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May

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Le gentil Poutou et le méchant Mélenchon, deux candidats face aux médias

Jacques Fortin nous donne à lire la réaction de Bruno Roger-Petit, dans le Nouvel Obs, face au traquenard médiatique qui a été tendu au candidat du NPA : Dîner de cons chez Ruquier

 

Nous lisons par ailleurs la violente réaction de Jean-Luc Mélenchon envers des journalistes des Inrocks : Mélenchon furax d'être vu avec Hortefeux

 

De quoi nous interroger sur la meilleure façon d'être (de ne pas être ?) sous les feux (lumière ou tir ?) des médias quand on se réclame de la gauche de gauche !

 

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Tous les commentaires

 ?

?!

???

De mal en pis.

 

 

Meuh Meuh Bouton d'Or, la vvvvache ! - intérim de Melchior

Pour parler l'Onfray-pour-candidat-ouvrier-n'ayant-pas-son-bac, ces deux vaches, cela n'aura échappé à personne, sont une allégorie !!!!!

Je pense qu´au contraire sa présence sera bénéfique . Ce ne sont pas les journalistes qui votent NPA , ni même les érudits que vous parraissez représenter.

Ce sont des gens comme lui , qui peut être n´ont pas le talent de l´expression ni de la logique politique , mais le talent de la représentation de ceux qu´on oblige a se taire et a supporter....

Je crois que Laurent Ruquier pense comme moi...Merci a son courage , et mort aux cons...

La meilleure façon quand on est de la gauche de la gauche , c'est d'être soi-même et peut-être de ne pas se présenter.

P Poutou n'a pas l'impression de se renier en se présentant et surtout en représentant le NPA. Il a un positionnement dans son parti et une pratique militante qui ont leur cohérence et qui en soi "passent", ou plutôt "devraient passer", dans une campagne comme celle-là. Je dis "en soi" et "devraient..." car je crois qu'il manque deux choses à cette campagne : une préparation spécifique au (mal)traitement médiatique à subir et une ligne politique qui, malgré le refus du Front de Gauche, garde le cap de l'unité à la gauche du PS sur le terrain proprement politique. Pas seulement sur le front social.

L'unité a gauche de la "gauche de gouvernement" ? sans aucun doute ! Le probléme, c'est le périmétre flottant de la "gauche de gouvernement". D'autant plus quand elle ne gouverne pas (parce que quand elle est "aux affaire", là plus de plaisanteries ou d'ambiguité) Il me semble (à en discuter autour de moi) que cela ne peut se limiter a une participation ministérielle, mais aussi a la participation à une majorité parlementaire. Or c'est bien ce qui apparait avec nos ex futurs "partenaires" du front de gauche (qui sont pour le moment en train de négocier dees places aux législatives avec le ps

On peut être unitaires et refuser une unité qui brouille les enjeux. De ce point de vue il n'y avait aucune possibilité, pour cette présidentielle, de faire alliance avec le FdG qui garde deux fers au feu pour échapper à ses contradictions internes : entre ceux qui veulent "partager un programme" avec le PS (PCF) et ceux qui sont plus hésitants et finiront peut-être par ne pas y aller (les autres dans le FdG).

 

Il y a, pour reprendre votre formule, flottement et rien n'est sûr de ce qui adviendra après les élections de l'an prochain. Mais il n'y a aucune raison de laisser accaparer la question de l'unité par ceux qui ne la conçoivent que parée de toutes les ambiguïtés, elles-mêmes mères de toutes les tractations et de bien des reniements. On peut, on doit pouvoir, maintenir l'exigence d'unité malgré son impossibilité immédiate : seulement parce qu'elle correspond à ce que beaucoup de travailleurs pensent nécessaire pour battre Sarkozy. Il suffit d'éviter l'unitarisme et d'assumer que les conditions de l'unité ne sont pas actuellement réunies. Cela n'enlève rien à l'inconfort de la situation du NPA mais préserve les chances d'être audible quand les choses se décanteront...probablement assez vite !

Bonjour Marc Tertre,

Tu écris « quand elle ne gouverne pas »

Mais elle l'est déjà aux affaires, la « gauche de gouvernement » française, le PS et ses alliés EELV et Front de Gauche. Elle l'est dans 20 conseils régionaux, 56 conseils généraux et dans la plupart des grandes villes de France où elle gère les intérêts de la bourgeoisie locale. Elle y « sous-traite », pour reprendre l'expression de Christine Poupin lors des élections européennes, la politique que le PSE (le parti socialiste européen) vote au Parlement européen (à 95 % des directives européennes de dérèglementation et de privatisation avec la droite européenne, comme l'avait démontré Raoul-Marc Jennar, ex-tête de liste du NPA aux européennes dans le Grand Su-Est).

