Ça y est, ils sont de sortie.
On commence à entendre poindre le discours nauséabond et opportuniste des malades du sécuritarisme. "Il faut renforcer la législation." Comprendre, il faut la rendre plus répressive.
Lâpre Ennemi, toute faussement contrite de ne pas pouvoir défiler en hommage aux plus fervents de ses contempteurs, en profite pour rappeler qu'elle veut un référendum sur la peine de mort.
Les mêmes qui hier vouaient Charlie Hebdo aux gémonies veulent aujourd'hui utiliser les corps encore chauds des ses journalistes comme prétexte pour renforcer l'état policier, pour justifier l'abandon de libertés individuelles, pour dévoyer les fondements de la république et foutre aux orties les valeurs qui les définissaient.
Pour se protéger des terroristes, donnons leur gain de cause.
C'est allé vite.
Dans le petit monde malade où je suis roi, on voit pas bien comment on pourrait rendre un pire hommage aux morts pour la liberté que de tuer la liberté.
On ne voit pas comment on pourrait faire pire, pour lutter contre l'extrême-droite pseudo-musulmane, que de donner du crédit aux thèses de l'extrême-droite pseudo-patriote.
Parce qu'au fond, ils sont d'accord sur tout.
Parce que, malgré la rhétorique qu'ils partagent, entre eux, c'est pas une guerre.
C'est une compétition.
Où l'important, c'est de pas participer.