Alexandre Benalla ou le mépris des institutions, de la presse et de la France

"Le nouveau monde" nous disait Emmanuel Macron. Un leurre bien orchestré et surtout très bien raconté à des millions d'électeurs qui doivent se mordre les doigts d'avoir voté pour une telle escroquerie intellectuelle.

"Le nouveau monde" nous disait Emmanuel Macron. Un leurre bien orchestré et surtout très bien raconté à des millions d'électeurs qui doivent se mordre les doigts d'avoir voté pour une telle escroquerie intellectuelle.

Une start up 2.0 mais version mafia, passe-droits et privilèges aux frais du contribuable qui n'a même plus de quoi finir le mois avec toutes les taxes et impôts qu'on lui met sur le dos. La loi "anti-casseurs" qui est en réalité la loi "anti-gilets jaunes" a été votée hier pour mater cette masse humaine qui crie son désespoir social. Pendant que Christophe Desttinger est toujours en détention, Alexandre Benalla et Vincent Crase se voient en toute quiétude, discutent de faire disparaître les preuves de leurs forfaits, et conçoivent même un stratagème de prête-nom pour perenniser leur entreprise au mépris de leur contrôle judiciaire qui leur interdit pourtant de se voir.

Mais bien sûr ce n'est pas ce qui fait bouger la justice. Celle-ci s'intéresse davantage à savoir comment protéger la vie privée d'Alexandre Benalla, le chouchou du président qui visiblement, en plus d'avoir les faveurs du "patron" ou du parrain pourrait-on dire, a le bras bien long pour déployer des procureurs qui oeuvrent dans l'unique intérêt de ce jeune homme de 27 ans. Il y a de quoi être en effet très curieux de voir que le parquet ne demande toujours pas la détention provisoire des deux compères suite à la violation de leur contrôle judiciaire. Une justice à double vitesse au vu et au su de tous.

Le comble de ce simulacre de démocratie est que notre diplomatie ose sans vergogne et avec un aplomb déroutant donner encore des leçons de bonne pratiques démocratiques au peuple vénézuélien en reconnaissant un putschiste comme président du Venezuela. Rappelons que plus des trois quarts des Francais ne font plus confiance à Emmanuel Macron mais ce dernier s'arroge tout même le droit de choisir en lieu et place du peuple vénézuélien son président. Un culot qui n'a d'égal que le mépris qu'il a pour son propre peuple.

Les gilets jaunes seraient en de telles circonstances bien naïfs de croire à ce grand débat national qui n'est qu'un one man show de piètre facture pour reconquérir l'opinion publique.

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