Les « révolutionnaires dans les urnes » du PCF et du PG, à part celles et ceux du conseil régional du Limousin, qui se sont abstenus (Stéphane Lajaumont, du NPA, a voté contre, le seul) et Armand Creus, conseiller régional GU de Rhône-Alpes qui s'est aussi abstenu, ont voté les budfgets sociaux libéraux 2011 dans toutes les collectivités territoriales dirigés par le PS, et s'apprêtent à le refaire pour les budgets 2012, en cours de préparation actuellement. Et tous ces budgets incluent dans leur prévisionnel de dépenses le poste « désendettement » auprès des banquiers, dont 30 % des prêts qu'ils ont consentis aux collectivités territoriales sont des emprunts pourris.

Je pourrais aussi développer cela en détail sur l'exemple de la LGV (ligne à grande vitesse) Toulouse-Paris via Poitiers qui concernent 7 Régions, une trentaine de Départements et un millier de communes petites et grandes, qui consiste à financer à hauteur de 75 milliards d'ici 2015 une ligne privée ferroviaire donnée pour 60 ans en concession aux capitalistes de Vinci, projet socialement injuste (4 à 5 % de la population, des cadres et grands bourgeois en seront les seuls utilisateurs) et écologiquement désastreux (des milliers d'hectares de terres agricoles et de forêts seront anéantis). Dans toutes les collectivités territoriales dirigées par le PS (sauf dans le Limousin, mais pas partout), les élus EELV et FdG alliés au PS ont voté les crédits des études de faisabilité du projet, alors que dans la plupart d'entre elles les présidents de Régions et de Départements serrent la vis aux budgets sociaux et de personnel.

Et je pourrais développer aussi bien sûr sur le sujet des subventions et aides « aux entreprises » des pôles de compétitivité, dans le cadre des SRDE (schémas régionaux de développement économique) qui détournent chaque année des centaines de millions d'euros directement dans les trésoreries des patrons au détriment des urgences sociales (santé, logement, emploi, éducation, environnement…), mais je sais que je prêche un convaincu.

Oui, je sais : transports gratuits pour les chômeurs votés par le conseil régional de gauche Ile-de-France en 2009, régie municipale de transports gratuits à Aubagne, dirigé par le PCF Fontaine, et quelques autres, mais ce sont là des gouttes d'eau dans l'océan de la politique sociale-libérale des collectivités territoriales de gauche.

Comment croire que EELV et le Front de Gauche agiraient demain au gouvernement national différemment de ce qu'ils font dans les gouvernements locaux ? La collaboration de classe du Front de Gauche n'est pas affaire de pronostic en cas de victoire électorale du PS à la prochaine présidentielle, c'est une affaire d'aujourd'hui.

C'est là l'impasse de mes camarades de la Gauche anticapitaliste du NPA de lancer des appels à l'« unité des antilibéraux et des anticapitalistes », pour le coup des appels incantatoires, à des gestionnaires au quotidien FdG des affaires des bourgeois locaux.

Bien à toi.

Jz voulais dire que quand on est contre le système des présidentielles , on ne s'y présente pas et on essaie d'exister autrement

on ne peut pas être dedans et dehors à la fois , les idées il ya d'autres moyens en particulier , les réseux sociaux , dénoncer, montrer les ouvriers en grève, les luttes etc et ça je trouve , intervenir partout . Moi, les jeunes que je connais , il regarde très peu les infos ou les émissions politiques à la télé , mais pourtant , ils se tiennent au courant .

Nous divergeons et je reste sur l'idée que ni ce que vous proposez ni ce que je propose ne peut se prévaloir d'être la bonne réponse aux défis que nous avons à relever. Ce que vous dites des réseaux sociaux est intéressant et est probablement un facteur de la relance de la contestation. Je ne vois pas que cela soit LA réponse. Les Indignés en France restent pour l'heure peu nombreux. Et là où ils sont plus nombreux, ils ont encore à entraîner les larges masses de la société. Il est bien possible qu'ils y arrivent mais je crois que cela passera par un "métissage" avec ce que la gauche de contestation a dans ses bagages stratégiques. Le métissage dont je parle touchera probablement aussi celle-ci. C'est pourquoi le NPA et d'autres soutiennent les Indignés en évitant la condescendance de ceux qui en ont vu d'autres, etc.

Je ne parlais pas spécialement des Indignés mais bon . je parlais de ce qui ne sont pas encore indignés c'est cela qu'il faut convaincre et peut-être pas en leur parlant de Trotsky etc parce que Trosky, ils s'en foutent .

