Musique du jour : Aziza Brahim

Aziza Brahim a vu son concert à l'Institut du Monde Arabe déprogrammé, pour cause de déplaisir du gouvernement marocain qui la considère comme une activiste du Front Polisario. Personnellement, j'aurais tendance à dire "et alors ?" Jack Lang a d'abord résisté, et le Maroc a alors fait pression sur les mécènes marocains de l'Institut, lesquels ont menacé de se retirer. Money speaks louder than principles, il a donc cédé.

Aziza Brahim est née dans un camp de réfugiés sahraouis en Algérie où sa mère avait fui l'occupation marocaine du Sahara Occidental. La musique était pour elle une distraction dans la dure vie du camp, et un moyen d'exprimer ses émotions. À onze ans, elle reçoit une bourse cubaine, comme beaucoup de jeunes Sahraouis. Elle passe quelques années à Cuba, avant de repartir au camp pour y poursuivre sa carrière artistique. Elle vit maintenant à Barcelone. Voie mélodieuse, textes engagés, blues sahraoui et folk, un brin de rumba gitane parfois, elle a publié quatre albums.

Aziza Brahim - Lagi © GlitterbeatTV

Aziza Brahim - Julud © GlitterbeatTV

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