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Les brutes misogynes sont parmi nous

En France, quelques esprits attardés s'ingénient à illustrer “l'éternel masculin”, fait de petitesse et de bassesse. En juillet, on avait eu droit aux cris de quelques mâles prétendument dominants, à propos de la toilette de Cécile Duflot à l'Assemblée nationale.

Le Palais Bourbon, bouillon de culture du machisme ordinaire, habilita le député Marc Le Fur (UMP des Côtes d'Armor) à déclarer, au sujet de la secrétaire d'État Fleur Pellerin : « Si elle n’est pas là simplement pour les apparences et pour servir de pot de fleur, elle doit figurer à nos débats et venir nous rejoindre. »

La presse n'est pas en reste dans la rudesse régressive, fût-elle justifiée avec un jésuitisme volubile, comme l'a prouvé Christophe Barbier en défendant bec et ongles une couverture fâcheuse du magazine qu'il dirige : L'Express.


Un cran dans le dépérissement de l'intelligence vient d'être franchi, à Bordeaux, à propos de l'élection d'Anne Cadiot-Feidt, première bâtonnière en cette ville. Dans le reportage de France 3 ci-dessous (à 1'15), le pénaliste Pierre Blazy reproche à l'impétrante de ne pas avoir « les épaules larges », avant de gravement s'interroger : « Est-ce qu’une femme a les capacités pour supporter le poids de toutes ces affaires ? »


Nathalie Sarraute (1900-1999), avant guerre, avait subi semblable sottise de la part du barreau de Paris : une femme, incapable de puiser dans les sons graves d'une voix chaudement posée, trouvera-t-elle les accents nécessaires pour convaincre ? Ses clients ne seront-ils pas pénalisés par le timbre aigu et les intonations stridentes propres aux dames et qui ne pourront qu'indisposer les juges ? Voilà les sornettes pompeuses jadis martelées sans vergogne.

On vous fait grâce des niaiseries proférées lorsqu'il fallut accorder aux femmes le droit de conduire un véhicule automobile, ou de voter. Bêtifier en 1912 n'était pas glorieux, mais persévérer en 2012 s'avère intolérable. Surtout de la part de professionnels de la parole, ces avocats qui devraient tenir leurs propos plutôt que de tirer la langue inconsidérément, dans une sorte d'ivresse du verbe expectoré en public, à l'instar de la furie qui saisit certains motards ou automobilistes jouant de leur accélérateur : je pétarade donc je suis.

Quand donc les butors ayant voix au chapitre comprendront-ils qu'il n'y a aucune intelligence ni subtilité à « parler à bâton rompu... sur le dos des femmes », comme se plaisait à dire Sacha Guitry ? La finesse, la culture, l'éducation, la surface sociale ne sont que des circonstances aggravantes, qui rendent la misogynie plus hideuse encore. Cette peur panique des femmes, cette crainte d'être dirigé ou même côtoyé, à part entière et à armes égales, par “le sexe faible” (expression typique de la couardise esclavagiste), ne devraient plus avoir place dans la vie de la cité.

En ces temps de crise, où le pire se tapit de nouveau, où l'avilissement nous guette avec la recherche enragée de boucs émissaires, sachons nous interposer chaque fois qu'un furieux fera reculer l'intelligence et insultera la liberté en sapant l'égalité, en minant la fraternité, en torpillant la sororité. De “mon beauf” à je ne sais quel “maître”, chacun doit intérioriser l'humiliation, non plus seulement pour les réceptrices mais pour l'émetteur, qu'inflige toute pensée phallocrate donc prédatrice.

P.-S. Communiqué de la section de Bordeaux du SAF (syndicat des avocats de France) signé Isabelle Raffard, sa présidente (« mais ai-je bien la capacité d'assumer de telles fonctions ? ») : cliquer ici pour lire.