OK pour éviter de troskiser même s'il n'est pas inutile de connaître Trotsky. Comme Marx, Proudhon, etc. Précision : le NPA n'est pas trotskiste quoi qu'en disent les journalistes et peut-être certains militants de la nouvelle majorité du NPA ! Je reste pour ma part sur les textes de fondation où l'on lit "Nous voulons que le NPA fasse vivre le meilleur de l'héritage de celles et ceux qui ont affronté le système depuis deux siècles, celui de la lutte des classes, des traditions socialistes, communistes, libertaires, révolutionnaires." (Principes fondateurs du Nouveau Parti Anticapitaliste adoptés par le congrès)

Il vous faut changer de vocabulaire quand vous dites communistes, socialistes , libertaires, révolutionnaires personne ne comprend ; parce que ces mots font peur , ils renvoient au passé et donne une idée fausse de votre programme . C'est dommage

Antoine !!

Pourquoi commencer par je comprends ce que vous voulez dire.

Alors qu'il l'a clairement et parfaitement dit.

Tu donnes à entendre qu'il ne l'a pas dit, qu'il ne sait pas le dire, alors que c'est faux. C'est une intro condescendante, et disqualifiante. C'est de la langue de bois.

 

Très d'accord, cependant avec ton analyse de la guerre médiatique.

Salut Bernard,

 

Je ne fais que reprendre la formule de mon interlocuteur (trice ?) "Je voulais dire que...". Et là où tu vois condescendance, je prends humblement acte que ce qui vient d'être dit n'est déjà plus pareil que ce qui était dans le commentaire précédent : le peut-être a disparu et Belange a raison de relancer par son "je voulais dire" car il-elle dit désormais qu'il y a incompatibilité, un point c'est tout, entre être dedans et être dehors.A partir de ma meilleure compréhension, je réajuste ma réponse...

entendu

 

Je continue à être d'accord avec le fait que l'usage des média est un sportt de combat. (il faut notamment retourner les armes des clown-snipers contre eux-mêmes.)

C'est pas grave

NPA et les présidentielles :

Ne Pas (y) Aller (aux émissions à la con)...

Astucieux et avec du fond. Mais, à mon avis, il y a moyen d'aller chez Ruquier en le "désactivant-dégoupillant", lui mais aussi ses comparses-compères/commères.

Pas facile...

Ces médiacrates sont rompus aux techniques d'interruption, de déstabilisation et de harcèlement.

Ils se partagent les rôles pour le feu croisé des questions les plus saugrenues.

C'est pas pour rien qu'on les surnomme les "snipers"...

Pensez-vous qu'il faudrait s'entraîner, avec des sparring partners, des caméras, des analyses de l'efficacité dialectique ?

Comme je l'ai dit juste avant, le problème de la campagne Poutou est plus politique que médiatique. Mais tout comme je refuse que l'on réduise la question politique, je ne pense pas qu'il faille "réduire" la question médiatique : il doit donc y avoir un travail de préparation méthodique à faire sur ce terrain sur la base d'une connaissance fine des codes les plus fins mais aussi les plus grossiers qui travaillent les médias. Mais je reste sur la primauté du politique.

Mon sentiment est très très proche du votre.

Je ne crois pas que le souci de Philippe Poutou soit de gérer le fait de présenter un révolutionnaire aux présidentielles. Je crois qu'il ne doit jamais tomber dans ce piège. Il me semble que cette présence des ouvriers et de leur réalité a son importance, puis amener une présence critique des solutions avancées par les autres candidats. Mais surtout porter des aspirations, une conscience et les mettre face à ses contradicteurs.

 

Notre seule possibilité dans notre relation aux institutions n'est pas d'en partager l'occupation pour dire qu'on est là, mais de porter la lutte dans toutes les instances dont la société dispose.

Indépendamment du constat qu'il y a eu un grossier trucage dans l'émission de Ruquier qui voulait se farcir un ouvrier-candidat, je suis d'accord avec vous : P Poutou et ceux qui ont soutenu sa candidature prêtent le flanc à subir des agressions de ce type mais aussi des critiques politiquement sensées. Le discours anticapitaliste exclusivement centré sur la nécessité de développer des luttes pour arriver à la révolution se décrédibilise, en particulier dans ces temps de difficile résistance au quotidien des travailleurs. Et sans que Ruquier et sa bande y soient pour quelque chose. Eux ils viennent simplement charogner !

 

Je vous suis aussi quand vous dites qu'il faut donner à voir et à entendre les difficultés des ouvriers mais je crois qu'on le fait d'autant mieux qu'on fait vraiment de la politique en commençant par se poser la question de l'efficacité de ce qu'on propose : quoi qu'on pense du Front de Gauche, on ne peut pas faire l'impasse sur son existence et sur l'idée qui trotte dans la tête de pas mal de travailleurs qu'après tout l'unité de toute la gauche radicale pourrait être un bon outil pour virer Sarko et ses social-killers sans se donner à la gauche de droite. Même s'il faudra voter pour elle au second tour pour finir le nettoyage.

