YVES FAUCOUP
Chroniqueur social
Abonné·e de Mediapart

648 Billets

1 Éditions

Billet de blog 8 avr. 2020

Foyer de vie: handicapés et salariés confinés

Les médias se sont fait l’écho de ce qui se passait dans les hôpitaux, puis dans les Ehpad, et enfin dans les maisons d’enfants, mais peu dans les foyers de vie ou foyers d’accueil médicalisés, où des personnels restent engagés auprès de pensionnaires adultes dépendants.

YVES FAUCOUP
Chroniqueur social
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Depuis le début de la crise du Covid19 en France, les médias ont plutôt bien couverts les établissements hospitaliers, puis, progressivement, ils se sont fait l’écho du confinement dans les Ehpad (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), parce que ceux qui travaillent dans ce secteur annonçaient qu’ils allaient être confrontés à une situation dramatique, avec des milliers de morts (ce qui se produit actuellement). Le secteur de la protection de l’enfance a eu également droit à une couverture médiatique mais celui du handicap adulte bien moins.

Informé par les professionnels d’un foyer de vie du maintien en fonctionnement de leur établissement, dans des conditions difficiles mais respectueuses des personnes, j’ai sollicité le directeur afin qu’il fasse état pour Social en question d’une réalité peu connue, où des intervenants divers sont particulièrement engagés en faveur d’un public dépendant.

Michel Weber, 57 ans, a effectué une carrière au ministère du travail. Après avoir été inspecteur du travail, il était responsable de la direction du travail (Direccte) des Hautes-Pyrénées quand une association gersoise lui a proposé de prendre la direction d’un établissement spécialisé pour adultes dépendants en 2016. Le Foyer Castel Saint-Louis, sur la commune rurale d’Ordan-Larroque dans le Gers, est agréé pour un foyer de vie de 35 places et un foyer d’accueil médicalisé (FAM) de 33 places : 68 pensionnaires au total dont 5 sont logés dans une villa au centre-ville d’Auch dans le cadre d’un projet d’inclusion sociale. Ils sont relativement autonomes, ils peuvent investir la ville et les ressources qu’elle offre (services, culture, loisirs, transports, etc.).

Y.F : Quelles sont les handicaps des personnes accueillies ?

Michel Weber : Le Foyer Castel Saint-Louis a longtemps accueilli des résidants (1) lourdement déficients et/ou avec de gros troubles du comportement, souvent en lien avec une psychose infantile. Ce public a évolué du fait de son vieillissement (les jeunes adultes arrivés à 20 ans en 1975 ont maintenant 70 ans et plus), et des demandes de plus en plus pressantes d’admettre des personnes atteintes d’autisme, de handicap psychique ou issues d'ESAT. Depuis 2007, nous accueillons également des adultes souffrant d’une maladie rare, le syndrome de Prader-Willi (2). L’accompagnement des personnes atteintes est particulièrement complexe, nous travaillons en collaboration avec l’Equipe Relais Handicaps Rares d’Occitanie, le centre de référence Prader-Willi de Purpan et l’hôpital marin d’Hendaye. Nous avons limité notre capacité à 6 places. Actuellement nos résidants ont entre 22 et 82 ans.

Activité danse au Foyer Castel Saint-Louis (Gers), avant le confinement [Ph. DR]

Y.F. : Quel est le fonctionnement habituel de ce Foyer ?

M.W. : C’est un établissement pour adultes qui fonctionne 7/7j, 24/24h et 365j/an. Les salariés sont au nombre de 110 (personnes physiques). Pour 50 %, il s’agit d’éducateurs et éducatrices spécialisées, d’aides médico-psychologiques (AMP) et de moniteurs-éducateurs et monitrices-éducatrices. Les services généraux représentent 30 %  : entretien, cuisines, lingerie, administratifs, surveillants de nuit, économe, comptable, 4 cadres ; le personnel médical 20 % : médecin, psychiatre, psychologues, psychomotricienne (tous à temps partiel), 7 infirmiers et infirmières et 5 aides-soignant(e)s.

