HSBC-RAPHANEL:La Société Générale n’en a pas fini avec les litiges financiers.

Toutes les banques font des provisions et l'Etat perd des impôts pour des risques pris par les banques, ces pertes ne devraient pas être déduites du résultat , alors seulement les banques seront prudentes

 

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La banque n’en a pas fini avec les litiges financiers Les Echos du 9 2 2018.

 Les éléments exceptionnels auront coûté plus
de 1,6 milliard d’euros à la banque en 2017 qui n’en a peut-être pas fini avec les mauvaises surprises.

Dans sa communication financière, la Société Générale a pris soin de prévenir les marchés des nombreux éléments hors opérationnel venus grever sa performance 2017 : rien qu’au dernier trimestre, ces charges non récurrentes se sont élevées à 808 millions d’euros nets, portant le total annuel, à 1,68 milliard d’euros. Mais si la banque donne le sentiment de maîtriser la séquence, ces mauvaises surprises pourraient, par définition, se reproduire.

Cela vaut pour les litiges et l’accord passé avec le fonds sou- verain libyen LIA, qui pèsent 1,36 milliard d’euros de provisions en 2017. Est-ce à dire que le compteur va vraiment cesser de tourner ? Pour rappel, des discussions sont en cours avec les autorités américaines sur trois affaires et les montants à verser ne sont pas encore connus avec précision.

La première a trait au volet pénal aux Etats-Unis du différend avec LIA. La deuxième porte sur l’affaire du Libor où plusieurs banques sont soupçonnées de manipulation des taux interbancaires, tandis qu’une troisième concerne des soupçons de violation d’embargo. Autant de dossiers dont la  Société Générale
a notamment reconnu que l’administration fiscale envisageait de « remettre en cause » le crédit d’impôts dont a bénéficié le groupe suite à la fraude Kerviel.

 

banque ne maîtrise pas le calen- drier et qu’elle espère « mettre derrière [elle] dans quelques semaines ou dans quelques mois », indique Frédéric Oudéa, le directeur général de la banque. Plus généralement, les superviseurs et les autorités ont montré récemment une stratégie plus offensive à l’égard des banques, ce qui fait monter en tendance le nombre et les montants des amendes infligées.

La Société Générale a notamment reconnu jeudi que l’admi- nistration fiscale envisageait de « remettre en cause » le crédit d’impôts dont a bénéficié le groupe suite à la fraude Kerviel. « Cette proposition de rectification est sans effet immédiat et devra éventuellement être confirmée par une notification de redressement », a temporisé la banque qui, le cas échéant, contesterait le moment venu un tel redressement.

A l’inverse, certaines charges paraissent calées une fois pour toutes, dont les près de 400 millions d’euros passés en fin d’année afin d’accélérer la transformation de son réseau de banque de détail en France. De même, les réformes fiscales aux Etats-Unis et en France ont eu un impact cumulé de 416 millions d’euros au quatrième trimestre. —E.Le.

Ni rouge ni noir

Société Générale espère commencer à remonter graduellement la pente.

Quand cela va moins mal, cela va déjà mieux ! A force de s’attendre
à un mauvais quatrième trimestre pour Société Générale – à cause
de la facture des charges exceptionnelles largement éventées le mois dernier –, les analystes financiers en étaient arrivés à redouter une légère perte. En fait, son patron Frédéric Oudéa lui évite d’avoir le rouge au front, même si c’est de peu. Et en plus, le repli de ses activités de marché
s’avère plus modéré que chez les grandes concurrentes régionales
et internationales. Comme ses activités internationales bénéficient
de l’assainissement russe, elle peut donc aligner un profil d’activités
assez diversifié pour faire le dos rond dans sa banque de détail en France, qui devrait connaître une stabilisation de ses revenus cette année
après le recul lié à la baisse des taux d’intérêt et aux renégociations
de prêts qui l’ont accompagnée. Le même jour UniCredit et Commerzbank ont, elles aussi, publié des chiffres meilleurs que prévus. La bouffée d’anxiété boursière provoquée par la hausse du loyer de l’argent
chez l’Oncle Sam ne devrait donc pas faire broyer du noir le secteur bancaire de ce côté - ci de l’Atlantique. Il doit profiter de la croissance économique qui a fini par redémarrer. Les investisseurs en actions
ne peuvent néanmoins compter sur le piment des fusions et acquisitions pour redresser rapidement la rentabilité des fonds propres. C’est donc
le règlement des litiges qui pourrait alléger la décote boursière
de la résistante de La Défense (0,7 fois l’actif net).

 

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