 

Que l'unité avec le Front de Gauche ne soit pas possible parce que précisément il ne veut pas rompre politiquement avec le PS ne signifie pas que l'on doive renoncer à maintenir que l'unité est une clé de l'efficacité politque et que voter pour le NPA à cette présidentielle c'est booster une option qui est prête à tout moment à l'unité dans la clarté :c'est-à-dire prête à rester indépendante du PS quitte à voter, si on a des élus, tout ce qui va dans le sens de l'intérêt des travailleurs. Mais aussi prête à mener la critique et la bagarre contre toute mesure socialiste de droite comme celles prises à partir de 1983.

 

Tout ce pan politique, autour de la nécessité de l'unité malgré son impossibilité actuelle, est absent du discours de P Poutou et cette absence n'a d'autre effet que de faire apparaître le NPA comme antiunitaire, sectaire et/ou irréaliste. Je suis de ceux qui veulent réorienter le NPA.

Bien d'accord avec vous mais l'affaire est loin d'être simple à régler. Le NPA, suite à l'épisode vauclusien, a mené, exception sur le champ politique français, un débat poussé qui confirme son positionnement en faveur de la laïcité et du féminisme tout en refusant l'ostracisme islamophobe. Sur la question du voile le débat a avancé mais demande à être poursuivi.

 

Dommage que P Poutou ait laissé dire chez Ruquier des contre-vérités sur la position du NPA sur le sujet.

 

Voir ci-dessous :

Motions laïcité, féminisme, religion, antiracisme votées par le congrès

Religion, féminisme, laïcité....1er rapport

Religion, féminisme, laïcité....2ème rapport

Religion, féminisme, laïcité....3ème rapport

Religion, féminisme, laïcité....4ème rapport

 

L'établishment nous prépare très en avance un affrontement particulièrement binaire pour les prochaines présidentielles: Hollande le gentil, Sarko le méchant (et dans un monde méchant ......) pour le plus grand bénéfice du maintien du statu quo.

Je ne demanderai qu'une chose à ceux que le système va désigner comme figurants : qu'ils soient audibles, déterminés, convaincants, qu'ils ne se tirent pas la bourre entre eux........ça commence à Mélenchon, ça finit à Poutou.

 

On ne peut qu'être d'accord avec vous mais cela laisse entière la question du comment être audibles dans et contre les médias. Cela complique la problématique du dedans/dehors (aller aux élections alors qu'on est antiélectoralistes) évoquée plus haut. Pour cela il faut en effet déjà être, comme vous dites, déterminés et convaincants, ce que P Poutou a à travailler mais j'ai dit plus haut que, pour moi, cela devrait passer par une réorientation politique qu'il sera cependant difficile de mettre en oeuvre pour cette élection. Il y a le week end prochain une réunion nationale de la tendance minoritaire du NPA (40% des délégués à la Conférence nationale de juin) pour se structurer dans ce sens.

Mais où est donc passé mon commentaire?

OK, j'ai laissé quelques coquilles ( on m'a interrompue devant mon ordi et j'ai terminé en catastrophe), mais cela ne méritait sans doute pas qu'il soit éliminé!

J'imagine mal que Mediapart "jette" des commentaires, même à "coquilles" ! Vous avez dû faire une mauvaise manoeuvre. Renvoyez ...si vous avez encore le texte!

Où en sont les débats du NPA sur les sex toys ? Philippe Poutou a-t-il pris position ?

Le NPA a voulu le rajeunissement, il l'a eu mais, jeune, ce n'est pas une orientation politique, l'impact du discours de Besancenot est réel et a donnéu ne envie de politique et pas seulement aux jeunes.

Cependant pour dégager une génération politique il y faut des expériences de luttes, c'est ce dont avait bénéficié la LCR avec Mai 68 et ce qui a manqué au NPA. Si le Front de gauche parvenait à être une sorte de PSU ce serait déjà bien et ce serait un pôle attractif à condition de ne pas faire dans le sectaire .
Une organisation qui se développe aujourd'hui comprendra dans son sein des femmes voilées mais il y a un pas à ne pas franchir entre présenter une femme voilée et de la présenter en plus comme féministe. Pourquoi vouloir caser tout le programme sur une candidate? Le profil de bien des candidats du NPA n'est pas très féminisme.

Je ne crois pas que l'on puisse être féministe et voilée ou alors il faut qu'on m'explique que c'est uniquement un signe identitaire. Même ainsi ce n'est pas n'importe quel signe, celui d'un ordre où les femmes doivent dissimuler les cheveux et les oreilles pour des raisons religieuses qui soutiennent un ordre fait pour le sexe masculin. Quand des maris ou des pères contraignent leur femme ou leur fille à se voiler c'est l'exact contraire du féminisme.

