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Billet de blog 23 déc. 2021

« La liberté des uns… »

« On est en train de sacrifier une génération de soignants », ainsi s’exprime un soignant excédé face au comportement de patients non-vaccinés. Autres chroniques : la propagande Zemmour/Pécresse en Arménie, le recul de Macron sur la retraite à points, la « passion française pour l’égalité », le risque de dérive d'Alerte enlèvement, et les petites caresses de Monseigneur.

YVES FAUCOUP
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Sur France Inter lundi soir dans l’émission Le téléphone sonne, Pierre, anesthésiste réanimateur, exprimait sa lassitude qui résume tout :

« La liberté des uns s’arrête où commence la liberté des autres et moi je commence tout doucement à être excédé d’être pris en otage parce que, quand on regarde les chiffres, aujourd’hui 70 % des personnes hospitalisées sont non vaccinées, dans les 30 % [restants], 15 % sont des immunodéprimés c’est-à-dire qu’ils n’ont pas réagi au vaccin, qui sont de ce fait physiologiquement parlant à classer du côté des non vaccinés et 15 % où on trouve les facteurs de risque. (…) Six millions de non-vaccinés c’est un réservoir suffisant pour mettre le système par terre, d’autant qu’il est épuisé.

On est en train de sacrifier, de détruire une génération de soignants, avec une perte de sens totale, parce que quand vous voyez les gens se dégrader, dix jours, une semaine avant, et vous vous dites, ça y est, ça va partir aux tubes, et vous savez qu’ils vont mourir, et vous n’avez aucune possibilité de changer le cours des choses. Vous avez non seulement des heures de travail sans compter, un sentiment d’inutilité total, et quand vous discutez avec ces non-vaccinés, ils ont des arguments qui sont totalement incompréhensibles et en plus ils se permettent d’être arrogants, agressifs, en nous disant qu’on est juste là pour ça. Pour moi, la question n’est pas de savoir si, mais quand l’obligation vaccinale sera décidée pour l’ensemble de la population, c’est une question de santé publique. Quand on veut on peut [comme les soignants, obligés d’être vaccinés : comme pour l’hépatite B, il faut instaurer l’obligation vaccinale]. Ce n’est pas normal que 10 % de la population prenne en otage la totalité d’une économie, d’un pays, d’un continent. »

Benjamin Davido, infectiologue, au micro, approuve et dit que le refus d’être vacciné est « un doigt d’honneur » aux soignants qu’on applaudissait il y a deux ans. Cette remarque a le mérite d’éloigner celle qui consiste à dire de façon récurrente que les soignants qu’on applaudissait sont montrés du doigt aujourd’hui parce que non vaccinés : si, les soignants, dans leur grande majorité sont vaccinés, et ils savent pourquoi.

On n’avait jamais relevé, chez les soignants, autant d’agacement envers certains soignés, qui ont délibérément refusés la protection du vaccin. Et en plus, parmi eux, des très agressifs, au point que dans certains services ont a mis en place des psychologues. Au même moment, des malades ne bénéficient pas des interventions médicales et chirurgicales qui leur sont pourtant nécessaires, d’autres, d’eux-mêmes, ne sollicitent pas les soins auxquels ils ont droit, pour ne pas déranger.

J’ignore s’il faut imposer la vaccination. Je constate comme tout le monde que 5 à 6 millions de nos concitoyens s’opposent à un vaccin protecteur, gratuit. Parmi eux, certains ont manifesté, avouant qu’ils n’étaient jamais descendus dans la rue auparavant, comme pour justifier de la gravité de la situation, alors qu’ils avouent ainsi qu’ils n’avaient jamais constaté d’atteinte aux libertés et aux droits sociaux jusqu’alors ! Les critiques à l’encontre de la gestion de la crise par le pouvoir sont plus que fondées, mais à terme, dans la situation présente, on risque de trouver une majorité qui désavouera les antivax et finalement accordera au gouvernement le satisfecit d’avoir fait au mieux. L’avenir du mouvement social risque d’être très impacté par les apprentis-sorciers qui ont vu une dictature lorsqu’il s’agissait de se prémunir contre une pandémie, en fermant les yeux sur tout le reste.

