muse » hors norme qu’était Luisa Casati je suis « Infinity  Variety ».

 

Comme moi elle amusait la galerie et se mettait en scène endossant volontiers le costume du fou du Roi.

Et cette fonction sociale est comme le théâtre : thérapeutique.

 

Ou plus généralement l’Art.

 

Or, c’est là qu’intervient un paramètre Essentiel. Les artistes se réalisent la plupart du temps sous perf. Et les drogues de toutes natures sont leur carburant.

 

Moi, NON. Car je sais jusqu’où. Jusqu’où  je peux aller trop loin.

 

J’ai la maitrise parfaite. Et çà, ce n’est pas normal…?

 

Non. Dans la mesure où ce n’est pas la Norme…

 

La Norme c’est précisément DE NE POUVOIR se lâcher  SANS  drogues…

 

Sauf que sous drogues, on n’a pas la maitrise. Et çà c’est pathologique.

 

Alors, dans la mesure où c’est moi qui  suis le chef d’orchestre je suis normale.

 

Mais … D’où  vient cette maitrise ? D’où vient que je ne suis pas livrée pieds et poings liés à l’ivresse de mes émotions et fantasmes alors que je semble complètement hallucinée et hors de moi-même, dans cet état nommé « transe » ?

Quelle est la nature de cette «Énergie » qui m’anime et paradoxalement m’empêche de « basculer » de l’autre côté du seuil de normalité convenue dans notre société ?

 

Est ce la « Kundalini » ?

 

Ces questions demeuraient en suspend jusqu’au jour où une hôtesse d’accueil me donna la clé. Sur ses conseils je m’empressais de consulter internet et là… Je compris. Oui, çà pouvait arriver d’entrer en transe sur commande !

 

Les « Test-drive » en labo furent formels et concluants : je suis bel et bien normale, à ceci près que je possède ce «  pouvoir » particulier de me mettre  en transe.

In petto, des voix se firent entendre. Mais est-ce vraiment « sûr » que je sois toujours aux commandes ?

N’y a t-il pas des moments où… Cette énergie me lâcherait et là je pourrai déraper ?

Même si, indépendamment des drogues, certains facteurs déclenchant sont  bien identifiés (djembe ou…?), n’y a t-il pas d’autres conditionnements susceptibles de jouer ce rôle ?

Je faseyais ainsi moderato cantabile, consciente de cette force mais incapable de fournir le moindre indice quant à sa nature.

Sinon qu’elle tombait du ciel et en même temps était présente partout…

 

                Adonc, cette nature capricante émergeait dès que je sortais. Le contact avec le public m’électrisait. Shakespeare ne nous l’avait-il pas soufflé ?

A ceci près que chez moi le curseur sur l’échelle du taux vibratoire grimpe au top. A la vitesse grand V. En d’autres termes, je m’emballe.

Tout de suite sur mes grands chevaux !

Mais ce qui me caractérise c’est que ma maitrise est à la hauteur de mes « emballements » !

Et cette maitrise est la CONSCIENCE  permanente de la Présence, cette Toute Puissance qui nous dépasse et dans laquelle nous baignons.

C’est le  « Milieu Divin » de Teilhard de Chardin.

 

C’est le « Champ «  en physique  quantique.

 

Bref, j’ai un profil schizo  mais… « Tourné du bon côté », comme dit une amie bien placée !

Et ce « Bon côté » ? Quid ?

 

C’est la  VIE !  Et MA vie c’est la musique ! Plus particulièrement : 

 

la VOIX.

 

Je chante. Et nos amis outre atlantique tels  Tod Machover l’ont bien saisi :

 

« The Healing Power Of The Sound »…

 

C’est là où Celibidace entre en lice…

 

 

 

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