Un hommage à Emma Rougegorge & Frédéric Lordon !!!

C'est Hôtel California : on peut ben déclarer comme on veut à la réception qu'on  veut s'en aller, il n'y a pas de sortie possible.

C'est Hôtel California : on peut bien déclarer comme on veut à la réception qu'on  veut s'en aller, il n'y a pas de sortie possible.

A la ZAD https://reporterre.net/Jade-Lindgaard-Un-journalisme-de-transformation-sociale-me-parait-vital, il y a cet endroit famaeux qui s'est appelé "les Sans-nom".

Malheureusement, "Les sans-noms" ... c'est encore un nom.

Même quand on veut le récuser ostentoirement, on est pris dans l'ordre des noms.

Il est vrai que logiquement Giorgio Agamben

Giorgio Agamben (né le 22 avril 1942 à Rome) est un philosophe italien, spécialiste de la pensée de Walter Benjamin, de Heidegger, de Carl Schmitt et d'Aby Warburg ; il est particulièrement tourné vers l'histoire des concepts, surtout en philosophie médiévale et dans l'étude généalogique des catégories du droit et de la théologie. La notion de biopolitique, empruntée à Foucault, est au cœur de nombre de ses ouvrages.

  • Stanze : parole et fantasme dans la culture occidentale, traduit par Yves Hersant, Paris, Christian Bourgois, 1981 (réédition augmentée d'une préface, Paris, Payot & Rivages, 1994)
  • La Fin de la pensée, traduit par Gérard Macé, Paris, Nouveau Commerce, 1982 (reprise du texte publié dans la revue Le nouveau commerce no 53-54, Paris, automne 1982)
  • Enfance et Histoire, traduit par Yves Hersant, Paris, Payot, 1989, 2000
  • Le Langage et la mort, traduit par Marilène Raiola, Paris, Christian Bourgois, 1997
  • Idée de la prose, traduit par Gérard Macé, Paris, Christian Bourgois, 1988 (réédition poche chez le même éditeur, collection "Titre", 1998)
  • La Communauté qui vient : théorie de la singularité quelconque, traduit par Marilène Raiola, Paris, Éditions du Seuil, 1990.
  • Moyens sans fins, Paris, Payot & Rivages, 1995
  • Bartleby, ou La création, traduit par Carole Walter, Saulxures, Circé, 1995
  • L'Homme sans contenu, traduit par Carole Walter, Saulxures, Circé, 1996
  • Homo Sacer. I, Le pouvoir souverain et la vie nue, traduit par Marilène Raiola, Paris, Éditions du Seuil, 1997
  • Image et Mémoire, traduit par Gilles A. Tiberghien, Éditions Hoebeke, 1998
  • Homo Sacer. III, Ce qui reste d'Auschwitz : l'archive et le témoin, traduit par Pierre Alfieri, Paris, Payot & Rivages, 1999
  • Le Temps qui reste : un commentaire de l'Épître aux Romains, traduit par Judith Revel, Paris, Payot & Rivages, 2000
  • La Fin du poème, traduit par Carole Walter, Saulxures, Circé, 2002
  • L'Ouvert : de l'homme et de l'animal, traduit par Joël Gayraud, Paris, Payot & Rivages, 2002
  • Homo Sacer. II, 1, État d'exception, traduit par Joël Gayraud, Paris, Éditions du Seuil, 2003
  • L'Ombre de l'amour : le concept d'amour chez Heidegger (avec Valeria Piazza), traduit par Joël Gayraud et Charles Alunni, Paris, Payot & Rivages, 2003
  • Profanations, traduit par Martin Rueff, Paris, Payot & Rivages, 2005, Prix européen de l'essai Charles Veillon 2006 (également décerné pour l'ensemble de son œuvre5)
  • La Puissance de la pensée : essais et conférences, traduit par Joël Gayraud et Martin Rueff, Paris, Payot & Rivages, 2006
  • Qu'est-ce qu'un dispositif?, traduit par Martin Rueff, Paris, Payot & Rivages, 2007
  • L'Amitié, traduit par Martin Rueff, Paris, Payot & Rivages, 2007
  • Signatura rerum : sur la méthode, traduit par Joël Gayraud, Paris, Vrin, 2008
  • Qu'est-ce que le contemporain ?, traduit par Maxime Rovere, Paris, Payot & Rivages, coll. « Petite Bibliothèque », 2008 (repris in Nudités)
  • Homo Sacer. II, 2, Le Règne et la gloire, traduit par Joël Gayraud et Martin Rueff, Paris, Éditions du Seuil, 20086
  • Homo Sacer, II, 3, Le Sacrement du langage archéologie du serment), traduit par Joël Gayraud, Paris, Vrin, coll. « Bibliothèque des textes philosophiques – Poche », 2009
  • Nudités, traduit par Martin Rueff, Paris, Payot & Rivages, coll. « Bibliothèques rivages », 2009
  • Homo Sacer. IV, 1, De la très haute pauvreté : règles et forme de vie, traduit par Joël Gayraud, Paris, Payot & Rivages, 2011
  • Homo Sacer. II, 5, Opus Dei: archéologie de l'office, traduit par Martin Rueff, Paris, Éditions du Seuil, coll. « L'ordre philosophique », 2012
  • Qu'est-ce que le commandement ?, traduit par Joël Gayraud, Paris, Payot & Rivages, 2013
  • Pilate et Jésus, traduit par Joël Gayraud, Paris, Payot & Rivages, coll. « Bibliothèque Rivages », 2014
  • Homo Sacer II, 4, La Guerre civile : pour une théorie politique de la stasis, traduit par Joël Gayraud, Paris, Points, 2015
  • Homo Sacer, IV, 2, L'Usage des corps, traduit par Joël Gayraud, Paris, Éditions du Seuil, coll. « L'ordre philosophique », 2015
  • Le Feu et le récit, traduit par Martin Rueff, Paris, Payot & Rivages, 2015
  • L'Aventure, traduit par Joël Gayraud, Paris, Payot & Rivages, août 2016 http://www.edizioninottetempo.it/it/foreign-rights/book/i/-244 [archive]
  • Qu'est ce que la philosophie?, Paris, Editions Galilée, coll. "La philosophie en effet", octobre 2016
  • Homo Sacer : L'intégrale (1998-2015), (regroupement des 9 volumes composant l'ouvrage Homo Sacer), Le Seuil, collection Opus, Paris, 2016, 1 370 pages (ISBN 978-2-02-11-5418-4)
  • Polichinelle ou Divertissement pour les jeunes gens en quatre scènes, traduit par Martin Rueff, Paris, Éditions Macula, coll. La littérature artistique, mars 2017
  • Le Mystère du mal. Benoît XVI et la fin des temps, traduit par Joël Gayraud, Paris, Bayard, 2017
  • Karman. Court traité sur l'action, la faute et le geste, traduit par Joël Gayraud. Paris, Éditions du Seuil, 2018
  • (Avec Jean-Baptiste Brenet) Intellect d’amour, traduit par Jean-Baptiste Brenet, Lagrasse, Verdier, 2018
  • Création et anarchie. L'œuvre à l'âge de la religion capitaliste, traduit par Joël Gayraud, Paris, Rivages, 2019
  • Le Royaume et le Jardin, traduit par Joël Gayraud, Paris, Rivages, 2020

