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May

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Michel Onfray en intellectuel de gauche papillonnant

Il est un philosophe qui se pique de radicalité politique mais qui, au gré des aléas de la gauche radicale, ne sait plus où donner de la tête : Michel Onfray a cru en Olivier Besancenot jusqu'à l'affaire de la candidate voilée. Sa philosophie politique libertaire ne l'a pas aidé à démêler l'écheveau de mystification politique qui a été à l'oeuvre à cette occasion. Mais l'indulgence est de mise, tellement de militants du NPA se sont eux-mêmes retrouvés à embrouiller leur dialectique féministe-laïque ! On croyait, à l'entendre (1), que Mélenchon, le républicain au carré sur la laïcité et la défense des services publics, était devenu sa maîtresse référence. Eh bien, non, le candidat du Front de Gauche "alterne avec talent la défense brillante de justes propositions et l'accumulation de bêtises en soutenant Fidel Castro, la politique chinoise au Tibet ou la vertu guillotineuse de Robespierre" comme nous lisons dans la tribune que vient de publier Le Monde. Tribune où nous découvrons montebourgien notre philosophe hédoniste avec, notons-le bien tout de même, une constance antilibérale, bien mise en évidence par le titre de cet écrit, Avec François Hollande, les vaches libérales seront bien gardées !, qui pourrait atténuer l'impression délétère que ce cheminement politique s'apparente à un piètre déplacement toujours plus à droite dans l'échiquier politique de la gauche par affadissement d'un esprit critique, il y a peu, si flamboyant..

 

L'éloge d'Arnaud Montebourg auquel s'essaye bancalement, à cette occasion, Michel Onfray, joint à la rudesse (ajustée, elle) des critiques adressées aux duellistes/duettistes de la primaire, nous oblige à constater tristement que la rigueur conceptuelle et argumentative du philosophe n'est plus de mise. Au point qu'il nous semble, à la réflexion, que chacune de ses interventions sur le champ politique ajoute une pierre à ce qui s'avère être un véritable chemin de croix analytique. Qu'on en juge déjà par ce qu'il écrit sur Arnaud Montebourg :

 

"Reste l'espoir soulevé par Arnaud Montebourg, qui a permis d'entendre une vraie voix de gauche au sein même du Parti socialiste. Il a souhaité gauchiser son parti" [c'est nous qui soulignons]

 

L'espoir, que dis-je, la réalité d'une vraie voix de gauche, Montebourg ? Michel Onfray a-t-il cessé de suivre l'actualité au point d'ignorer que ledit Arnaud Montebourg, loin de garder le cap d'une supposée radicalité et de sa proclamée équidistance envers les deux repoussoirs sociaux-libéraux de la primaire, a tout bonnement rallié en rase campagne celui pour lequel notre philosophe libertaire a la dent la plus dure ? (2) On reste confondu par la désinvolture bien peu philosophique, encore moins libertaire, avec laquelle est déniée purement et simplement la réalité d'un véritable alignement politique sur ce que le PS compte de plus inféodé au capitalisme : "responsable mais pas coupable, concède Michel Onfray, Arnaud Montebourg a signalé son choix personnel et précisé qu'il n'en faisait pas une invitation à l'imiter". Quelle sobriété analytique et quelle déconnexion avec la "vérité" d'un Montebourg déclarant avec un zèle servile, le soir du résultat du second tour de la primaire, que le PS avait acquis "un leader incontesté" en la personne de François Hollande, au terme d'un "extraordinaire processus de rénovation du parti". (François Hollande: «C'est le rêve français que je veux réenchanter»). Au préalable le même personnage supposé incarner l'espoir d'une vraie gauche avait ostensiblement trinqué devant les caméras avec "son" candidat "à sa victoire" ! (3)

 

Comment Michel Onfray peut-il donc se laisser aller, au vu de ces péripéties toutes chaudes, à l'énormité de créditer le député de Saöne-et-Loire de suivre "une ligne claire depuis son refus de Maastricht" quand personne n'ignore, par ailleurs, que, suite à un positionnement contraire, non au Traité de Maastricht fondant l'Union Européenne ... en 1992, mais au traité établissant une Constitution pour l'Europe (TCE) en 2005 (4), il a fait, en tant que son porte-parole, la campagne présidentielle de la ouiouiste Ségolène Royal. Dirigeante socialiste pour laquelle Michel Onfray s'est pourtant montré d'une brutale causticité (5). "Une ligne claire" celle de Montebourg ? Au seul énoncé d'un programme dont l'histoire nous avertit que, chez les socialistes, surtout depuis leur socialibéralisation, il n'a d'autre sens que favoriser des jeux politiciens compatibles avec la primauté accordé au marché capitaliste ? Ce que le héros de Onfray s'est empressé de faire en quelques jours seulement !