Tous les commentaires

11/12/2012, 12:37 | Par Rabourgris

En général les unes des grands hebdo, l'Express, l'Obs, Le Point sont racoleuses, elles utilisent les pires poncifs pour faire du chiffre et vendre à un public de masse à qui l'on prête des idées rétrogrades que l'on flatte. Christophe Barbier, brillant débatteur, qui se veut "moderne", omniprésent sur toutes les chaînes, n'arrête pas de vilipender la gauche de la gauche qui serait rétrograde en économie ( nationalisations, dette de l'Etat) et lui, pour vendre du papier, il prostitue son talent en se faisantt le complice des machos. Les temps sont durs même pour les esprits brillants!

13/12/2012, 14:08 | Par scurlabet en réponse au commentaire de Rabourgris le 11/12/2012 à 12:37

@rabourgris

Il en va de Christophe Barbier comme de Tapie quand il était au parti radical. Ces hommes là sont méprisables et certainement pas dignes de leurs prédécesseurs. JJSS et F Giroud pour Christophe Barbier, Pierre Mendés France pour Bernard Tapie.

11/12/2012, 15:47 | Par Joël Villain en réponse au commentaire de Rabourgris le 11/12/2012 à 13:55

Parfaitement exact, la couverture c'est le "piège à niffles" afin d'apâter les couillons, le contenu est toujours décevant, quel que soit le magasine...

11/12/2012, 17:05 | Par Cogitoergosum en réponse au commentaire de Joël Villain le 11/12/2012 à 15:47

Parfois c'est absolument match nul 

 

Le Point vs l'Express : la guerre des Unes provocatrices continue

L'express gagne d'un groin grâce à la fine allusion visuelle à la burqa à l'entrée de la CAF...

Le photographe ( un mystérieux D.R ) a eu un bol incroyable sur ce coup...ça sent l'instantané pris sur le vif...

11/12/2012, 22:36 | Par Rabourgris en réponse au commentaire de Cogitoergosum le 11/12/2012 à 17:05

Je dis malheureusement merci à cogito, je suis passé à côté de ces deux magnifique exemples de probité journalistique.

 

11/12/2012, 14:06 | Par Kaze tachinu en réponse au commentaire de Joël Villain le 11/12/2012 à 12:39

Barbier "masqué " par la rouge écharpe-cadeau de mme Sarko-Bruni, laquelle, se prenant pour un perdreau de l'année ! trouve qu'il n'y a plus de raison d'être féministe dans sa "génération"...

11/12/2012, 15:15 | Par Crampon en réponse au commentaire de Kaze tachinu le 11/12/2012 à 14:06

Il va bien finir par se faire étrangler avec ça. Clin d'œil

11/12/2012, 15:30 | Par Kaze tachinu en réponse au commentaire de Crampon le 11/12/2012 à 15:15

C'est un appel à la meute ?!Innocent

11/12/2012, 18:49 | Par Cogitoergosum en réponse au commentaire de Kaze tachinu le 11/12/2012 à 15:30

À la curée...

Je rassure Mgr 23, pas de prêtres femmes en vue.

12/12/2012, 18:10 | Par cereb en réponse au commentaire de Kaze tachinu le 11/12/2012 à 15:30

l 'écharpe rouge ,oui ;remarquable , très dans le vent ....à la Bastille ,du côté du génie.

11/12/2012, 19:03 | Par Kaze tachinu en réponse au commentaire de Cogitoergosum le 11/12/2012 à 16:53

"Il se prend pour le grand Bruant".

Dont il a reçu l'écharpe de la Goulue, mais tient plutôt de Valentin le désossé !Sourire

12/12/2012, 09:30 | Par Cogitoergosum en réponse au commentaire de Cogitoergosum le 11/12/2012 à 16:53

Oups, Duncan... Nul ne sait quel régime elle suivait...

11/12/2012, 13:27 | Par Joël Villain en réponse au commentaire de menane le 11/12/2012 à 12:45

Chère Ménane, votre commentaire est d'une extrème pertinence, comme souvent.....Sourire

11/12/2012, 15:54 | Par profil_inactif_116892 en réponse au commentaire de menane le 11/12/2012 à 12:45

j'apprécie "le morceau de viande"....

