Sun.
27
May

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Fermer
 

Thématiques du blog

 

L'étêté national

En écoutant, chez elle, rue de Rivoli à Paris, Suzanne Citron définir et démolir pour Mediapart l'histoire de France telle que le pouvoir l'instrumentalise, on retrouvait le parti du mouvement jadis cher à la gauche. Comment se sont construits le roman national et les mythes afférents ? Voilà une question stimulante. L'interrogation devient injonction avec l'attelage Éric Besson-Nicolas Sarkozy, qui tente d'instaurer un memento politique à destination de citoyens sommés non pas de réfléchir à ce qui nous relie en France, mais de se plier à définir ce qui nous y sépare les uns des autres. Ce «débat sur l'identité nationale» fixe, cadenasse, photographie, à l'instar d'un sondage qui séquestre la tendance au lieu de l'élargir.

 

La droite est le parti du ficelage. Maurice Barrès en est le «dibbuk» (l'esprit malin) qui inspirait de Gaulle, hantait Mitterrand et possède Sarkozy. Ou plutôt ceux qui font parler ce malheureux président, comme à La Chapelle en Vercors (Drôme), le 12 novembre 2009: «C'est toujours au moment où l'on va les perdre que l'on mesure la signification et l'importance de ces choses indéfinissables avec lesquelles on a tellement l'habitude de vivre que l'on a l'impression qu'elles sont aussi naturelles que l'air que l'on respire (...) Si nous voulons que demain la France continue de signifier quelque chose pour nos enfants, nous devons être fiers de notre histoire et la leur apprendre. Je retiens la belle idée de créer un musée de l'histoire de France que tous les enfants des écoles iront visiter.»

 

Nicolas Sarkozy, vibrionnant modernisateur qui pensait avoir purgé la droite française de toutes ses racines antérieures à un Charles de Gaulle ouvert sur le grand large, s'enferme dans le placard à Barrès. Ce dernier confiait, selon Gide: «Qu'est-ce que j'aime dans le passé? Sa tristesse, son silence et surtout sa fixité. Ce qui bouge me gêne.» Et voilà le sixième président de la Ve République, homme de la «rupture» ne tenant pas en place, qui se retrouve, le temps du calamiteux «débat sur l'identité nationale», dans la peau de La Beauté baudelairienne décrétant: «Je hais le mouvement qui déplace les lignes.»

 

Nicolas Sarkozy est-il entraîné par la très barrésienne «ivresse de déplaire» ? «Tout avoir pour tout mépriser», se promettait l'écrivain du «Culte du Moi», de «l'énergie nationale», «jamais si heureux que dans l'exaltation», mort à Neuilly, qui entendait créer en France «ce qui nous manque depuis la Révolution» (on dit aujourd'hui Mai 68): «Une conscience nationale.» Barrès proclamait: «Une telle connaissance de la Patrie ne peut être élaborée que par une minorité, mais il faut qu'ensuite tous la reconnaissent et la suivent.»

 

Nicolas Sarkozy affirmait le 12 novembre dans le Vercors: «Ce débat est un débat noble. Il est fait pour les femmes et les hommes qui aiment leur pays, qui veulent en être fiers. Ceux qui ne veulent pas de ce débat, ceux qui en ont peur, ceux qui ont peur de parler de l’identité nationale, au fond, cette identité, ils ne la connaissent pas, sinon au lieu d’en avoir peur ils en seraient fiers. Raison de plus pour ouvrir un débat qui va leur apprendre au fond ce que c'est que l'identité nationale française.» (le texte officiel du palais de l'Élysée, ici en PDF, tronque cette phrase finale, qui devient : «Raison de plus pour ouvrir le débat, pour que chacun réfléchisse à ce que c’est l’identité nationale française.»)

 

C'est promis, la prochaine fois, Henri Guaino fera dire à Nicolas Sarkozy l'incipit ressassé de La Colline inspirée: «Il est des lieux où souffle l’esprit. Il est des lieux qui tirent l’âme de sa léthargie…» Ravalé au rang de garde-barrière du passé, des identités, des appartenances, de l'héritage des morts et de la peur des vivants trop nomades, le président de la République a ouvert la boîte de Pandore, comme en témoigne le questionnaire que son ministre de l'Identité nationale et de l'Immigration (sic!), Éric Besson, adressa aux préfets pour colloquer sur «l'identité nationale» dans les lieux mêmes où sont refusés les papiers aux étrangers qui en font la demande: «Comment éviter l'arrivée sur notre territoire d'étrangers en situation irrégulière, aux conditions de vie précaires génératrices de désordres divers (travail clandestin, délinquance) et entretenant, dans une partie de la population, la suspicion vis-à-vis de l'ensemble des étrangers?»