Dans l’esprit des créateurs de l’établissement, nous nous inspirons de la psychothérapie institutionnelle pour l’accompagnement de nos résidants. La liberté de circulation qui permet à chaque résidant de trouver des espaces différents et de s’arrêter dans celui qui lui convient au moment où il le décide, est un des principes fondateurs de Castel et nous n’y dérogeons pas. N’importe quelle personne qui travaille à Castel Saint-Louis est en position thérapeutique. Chacun veille en fonction de ses responsabilités aux résidants, ce qui nécessite beaucoup d’échanges entre tous les professionnels pour garantir une cohérence dans l’accompagnement, en lien avec les projets personnalisés de chacun.

Nous ne sommes affiliés à aucune grosse structure de type UNAPEI, ANRAS, ASEI, etc. Nous sommes à ce jour indépendants. Nous sommes financés à 85% par le Conseil Départemental et à 15% par l’Agence Régionale de Santé (ARS).

Les résidants sont répartis en 7 groupes ou unités de vie. A Castel, le parti pris est l’hétérogénéité des groupes. Les résidants ne sont répartis ni en fonction de leur pathologie, ni de leur âge, ni de leur sexe. Nous essayons de leur trouver un lieu de vie dans lequel ils vont s’entendre avec les autres.

Il n’y a qu’un groupe plus homogène, où sont regroupés des résidants pour la plupart âgés avec des troubles moteurs apparus avec l’âge et qui nécessitent un accompagnement et des équipements spécifiques (fauteuils, lève-malades, aide au repas).

Les résidants se lèvent à leur rythme entre 7 et 9 heures, prennent leur petit déjeuner sur le groupe, certains avant la douche du matin, d’autres après. A partir de 10 heures, après les soins à l’infirmerie, débutent les activités prévues : sport d’entretien sous la conduite de l’éducateur sportif, marches, équitation, percussion, danse contact, Snoezelen (stimulation multi-sensorielle), espaces verts, piscine (à Auch), sorties individuelles avec un éducateur ou une éducatrice (achats en ville, sorties plaisirs).

De midi à 13 heures, repas pris sur les groupes. A la belle saison, les repas peuvent être pris en extérieur autour d’un barbecue entre personnes de plusieurs groupes. Après le repas, certains font une courte sieste ou jouent à la pétanque sur le boulodrome.

A partir de 14h30, débutent les activités de l’après-midi : marches, thermes (à Castera-Verduzan), équitation encore, arts plastiques, centre social (travaux de petit bricolage avec des personnes valides au centre social de Vic-Fezensac, à 18 km), aquarelle, atelier bois en partenariat avec l’Institut Médico-Éducatif (IME) de la Convention à Auch, esthétique (coiffeur, maquillage, épilation), cinéma (soit en ville, soit dans notre salle équipée d’un grand écran), musique, théâtre, etc.

Certains ont des séances de travail avec la psychomotricienne, des entretiens avec les psychologues. Certains résidants ont un petit travail (à vocation thérapeutique) à la lingerie ou aux espaces verts qui leur permet de toucher un pécule (symbolique) en fin de mois. Les mardis, ce sont les jours où les emplois du temps sont élaborés pour permettre le maximum de réunions : réunions de synthèse, de l’équipe technique, groupes de paroles, réunions d’équipes pour travailler les projets.

Y.F : Quelles mesures avez-vous prises dès l’annonce de l’épidémie de Covid19 ?

M.W. : Très tôt, dès février, nous avons fait l’analyse qu’il fallait protéger nos résidants d’un risque de contagion. Nous, les salariés, représentions le risque principal. Nous allons et venons au travail, nous avons une vie familiale, sociale qui nous exposait (avant confinement) au virus que nous aurions pu ramener dans l’établissement. Une moitié de nos résidants a plus de 60 ans, ce qui les rend particulièrement vulnérables.

Le discours de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et des autorités à l’époque était que le virus tuait surtout les personnes âgées. Nous nous sommes mis en quête de masques dès la mi-février, en vain car nos fournisseurs habituels nous disaient que depuis décembre, ils n’étaient plus livrés. Fin février, nous disposions d’un petit stock de masques (une centaine de masques chirurgicaux utilisées par l’infirmerie pour certains soins en temps normal) et des masques FFP2 datant de la grippe H1N1 de 2010, périmés mais on pensait qu’il valait mieux un masque périmé que pas de masque du tout.