 

Que penser enfin de l'espoir mis, en conclusion de la tribune, dans la possibilité qu' Arnaud Montebourg recoure au modèle de la stratégie "unitaire" de Mitterrand dans les années 70 pour faire l'unité... de la gauche antilibérale ?! Maastricht, TCE, Ségolène Royal, Hollande et in fine Mitterrand, c'est la "ligne claire" de la démonstration politique de Michel Onfray qui se fait des plus sinueuses jusqu'à en devenir dérisoirement inconsistante.

 

Sous les dehors condescendants du philosophe-sait tout qui se mêle de tout, Michel Onfray se prend les pieds dans la complexité réellement existante de la politique et, tout à ses virevoltements approximatifs, il en vient à oublier l'obligation pour un philosophe s'essayant à interpréter ce monde gris peuplé de Hollande, Sarkozy, Aubry, Copé, Royal...et Montebourg, de conserver clarté et rigueur dans l'approche des faits. Condition minimale pour, en toute modestie, être sérieux et, par là, espérer être pris au sérieux.

(1) Michel ONFRAY soutient Mélenchon & le projet politique du PG

(2) Nous rappelons ici, à propos d'Arnaud Montebourg, ce que nous avons été amené à dire dans notre texte sur les complaisances de Jean-Luc Mélenchon envers celui-ci : Montebourg, Vergès... ou Mélenchon en amant transi de l'unité à gauche (autour de lui !) et Mélenchon et Montebourg, dérapage mal contrôlé

(3) Vidéo. A Ris-Orangis, Hollande et Montebourg trinquent à la victoire

Un texte éclairant sur le parcours de Montebourg : Montebourg, l’homme qui ne s’aime toujours pas !

(4) Primaire PS : Arnaud Montebourg et le traité de Maastricht

 

(5) "Cette fausse héritière de Mai, véritable fille du pompidolisme ou du giscardisme formaté par Science Po et l’Ecole Nationale d’Administration, n’a pas d’idées, pas de programme. Son fantasme autoritaire et disciplinaire est mal dissimulé par le sourire et les tailleurs de sa féminitude." (Présidentielle 2007 : Michel Onfray à propos de Ségolène Royal qui le déçoit) On comprendra à la lecture de cet article qu'il convient d' ajouter Ségolène Royal à la liste des "politiques" en qui Michel Onfray a cru avant de les crucifier par déception !

....................

A lire

Michel Onfray dérape !

 

Tous les commentaires

+1!

Vous n'êtes pas fatigué parfois, Antoine, de soupçonner tous ces gens de gauche et de les mettre au pilori? A votre avis, une telle démarche inquisitoriale et purificatrice relève de quelle logique? A la fin de l'épuration, il restera combien de braves face à la droite?

Je ne vous ai pas dit que vous étiez malade, cher Antoine, ni que vous deviez vous soigner.

 

Allez, je ne vous embête plus, au risque de faire ce que je vous "reproche"Clin d'oeil

Vous ne m'embêtez pas !

Sans aucune rancune.

Sourire Sans aucune rancune, peuchère Clin d'oeil

Votre récuurent "peuchère", au demeurant fort sympathique et touchant, trahirait-il votre provençalisme ? Votre "languedocisme" ?

J'aime beaucoup le Languedoc, et Montpellier Sourire

Nous avons au moins ce point commun. Tant pis pour les divergences ! Quand vous passez par Montpellier, faites signe ! Vous découvrirez peut-être que le NPA ce n'est pas que du bouffeur de mélenchonophile !!!

Ah Antoine,

Ok, pour le monsieur en question. Bon.