 

Le parti du mouvement, déjà en germe chez Héraclite («On ne se baigne jamais dans le même fleuve»), doit faire entendre aux petits douaniers des appartenances individuelles ou collectives, qu'on ne s'affiche plus désormais avec la même identité dans la même nation pour les siècles des siècles. Et parfois durant la même journée. Tout coule. Le parti du mouvement ne déterre pas les cadavres pour les brandir en exemple tout en se recroquevillant. Le parti du mouvement voit loin, comme Jean Jaurès écrivant son premier éditorial, le 18 avril 1904, dans un quotidien arborant le beau, large et accueillant titre d'Humanité: «L'Humanité n'existe pas encore, ou bien elle existe à peine...» Cet «à peine» nous nomme et nous convoque dans une foi généreuse en l'avenir, aux antipodes des convulsions hystériques à propos du passé.

 

.

Tous les commentaires

Cher Antoine Perraud,

Puisqu'en dehors du médiocre histrion vous invoquez Maurice Barrès, Charles de Gaulle et François Mitterrand, j'ai quelques questions qui me tracassent, notamment au regard de l'espèce de stalinisme anti-national qui se dégage de ce site depuis hier.

François Mitterrand faisait-il déposer chaque année (au moins pendant son premier septennat) une gerbe sur la tombe du Maréchal Pétain au nom de la République ou au nom de la Nation ? Et peut-on vraiment réduire laNation au nationalisme, comme certains tentent aujourd'hui l'almalgame entre l'Islam et l'islamisme (je sais, ça n'a rien à voir), comme ça semble être la tendance sur "Mediapart" ? Dois-je me sentir raciste de me sentir Français, notamment quand je suis à l'étranger, et ceux qui me qualifient de Français sont-ils racistes ? N'ai-je pas le droit de m'interroger parfois sur ce qu'est l'identité française, plutôt que de regarder la télévision ou de télécharger de la musique ? Mes ancêtres qui se sont battus pour la France étaient-ils racistes pour autant, auraient-ils dû considérer qu'après tout les étrangers sont des Français comme les autres et accueillir l'occupant ou le postulant occupant à bras ouverts, ou fuir à l'étranger en se disant que les Français avaient tort de croire qu'ils existaient en tant que tels ?

Sinon encore bravo de parvenir à vous intéresser encore et toujours à Nicolas Sarkozy, que je trouve pour ma part de plus en plus médiocre et ennuyeux.

Cordialement bien à vous

La spéculation, au meilleur sens du terme — intellectuel, donc —, à propos de ce qui relie, par-delà leur condition territoriale, des êtres, la réflexion au sujet d'une telle adhésion, apparaît somme toute bienvenue puisqu'elle fait place à la singularité de chacun et aux appartenances multiples, individuelles et collectives. En revanche m'apparaît fâcheuse une approche définitionnelle, restrictive, imposée d'en haut par un pouvoir déjà gros, de par ses actes, des solutions à mettre en œuvre et des conclusions à tirer au prétexte d'une prétendue «identité nationale» ayant fait le tri.

Ce n'est pas sorcier. Mais vous êtes sans doute davantage dans la vive réaction que dans la calme réflexion, ainsi qu'en témoigne votre 3618e commentaire.

Bien à vous cordialement,

Bonjour,

"la calme réflexion" d'antoine Perraud... J'adore !

Cordialement, Antoine.

@Boddivasta

 

Je lis parfois vos propos, ils me font parfois sourire, mais pas souvent, pour passer à un sujet plus sérieux, dites-moi, vous mangez quoi comme variété de chocolat ?

 

 

"ceux qui me qualifient de Français sont-ils racistes ?" (Beber-Boddhi)

Dans le sophisme, notre Beber a fait fort !

Du coup, je suis en train de me demander : ceux qui me qualifient de moi même ne sont-ils pas racistes, ne devraient-ils pas me qualifier tout simplement de être humain générique ?

