La France condamne à mort par procuration les djihadistes francais d'Irak

On va donc bien laisser des Francais se faire exécuter dans l'indifférence générale en Irak au motif que ce seraient des terroristes et des ennemis de la nation.

On va donc bien laisser des Francais se faire exécuter dans l'indifférence générale en Irak au motif qu'ils seraient des terroristes et des ennemis de la nation.

En permettant le procès de nos compatriotes en Irak, la France signe de facto un chèque en blanc à la justice irakienne dont on peut légitimement douter de l'impartialité et de l'indépendance. Les simulacres de procès qui se préparent pour envoyer les jdijadistes français à l'échafaud n'ont pas l'air de perturber le gouvernement. Les enquêtes d'opinion les ont convaincus d'abandonner définitivement ces "mauvais Francais" à leur sort car en France les convictions vont au gré du vent...et surtout des sondages.

La réalité, elle, est beaucoup plus simple. Ces jdijadistes, comme leur nom l'indique, sont musulmans et il n'est plus à démontrer que les musulmans, Francais ou non, font l'objet d'attaques et de joutes verbales sans précédent sur la scène médiatique, leur imputant tous les maux de la société. Chômage, insécurité, terrorisme, déficits des comptes sociaux. Tout est bon pour fustiger les musulmans de France et l'abandon de ces djihadistes Francais s'inscrit dans cet état d'esprit mortifère où le populisme rampant en France et en Europe est sur le point de nous emmener à un point de non-retour.

Des ennemis de la nation, la France en a compté d'autres. A commencer par le maréchal Pétain qui a livré les enfants de la France à l'Allemagne nazie. Ça n'a pourtant pas empêché Emmanuel Macron de parler de ce dernier en évoquant un "grand soldat" aux dernières commémorations de la Grande Guerre faisant fi en connaissance de cause du reste de son oeuvre. Dommage que notre cher président n'ai pas eu des termes aussi durs à l'encontre de ce sinistre personnage.

Envoyer des dizaines de milliers de juifs dans des fours crematoires et des camps de concentration mériterait pourtant au moins autant de sévérité que les mots choisis par Florence Parly lorsqu'elle dit assumer devoir "aller jusqu'au bout" dans la neutralisation de ces djijadistes. Chacun se fera son opinion mais pas besoin d'avoir une "pensée complexe" comme celle du chef l'Etat pour comprendre que les Français ne sont pas tous logés à la même enseigne.

Le musulman est bel et bien le parent pauvre de la France d'aujourd'hui et vraisemblablement de demain aussi. Le tout est d'intégrer cette donnée pour ne rien attendre d'un pays qui n'a malheureusement rien retenu des leçons du passé.

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