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Giorgio_Agamben

  ...que Giogio Agamben, donc, fait remonter le fléaux des dispositifs à son principe ultime : "l'hominisation" - tout ça est tellement biblique.

Et d'une certaine manière, c'est vrai, je veux dire cohérent : pour sortir du langage, pour sortir du signifiant, il faut sortir de l'hominisation - Badiou https://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Badiou et sa sortie du néolithique sont coiffés sur le fil.

Sortir de l'hominisation donc, mais de quel côté ?

Du côté des bêtes ou du côté des anges ?

C'est que malheur à nous si on se loupe de côté des anges.

Je voudrais beaucoup qu'on entende ici tout ce qu'on veut sauf la résignation d'un "réalisme conservateur".

Que de formes ne s'offrent-elles pas à la créativité politique ?

Du "vivre sans" il faudrait pouvoir garder le meilleur, et renoncer sans regret au reste.

Le meilleur : sa puissance de percussions, de rehaussement et de remaniement ; le reste : la consolidation en une philosophie politique du "sans" au pied de al lettre.

Ça n'est pas me contredire dans l'instant que de rappeler qu'au début du Traité politique, Spinoza dit en substance qu'en matière de forme politique, tout a déjà été essayé - "Quant à moi, je suis pleinement persuadé que l'expérience a montré tous les genres de Cités que l'on peut concevoir pour faire vivre des hommes dans la concorde"... Pour peu qu'on comprenne adéquatement "genres de Cités", comme les éléments d'uen taxinomie très générale, à partir des quels bien sûr toutes sortes de variations pourraient encore être effectuées, ce propos a sans doute pour vertu de nous défaire d'un mythe politique, le mythe d'une forme-miracle, encore à découvrir, qui par elle-même résoudrait tous nos problèmes.

Ce que ce mythe ne veut pas voir, c'est la finitude humaine, et que cette finitude est le fond du problème politique.

Le mythe de la forme-miracle est un mythe de perfection.

Or la finitude, c'est l'imperfection.

Vouloir à toute force "vivre sans", c'est méconnaître que la vie humaine est placée sous un "vivre avec" fondamental, ontologique, irréductible : avec la finitude.

Source : dernière du livre de Frédéric Lordon "Vivre sans ? Institution, police, travail, argent...

 

 

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