Il me semble, cher Boddisatva(52?), que ce billet établit avec pertinence, dès le début, une distinction entre ce qui relève d'une interrogation intime sur ses appartenances et une injonction à juger de ce qu'il en serait, de manière générale et donc aussi pour les autres, d'une appartenance particulière dont les multiples composantes vont d'une inscription sur une pièce dite d'identité à un imaginaire collectif forgé en grande partie par l'école républicaine.

Merci, cher Antoine Perraud, de souligner le lien de cette initiative avec les consignes de chasse aux immigrés appliquées avec zèle par les préfectures.

Le placard à Barrès, une formule inoubliable, qui évoque l'Apprenti sorcier

"Le placard à Barrés..." pour moi évoque "Le placard du balai à sorcières" conte de Pierre Gripari qui terrorise dans un enchantement bizarre ma petite-fille de trois ans, au point qu'elle en redemande la lecture tout en tremblant... Telle la France de nos jours...

 

J'y vois bien l'étrange Eric Besson dans la peau du aussi étrange héros du conte, le petit Pierre. Celui-ci a loué une maison et se retrouve en réalité dans une maison de sorcière.

La sorcière est enfermé dans un placard et ne sort que si l'on chante: "Sorcière, sorcière, prends garde à ton derrière!

Un jour Pierre/Eric rentre un peu soul à la maison et entonne le refrain...

Et nous voici avec la sorcière identité nationale... Le petit Pierre/Eric osera transformer en grenouille et couper les cheveux à qui de droit pour s'en sortir du mauvais pas...?

 

Aie, aie... ces coups de pied au derrière qui se perdent!

 

 

 

 

 

Cher Antoine Perraud,

merci pour "le parti du mouvement", auquel je joindrai volontiers le mouvement de ceux qui sont déjà partis, comme un "chant du départ", en tout cas... Y qué vivà Héraclite!

(Ps : j'aime beaucoup aussi "L'étêté national".)

Il est inutile que je vous complimente : vos billets sont toujours intelligents. Je voudrais seulement vous faire remarquer qu'il y a une distorsion dans la "pensée" d'Henri Guaino. Il part effectivement du "placard à Barrès" mais au lieu de s'orienter vers Bainville,il va plutôt s'enliser chez Déroulède. Ce qui lui permet de se raccrocher au CNR,dont Sarkozy "mettrait en oeuvre le programme politique et social" !

En réalité,ce mauvais élève de Jean-Michel Gaillard est en train de disjoncter. L'opération électorale "identité nationale" va revenir comme un boomerang dans la figure blème du pouvoir.

Percutant billet.

Le grand bond en arrière, de l'attelage Éric Besson-Nicolas Sarkozy. et Guaino et Cie.

Un grand bond pervers:

"l'attelage Éric Besson-Nicolas Sarkozy, qui tente d'instaurer un memento politique à destination de citoyens sommés non pas de réfléchir à ce qui nous relie en France, mais de se plier à définir ce qui nous y sépare les uns des autres. " (souligné par moi)

Le discours pervers s'emploie à diviser l'esprit de celui qui le prend au sérieux.

Pour répondre à Vingtras : non Guaino ne revient pas au CNR : il brouille l'esprit par un discours pervers qui "recrute" cela même qu'il est occupé à détruire.

Ce recrutement opérant une dévalorisation. (ici, du CNR, avant, des résistants : Guy Moquet, Les Glières... Tiens, toujours la Résistance... Epoque non digérée par les conseillers et leur clientèle électorale ?)

Monsieur Perraud,

Vous mettez beaucoup d'intelligence à disséquer la pensée de Guaino et vous avez raison. Mais faut-il aller si loin? Guaino n'a-t-il pas été tout simplement "retenu" par notre Président pour fournir chaque jour une idée nouvelle à mettre sur le tapis de l'actualité et ce quelle qu'elle soit? Cette storytelling qui sert de mode de gouvernance. Bien sûr, on perçoit bien, là derrière, la perversité et le mépris des gens comme Besson et Guaino l'expriment si bien chaque fois qu'ils parlent. Mais il y a-t-il vraiment derrière tout cela autre chose que de la mie de pain lancée dans le lac des canards pendant que continue à se mettre en place tout ce qui vise à rendre les riches plus riches et les pauvres plus pauvres?

