UMP, le parti devenu fantôme

 

Autant je suis d'accord pour considérer que Sarkozy ne méritait pas d'être réélu, autant j'estime qu'il faut nuancer certains pronostics et affirmations tendancieuses, notamment l'amalgame entre UMP et fascisme, qui reste à démontrer. Quant à la corruption et à la cupidité, je crois, et j'affirme même que l'on peut mettre en toute équité droite et gauche dos à dos, dossiers à l’appui.

Copé est un ambitieux forcené, imbu de son personnage comme il n'est pas permis, aussi inefficace et incompétent à son poste qu'Harlem Désir au secrétariat général du PS. Fillon paraît sincère, et son CV de premier ministre est tout de même éloquent. Je crois sincèrement qu'il possède la stature d'un chef d'Etat,et son honnêteté intellectuelle peut être difficilement mise en doute.

En revanche, il n'est pas clair du tout dans sa démarche, crée un parti fantôme avant d'annoncer au cours de l'émission "des paroles et des actes" que le lancement d'une formation politique nécessite plus de 20 ans avant d'être opérationnel. Il continue à cirer les pompes à Sarkozy, qui ne lui a pourtant pas fait de cadeaux. Loyauté ?.

En tout état de cause, la France est devenue un navire sans gouvernail qui va se fracasser sur le premier écueil rencontré sur sa route. Seul un gouvernement d'union nationale pourrait - peut-être - redresser la barre. Mais qui donc pourrait en être le commandant ? Quelques hommes intègres, comme par exemple Charles de Courson ou François d'Aubert pourraient-ils faire partie de l'Etat-major, et recruter l'équipage compétent ?

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.