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Billet de blog 15 août 2021

LA TRANSITION AU MALI ET LA CLASSE POLITIQUE TRADITIONNELLE.

Les partis politiques maliens sont aussi, pour quelques éminents membres de la classe politique, les instruments dédiés aux trahisons de haut vol. Certaines personnes, après avoir contribué et participé au pillage du pays, ont créé des partis pour faire main basse sur le pays ou pour paralyser toutes les initiatives de développement avec des complicités extérieures.

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LA TRANSITION ET LA CLASSE POLITIQUE TRADITIONNELLE.

PATRIOTISME ET FÉLONIE: le Ying et le yang des politiciens du Mali et d'Afrique francophone.

Le 26 juillet 2021, quelques hommes politiques maliens, dont les Président de quelques partis politiques importants du pays, ont initié une  rencontre à l'hôtel de l'amitié dans le but d'aider, de contribuer  l'instauration d'une issue favorable au Mali dans ces crises qu'il subit depuis des années. J'en cite quelques-uns dans le désordre:  ADEMA, ASMA,  CODEM,  YELEMA, ARP,  RDS,  RPDM, CDS Mogotiguiya,  PS Yelen Koura, APR, EPM,  Non Alignés,  MIRIA etc.

Geste louable et patriotique dont l'efficience impose une vigilance continue,  de tous les instants. Cette donnée est d'une importance d'autant plus  cruciale que  les forces centrifuges sont nombreuses et à la manœuvre.  En effet, nous avons des virtuoses  en matière de trahison.  Ces traitres ont été à bonne école et sont connus de beaucoup de Maliens.

De fait, depuis la nuit des temps ce travers est consubstantiel aux rapports humains.  L'histoire, dans les relations  entre Etats  est aussi une suite d'alliances et parfois de conflits, encore pire,  d'extrêmes déloyautés. Et sur ce dernier point, le summum  des félonies se manifeste lorsque des citoyens d'un pays trahissent leur patrie pour des chants de sirènes de puissances étrangères. Cette 5ème colonne se repaît des malheurs du pays.  Elle vendrait père et mère pour satisfaire les puissances qu'elle s'est choisie pour ad vitam æternam. En France, durant et après la deuxième  guerre mondiale, on lui attribua le sobriquet de "collabo", les collabos.

Ce phénomène est une permanence dans l'histoire africaine. Singulièrement dans celle postcoloniale des pays francophones.  Les spécialistes  l'ont observé avec la création de la CEAO (Communauté Economique d'Afrique de l'ouest)  dont le traité constitutif a été signé le 17 avril 1973 à Abidjan et regroupant la Côte d'Ivoire,  la Haute Volta (Burkina Faso), le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal. Le protocole d'accord avait été signé le 21 mai 1970 à Bamako.

Déjà à l'époque, les chevaux de Troie étaient à la manœuvre.  Si dans l'Odyssée attribuée à Homère, Ulysse et ses compagnons ont su résister aux chants enchanteurs des sirène ayant pour but de les détourner de leur objectif, il est loin d'en être ainsi pour  certains hommes politiques africains.  Pour le cas de l'Odyssée, il s'agit d'une mythologie, mais pour des hommes politiques d'Afrique, une tragique réalité. Les conclusions des délibérations des Présidents ou ministres de la CEAO étaient transmises à Paris avant même le retour des dirigeants  leurs pays respectifs. Et les décisions étaient appliquées avec la supervision de l'Elysée et non dans l'intérêt des pays membres. On me renverra qu'il ne s'agissait donc pas d'une faute de Paris puisque ce sont des dirigeants félons qui transmettaient les notes sur les décisions prises. Je rétorquerai que Paris était le commanditaire, le planificateur du crime avec ses supplétifs qu'étaient Félix Houphouët Boigny et Léopold Sedar Senghor, les deux poids lourds de l'organisation. Ces deux étaient du  côté sombre de la diplomatie française. Ils étaient utilisés dans les nombreuses tentatives de déstabilisation de la Guinée de Sekou Touré de 1960 à 1984.

Alors, la rencontre de la classe politique qui a eu lieu  à l’hôtel de l’amitié de Bamako est susceptible  d'aller à vau-l'eau à causes de ces acteurs de la 5ème colonne. Parmi les   Présidents et dirigeants de partis politiques  ayant initié la rencontre ou participé, si  certains se soucient réellement  de l’avenir de notre pays, d'autres, vous l'aurez compris, ont fait de la bouffonnerie politique une seconde nature. Ils ne sont heureux que dans le larbinisme assumé et revendiqué. 

En juin 2021, lorsque le bouillant et parfois controversé leader sud-africain Julius Malema demandait à la France de se tenir à l'écart des problèmes africains, il s'adressait dans le même temps à certains dirigeants francophones qui sont velléitaires de la défense des causes barbouzardes  de la Françafrique comme le promoteur du Eco Ouacron que l'on veut substituer à l'Eco CEDEAO après avoir usurpé le nom Eco au nez et à la barbe des autres dirigeants de la CEDEAO. Mais la messe n'est pas dite.

Un sursaut des peuples africains est nécessaire afin que cessent ces pratiques qui maintiennent l'Afrique dans cette position bien tragicomique où elle fait tourner la machine mondiale avec ses ressources et demeure le continent où le reste du monde envoie ses aumônes.

Voyez vous, le continent africain fait vivre le reste du monde  et demeure en queue de peloton du développement économique.

Alors, il revient à nos peuple de balayer les renégats qui sont à la tête de nombreux pays africains. Ceux-là qui participent à la mise en coupe réglée du continent.  Ces nègres de maison qui bombent le torse devant leurs peuples et éructent d'aise quand leurs maîtres leur tapent sur la croupe, de belles bêtes de somme qui font encore la loi dans nombres de pays africains.

Je termine par une citation de George Orwell:

 «Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime, il est complice»

Yamadou Traoré

Analyste politique.

11/08/2021

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