A Besson et à Guaino les petites phrases et les propos sécuritaires qui "occupent", une sorte d'écran de fumée, aux conseillers financiers les mesures creusant les fossés des l'inégalités, non?

Seule cohérence dans tout cela: la droite, la droite, la droite.

 

D'accord avec vos questions, M. Philips.

Mais je crois que nous n'avons pas encore la réponse précise quant à l'idéologie profonde de Guaino, voire de Sarkozy (en dehors de leur rapports avec le pouvoir, l'argent, le contrôle, bien sûr).

Eux, leurs conseillers, leurs mentors, ont-ils ou non des rapports avec les idéologies pétainistes et colonialistes qui subsistent dans ce pays ?

la droite, la droite la droite : toute la droite a-t-elle vraiment la même mentalité par rapport à ces idéologies là ? (je ne sais pas, ce n'est aps mon milieu culturel !)

Est-ce important pour l'équipe rapprochée de Sarkozy, ces idéologies là, ou non ?

Ma curiosité -et ma vigilance - restent entière sur ce point.

 

Je ne pense pas que le discours actuel s'ennuie à chercher tant de références pour se justifier.

.

C'est du fast think. La politique pour les nuls dont le prinicpal ressort est de jouer avec les ressentiments et les frustrations.

.

Le pouvoir est pragmatique et opportuniste. Il manipule l'histoire et les masses, sans se soucier de cohérence ou de réflexion, par caprice, comme il se fait installer des douches au grand palais pour rien...

.

La droite se moque de la gauche mais elle n'existe plus pour s'être abandonnée au clientélisme et à la démagogie. La cuation silencieuse de ses élus témoigne d'une mentalité d'esclave ou de mercenaire. C'est du populisme industriel. Il consacre le mépris d'à peu près tout (justice, environnement, social, famille, ...). Façon de se rassurer d'avoir raison de piétinner ce qu'Orwell appele la "Common decency".

.

Suzanne Citron et d'autres tirent l'alarme sur les détournements de l'histoire et du discours pour nous metttre en garde contre l'inertie de la médiocrité qui promeut un fascisme mou de l'indifférence et du mépris. Le régime des notables décrit par Jacques Ellul.

.

Lire Suzann Citron permet de mesurer la fatuité des discours actuel. Ces gens sont d'autant plus dangereux qu'ils sont stupides. Relire la ferme des animaux.

"Ces gens sont d'autant plus dangereux qu'ils sont stupides..."

 

Il faut dire que nous ne sommes pas en reste quant à la stupidité!

Pourquoi est-ce que le nom de celui que vous savez doit être prononcé, donc entendu, tel un mantra sur toutes les ondes tous les 3 minutes, écrit et donc lu une douzaine de fois par page de journal? Comme je ne regarde plus la TV, je n'en parlerai pas du nombre de fois que la belle image émétrice de conneries peut être présent à l'écran de toutes les salles à manger de France et de Navarre...

 

Pourquoi les imbécilités prononcées par un maire d'une commune de 19 habitants à propos de "ceux qui nous bouffent..." doivent être répercutées à longueur de journée également et de la même manière? Faire parler l'idiot de village et en faire toute une polémique, voilà où nous sommes arrivés avec nos airs intelligents à nous.

 

C'est cela où alors en débattre ou s'injurier à l'extrême pour imposer les belles couleurs du CHAMPION/NE personnel que chacun garde dans sa poche, la poche de gauche, évidemment, très à gauche, plus à gauche tu meurs, ou alors je te tue!

 

Il y en a marre!

 

 

Effectivement, le niveau du débat a du ma à s'élever.

.

Il se focalise un peu trop sur l'accessoire et le domestique et en négligeant les combats essentiels et ceux qui les portent. Ce n'est pas une question d'esprit critique, c'est une question de courage intellectuel.

.

D'où l'importance de s'interoger si nous ne vivons pas à l'époque de l'idéologie de la lâcheté ? Etape ultime de l'esthétique d'une éloge du mensonge dont la France a consacré l'incarnation aboutie.

.

Cela pourrait expliquer cette recherche de notorité par procuration par l'évocation compulsive des héros et des martyrs du passé. La gloire du lâche est de se rassurer avec l'histoire, une partie de l'histoire seulement. L'escroc fait croire à la vérité sans la dévoiler totalement, au risque de faire échouer son plan.

