Soutien de la classe politique à Ferrand après l'incendie de sa résidence secondaire

La résidence secondaire du président de l'Assemblée Nationale a été la cible d'une tentative d'incendie. Une "belle" solidarité s'est créée suite à cet acte d'une particulière malveillance.

La résidence secondaire du président de l'Assemblée Nationale a été la cible d'une tentative d'incendie. Une "belle" solidarité s'est créée suite à cet acte d'une particulière malveillance.

De l'extrême droite à l'extrême gauche en passant par le centre, tout le monde a apporté son soutien à Richard Ferrand suite aux dégâts matériels qu'il a subis après l'incendie. Des tweets plein d'émotion et de tendresse pour celui qui, rappelons le, aurait selon Mediapart favorisé le bien immobilier de sa femme en tant que directeur des Mutuelles de Bretagne pour y héberger les bureaux de l'entreprise qu'il dirigeait. De ministre de la Cohésion Nationale, il est alors relégué à chef de son groupe parlementaire pour laisser la tempête passer. La tempête passe et il obtient la présidence de l'Assemblée Nationale. Un belle stratégie politique...ou personnelle plutôt.

Et c'est autour de ce monsieur que la classe politique a fait corps pour dénoncer cet acte malveillant. Des gilets jaunes gravement blessés, éborgnés et même amputés d'une main n'auront point droit aux égards des élus et ministres visiblement très inquiets pour leurs émoluments, leurs privilèges et leurs passes-droits. La solidarité de la classe politique, fut-elle symbolique, n'ira donc pas aux victimes d'une répression policière inouïe mais à Richard Ferrand qui vit dans l'aisance et l'opulence. Une opulence que la justice n'a malheureusement pas jugée nécessaire de creuser malgré les révélations accablantes faites par Mediapart.

Rappelons que monsieur Ferrand lui, au moins, sera couvert par son assurance pour les dégradations de son logement. Tous les gilets jaunes mutilés n'auront hélas pas cette chance car les complémentaires santé ne couvrent pas le risque d'une participation à des "mouvements populaires" selon les propres termes de la mutuelle SAM-Vie.

Donc pas de prise en charge des soins ni de pension d'invalidité pour toutes ces victimes de bavures policières aux conséquences dramatiquement irreversibles mais des messages tellement affectueux pour Richard Ferrand. A vous de juger.

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