 

Et si vous nous parliez un peu des auteurs que vous appréciez, qui vous nourissent, vous éveillent, vous stimulent. Je suis curieux. Peut-être pourrais-je en découvrir, grâce à vous.

J'en doute car chez la plupart des gauchistes, leur raison essentielle d'exister consiste à taper à bras raccourcis sur ceux, qui à tort ou à raison leur font de l'ombre !

 

C'est de l'infantilisme politique, toujours renouvellé, jamais fatigué, sinon ils meurent !

 

Manu, enfin,

Tu fermes d'avance avec une généralisation qui repeint Antoine en gauchiste infantile (pléonasme léniniste) typique.

Je m'adressais à la personne qui se fend d'un billet sur un polémiste célèbre.

Je me disais, mince, il lis des bouquins ce type, il pourrait peut-être partager avec nous quelques uns de ses bonheurs.

Et crac tu tacles. Y a pénalty, là, Manu.

A Antoine de tirer.

Hé Bernard, y'a pas péno, tout juste une charge virile mais correcte !

Je me basais uniquement sur la teneur habituelle de ses billets, et sur ... mon expérience personnelle !

 

Ok, mais je propose que l'on puisse causer avec les lascars du NPA, (ou proche de) sans se tirer de bourre. C'est quand même souvent des types qui causent, qui aiment partager leurs analyses, qui sont un peu outillés, et qui sont en pleine "transformation". (Voire en transformation permanenteClin d'oeil)

 

Ah la tranformation ! ce mot !

 

Dans ma jeunesse on disait dépassement.

Pire...mieux...en transformation révolutionnaire permanente ! Et ce n'est pas toujours un cadeau ...Mais au moins on ne se noie pas dans le «grand bol d'eau tiède» hollandais ! Reste à ne pas se brûler les ailes au feu des discussions hautement stratégiques qui ne parviennent pas à coller à l'épicerie politicienne qui a cours à gauche. La droite, je n'en parle pas, je ne lui parle pas... Je sais, cela fait sectaire ! Tant pis...

La difficulté, c'est de déterminer jusqu'où c'est la droite !

A vrai dire, je n'utilise pas cette catégorie G/D.

J'en ai tellement vu qui me semblaient à ma droite, alors qu'ils se voyaient à ma gauche. Des qui sont à gauche pour partager les fruits du travail, mais à droite pour virer les arabes. D'autres qui sont à droite pour diminuer les impôts, mais à gauche pour bien séparer les pouvoirs.

 

Je renonce à utiliser cette catégotie fétichisée qui fait identité d'un simple positionnent politique sujet à caution, et sans avoir rien d'autre à établir.

Je comprends mais le problème c'est qu'en politique pratique il est difficile de renoncer à des mots-synthèse qui certes ont tendance à virer au fétiche contreproductif. La solution, me semble-t-il, c'est de recadrer ces mots en discours (pas trop longs) et de jouer avec eux pour les sortir des torpeurs sémantiques : par exemple "la gauche de droite" me semble une expression à forte efficacité politique pour peu bien sûr qu'elle s'adosse à du discours et ne fonctionne pas au slogan. Idem donc pour "la droite de droite" en contrepoint du premier : cela signifie que les Sarkozy et autres Copé font ce qu'ils sont au contraire des premiers qui ne sont pas ce qu'ils disent mais font ce qu'ils sont, c'est-à-dire ce qui est signifié par le complément de nom !

 

Il reste à travailler sur "la droite d'extrême"; en faisant volontairement court et tronqué pour en dire long !

Tu sais pas, mais j'ai voté pour Krivine à l'élection présidentielle de 1969, et pourtant lors de la campagne officielle à là télé, il faisait peur, un politburo à lui tout seul ! Au second tour j'ai voté pour Jeanne d'Arc, ce qui a bien fait rigoler dans mon village, si en plus ils avaient su que c'était le petit dernier du maire qui avait osé cette provoc, qu'ils prenaient d'ailleurs pour une facétie d'idiot du village !

 

Bon j'ai vieilli, mais j'en ai vraiment marre de ceux qui se font plaisir avec des billets faciles qui ne mènent à rien, ils sont peut-être en transformation permanente, mais alors qu'ils enlèvent les bigoudis ! Alors on verra qui dépasse, qui est dépassé, qui se dépasse ?

