Emmanuel Lévinas et Jacques Derrida (le pardon).

Emmanuel Lévinas, né Emanuelis Levinas (1906-95) est l'aîné de Jacques Derrida (1930-2004). Le premier s''intéresse à autrui. Le second a initié puis développé la méthode de la déconstruction. Un des points de rencontre entre eux et moi c'est le pardon.

""Après vous": cette formule de politesse devrait être la plus belle définition de notre civilisation." (Emmanuel Lévinas, 1906-95)

"Comprendre une personne c’est déjà lui parler. Poser l’existence d’autrui en la laissant être, c’est déjà avoir accepté cette existence, avoir tenu compte d’elle." (Emmanuel Lévinas, 1906-95)

"Le moi, devant autrui, est infiniment responsable." (Emmanuel Lévinas, 1906-95)

"La morale n'est pas une branche de la philosophie mais la philosophie première." (Emmanuel Lévinas, 1906-95)

"Notons la différence entre besoin et Désir. Dans le besoin, je puis mordre sur le réel et me satisfaire, assimiler l’autre. Dans le Désir, pas de morsure sur l’être, pas de satiété, mais avenir sans jalons devant moi." / "La relation à l'Infini n'est pas un savoir, mais un Désir." (Emmanuel Lévinas, 1906-95)

"Autrui est visage." / "Le visage signifie l'Infini." (Emmanuel Lévinas, 1906-95)

"Par conséquent, la question importante du sens de l'être n'est pas: pourquoi y a-t-il quelque chose et non rien — question leibnizienne tant commentée par Heidegger — mais: est-ce que je ne tue pas en étant?" (Emmanuel Lévinas, 1906-95)

"Faith is not a question of the existence or non-existence of God. It is believing that love without reward is valuable." (Emanuelis Levinas)

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"Seules les victimes auraient éventuellement le droit de pardonner. Si elles sont mortes, ou disparues de quelque façon, il n'y a pas de pardon possible." (Jacques Derrida, 1930-2004) [à comparer à Dante Alighieri (1265-1321): "On ne peut absoudre celui qui ne se repent pas."]

"Celui qui demande pardon est déjà, dans une certaine mesure, un autre. Alors qui, à qui pardonne-t-on? Et Quoi?" (Jacques Derrida, 1930-2004)

"Un pardon qui conduit à l'oubli, ou même au deuil, ce n'est pas, au sens strict, un pardon. Celui-ci exige la mémoire absolue, intacte, active - et du mal et du coupable." (Jacques Derrida, 1930-2004)

"Le pardon requiert la mémoire absolument vive de l'ineffaçable, au-delà de tout travail du deuil, de réconciliation, de restauration, au-delà de toute écologie de la mémoire." (Jacques Derrida, 1930-2004)

"Ce qu’on ne peut pas dire, il ne faut surtout pas le taire, mais l’écrire." (Jacques Derrida, 1930-2004)

"Le texte de l'autre doit être lu, interrogé sans merci mais donc respecté, et d'abord dans le corps de sa lettre. Il y a dans le respect de la lettre l'origine d'une sacralisation." (Jacques Derrida, 1930-2004)

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