Pour revenir sur l'éternel débat réformisme ou révolution je pense qu'actuellement c'est un truc nul et non avenu.

Si la révolution arrive on la verra, et le NPA en premier lieu, c'est le genre de truc qui ne se fait pas en catimini mais dans le tumulte comme dirait Mélechon.

Mais aujourd'hui mettre des barrières partout au nom de la problématique révolutionnaire, c'est très négatif.

Dans le syndicalisme on ne fait que du réformisme à la petite semaine, cependant maintenir la défense, la cohésion, et une force ouvrière organisée c'est important. Au nom d'une pureté révolutionnaire, il serait totalement absurde de dire on ne répond pas aux attaques sur la Sécu, parceque c'est du réformisme, oui certes.

Sans oublier que ceux qui se proclament "revolutionnaires" n'ont pas de projet de société alternatif. Le mouvement se prouve en marchant et pas en restant immobile en attendant d'avoir une démarche parfaite.

Le développement d'une organisation comme le NPA, vu l'importance qu'il accorde aux luttes, devient difficile quand les luttes sont à la peine comme en ce moment. Mais le NPA, s'il veut passer l'orage, doit maintenir la double exigence de l'unité et de la clarté politique envers le PS. Actuellement il ne retient que la seconde. Un rétablissement de l'équilibre s'impose même s'il faudra avoir passé la séquence électorale de 2012 pour espérer en récolter les fruits politiques.

 

Sur le FdG, l'histoire du PSU ne se répètera probablement pas : un positionnement à la PSU ne me semble pas viable, le contexte est trop différent et l'alternative qui se posera probablement très vite au FdG sera celui de s'intégrer à une majorité sous domination PS ou basculer vers une unité de la gauche de rupture avec le NPA. A mon avis, le FdG est appelé à éclater entre une direction du PC prête à beaucoup pour rééditer l'Union de la Gauche et d'autres composantes du FdG qui s'y refuseront. Tout cela reste bien sûr à vérifier !

 

Sur la révolution : elle se prépare mais au plus près du concret des situations de la population. Quand les syndicats s'échinent à faire tourner en rond les mobilisations sur les retraites jusqu'à en épuiser les potentialités de faire reculer le pouvoir, il y a mieux à faire qu'à dire que c'est l'affaire des syndicats (Mélenchon). Cette façon de faire qui opère une distinction entre syndicalisme et politique crée la situation confortable pour les électoralistes de n'avoir pas à se coltiner pendant les élections des mobilisations qui cherchent à aller au bout et de décréter que la solution est de toute évidence dans les seules élections et les délégations de pouvoir qu'elles induisent. Vous remarquerez que le FdG qui a adopté cette position pendant les retraites est en train de faire un petit virage qui cependant ne change rien au fond : par la création du FdG des luttes sous la houlette de l'ex-dirigeant cheminot de la CGT Didier le Reste, il déplore (!) que le syndical ait été trop scindé du politique. Belle découverte bien tardive mais pour, au bout du compte, subordonner le social au politique, à la politique à froid du FdG.

 

Sur le voile, je conteste la contradiction que vous voyez entre son port et une revendication de féminisme par une femme voilée (1) : vous me semblez là particulièrement eurocentrée et ne tenez pas compte que les processus d'émancipation des femmes ne suivent pas les modèles et les rythmes qui ont prévalu en Europe. Par ailleurs vous ne tenez aucun compte de ce que les sémiologues ont mis en évidence depuis bien longtemps à savoir que les signes, y compris religieux, sont soumis à des processus de décodages et réencodages qui impliquent d'éviter qu'on les essentialise, fige et ahistoricise. Je me permets de vous renvoyer aux liens suivants qui développent ce point :

Trente paradoxes

E Badinter, J Baubérot et le retour de la question laïque par temps de forcing islamophobe et "féministe" du lepénisme

Prix Nobel de la paix : l'occasion de ne plus couper en quatre les cheveux des femmes ?

Il existe déjà un code de la laïcité (par Christine Delphy)

 

(1) il n'y a aucune raison de ne pas croire la candidate enfoulardée (pas voilée, mais même voilée cela n'aurait rien changé au fond !) du NPA du Vaucluse quand elle se revendiquait du féminisme : elle a assumé sans problème sa défense du droit à l'avortement, à l'égalité des femmes et des hommes, son refus de l'homophobie, etc. Il y a un constat à faire : elle a démontré que ce qu'elle portait sur sa tête (et dans sa tête) ne l'empêchait pas d'être une féministe en acte et dans l'action. Pour le déplaisir des intégristes islamistes mais aussi pour la grande confusion des féministes essentialistes ! Contester ceci c'est faire fi de la parole d'une femme et relève pour le coup de l'antiféminisme !

Mes sources au NPA m'ont indiqué que le voile n'est plus d'actualité, contrairement aux sex toys.