.

Vous avez bien raison d'avoir jeté votre télé. Vous êtes un million de foyers dans ce cas. C'est le meilleur moyen de savourer et d'avoir conscience de son bonheur. Vous lutter efficacement contre le consumérisme, le gaspillage, l'abrutissement des foules, la propagande, etc. Félicitation.

Au moins, si de plus en plus de citoyens renonçaient à la grand messe des 20 heures, ce serait un premier pas.
Essayez, vous verrez ! On y apprend si peu, par rapport à 5 minutes d'un bulletin d'info plus neutre,.

C'est juste une habitude à perdre, et moins douloureusement que pour bien d'autres habitudes, au final.

Nicolas Sarkozy prend une posture droitière car cela arrange sa campagne à venir. D'aucuns, plus haut, parlait de chocolats, il nous en offrira à noël. Heureusement tous ne sont pas concernés.

Ce retour constant à la Résistance, de la part de Sarkozy, souligné ici par Fantie B mérite effectivement que l'on s'y arrête. N'y a-t-il pas derrière cette insistance la révélation d'un mal être, d'une tare (familiale ?). Une sorte d'histoire de famille que l'on cache furieusement ?

Que sait-on du comportement des ancêtres récents de notre Président ? La famille Nagy de Bosca Sarkozy était-elle membre de la Résistance à l'occupant nazi ? Ou bien ne s'est-elle enfuie devant l'avancée des partisans et des troupes communistes que pour échapper à l'épuration qui suivit ?

La permanence des rappels sarkoziens aux faits de Résistance mériterait une enquête fouillée.

Je ne crois pas qu'il faille chercher des poux dans quelque crinière magyare ayant échappé à la tonte. Nicolas Sarkozy me semble plutôt le jouet de sa plume, Henri Guaino, tout à ses obsessions en la matière et qui se sert du président de la République pour mener à bien son numéro de ventriloquie politique désormais rodé... Mais je peux me tromper.

Bien à vous,

Je crois que Sarkozy n'est pas très charpenté idéologiquement, et c'est là que le conseiller à 25.000 Euros par mois intervient, par contre c'est un homme de droite sans aucun complexe, un très bon vendeur de montres ou de réfrigérateurs et le duo, qu'il forme avec son conseiller, qui ne l'est pas seulement à la cour des comptes, est redoutable.

Bonsoir, Antoine Perraud.

Il est en effet prudent de dire qu'on peut se tromper quand il est question de savoir si c'est Guaino qui se serre de Sarkozy ou l'inverse. Personnellement j'opte pour l'inverse. Je pense que Guaino découvrira, un jour, qu'il aura été le dindon de la farce !

Cordialement

patrick,

Quelques modestes éléments au sujet de cette famille, ICI !Sourire

Cet «à peine» nous nomme et nous convoque dans une foi généreuse en l'avenir, aux antipodes des convulsions hystériques à propos du passé.

 

Chiche, on vit au présent ?

Merci pour ce billet (dont la signification du titre m'échappe toutefois puisque la tête de la nation me parait être deux fois plutôt qu'une bien en place sur les épaules sous la forme d'un hyperprésident hissé sur les talons mais y sait pas grand chose).

D'accord une fois de plus avec Vingtras pour le passage de Barrès à Déroulède associé à la Muse des chants patriotiques :

http://bmarcore.perso.neuf.fr/mil/mil217.html

Dans cette même filiation de la rupture au sens de la continuité avec les révolutions nationales qui cherchent à rompre avec l'apport des révolutions tout court, on peut citer cette scène de rue cocasse dont je peux témoigner : un groupe de jeunes sortant d'un patronnage et s'assemblant sur une place publique pour chanter la Marseillaise à pleins poumons dans une sorte de catharsis générale prenant au pied de la lettre l'incantation d'Eric Besson : "que tous les jeunes français aient au moins une fois par an l'occasion de chanter la Marseillaise"

http://www.lepetitjournal.com/content/view/48693/204/

Je ne sais pas pourquoi, mais cette scène de rue m'a fait penser aussitôt au film musical de bob Fosse : Cabaret.

doublon

Cher Antoine Perraud, vous arrivez à rendre "intéressant" ce que dit notre locataire actuel de l'Elysée. Bel exploit d'écriture.

Newsletter
Je m'identifie