Fin février, le discours était qu’au stade 2 de l’épidémie, les masques n’étaient pas nécessaires, les gestes barrières étaient suffisants. Les seules préconisations concernaient les salariés qui revenaient de zones à risque (Nord de l’Italie, Chine, Hong-Kong, etc).

Il nous a fallu filtrer les entrées dans l’établissement, les limiter, contrôler les allées et venues (avec tenue d’un registre). Début mars, sur la foi des documents que nous recevions, tout membre du personnel ou résidant enrhumé devait porter un masque.

Les familles qui venaient chercher un résidant pour un retour en famille le week-end ou une sortie ne pouvaient plus le faire en se rendant directement dans le groupe. Le rendez-vous se faisait à l’infirmerie. Au retour, prise de température par l’infirmier ou l’infirmière avant de réintégrer le groupe.

Par ailleurs, le personnel a été informé régulièrement (chaque mardi) et les représentants du personnel en temps réel par mails la plupart du temps. Ils ont été destinataires de toutes les notes ARS ou du ministère du travail que nous avons reçues. Depuis 10 jours, nous avons élaboré et arrêté un plan de confinement au cas où un ou des résidants seraient contaminés. Nous espérons ne pas avoir à le mettre en œuvre.

Y.F. : Quel fonctionnement avez-vous adopté pour respecter au quotidien le confinement ?

M.W. : Dès l’annonce du confinement, nous avons informé les familles que les allers-retours les week-ends ne seraient plus possibles. Soit les résidants rentraient dans leur famille mais ils y restaient pour une durée indéterminée, soit ils restaient à Castel jusqu’à nouvel ordre. 4 résidants sont ainsi repartis en famille (des résidants plutôt jeunes) et les 64 autres sont restés à Castel.

Malgré notre réseau Internet limité (abonnement via Satellite faute de réseau suffisant), nous avons mis en place des appels Skype avec les familles pour garder le contact. Nous avons supprimé toutes les sorties à l’extérieur de l’établissement, y compris les visites médicales non urgentes. Les activités ne permettant pas une distanciation comme la danse, le théâtre, Snoezelen, aquarelle, ont été également supprimées.

Les marches ont été maintenues dans la campagne environnante en partant de Castel à pied pour éviter la promiscuité dans les véhicules. Un travail éducatif a été engagé pour pallier les activités supprimées. Et diverses mesures ont été imposées : prise de température quotidienne des résidants et du personnel (à chaque prise de poste) ; port du masque pour le personnel au plus près des résidants (soignants, éducateurs, maîtres et maîtresses de maison, lingères) dans un premier temps, faute d’information sur la fourniture des masques. Et à compter du 18 mars, port du masque généralisé à tout le personnel avec toujours le souci de ne pas ramener de l’extérieur le virus dans l’établissement.

A ce jour, nous n’avons pas de malade du Covid19 ni chez les salariés, ni chez les résidants.

Y.F : Avec quelle acceptation ou quelle résistance ? 

M.W. : Avec le personnel, nous avons choisi de les informer en continu au fur et à mesure des éléments que nous recevions. La commission santé, sécurité et condition de travail a également « validé » les mesures. Les salariés ont accepté de nous communiquer leurs adresses mail pour qu’on puisse les informer en temps réel : infos urgentes, changements de planning…

Une assemblée générale (avec les distances de sécurité) a eu lieu le 17 mars pour expliquer au personnel les mesures mises en place, et ont lieu des réunions hebdomadaires.

En revanche, le 18 mars une information s’était répandue : les salariés qui souffraient de certaines pathologies pouvaient s’auto-déclarer en arrêt maladie sur le site declare.ameli.fr. Certains, inquiets, l’ont fait et 15% du personnel en une journée m’a fait savoir qu’il allait s’arrêter (sueurs froides du directeur).

Le 19 mars, nous avions une réunion du Comité social et économique (CSE) au cours de laquelle j’ai expliqué les conditions précises dans lesquelles ces auto-déclarations pouvaient se faire et dans la foulée, j’en ai informé tous les salariés. A l’arrivée, seuls trois salariés, dont l’état de santé le justifiait, se sont arrêtés. Les équipes sont au travail, très sérieuses et consciencieuses. C’est précieux de pouvoir compter sur elles.