Mais ne peut-on cumuler voile et sex toys du moment qu'on est pas candidat(e) NPA à des élections ?

Pour moi , cette jeune femme féministe portait un foulard , elle montrait son identité communautaire et moi je suis contre tout communitarisme et c'est ça qui m'a géné et non sa religion .

Dans une logique féministe il me semble que la première chose à faire c'est de prendre en considération la parole d'une femme et son action : sous ces deux critères la jeune Ilham n'a pas à être suspectée de communautarisme. Il y a malheureusement un féminisme qui parle au lieu des femmes et qui les fait parler ! Je ne reconnais plus le féminisme des années 60. Je veux bien que le temps passe et qu'on doive faire des adaptations. Nous sommes, pour certains courants féministes, bien au-delà de ces réajustements nécessaires et dans l'eurocentrisme le plus plat sous couvert d'universalisme : il s'agit d'un universalisme autocentré !

Non content par ailleurs de parler au lieu de certaines femmes et en fait contre elles, ce féminisme-là fait parler les signes en leur assignant un sens univoque et fixe. Contre tout ce que la sémiologie met en évidence sur la transformabilité et la reconstruction des sens.Comme s'il fallait que le rouge à lèvres sursignifié par les prostituées fasse décréter que c'est un signe de LA prostitution !

Je ne connais pas cette dame donc je ne sais pas ,ce que j'ai vu c'est son image et pour moi l'image qu'elle renvoyait c'était celle d'une femme qui était là pour défendre sa communauté , c'est tout . Le foulard ce n'est pas du rouge à lèvres c'est un symbole religieux .

C'est quand même curieux d'en rester à l'image comme si une image parlait d'elle-même! C'est vraiment trop simple surtout quand il y a une personne, sa parole et son action ! Il y a dans ce que vous dites un réductionnisme assez étonnant car, religieux ou pas, un signe est un signe et aucun n'échappe aux resignifications ! Ce serait assez extraordinaire, alors que l'on critique le religieux, de tomber dans ce que le religieux a tendance à avoir de plus inadmissible : son fixisme qui se décline en dogmatisme et essentialisme ! Cette façon "féministe" de voir en miroir inversé du religieux est très dangereuse pour le féminisme, en tout cas celui qui conserve sa sensibilité aux paroles des femmes. Il devient paradoxalement un féminisme contre les femmes. Cela mène certain-e-s à aller vers la droite (Ni Putes Ni Soumises), voire à l'exrtrême droite (Anne Zélinsky). Je ne parle bien évidemment pas de vous et de bien d'autres qui ne radicalisent pas ce rapport aux images qui devient un non rapport aux femmes réellement existantes avec leurs contradictions et leur complexité : si dans les années 60 les féministes avaient procédé par labellisation a priori "féministes/antiféministes", elles auraient scié la branche où elles étaient. Elles n'auraient gagné à leur cause que les déjà convaincues. Sans préjudice de leur radicalité elles étaient à l'écoute des femmes (cf les groupes de paroles) qui, par exemple, restaient avec des maris qui les dominaient mais cherchaient leur autonomie ou leur indépendance, etc.

oui je suis d'accord sauf qu'en France, le voile n'est pas obligatoire et que si ,on le met en tant qu'élue ou candidate,ça a une signification . Pour la loi contre le niqab, je suis contre , je trouve c'est une double peine pour les femmes .

Tout le problème c'est "quelle signification" cela a et le plus simple, y compris politiquement, c'est de laisser les femmes décider de ce sens. Quitte à voir, dans le cas d'une candidate, la cohérence avec son engagement. Chez llham du Vaucluse, aucun doute n'était possible. Ce qu'il faut refuser ce sont les aprioris pseudoféministes qui mettent une chape de significations sur celles que portent ces femmes. Ces aprioris deviennent normatifs : LE voile c'est ça, un point c'est tout. Comme si on disait LA minijupe c'est ça, un point c'est tout ! Il faut certes éviter le relativisme mais sans pour autant tomber dans le "normativisme". L'affaire n'est certes pas simple mais politiquement il faut partir de la parole des femmes sur elles-mêmes. Si on renonce à cela on nage en plein substitutisme : on finit par savoir toujours mieux que les autres ce que ces autres sont. C'est intenable. Personnellement j'accepte de critiquer le port du voile dans sa signification historique d'oppression des femmes tout en sachant qu'il y a toujours eu de la servitude volontaire. Mais face aux femmes que nous avons devant nous et qui nous disent par exemple, je porte le voile ou le foulard mais je défends les droits des femmes à l'avortement, à la contraception, au refus de l'imposition du voile, etc. je n'ai pas à dégainer ma théorie de la servitude volontaire. D'autant qu'elle pourrait aisément m'être retournée par rapport à mon acceptation de l'insidieuse modernité qui marchandise le corps des femmes à coup d'incitations plus ou moins intériorisées à être séductrices, belles, etc...Je connais des militantes féministes et anticapitalistes portant minijupes et force maquillage qui n'aimeraient pas s'entendre dire qu'elles "signifient" le capitalisme et font le jeu de la prostitution !