 

Assis sur mon banc dans vingt ans, je compterai sans doute les points !

 

Parce-que je n'ai pas l'impression qu'à ce niveau, demain sera mieux qu'hier !

 

Rien à redire quand vous parlez comme cela. Votre point de vue est respectable dès qu'il s'argumente. Je conteste qu'il soit facile de faire ce que je fais dans ces billets. Croyez-moi, il m'en coûte mais j'ai trop vécu de revirements de la part de personnes qui, à gauche, se disent droits et qui divisent tout en criant à l'unité. J'avoue que je n'ai aucune tendresse envers ces gens-là. Ils me rappellent trop les bateleurs de toujours de la gauche d'antan et de pas si longtemps... Ils sont, pour moi, liés à des échecs et même à des catastrophes dont ont payé et payent encore le prix les gens de peu (dont je suis issu mais je n'ai pas envie de vous faire pleurer !).

 

A part ça, on peut toujours se dire qu'on comptera les points dans 20 ans. Mon problème, c'est que je tiens la comptabilité depuis les années 70 ! Et je n'escamote pas les problèmes que pose maintenant le NPA et qui se posent à lui. Je n'ai aucun fétiche politique, pas même le NPA ! J'aurai l'occasion de m'exprimer là-dessus dès que le fort débat interne en cours aura avancé. On mesurera alors si ma dent dure vaut pour le NPA ! Je ne garantis rien car ceux qui s'engagent en politique sont faibles malgré les apparences. Fragiles pour paraphraser Philippe Corcuff.

C'est gentil, Bernard Colin, de vous intéresser à mes lectures mais je ne suis pas sûr que vous fassiez des découvertes qui vous soient utiles.Voici quand même pour répondre à votre curiosité !

J'ai beaucoup lu de l'oeuvre de Daniel Bensaïd et récemment son ouvrage posthume : Le Spectacle, stade ultime du fétichisme de la marchandise, Editions Lignes. Quoiqu'inachevé il mérite le détour en particulier pour son approche de Debord, Foucault ou Lefebvre.

Je recommande aussi de Bensaïd : Un nouveau théologien, B.-H. Lévy (Lignes).

C'est globalement ce qu'il m'a permis de découvrir de Walter Benjamin qui me fait devoir beaucoup à DB.

Un peu en vrac sur les 6 derniers mois :

Michael Christofferson : Les intellectuels contre la gauche. L'idéologie antitotalitaire en France (1968-1981) Agone. A recommander très vivement.

Didier Eribon : D'une révolution conservatrice ((Léo Scheer)

Perry Anderson : Les origines de la postmodernité (Les Prairies ordinaires)

Antoine Artous : Travail et émancipation sociale (Syllepse)

Philippe Corcuff : La question individualiste (Le bord de l'eau) et La Société de verre : pour une éthique de la fragilité (Armand Colin)

Kristin Ross : Mai 68 et ses vies ultérieures (Complexe-Monde Diplo)

Bernard Friot : L'enjeu des retraites (La Dispute)

Ariès/Leray : Cohn-Bendit, l'imposture (Max Milo)

P Pignarre : Etre anticapitaliste aujourd'hui. Les défis du NPA (La Découverte)

Jean Baubérot : La laïcité expliquée à M. Sarkozy (Albin Michel)

Pierre Tevanian: Le voile médiatique. Un faux débat : "l'affaire du foulard islamique" (Raisons d'agir)

Sophie Bessis: Les Arabes, les femmes, la liberté (Albin Michel)

Christine Delphy : Un universalisme si particulier. Féminisme et exception française (1980-2010) Syllepse

Zygmunt Bauman : Modernité et holocauste (La fabrique)

 

Voilà c'est proposé en échange de vos propres conseils de lecture. Ils pourront peut-être aider Emmanuel Esliard à sortir de sa paresse analytique et minablement méprisante...

ça, c'est de la biblio !

je n'en ai lu que 2 dans le tas.

Le Bensaïd sur BHL

Le Christofferson (très bien)

 

Merci de l'évocation de Walter Benjamin qui a compté pour moi, parmi les fondateurs que tout jeune homme rencontre au moment où lire signifie encore construire l'homme que l'on va être.

