Migrants : l’Etat Islamique et Daesch raflent la mise

En mettant une terrible pression sur les civils syriens et irakiens, les barbares d’Allah atteignent l’un de leurs objectifs : vider ces territoires de tous leurs opposants potentiels et donc occuper exclusivement le terrain, dans le but de constituer ce fameux état dont ils rêvent.

Bien sûr, il est intolérable d’être les témoins de telles atrocités, et de compatir sans réagir au sort abominable de ces dizaines de milliers d’hommes, de femmes, d’enfants, dont le seul crime est d’appartenir à une ethnie ou à une religion différente des fous de Dieu. Au nom des droits de l’homme, nos politiques occidentaux s’érigent en ultime secours, la main sur le cœur et la larme à l’œil, des trémolos dans la voix, pour nous inciter à héberger ces malheureux, et les sauver d’une mort atroce.

Ont-ils commencé à préparer des structures d’accueil et de soins pour prendre en charge cette population ? Que nenni !. Oublié le rôle de l’ONU, succédant à la fameuse Société des Nations, impuissante à remplir le rôle pour lequel elle avait été conçue : éviter à tout prix une nouvelle guerre.

Après leur arrivée en terre occidentale, quel sera le sort de ces malheureux déracinés ? Pourrons nous leur procurer un travail qui leur permette de retrouver espoir et dignité, pourrons nous les soigner, ou même seulement les comprendre ?

Autre façon de voir les choses : que chacun des 28 pays de la communauté envoie un contingent de troupes au sol d’environ 2000 hommes, préalablement entraînés, et placés sous commandement unique : aucun doute, les hordes de djihadistes seraient enfin définitivement éliminés, et les territoires libérés remis à leurs occupants légitimes, qui pourraient enfin s’y reconstruire.

Jusqu’alors, seules les frappes aériennes de la coalition ont été privilégiées, principalement américaines. Les journalistes de terrain dénoncent depuis de longs mois leur totale inefficacité (Et pourtant, Alain Juppé lui-même, que je croyais pragmatique, recommande ces frappes). Il faut de plus considérer les « dommages collatéraux » inévitables, dont sont victimes les populations civiles, alors que les cibles visées sont disséminées dans la nature.

Enfin, il ne fait aucun doute que Daesch et EI profiteront de cette immigration massive pour infiltrer massivement leurs agents dormants, qui deviendront autant de bombes à retardement au sein de la Communauté.

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