Il va de soi que le plus à condamner n’est pas le citoyen lambda qui éprouve pour le vaccin des craintes pour x raisons. Par contre, il faudra demander des comptes aux intellectuels irresponsables, politiques cyniques, documentaristes bidons et quelques médecins en mal de notoriété, qui ont minimisé la crise sanitaire ou ont donné des explications farfelues. Ils ont favorisé les contournements, les prises de risque, les trolls, les fake-news à gogo, et les escroqueries mafieuses et criminelles (faux pass). Il est malheureusement à craindre que cela passera par profits et pertes, quand de meilleurs jours adviendront et qu’il faudra oublier.

Arménie : la propagande Zemmour/Pécresse

Zemmour et Pécresse effectuent leur pèlerinage électoral en Arménie. Le Pen doit bouillir d’impatience. En effet, les Chrétiens d’Orient sont assiégés par les Musulmans de l’Azerbaïdjan, qui a le soutien d’Erdogan. La Turquie, auteure du génocide des Arméniens en 1915 (1 à 1,5 million de morts). L’Occident vole au secours de la petite Arménie perdue dans un océan musulman, la dernière guerre ayant fait beaucoup de morts parmi les Arméniens. Une Arménie assiégée donc ? Qui court le risque de subir un second génocide ?

Sauf que tout cela est faux : des propagandistes de chez nous colportent ces inepties : comme Michel Onfray qui, faisant son BHL, s’est rendu en Arménie, alors qu’il ne bouge jamais de sa Normandie sauf pour se prélasser en Martinique et y attraper la dengue. Sur une télévision arménienne, il assénait ce que lui avait confié un prêtre : « l’islam n’est pas une civilisation mais une barbarie ».

Etchmiadzine, siège du Catholicos arménien où s’est rendue Valérie Pécresse le 21 décembre [Ph. YF]

L’ONU reconnait deux États : l’Arménie et l’Azerbaïdjan, sur leurs frontières de 1990 au moment de la chute de l’URSS. A l’ouest de l’Arménie, une enclave, le Nakhitchevan habité par des Azeris, territoire appartenant à l’Azerbaïdjan, et au cœur de l’Azerbaïdjan un territoire habité par des Arméniens, le Haut-Karabakh (capitale : Stepanakert), n’appartenant pas à l’Arménie. En 1991, les habitants du Haut-Karabakh, soutenus par l’Arménie, revendiquent leur indépendance et mènent une guerre qui sera meurtrière : 30.000 morts, 600.000 Azéris contraints de fuir, car leurs villages sont détruits. Non seulement, les Arméniens du HK contrôlent désormais ce territoire mais encore ils contrôlent de larges zones limitrophes pour assurer, disent-ils, leur sécurité. Lors du conflit de 2020, l’Azerbaïdjan a mené une guerre pour reprendre le contrôle non pas du Haut-Karabakh (alors que l’ONU lui reconnaît sa légitimité sur ce territoire) mais des zones azéries occupées par le gouvernement arménien installé dans le HK. Cette guerre, menée avec le soutien de la Turquie, a été gagnée par l’Azerbaïdjan. C’est ainsi que de nombreux Azéris peuvent retrouver leurs villages d’où ils avaient été chassés.

Le premier ministre arménien, Nikol Pachinian, fortement mis en cause dans cet échec, a tout de même gagné les élections législatives de 2021 et a conservé son poste. Il est bien possible que la population arménienne n’apprécie pas la situation de la même façon que les politiques français, de droite dure et d’extrême droite, qui font feu de tout bois, soufflent sur les braises, comptant sur la méconnaissance du problème chez leurs compatriotes. Dans un billet de blog, j’écrivais en novembre 2020 que, plutôt qu’attiser les haines selon une lecture islamophobe il serait plus judicieux de « trouver les voies de la raison et de l’entente ».