On ne peut pas penser quelque chose et véhiculer autre chose , on ne peut pas être en dedans et en dehors ,c'est comme si on avait une double pensée et ça n'aide pas les femmes qui veulent s'en sortir dans les pays où le port du voile est obligatoire.

Les personnes ne sont pas univoques et c'est à la complexité, voire aux contradictions des personnes que l'on doit politiquement se confronter. Cette autre chose qu'une femme voilée exprime est à saisir dans la signification qu'elle lui donne pas celle que vous lui donnez depuis votrte extériorité à sa culture. Si on prend le cas de Ilham du Vaucluse, cette autre chose de son foulard n'était pas conçue par elle comme un signe dominant les autres signes de son engagement politique. Pourquoi décrèteriez-vous que le premier signe invalide les autres ou en tout cas les domine. Vous laissez parler là votre point de vue et votre culture, or ceux-ci n'ont pas plus de valeur politique (objective!) que celle que cette personne assigne aux siens : il vous suffit de constater l'engagement de cette femme sur l'avortement qui est en contradiction avec ce que l'islam officiel préconise pour voir signifier qu'elle est politiquement en rupture avec celui-ci et non dans la fidélité au sens officiel que vous voyez en elle. Vous imaginez un seul instant le courage qu'il faut à une telle femme pour aller défendre l'avortement contre les écrits officiels? Ce que vous faites en fait c'est que, contre ce premier mouvement de prise de distance du dogme religieux par cette femme, vous la renvoyez au dogme ! Sacré paradoxe, non, à l'arrivée ?

Quant au port de la mini-jupe , c'est plutôt le symbole de la libération du corps de la femme et de son émancipation comme le bikini . Ceux qui y voit le symbole de la prostitution ne sont donc pas pour l'émancipation de la femme mais contre

En présence de DSK et à proximité de toilettes je ne le ferais qu'étant de sexe masculin et porteur d'un kilt.

C'est une prise de risque

Il s'entraine dans des salles de gym, le malin.

Celle qui ne me ferait pas peur, c'est son successeur à la tête du FMI.

tout ce qui est au FMI, me fait peur

Là vous êtes sidérante, mais tout compte fait vous fonctionnez à l'univocité depuis le début : un signe = un sens. Il n'est pas question de voir la prostitution dans la minijupe. Je suis contre tous les unilatéralismes. Il faut simplement constater qu'un signe prend du sens en contexte : contexte personnel, social, etc. Arrêtez de fonctionner aux aprioris simplificateurs. la vie est autrement plus complexe que ce que vous en dites. La minijupe a en effet correspondu à une étape de la libération des femmes contre la norme et la provocation du dénudement assumait de flirter avec ce que la prostitution porte depuis longtemps. Mais le capitalisme sait très bien récupérer par marchandisation ce qui s'oppose à lui et sait donc travailler le dévoilement et l'exposition du corps des femmes à la concupiscence (!) masculine. Mais la question essentielle est ce qu'une femme a envie de faire de son corps même si cela passe par assumer à sa façon ce que le capitalisme fait du corps des femmes ! On retombe toujours sur le droit à la parole des femmes, leur droit à se définir par elles-mêmes. Vous ne tenez pas compte de cela.

"La parole des femmes" vaut-elle systématiquement plus que celle des hommes, selon vous ?

Non, elle vaut par rapport à elle-même et contre ce qu'on veut lui imposer comme étant elle.

Donc quand l'ex LCR dissout une section pour refus de faire de faux témoignages en justice contre un adhérent homme soi-disant pour aider une adhérente femme à le faire traduire en justice, elle se comporte en organisation atrotskyste ?

N'ayant aucune connaissance de cette affaire, je ne peux rien répondre. Quant aux critères "trotskyste/atrotskyste", ils ne sont pas les miens.

Antoine je ne sais pas si l'on est univoque mais je voudrais que vous m'expliquiez comment et quand une religion a été et est féministe. Je conçois qu'une femme puisse se présenter voilée et qu'elle défende une politique comme des hommes pas forcément très féministes sont candidats.

Entre le foulard et le féminisme je vois une petite contradiction, ceci dit sans vouloir imposer la façon d'être féminisme à d'autres femmes qui peuvent trouver d'autres voies que le mouvement féministe occidental.