Après une période d’inquiétude sur la livraison de ces masques, nous avons été informés dans le courant de la semaine du 16 mars que nous serions livrés chaque semaine. La première livraison a eu lieu le 23 mars et nous recevons une quantité suffisante.

Les résidants, auxquels tout a également été expliqué, se sont adaptés très facilement. Les échanges Skype avec leur famille a contribué à rassurer ceux qui ne pouvaient pas retourner régulièrement en famille (ils sont quelques-uns à renter d’ordinaire les week-ends dans leur famille). Notre pratique de la psychothérapie institutionnelle (qui exige beaucoup de dialogue entre résidants et accompagnants) explique pour beaucoup, selon nous, l’absence de tensions entre eux : cette pratique quotidienne nous aide dans l’accompagnement en situation de crise. On en mesure l’importance dans des circonstances comme celle-ci.

La météo a été favorable jusque-là et la superficie de nos terrains (11 hectares), en pleine campagne, aide également à un confinement supportable. Les résidants de la Villa (dans Auch) qui eux avaient plus l’habitude de sortir en ville se sont également adaptés, l’ambiance y est bonne.

Quelques difficultés d’approvisionnement de certains produits alimentaires (yaourts 0% nécessaires à certains régimes), la hausse importante des prix des fruits et légumes, ont suscité quelques inquiétudes tant à l’économe qu’aux résidants Parder-Willi. Nous devons nous adapter à cette situation également.

Enfin, nous avions deux chantiers en cours (réaménagement intérieur et construction de nouveaux hébergements) qui sont arrêtés.

Y.F. : Quels sont vos rapports avec l’extérieur.

M.W. : Les familles ont été rassurées des premières mesures de protection décidées début mars. Elles ont bien accepté le confinement et l’impossibilité des visites. Les administrateurs nous ont également soutenus par leurs messages, leurs propositions de services… Le Gers est un petit département, nous nous connaissons, les tutelles ont fait tout ce qu’elles pouvaient pour assurer les approvisionnements.

Connaissant la pénurie, nous n’avons pas demandé plus de masques que ce qui était strictement nécessaire. Les personnels de nos établissements ont bénéficié de la mise en place de garde d’enfants par l’Éducation Nationale au même titre que les soignants mais ça n’a pas été sans mal. Dans certaines écoles, des enseignants refusaient, pour d’autres des conditions d’accès plus restrictives que les directives nationales ont été mises en place. Ça s’est arrangé après la deuxième semaine. Mais ça ne règle pas tous les problèmes, cat nous fonctionnons avec des horaires atypiques (7h30-14h30 ou 14h-21h), peu compatibles avec les horaires de l’école sans CLAE [centre de loisirs associés à l’école].

Nous avons le soutien de Madame le Maire d’Ordan-Larroque qui nous a offert quelques masques dont elle n’avait pas l’utilité et qui nous ont été précieux pour faire la soudure avant le 23 mars. Quelques messages pour prendre des nouvelles, proposer des services, ça fait toujours du bien. L’établissement est à 5km du village et les relations avec les habitants sont rares. Elles existaient à l’époque où le village disposait de commerces dans lesquels nos résidants allaient s’approvisionner à pied (tabac notamment).

Y.F. : Quelles consignes avez-vous reçues des autorités ?

M.W. :  Nous avons reçu des infos et consignes très régulièrement. Notre chance a été que l’épidémie est arrivée plus tard que dans d’autres régions et nous avons pu mieux anticiper. Certaines consignes comme le confinement strict de résidants handicapés mentaux avec des troubles psychiques ne sont pas applicables. Nous arbitrons entre l’obligation de protection des résidants et leur bien-être, c’est une démarche qui s’inscrit dans une forme d’éthique du soin.

Y.F. : Que pensez-vous de la façon dont les médias ont traités votre secteur ?

M.W. : Nous avons été un peu oubliés. Les établissements pour enfants (IME par ex) ont été fermés et les enfants renvoyés chez eux. Nous sommes restés ouverts et on n’a peu parlé de nous. C’est vrai que nous ne sommes pas comme les soignants des hôpitaux, en première ligne face à la maladie mais nous ne sommes pas moins méritants que les Ehpad.