. voir mon billet Les papiers d’Arménie.  

. en 1987, un peu avant la chute de l’URSS, j’ai voyagé et visité l’Azerbaïdjan et l’Arménie. Dans ce billet, Le Scandale Paradjanov, je rends compte de ma rencontre à Erevan avec le grand cinéaste arménien Serguei Paradjanov.

Macron : retraites et chômage

Lors de son interview sur TF1 et LCI le 15 décembre, Emmanuel Macron, Président de la République Française, a rappelé les mesures sociales qu’il a prises : suppression de la taxe d’habitation, hausse de la prime d’activité, augmentation de l’allocation d’adulte handicapé et du minimum vieillesse. C’est vrai. Et aussi : l’école obligatoire dès 3 ans (10 à 15 % des enfants de cet âge, issus des milieux les plus défavorisés, n’y allaient pas auparavant), dédoublement des classes. Combattre sa politique ce n’est pas nier ces mesures (même s’il y aurait à commenter la com excessive, je crois, sur le dédoublement des classes et le fait que la suppression de la TH, que personne ne demandait, a favorisé, au final, surtout les classes moyennes). Passons sur la quasi-suppression de l’ISF (rien ne prouve que ce gain pour les plus riches les ait incités à investir contrairement à ce que prétend le pouvoir). Mais rien n’a été fait ni entrepris en faveur de la dépendance. Il faudra bien avancer sur ce dossier et le retard pris est coupable. Et le RSA a été maintenu à un niveau ne permettant pas de vivre (à la moitié du seuil de pauvreté pour une personne seule).

La réforme des retraites : M. Macron précise que c’est le Covid qui a empêché de la mettre en œuvre, puisqu’elle avait été votée grâce au 49.3 (donc en force). Sauf qu’aujourd’hui, il dit qu’une réforme des retraites devrait être différente : supprimer les régimes spéciaux (il parle toujours de 42 régimes, ce qui est faux), travailler plus longtemps, tout en tenant compte de la pénibilité pour certains salariés. Or la loi adoptée en première lecture prévoyait le système par point, qui aurait réduit considérablement le montant des pensions, comme des millions de manifestants l’ont dit, avec les syndicats CGT, FSU, Sud, FO… Ce qui prouve la légèreté avec laquelle le gouvernement s’est lancé dans cette réforme.

[Photo YF]

Enfin, le chômage : quand le Président annonce qu’il faudra travailler plus longtemps pour ouvrir droit à des indemnités chômage, 6 mois au lieu de 4 (et non plus sur 28 mois mais sur 24 mois), il le dit tout guilleret, comme s’il se vantait auprès de ceux que cela satisfait, comme si une telle mesure ne mettait pas dans des difficultés extrêmes des centaines de milliers de citoyens. Même pas un peu de compassion, même pas admettre que ce sera douloureux pour beaucoup, non, je vous annonce avec joie que les chômeurs seront moins secourus. Point.

« Passion pour l’égalité »

Dominique Seux se penchait le 8 décembre sur les inégalités : c’était le jour de la Fête des lumières à Lyon, le chroniqueur des Échos nous a-t-il éclairés ? Il s’appuyait sur un rapport du Laboratoire des inégalités mondiales [World Inequality Lab], co-dirigé par Thomas Piketty et Lucas Chancel (ce dernier ainsi que Gabriel Zucman étaient reçus par Léa Salamé et Nicolas Demorand peu après dans la Matinale).

