C’est un pas de géant de franchi pour l’association Maison Albert Londres...

Hervé Brusini préside le Prix Albert Londres depuis 2020 et il a été Invité par l’association Maison Albert Londres, à suivre les Rencontres Albert Londres, ce vendredi. Il a également visité la maison natale du grand reporter rénovée.

Avenir 

Hervé Brusini, président du Prix Albert Londres, était présent aux Rencontres Albert Londres à Vichy (Allier)

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 Hervé Brusini, président du Prix Albert Londres, était présent aux Rencontres Albert Londres à Vichy (Allier)

Hervé Brusini, président du Prix Albert Londres, accueilli par Marie de Colombel, présidente de l’association maison Albert Londres. Une rencontre qui augure des actions menées main dans la main. © Dominique PARAT

C’est un pas de géant de franchi pour l’association Maison Albert Londres qui reçoit le soutien du Prix Albert Londres. Rencontre avec son président Hervé Brusini, en visite à Vichy.

Co-lauréat en 1991 avec Dominique Tierce du Prix Albert Londres pour son reportage L’affaire Farewell, catégorie grand reporter audiovisuel, Hervé Brusini préside le Prix Albert Londres depuis 2020. Invité par l’association Maison Albert Londres, il a suivi les Rencontres Albert Londres, ce vendredi, et visité la maison natale du grand reporter rénovée.

Rencontre avec ce grand reporter.

« Exigence, sincérité et engagement. Rigueur de l’écriture.  »

« En 1991, j’étais stupéfait d’obtenir ce Prix, moi le fils d’un émigré italien et d’une mère belge.

C’est l’histoire de la presse écrite qui me faisait ce salut.

J’ai été éduqué par la télévision en regardant Cinq colonnes à la Une.

Ce métier de journaliste nécessite exigence, sincérité et engagement.

Présence sur le terrain et rigueur de l’écriture.

J’y ai trouvé un moteur d’existence tout en étant libre.

Le journalisme est un métier de liberté. »  

Cette maison Albert Londres appelle à un enrichissement, il faut tenter d’en faire quelque chose. Si on est là, ce n’est pas pour la galerie. C’est pour créer des liens avec l’association Maison Albert Londres. » .

HERVÉ BRUSINI (PRÉSIDENT DU PRIX ALBERT LONDRES)


La présidence du Prix Albert Londres signifie pour lui « un engagement pour des valeurs ». À Vichy, les Rencontres Albert Londres et sa maison natale restaurée « contribuent à l’intelligence de l’information. Cette maison n’est pas un document sépia. Elle héberge un esprit indispensable à la démocratie.

C’est un lieu émouvant parce qu’il y a la patine du temps.

Ce qui est fort, c’est sa confrontation avec l’exposition actuelle des cartes postales de Londres envoyées à sa fille Florise.

 ( Exposition prêtée par le Prix Albert Londres)


C’est une sorte de kaléidoscope du monde, des choses fortes à propos desquelles Londres s’est engagé.

Cette maison n’est pas un lieu figé, consacré à la mystique d’Albert Londres.

C’est un lieu ouvert sur l’émotion d’un homme et des personnes, le tout traduit par des journalistes.

C’est un lieu qui appelle à un enrichissement, il faut tenter d’en faire quelque chose.

Si on est là, ce n’est pas pour la galerie.

C’est pour créer des liens avec l’association Maison Albert Londres. » 

Quel sens a pour Hervé Brusini, la maison natale du grand reporter à Vichy ? 

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« C’est un outil de ce qui constitue l’esprit du Prix Albert Londres.

C’est un morceau de son histoire.

Il faut donner du sens à ce qu’est l’info.

L’info est haïe.

Je suis un militant de l’éducation aux médias.

Cela ne doit pas seulement passer par l’apprentissage de la technologie, mais par la compréhension.

Il faut enseigner l’histoire de l’info en tant que telle.


L’histoire des récits, des témoignages.

Il est nécessaire que cela devienne un corpus à enseigner.

Ainsi, les médias quittent la position défensive.

Le journaliste est un historien de l’immédiat.
L’association Maison Albert Londres est l’un des maillons de la chaîne.

On est dans le même combat.

On n’allait pas se regarder en chien de faïence.

On est fait pour marcher ensemble. »


La remise du Prix Albert Londres à Vichy ?

« C’est le lieu de naissance du grand reporter. Que cette ville accueille le Prix, c’est une vraie logique. » 

 Fabienne Faurie Photos Dominique Parat

 

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