______

L’Association de Réadaptation Rurale des Enfants et Adultes Handicapés Profonds (ARREAHP), qui gère le  Foyer Castel Saint-Louis, est née d’une volonté de parents qui cherchaient une solution pour leurs enfants handicapés devenus adultes. Le Foyer Castel St Louis a ouvert ses portes à Ordan-Larroque en février 1975 avec le projet d'accueillir des jeunes adultes qualifiés de "handicapés profonds" (la nomenclature de l’époque utilisait le terme de « débiles profonds ») pour lesquels il n'existait pas d'établissement à cette époque, hormis peut-être, l'hôpital psychiatrique. Statut associatif à but non lucratif.

Castel est né avec la volonté d'offrir « un lieu de liberté et d'amour » à des personnes pour qu'elles s'épanouissent, éprouvent du bonheur, sans leur demander de travail en contrepartie. Ce projet, expérimental à sa création, a nécessité que sans cesse la réflexion et les moyens humains et théoriques soient adaptés et, forcément, évoluent.

______

(1) Résidant ou résident : pour l’établissement, le mot résident est un statut relativement passif. On habite là, point. Le résidant (participe présent substantivé) est acteur de sa situation. Il y participe, contribue à sa vie dans l’établissement.

(2) Le syndrome de Parder-Willi est une maladie génétique rare (anomalie des chromosomes 15) entraînant une dysmorphie discrète, une dérégulation de l’appétit, une déficience mentale de légère à moyenne, avec troubles psychiques variables.

______

Articles et documents :

. Petit Guide de Survie , A l’usage des Association en Période de Confinement (édité par les associations de l’économie sociale et solidaire).

. Coronavirus : un clip musical sur le confinement, réalisé par les résidents d'une maison d'accueil spécialisée, Franceinfo, 27 mars : 44 résidents avec un handicap moteur sévère dans une MAS près de Reims ont réalisé un clip émouvant sur le confinement.

. Covid19 : coup de pouce économique pour soutenir les ESAT, handicap.fr.

. Le coronavirus a vidé les Ésat de leurs 120 000 travailleurs handicapés, faire-face.fr.

. Au foyer, résidents handicapés et salariés s’adaptent à l’isolement pour échapper au coronavirus, faire-face.fr

. Coronavirus : le témoignage d’un éducateur spécialisé, 19 mars, La Télégramme. Cet éducateur travaillant dans un foyer d’accueil médicalisé témoigne de son travail qui se déroule dans un esprit d’entraide et d’apaisement.

. Coronavirus : les établissements pour handicapés doivent s’armer, 2 avril, Les Échos.

. Pour faire face au surcroît de travail induit par le confinement, des institutions, qui manquaient de moyens jusqu’alors, cherchent à recruter en catastrophe, comme dans le Douaisis où l’APEI a lancé une annonce pour des infirmiers, des aides-soignants et des AMP.

. Voir sur ce blog : Confinement et enfance protégée, 23 mars.

. Fin de vie, contention : les Ehpad en pleine crise éthique, par Mathilde Goanec qui a publié plusieurs articles récemment sur les Ehpad. Dans celui-ci, elle cite le cas d’une maison d’accueil spécialisée (MAS). Dans celui publié aujourd’hui (8 avril), elle traite de l’absence de transparence dans les Ehpad privés où l’information n’est pas donnée aux familles : Des familles se battent face à des directions d’Ehpad muettes.

. Depuis le 1er avril, les Ceméa (centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active) ont publié, sur leur blog Mediapart, trois articles sur le confinement : en foyer d’hébergement, en maison d’enfants à caractère social (MECS), et, aujourd’hui, en centre d’accueil thérapeutique à temps partiel (CATTP).

. Dominique Méda, sociologue du travail, aborde dans cet article la nécessité, après le Covid19, de repenser la hiérarchie des métiers et de valoriser ceux du soin et du lien. Dans Pour l’Éco : ici.

