Frénésie cocardière et amnésie sociale.

A l'heure ou la société française est en charpie, où le chômage explose, ou le nombre de pauvres aussi, le gouvernement s'en va t'en guerre mironton mironton mirontaine.

J'ai regardé sur LCP les questions au gouvernement au Sénat. Un sénateur communiste interpelle Valls au sujet de la misère endémique qui touche la jeunesse en particulier mais aussi le reste de la population. Ainsi, très justement, il demande à ce que soit prononcé un état d'urgence social en France. Réponse de Valls: "il faut arrêter de trouver des excuses sociales ou culturelles aux terroristes!" Avec ce petit coup de menton caractéristique et sa moue colérique qu'on lui connaît.

Donc, c'est une évidence, à présent. La réponse du 1er sinistre illustre la politique du gouvernement: l'enfumage agressif.

Non seulement, la réponse de Valls est insultante vis à vis de l'élu communiste (à demi-mots on pourrait comprendre que celui-ci est bienveillant vis à vis des terroristes), mais en plus il ne répond pas à l'interpellation de l'élu. Voici comment se présentent donc les choses ce samedi 28 novembre 2015:

1 - Le gouvernement entraîne le pays sur la pente fascisante du totalitarisme liberticide (interdiction de manifester librement son opinion, interpellations hors de contrôle, police livrée à elle même, surveillance généralisée de la population).

2 - Mise en cause des opposants politiques suspectés de bienveillance vis à vis de l' "ennemi".

3 - Démission quasi-totale vis à vis de l'urgence sociale.

4 - Préparation du terrain vers une forme de gouvernance affranchie de l'aval populaire. Donc fin de la démocratie.

Le moins que l'on aurait pu attendre vis à vis d'un pouvoir dans une démocratie aurait été la consultation par référendum du peuple avant de décréter un Etat d'urgence aussi long ainsi qu'une modification de la constitution. Il n'en a rien été.

Le président Hollande a déçidé unilatéralement de déroger à la règle européenne en s'affranchissant des règles du pacte de résonsabilité pour décréter un "pacte de sécurité" SANS QUE PERSONNE N'Y TROUVE A REDIRE EN EUROPE. Alors même qu'en 2012, la situation du naufrage social en France aurait nécessité de suspendre le-dit pacte. Il y a fort à parier que le pays aurait eu gain de cause malgré les protestations de l'Allemagne et ses alliés.

En conclusion on peut déduire de la situation actuelle que le gouvernement Valls et son président Hollande n'en a rien à foutre de l'Etat abominable de la société française au niveau social. Par contre, tout est bon pour se maintenir au pouvoir, y compris mettre fin à la démocratie.

Quand est-ce qu'on ressort les fusils des Invalides, citoyens?

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