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Le Club de Mediapart sam. 30 avr. 2016 30/4/2016 Dernière édition

Ma petite entreprise... dans les manuels scolaires

Naguère, les manuels d’histoire étaient politisés. Un manuel de 1982 évoquait ainsi, sans complexes, l’humanisme soviétique…

C’était un autre temps, où l’on s’engageait par sa plume et où l’histoire était mise au service d’une idée et de principes.
L’histoire, peu à peu, à droite comme à gauche, s’est désincarnée. Et les manuels d’histoire ont perdu cette politisation, qui, quoiqu’on en dise… n’a jamais incité les générations d’élèves à voter pour l’un ou pour l’autre, sinon Loana serait devenue notre présidente depuis bien longtemps.

La vision politique ne s’est pourtant pas éteinte à l’école.
Mais c’est désormais dans les sciences économiques et sociales que nous la retrouvons.
Naguère, certains dénonçaient dans les manuels de cette noble discipline un esprit gauchiste, ou altermondialiste virulent. Certains gros mots même étaient glissés dans des pages ainsi indignes, comme Etat, participation, chômage, allocations, redistribution… J’en oublie certainement, je ne voudrais pas être trop rabelaisien.

D’autres y trouvaient que la contestation de notre société mondialisée n’est pas assez profonde ni mordante. La mondialisation est mauvaise, la mondialisation est délétère, la mondialisation est dangereuse. Et dans un réflexe un peu gaulliste, il était de bon temps de contester l’hyper-puissance américaine et le modèle atlantique, qui à coup de trusts anonymes et de produits trop bon marché font des exclus et des obèses.

L’économie est politique. Raymond Barre, naguère encore, en faisait même le titre d’un de ses manuels.
Les programmes de Sciences économiques sont appelés à changer. Quelle vision vont-ils nous donner ? Libé nous rassure. Dans un article du 27 août, nous apprenons, que 25% des businessmen emmènent en voyage leur ours en peluche.

Ils doivent donc aimer les belles histoires.
Il était une fois ma petite entreprise, avec des stocks-options notables et substantiels….
C’est curieux, cela ne me rassure pas…

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Yohan, si vous étiez IPR, je n'aurais pas quitté l'educnat

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