Le président de BarakaCity interpellé par la police brutalement à son domicile

Notre Ministre de l'Intérieur vient officiellement de déclarer la chasse aux musulmans ouverte. Les forces de policiers ont en effet perquisitionné le domicile du président de l'association islamique Barakacity. Ce dernier a également été placé sous le régime de la garde à vue pour des motifs encore non-définis.

Notre Ministre de l'Intérieur vient officiellement de déclarer la chasse aux musulmans ouverte. Les forces de police ont en effet perquisitionné le domicile du président de l'association islamique BarakaCity. Ce dernier a également été placé sous le régime de la garde à vue pour harcèlement moral sur Twitter et vols de documents avec dégradation.

Il faut savoir que l'association dirigée par Idriss Sihamedi, c'est son nom, bénéficie de dons annuels importants. Cela notamment grâce à une transparence totale faite sur les collectes de dons et sur les projets novateurs et progressistes insufflés et financés par celle-ci. L'accessibilité à l'eau, faciliter l'accès à l'éducation aux peuples démunis, l'acheminement de denrées alimentaires et de médicaments aux populations éprouvées par les guerres, voilà ce pour quoi œuvre Idriss. Et il vient d'être privé de liberté par une administration dont le chef n'est autre qu'un homme accusé de viols par plusieurs femmes. Chacun se fera son idée des valeurs qui régissent désormais notre société contemporaine. 


Étrangement, cette interpellation intervient juste après les révélations fracassantes faites par Idriss Sihamedi sur le réseau social Twitter. Il y révèle le passé tumultueux de la famille de Zohra Bitan, chroniqueuse connue pour ses positions très droitières et accessoirement islamophobe dans l'émission des Grandes Gueules. Son fils aurait été condamné pour vol de voiture et son mari se serait illustré dans une affaire de fraude sociale selon les déclarations de l'intéressé. Zineb El Rhazoui, ancienne collaboratrice de Charlie Hebdo à la critique virulente et acerbe contre la communauté musulmane, serait, quant à elle, en couple avec un homme qui collabore avec une banque islamique, une banque régie donc par les préceptes de la Charia. Une Charia que Zineb El Rhazoui combat de toutes ses forces face caméras.

Ces révélations ont sérieusement mis à mal la crédibilité médiatique de ces deux femmes qui bénéficient par ailleurs de tribunes multiples et leur présence sur un plateau de télévision est souvent annonciateur de violentes salves antimusulmanes. Tantôt islamistes, tantôt violeurs, tantôt fraudeurs, la parole raciste est définitivement libérée et même déchaînée sous couvert de liberté d'expression. Et gare à celui qui osera s'ériger en opposant à cette idéologie mortifère car "la liberté d'expression est sacrée en France" nous dit-on.

Idriss Sihamedi vient aujourd'hui de faire les frais de cette politique étriquée et dans la continuité du discours présidentiel sur le séparatisme. Un mot fourre-tout dont le seul but était de fustiger (encore) les musulmans de ce pays. L'interpellation d'Idriss Sihamedi est peut-être le signe que les musulmans n'ont définitivement plus leur place en France. L'air y est devenu irrespirable entre Zemmour crachant sans discontinuer son venin islamophobe, Elisabeth Levy, Pascal Praud, Yvan Rioufol, Goldnadel, Caroline Fourest et bien d'autres qui détiennent au vu et au su de tous un permis du délit de racisme.

Tout est bon pour faire réélire Macron, même s'il faut danser sur les braises de la haine et du populisme sauf que l'histoire ne dit pas comment cette sinistre séquence se terminera. Peu de place à l'optimisme dans cet océan de haine qui déferle sur la France.

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