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Billet de blog 9 oct. 2021

Yassine Belattar : un pervers qui souffre.

A la veille de l'anniversaire de l'égorgement de Samuel Paty, l'humoriste militant et probable candidat à l'élection présidentielle déclare, hilare, dans une vidéo, "il a craqué comme un prof d'histoire-géo" à la suite d'une énième, habituelle et insignifiante, polémique médiatique.

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Il ne fait évidemment aucun doute que cette sortie avait pour but de blesser le plus fort possible en transgressant les règles d'humanité et de dignité les plus élémentaires, en se réjouissant (en jouissant pour être précis, d'une jouissance d'ordre sexuel) du sentiment de toute puissance que procure cette transgression, et en jouissant également de la douleur infligée aux proches de Samuel Paty, à ceux qui l'ont connu, mais aussi à tous ceux que son martyr épouvantable a pu toucher par son innommable barbarie.

Le visage de Yassine Belattar dans cette vidéo, l'expression de méchanceté profonde qu'il exprime, la malfaisance vertigineuse qu'on peut y lire et le plaisir malsain - le terme exact est obscène - qui le traverse dans un éclair d'inhumanité profonde et impitoyable font évidemment figures de symptômes de l'immense détresse intime qui le touche. 

Seul un être profondément  perturbé, malheureux et frustré peut ainsi manifester tant de plaisir à blesser des innocents, à fortiori inconnus. Et un être qui prend et manifeste un tel plaisir porte un nom : c'est un pervers.

Pour quiconque possède en soi un tant soi peu d'humanité il est possible d'imaginer la souffrance intime d'une profondeur abyssale, la fêlure immense et tellement profonde qu'elle en devient indicible, et tellement insupportable que celui qui en est frappé ne peut que la refouler au plus profond de son inconscient.

Et c'est donc par ce terrible malheur personnel qu'est touché Yassine Belattar.

Il faut bien sûr le plaindre et avoir de la compassion pour lui, mais ne surtout pas tenter de lui venir en aide car cela ne servirait à rien : les pervers sont des malades incurables.

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