Billet n° 542

Contact : yves.faucoup.mediapart@sfr.fr ; Lien avec ma page Facebook ; Tweeter : @YvesFaucoup

   [Le blog Social en question est consacré aux questions sociales et à leur traitement politique et médiatique. Voir présentation dans le billet n°100. L’ensemble des billets est consultable en cliquant sur le nom du blog, en titre ou ici : Social en question. Par ailleurs, les 200 premiers articles sont recensés, avec sommaires, dans le billet n°200. Le billet n°300 explique l'esprit qui anime la tenue de ce blog, les commentaires qu'il suscite et les règles que je me suis fixées. Le billet n°400, correspondant aux 10 ans de Mediapart et de mon abonnement, fait le point sur ma démarche d'écriture, en tant que chroniqueur social indépendant, c'est-à-dire en me fondant sur une expérience, des connaissances et en prenant position. Enfin, dans le billet n°500, je m’explique sur ma conception de la confusion des genres, ni chroniqueur, ni militant, mais chroniqueur militant, et dans le billet n°501 je développe une réflexion, à partir de mon parcours, sur l’engagement, ou le lien entre militantisme et professionnalisme]

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Économie
Marchandisation du virtuel : la fuite en avant du système économique
Les NFT, ces jetons non-fongibles qui garantissent la propriété exclusive d’un objet numérique, et le métavers, sorte d’univers parallèle virtuel, sont les deux grandes tendances technologiques de 2021. Mais ce sont surtout les symptômes d’un capitalisme crépusculaire.
par Romaric Godin
Journal
Le fonds américain Carlyle émet (beaucoup) plus de CO2 qu’il ne le prétend
La société de de capital-investissement, membre d’une coalition contre le changement climatique lancée par Emmanuel Macron, affiche un bilan carbone neutre. Et pour cause : il ne prend pas en compte ses actifs dans les énergies fossiles. Exemple avec l’une de ses compagnies pétrolières, implantée au Gabon, Assala Energy.
par Michael Pauron
Journal — Santé
Covid long : ces patientes en quête de solutions extrêmes à l’étranger
Le désespoir des oubliées du Covid-19, ces Françaises souffrant de symptômes prolongés, les pousse à franchir la frontière pour tester des thérapies très coûteuses et hasardeuses. Dans l’impasse, Frédérique, 46 ans, a même opté pour le suicide assisté en Suisse, selon les informations de Mediapart.
par Rozenn Le Saint
Journal
À Hong Kong, Pékin met les médias au pas
En moins de vingt ans, l’ancienne colonie britannique est passée de la 18e à la 80e place dans le classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF). De nombreux journalistes partent ou s’apprêtent à le faire, tandis que d’autres ont décidé de résister.
par Alice Herait

La sélection du Club

Billet de blog
Abolir les mythes du capital
Ces derniers jours au sein de l'Éducation Nationale sont à l'image des précédents, mais aussi à celle du reste de la société. En continuant de subir et de croire aux mythes qui nous sont servis nous nous transformons inexorablement en monstres prêts à accepter le pire. Que pouvons-nous faire pour retrouver la puissance et l'humanité perdues ?
par Jadran Svrdlin
Billet de blog
Au secours ! le distanciel revient…
Le spectre du distanciel hante l'Europe... Mais en a-t-on dressé le bilan ? Les voix des « experts » (en technologies numériques, plutôt qu'en pédagogie) continuent de se faire bruyamment entendre, peut-être pour couvrir la parole des enseignant-e-s... et des élèves.
par Julien Cueille
Billet de blog
On nous parle d'école et de crayons. Nous répondons par Écoles et Crayons
Beaucoup méconnaissent l’enseignement professionnel sous statut scolaire. Ils en sont encore à l’image d’Epinal de l’école où l’élève est assis devant son bureau, un crayon à la main. En cette semaine des Lycées professionnels, Philippe Lachamp, professeur de productique en EREA, nous fait partager sa passion et ses craintes pour son métier de Professeur de Lycée Professionnel.
par Nasr Lakhsassi
Billet de blog
Dépense moyenne par élève et étudiant : quand un élève en « vaut » deux
Les choix de dépense publique illustrent une politique : on dépense pour un.e élève de classe prépa plus que pour une écolière et un collégien réunis. Vous avez dit « égalité des chances » ?
par Jean-Pierre Veran