Dominique Seux titre sa chronique à la Coluche : « Les Français, plus égaux que les autres ». Il invoque le rapport entre les 10 % les plus riches et les 50 % les plus pauvres : pour la France c’est de 1 à 7 (1 à 8 en Italie, 1 à 10 en Allemagne, 1 à 17 aux USA). Ajoutant que si l’on tient compte des impôts et des prestations sociales, ce rapport se réduit à 1 à 4. Et cet écart serait « grosso modo » stable depuis 40 ans. Il admet qu’en matière de patrimoines, les 10 % les plus riches, chez nous, détiennent 60 % du patrimoine total : il a une explication, « peut-être les prix de l’immobilier parisien » ! Quant aux milliardaires mondiaux, ils sont en progression et leur part a été multipliée par 3,5 en 25 ans. La faute à qui : au numérique (Musk et Bezos), au luxe (Bernard Arnault) et… aux pays pauvres eux-mêmes d’où émergent des milliardaires.

On voit à travers cette chronique tout le caractère lénifiant de son auteur : il n’est pas violent, il commente en évitant les aspérités. Il dit textuellement : « on voit bien la passion de l’égalité qui est la nôtre en France : c’est ici que le débat sur les inégalités est le plus nourri et le plus violent ». Pour justifier que ce « débat » n’a pas lieu d’être, il cite Biden et le nouveau chancelier allemand qui ont décidé de ne pas instaurer un impôt sur la fortune. Zucman et Chancel diront, eux, à 8h21, que, selon le rapport, les milliardaires payent moins d’impôts que les classes moyennes et qu’il faudrait refonder en France une imposition sur les grandes fortunes.

Notre pays aurait « la passion de l’égalité » ? C’est la manière que Les Échos, cautionné par France Inter, décrivent la réalité sociale. Un certain nombre de commentateurs croient que le pouvoir politique, y compris Macron, seraient naturellement (parce que Français) soucieux d’égalité. Mais que nenni ! Le discours public tend le plus souvent à occulter que les avancées sociales, dans l’histoire de l’Hexagone, sont dues à des luttes sociales, au mouvement social, et à la nécessité pour la classe possédante, souvent au pouvoir, d’en tenir compte (cf. les mesures sociales de la IIIème République suite aux combats de la Commune). Dans quelques cas, cela est dû à une bourgeoisie éclairée qui comprend que son intérêt à long terme n’est pas de poursuivre dans les excès de l’exploitation (loi de 1841 sur le travail des enfants, même si la classe ouvrière, pressurée, ne réclamait pas cette loi). Il n’y a donc pas de passion française pour l’égalité, de morale égalitaire qui surplomberait la société : il y a des rapports sociaux, en tension. Celles et ceux qui subissent les inégalités résistent. C’est pourquoi, contrairement à ce qui est parfois véhiculé, il importe de ne pas considérer que le pouvoir en place est l’auteur de tout ce qui est socialement instauré : la Sécurité sociale, ce n’est pas lui. Les retraites par répartition, ce n’est pas lui. Et justement, si le Président de la République recule sur sa réforme de retraite par points c’est bien parce que des centaines de milliers de citoyens ont protesté pendant des mois contre un projet injuste. Il restait droit dans ses bottes face à toutes les critiques, et aujourd’hui il admet qu’il était mal conçu. Cela devrait pousser à rassurer celles et ceux qui finissent par se demander si les luttes sociales ont le moindre effet sur le cours des choses.

Alerte enlèvement

Dès que j’ai entendu cette alerte au petit matin du 18 décembre, dans la mesure où il était d’emblée précisé que l’auteur de l’enlèvement était le père, j’ai suspecté une nouvelle fois une utilisation abusive du dispositif. Je n’ai pas publié de post immédiatement, car, évidemment, il peut toujours y avoir un élément qui nous a échappé. Mais le principe d'Alerte-enlèvement est de signaler un enlèvement d’enfant alors qu’on ne connaît pas l’auteur, et c’est bien pourquoi appel est lancé auprès des citoyens pour qu’ils aident à retrouver l’enfant. Cela doit être manié avec prudence, afin qu’il n’y ait pas détournement d’une mesure d’exception.