 

 

Les dernières lectures qui m'ont espanté :

 

Poétique de la relation (E. Glissant)

Philosophie de la relation (idem)

Traité du tout monde (idem)

Réflexion sur le langage (N. Chomsky)

Merci à vous. Glissant est quelqu'un que je "dois" lire depuis longtemps. Votre biblio m'incitera à y aller pour de bon...Le Chomsky linguiste, ce ne sera pas dans l'immédiat !

Très bien que nous nous croisions via Walter B ! Toute divergence que nous puissions avoir sur des sujets politiques ne pourra que s'en trouver philosophiquement cadrée !

Naomi Klein, of course Innocent

Comment l'avoir oubliée mais j'avoue ne pas avoir lu ses livres. Seulement des articles. Personne n'est parfait !

ouais, j'ai lu sa Stratégie du choc. Balèze.

Ça ne manque pas de piloris en France à ce qu'on lit ici ou là, de Gauche ou de Droite, Onfray devrait se méfier car il est poursuivi au moindre pas et jusqu'à son dernier souffle. C'est tout le village qui lui court derrière avec broche à foin itou...C'est pour quand la guillotine revisited? Remarquez que dans nos temps d'aujourd'hui, on peut penser que pilori et démocratie vont bien ensemble.

C'est où Montpellier ?

 

Et Noah ... il a dit que F. Hollande c'était le chef , maintenant !

 

Mais ici tout le monde s'en fout et pourtant tout le monde connaît Noah !

 

Saga Africa ...

 

 

Paroles Saga Africa - Ambiance Secousse

Hey là, le type-là
Oui oui, petit blanc
Paris-Yaoundé
Connection mais venez
Allons ambiancer
Ambiance soukouss
Ambiance makossa
Ou l'ambiance du bikutsi
Ambiance assiko
Mouvement partout
Et mouvement droite
Mouvement à gauche
Roulement de pecos
Direction à l'hôpital
Docteur, c'est mauvais
Attention a cheu
{Refrain:}
Saga Africa
Ambiance de la brousse
Saga Africa
Attention les secousses
Direction quartier
Pour danser poulet braisé
Avec le meyo
Ah, comment ! Goutte le meyo
Comment tu es café ?
A élan nou a zout
T es un chaud gars
Tu danses un peu bancal mais c'est bon
Mouvement de hanche
Mouvement bangala
Ambiance secousse
Ambiance de la brousse
Ambiance de l'amour
"A tous les petits blancs et tous les petits noirs"
Attention le type-là
Il est trop dangereux
Viens ma sur, fuyons
Attention ma sur
Attention a cheu
{Refrain}
Yannick Noah pour radio Cameroun
avec les lions indomptables
N'kono dégage après un suppositoire
de l'attaque adverse
Dégagement multidirectionnel de N'kono,
les défenseurs voient complètement flash
François Omanbiyik amortit et glisse un zolo
Deux zolos et passera Milla
Milla dribble la balle, un dribble
qui sort des laboratoires
Foot balistiques d'Etudi
L'affaire est grave, il tire au goal
Il y est !!!

 

 

C'est simple pourtant, Montpellier, c'est là :

 

19_10_11_Point_noir.jpg

 

Tu y vas pas par 4 chemins , toi !

 

Merci " c'est beau mais c'est loin " Comme la Corrèze !

Merci à toi pour ta "pêche" !

Rire

Après une journée entière à taper sur cette foutue droite dont tu parles, on aime faire un séminaire approfondi où l'on pèse, sous-pèse les fondamentaux qui nous divisent, nous rapprochent.

 

C'est une façon de se remettre en question. ça consolide, ou ça transforme, ou ça fait évoluer.

 

Je n'arrive pas à me désintéresser de cet étrange héritage des différentes espèces de postcommunistes, précommunistes. Les partageux sont en mauvaise posture. Je ne peux pas penser sans eux.

Très bon merci, à lire aussi sur médiapart: "Contre toute attente, la crise tue onfray"

C'est vrai Frankie, beau match sur ton fil. on a bien rigolé.

M. Onfray fait un peu comme tout le monde ici : il entend, il écoute et apprécie ensuite selon son système de références.

Nos systèmes sont devenus des outils tout à fait obsolètes car les tenants du débat public retournent leur veste bien plus vite que ne le voudrait l'usure de leurs propos.