Comparer la mini jupe et le foulard c'est oublier un peu vite le rôle des religions dans l'oppression des femmes et quand vous parlez du droit des femmes à se définir elles-mêmes vous faites semblant d'ignorer certains conditionnements parmi lesquels le religieux est un de ceux qui pèsent le plus.

Je comprend que la jeune femme du Vaucluse se veuille représentative de populations discriminées pour leur histoire néo coloniale, pour leurs situation sociale actuelle et qu'elle dise avec le NPA on existe, on réclame l'égalité, on réclame des droits.

Qu'elle assume et revendique ce qu'elle ait ce n'est pas le problème mais on ne peut pas ignorer que le port du foulard ne soit toujours libre et qu'il a une signification qui n'a rien à voir avec les histoires de mini jupe. Personnellement ça me rappelle les "mentilles" catholiques qui faisaient partie d'une sorte de dressage des jeunes filles au maintien qu'il faut avoir dans une église alors qu'on ne demandait rien de cette sorte aux hommes.

Si le frère de cette candidate s'était présenté il n'aurait porté aucun signe distinctif religieux, il avait juste un nom et un discours qui l'aurait connoté jeune des cités.

Arrêtez avec le capitalisme et la concupiscence masculine ! lisez Annie Ernaux et vous comprendrez mieux comment se joue la définition des femmes par elles-mêmes et ce que ça demande de s'extraire du regard des mecs, de la société, des autres femmes (la femme gelée) C'est compliqué, et c'est sans doute plus compliqué encore pour les femmes ayant une histoire post coloniale. De quoi est-il le plus urgent de se libérer ? Ce n'est pas à nous à répondre à cette question. Moi je respecte totalement cette candidature et ça ne m'empêche pas de dire comment je la voie.

Ah le féminisme c'est compliqué et je constate que les hommes ont du mal avec!

 

Quand à une élection ,on se présente sous l'étiquette d'un parti , on ne défend une parole de femme ou d'homme d'ailleurs .

C'est justement ce qu'Ilham a fait. Elle a défendu l'intégralité du programme du NPA féministe, laïque et anticapitaliste. Toutes choses en discordance avec l'orthodoxie islamiste. Elle a bien dit que son "voile" n'entrait nullement en ligne de compte. Ce sont des féministes et des laïques aux conceptions des plus restrictives et bien dans l'air du temps islamophobe (cf 11S, bushisme + sarkozysme...) qui ont tout centré sur ce qu'elle neutralisait. Ce procédé en dit long sur ces autoproclamés défenseurs des femmes.

J'aurais aimé savoir alors pourquoi elle portait un foulard, ça m'aurais aidé à la comprendre .

Nous tournons en rond. Elle portait un foulard parce que c'était son problème. Le nôtre, outre une conception strictement féministe du droit d'une femme à dire ce qu'elle est, une conception dialectique et fondée en sémiologie de l'interprétation des signes et enfin une approche politique du programme défendu, aurait dû être de ne pas céder aux facilités sectaires et dogmatiques propagées par l'idéologie dominante.

 

Tant que vous en resterez aux lectures univoques des signes et des personnes, vous ne les "comprendrez" pas (pour reprendre vos mots) et les critiques que vous pourrez toujours faire seront en porte-à-faux idéologique.

Je ne comprend pas ce que vous appelez les facilités sectaires et dogmatiques propagées par l'idéologie dominante.

Vous ne répondez pas sur le problème religieux qui est tout de m^me présent et ce n'est pas une question de laïcité sectaire, c'est de savoir ce que véhiculent les religions sur les femmes. Où avez-vous vu quelles avaient un rôle émancipateur pour les femmes?

Je suis d'accord pour ne pas imposer à cette femme le même féminisme que le mien, mais par respect pour elle j'estime devoir lui dire mon point de vue.

N'étant pas univoque, je sais que les femmes ayant une histoire néo coloniale et discriminée ont besoin de retrouver des signes d'identification, qu'elles veulent prendre leur distance avec l'idéologie de l'ancien colon.

je comprend tout cela, n'empêche que ce signe là distingue les femmes et pas les hommes et ça que vous le vouliez ou non c'est un problème. Alors se faire traiter de féministes autoproclamées par un homme, je trouve ça gonflé, j'accepterai la critique de Ilham mais pas de vous.

Même dans le féminisme les hommes sont les meilleurs connaisseurs comme partout, d'ailleurs c'est pour ça qu'ils occupent tous les terrains, ils savent distinguer le vrai féminisme, le leur, du faux autoproclamé, celui des femmes. On n'avancera donc jamais!

Répondre sur l'air du temps islamophobe c'est aussi très facile, bientôt on va être accusé d'être au FN et d'être une ardente partisane de Bush parcequ'on ose formuler un léger doute sur port du voile et le féminisme.

C'est quoi ces méthodes de débat ?

Comme vous dites , c'est son choix , je le respecte.

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