Finies, balayées les pelles du 17 juin

Je m'apprêtais à faire un billet enjoué quoique caustique sur les résultats des législatives.

J'aurais ricané en évoquant les échecs de mesdames Morano (à cause du socialiste  !  Dahan) et de son pendant aixois, Maryse Joissains-Marini ainsi que de l'autre bouffon du sarkozysme, monsieur Frédéric Lefebvre, pourtant chez des gens réputés conservateurs et dans une circonscriptions créée et taillée sur mesure.

Je me serais montrée un brin ironique en dégustant les défaites de madame Alliot-Marie et de monsieur Claude Guéant invités à prendre une retraite mérités ainsi que celle du fiston Guéant qui loupé son examen d'entrée à l'Assemblée nationale (un trait de famille semble-t-il).

J'aurais franchement rigolé sur l'échec de l'héritière frontiste et de son compagnon, mais un peu jaune quand même parce que la deuxième dans l'ordre de succession a été élue.

Je me serais montrée sarcastique devant l'étendue des dégâts qui donne 209 sièges à l'UMP (pour un objectif de 220) malgré un charcutage électoral mitonné aux petits oignons pour elle. Heureusement, on imagine les résultats sans ça.

J'aurais même peut-être conclu avec un certain (mais un peu forcé) étonnemment que l'UMP a fini par reconnaître s'être vautré dans les grandes largeurs, sur le plan électroal s'entend et uniqument ou presque sur ce plan là, après la plus belle collection de dénis de réalité que j'ai jamais vu en si peu de temps assorti d'une mauvaise foi monumentale, mais ça c'est plus courant.

Mais voilà, quand je suis sortie ce matin, en plus des rails qu'on avait fini par bien connaître et de l'herbe toute neuve sur le boulevard y'avait un tramway tout beau, tout neuf aussi et des tas de petits hommes verts et jaunes autour (question de perspective sans doute). Et ça, ça éclipsé tout, même que je suis ressortie avec mon appareil photo pour le prendre sur le vif, mais, évidemment cette andouille était déjà allé voir ailleurs si j'y étais.

On va bientôt avoir un tramway, ouaaaaaaaaaaaiiiiiiiiiiiiis !

 

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