L'UNSA-RATP veut récupérer le bénéfice électoral de la prime de fin d'année

L'injonction présidentielle faite aux entreprises qui le peuvent de verser une prime exceptionnelle de fin d'année aux collaborateurs à bas salaires n'a pas tardé à être récupérée.

L'injonction présidentielle faite aux entreprises qui le peuvent de verser une prime exceptionnelle de fin d'année aux collaborateurs à bas salaires n'a pas tardé à être récupérée.

Ce n'est pas un parti politique qui, dans leur ensemble, ont compris que ce mouvement ne souhaite pas qu'une personnalité politique ou syndicale devienne sa figure de proue. Toutes les formations politiques et syndicales ont reçu le message cinq que cinq...sauf un. L'UNSA-RATP. Ce syndicat dit reformiste n'a pas hésité à reprendre à son compte cette recommandation émanant du chef de l'Etat en lançant une pétition. Une pétition pour quoi? Pour "exiger" selon les propres terme du syndicat le versement de cette prime.

Ce syndicat qui marche sur le traces de la CFDT, c'est-à-dire qui se montre particulièrement docile à l'égard d'une direction aux ambitions rejetées par une écrasante majorité des agents n'a donc visiblement pas peur du ridicule. En effet, cette prime de fin d'année - est-il nécessaire de le rappeler - sera et doit être versée par l'entreprise publique de transport car il en va de la survie politique institutionnelle de notre pays. On voit donc mal comment la direction pourrait faire fi d'un appel du pied venant de l'Elysée alors que ce dernier joue gros...très gros même.

Reste à savoir le montant de cette prime qui, s'il n'atteint pas au moins 1000 euros, n'aura qu'un très faible impact psychologique vu les prix qui flambent dans les domaines de l'énergie, des denrées alimentaires et du logement.

Loin d'être stupides, les agents notamment les machinistes qui forment le plus gros contingent de la RATP sont fatigués et désabusés du syndicalisme qui, il faut bien le reconnaître, va de défaites en défaites. Tous les syndicats de l'entreprise ont donc su rester dignes sauf l'UNSA préférant se fourvoyer dans une imposture intellectuelle lamentable qui ne fait en plus écran pour personne. Ceci parce que les agents savent que cette prime dores et déjà acquis n'est pas le fait de l'UNSA ni de sa pétition grotesque mais le fait des gilets jaunes qui nous amènent du fond de leurs campagnes et de leurs provinces une énorme bouffée d'air frais.

S'il est vrai que le ridicule ne tue pas, il n'aide pas à devenir crédible face à des agents qui fort heureusement, ont largement les capacités intellectuelles pour comprendre le rapport de force entre la rue et le pouvoir politique.

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