Il est rigoureusement impossible en ce moment de "soutenir" qui que ce soit en vertu de convictions dans le champ politique. Les lignes bougent tout le temps, comme pour le combat d'antan. Sans compter, pour actualiser un peu, les drones et les scuds envoyés par les uns et les autres. Et les piteuses manoeuvres de récupération exécutées en fonction de calculs hasardeux sur la radicalisation des déçus.

Que reproche-t-on ici en fait à M. Onfray ? De ne pas continuer à soutenir M. Mélenchon. Gravissime. Et imprudent.

Mais tout cela est pour le plus grand bien des détracteurs : on voit bien sur ce site que chaque titre contenant "Onfray" fait du chiffre. C'est déjà ça.

Bonjour Dianne,

si je puis me permettre, je crois que Antoine ne soutient pas Mélenchon, non plus.

 

Je crois que ce qu'il repproche à Onfray dans son billet, c'est de prétendre à une radicalité contre les valeurs installées, tout en défendant Montebourg. Eh oui, on trouve des libertaires pour soutenir la gauche du PS. C'est un peu difficile à accepter, pour cette partie de la population que représente Antoine qui, je crois, pense qu'on ne peut pas faire confiance à ce type de camps.

 

Je crois qu'Antoine est un type qui réfléchit, et n'est pas facilement emballé par un élan. Je m'étonne qu'il perde son temps au sujet des polémistes lourdeaux comme M.O.

Oh vous savez, nous sommes tous des polémistes lourdauds...

Mais je m'amuse beaucoup de cette utilisation de M.O. : le dézinguer d'une manière ou d'une autre est l'assurance de faire du chiffre. Ce qui on en conviendra est plus ludique que de se tortiller autour de la notion de "lancement réussi de la fusée Hollande" ! On doit ici remercier Antoine. Sourire

Comme souvent il y a des remerciements qu'on se demande comment prendre ! Mais après tout si mes écrits sont divertissants...C'est mieux que rien !

Je reprends le fil des commentaires et n'ai rien à rajouter à ce que dit Bernard sur ma position. Merci de sa compréhension. Sur le temps que je perdrais à suivre un M Onfray : cela se discute en effet mais, pour moi MO, est plus que l'individu, il est un schéma intellectuel baroque (sectarisme + opportunisme) et paradoxal (la négation de la rigueur intellectuelle par un intellectuel). A ce titre il m'intéresse comme symptôme individuel d'une généralité ! J'arrête-là, j'ai l'impression d'onfrayer...

Personnelement, j'espère que vous ne m'en voudrez pas, mais je préfère nettement Dalida.

Oui, Dalida c'est autrement plus cohérent ... tout en étant plus ludique pour parler comme Dianne !

Clin d'oeil

Il va falloir que je me décide à lire quelque chose d'Onfray, pour pouvoir le citer d'un air grave et entendu.

 

Ou au moins que je fasse semblant de l'avoir lu. Quelqu'un ne pourrait pas me signaler (a) ses propos les plus intéressants, (b) ses pires sottises ? Merci.

Cher Melchior, curieusement, je ne saurais citer un propos plus intéressant ou une pire sottise. C'est plutôt sa musique, son état mental, son mouvement qui m'ont repoussé.

 

J'ai lu 7 livres de M.O. (ça doit faire peut-être un dixième de son oeuvre). Je les ai lu avec une féroce envie de les aimer. Toutes ces références communes (Nietsche, Deleuze, Jankélévitch). Et chaque fois, j'étais dépité.

 

Au départ, je disais, il y a des trucs intéressants, mais quel style épouvantable. Ce qu'il peut être lourd. Puis c'est devenu impossible.

J'ai supporté davantage:

- L'antimanuel de Philosophie

- La politique du rebelle

- Cynismes

- Le ventre des philosophes

J'ai rejeté:

- La sculpture de soi

- Traité d'athéologie.

 

(entre nous, il y a sûrement des philosophes bien plus fort que ça que tu aimerais lire)

Bon après-midi

Si je comprends bien, son principal intérêt est de faire couiner assez fort les lacano-badiousiens, ce qui est toujours rigolo à entendre. A part ça...

voilà

Clin d'oeil

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