Rien ne sera plus jamais comme avant

Rien ne sera plus jamais comme avant. L'épidémie de Covid19 restera comme le révélateur d'un désastre annoncé et provoqué par la politique néolibérale meurtrière d'Emmanuel Macron.

Rien ne sera plus jamais comme avant. L'épidémie de Covid19 restera comme le révélateur d'un désastre annoncé et provoqué par la politique néolibérale meurtrière d'Emmanuel Macron.

La France s'apprête à enterrer des milliers, peut-être des centaines de milliers de morts dus à cette épidémie qui fait vaciller le monde entier.
L'hôpital a servi depuis l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron de variable d'ajustement budgétaire et cela alors que les acteurs de la santé tiraient déjà la sonnette d'alarme sur le manque de moyens et d'effectifs. Passer huit heures aux urgences avant de rencontrer un médecin n'est pas anecdotique même avant la crise du coronavirus mais Agnès Buzyn, droite dans ses bottes en tant que ministre de la Santé évoquait une nécessaire réorganisation de l'hôpital public pour remettre ce pan entier du modèle social français sur de "bons rails". Traduire : il faut faire des économies partout où il est possible de le faire.

On voit le résultat aujourd'hui. La France se rapproche inéluctablement du scénario italien au grand dam d'une population terrifiée qui ne trouve même pas de masques pour se protéger. Il aura donc fallu qu'un drame se profile pour enfin comprendre que la santé doit véritablement être le socle commun de toute société juste et démocratique. Or, les sombres desseins du président visaient bien à démanteler un des derniers bastions du progrès social au motif que cela coûte un "pognon de dingue", une réplique présidentielle qui restera dans la mémoire collective comme le marqueur de son action politique. L'hôpital, l'éducation, les transports publics sont des pans entiers du modèle social français que le président n'a pas renoncé à sacrifier sur l'autel du profit. Car la conversion d'Emmanuel Macron au keynesianisme est loin d'être acquise même si le bon sens doit nous amener en de telles circonstances à réaliser l'impérieuse nécessité de rendre tous la santé accessible  à tous sans aucune distinction sociale.

L'histoire ne dit pas encore si le président changera de cap une fois l'épidémie derrière nous car comme nous le disait déjà Ambroise Croizat déjà visionnaire en son temps "ne parlez pas d’acquis, en face le patronat ne désarme jamais."

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.