Je sais que mon commentaire peut déplaire à certains qui me diront qu’il y avait la vie d’un enfant en jeu. Sauf que, si l’on sait que le père pouvait partir avec l’enfant à l’étranger, la police a tout à fait la possibilité de l’intercepter (on ne recherche pas un inconnu). Par ailleurs, l’enfant a été retrouvé quelques heures plus tard chez la sœur du père. Ce qui a provoqué aussitôt la levée de l’alerte. Nous parlons du père de l’enfant : certes, la justice a certainement des raisons de le suspecter, raison pour laquelle il ne peut garder l’enfant, mais il n’a pas été dit qu’il avait été déchu de l’autorité parentale. Un parent emmenant un enfant sans en avoir le droit, cela se produit relativement souvent : les services de protection de l’enfance, la police, la justice actionnent différents moyens pour récupérer l’enfant, sans pour autant lancer de tels appels publics. Dans la mesure où depuis quelques temps ces Alertes-enlèvement concernent toujours un parent ravisseur (qui semble être toujours retrouvé par la police par ses propres moyens), je m’interroge sur ce que cela recouvre. Je redoute une utilisation calculée (test pour juger de la collaboration du public), avec consensus puisqu’il s’agit d’un danger pour un enfant. On n’a jamais le débriefing, on ne connaît pas l’analyse de ce qui s’est réellement passé et de l’impact de l’appel. Je pense que les défenseurs des libertés publiques devraient se pencher sur cette question. Et vérifier si cette alerte massive est toujours bien utilisée conformément au droit. Car si le dispositif a son intérêt, il ne doit pas être dévoyé, faute de quoi le public pourrait s’en méfier et refuser de collaborer.

P’tites caresses

Décidément, tout part en quenouille dans le Royaume de l’Église catholique. On se souvient du Pape François qui avait conseillé aux parents d’envoyer leur enfant homosexuel vers la psychiatrie. On sait qu’il ne dit rien à propos des éminences homosexuelles ʺpratiquantesʺ (voir le livre de Frédéric Martel, Sodoma, très documenté sur les cardinaux et évêques homophobes & homosexuels). Il ne dit pas grand-chose sur le scandale des prêtres pédophiles qui n’est pas un événement isolé mais tellement systémique dans l’Église que cela nécessiterait des prises de position tonitruantes de ʺSa Saintetéʺ. Au lieu de cela, lors d’une conférence de presse tenue dans l’avion qui le ramenait de Grèce vers Rome, il a tout de go confessé qu’il n’avait pas lu le rapport de la Ciase sur la pédocriminalité au sein de l’Église de France et ne s’est pas expliqué sur le RV qu’il avait accepté avec les rapporteurs, puis annulé sine die. Par contre, il trouve le temps de s’appesantir longuement sur la situation de Mgr Aupetit, archevêque de Paris : il aurait démissionné à cause de ʺcomméragesʺ qui l’empêchaient de gouverner. Il aurait manqué au 6ème commandement du décalogue (« Tu ne commettras pas l’adultère », Moïse, la Bible, il y a peut-être 5000 ans). A noter, en passant, que l’Église rattache aussi depuis peu la pédophilie à l’adultère : étrange. Mais le manquement de monseigneur n’était « pas total » : selon le Vicaire du Christ, l’évêque de Rome, le représentant de Dieu sur Terre, il s’agissait juste « de petites caresses et des massages qu’il faisait à sa secrétaire. Voilà l’accusation ». On se demande : pourquoi il a accepté la démission ? qu’est-ce qu’il va devoir désormais gérer dans la vie intime des clergés ? [depuis, le Vatican a fini par fixer un rendez-vous aux auteurs du rapport de la Ciase].

Excepté le premier article sur la crise sanitaire (inédit), j'ai publié ces jours-ci les les autres chroniques sont mon compte Facebook.

Billet n° 653

Le blog Social en question est consacré aux questions sociales et à leur traitement politique et médiatique. Parcours et démarche : ici et "Chroniqueur militant". Et bilan au n° 600.

Contact : yves.faucoup.mediapart@sfr.fr ; Lien avec ma page Facebook ; Tweeter : @YvesFaucoup

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