On sent là le pendant du"petit trou"...

Cela s'appelle la complétude , et depuis "toujours" , il en est ainsi!

La connerie n'a pas de sexe!

 

 

11/12/2012, 16:49 | Par Plotine en réponse au commentaire de profil_inactif_116892 le 11/12/2012 à 15:54

la connerie n'a pas de sexe mais allez savoir pourquoi il y a plus de cons que de femmes.

11/12/2012, 18:59 | Par JoëlMartin en réponse au commentaire de Plotine le 11/12/2012 à 16:49

"Il y a plus de cons que de femmes."

Dans les milieux de la drogue, on dit plutôt :

"Il y a plus de fonds que de came...

11/12/2012, 20:44 | Par Plotine en réponse au commentaire de JoëlMartin le 11/12/2012 à 18:59

Et lycée de versailles

12/12/2012, 07:01 | Par jmv en réponse au commentaire de menane le 11/12/2012 à 12:45

@MENANE,

Il ne faut pas confondre le "machisme" - qui suppose un sentiment de supériorité - et le "sentiment d'appartenance" que l'on retrouve également chez les petites filles... et d'ailleurs les moins petites aussi (la fameuse "solidarité féminine", par exemple).

Cela dit, les remarques de l'avocat relatives à la nouvelle bâtonnière relève d'un vice fréquent chez beaucoup de gens "arrivés" : "la certitude".

Certitude d'être supérieur parce que bien né, parce que bien diplômé, parce que bien rémunéré, parce que bien français, etc. Cette certitude d'être supérieur implique bien évidemment qu'il y ait (une multitude) d'inférieurs, au nombre desquels, les femmes.

Je ne crois pas que ces gens soient d'abord misogynes, il ne le sont que parce qu'ils analysent la société en terme de supériorité/infériorité et que parmi les paramètres de différentiation "visible" il y a le sexe.

12/12/2012, 09:46 | Par Thomas Boulenger en réponse au commentaire de jmv le 12/12/2012 à 07:01

Bien vue JMV.

Je ne crois pas que ces gens soient d'abord misogynes, il ne le sont que parce qu'ils analysent la société en terme de supériorité/infériorité et que parmi les paramètres de différentiation "visible" il y a le sexe.

... le rang social, la race, la religion etc ....

Certaines femmes ont aussi des "certitudes" de supériorité conduisant à une certaine forme de mépris des "inférieurs" étiquetés comme tel.

L'origine de ces échelles hiérarchiques auto proclamées vient d'un besoin d'identifier une entité extérieure qu'on pourrait taxer de parasite ou d'inférieure afin d'affirmer son appartenance à une communauté supérieure pour soulager sa propre existence et et lui donner un sens voire un but. Ce réflexe pathologique, car conduisant toujours à la violence, la domination, la discrimination, l'esclavagisme ... a forcément des répercussions sexuelles conduisant au machisme pour l'homme et à une forme de soumission à "l'homme de son camp" pour la femme qui ainsi conforte son appartenance à sa communauté proclamée comme supérieure. Quand la femme refuse cette soumission, elle casse l'édifice de cette construction, le féminisme tient ainsi une place centrale à toutes révolutions des esprits, il en va de même quand l'homme refuse cette domination.

Personnellement j'ai toujours préféré combattre mes propres démons que ceux qui sont chez les autres ("La révolution intérieure"). J'ai toujours cherché à éviter toute appartenance, à un groupe, à une famille ("Mort de la Famille"), à un camp, à un prêt à penser autoritairement établi. Et c'est très difficile, car tout être naissant dans une société très partisanes, sclérosée, sectaire, est sans cesse sollicité, il subit jour après jour des lavages de cerveau intensifs et doit ensuite entreprendre une déconstruction  toute aussi intensive qui se passe souvent à l'adolescence et parfois conduit à la dépression, le suicide, la drogue ...

Le sexisme est un des symptômes d'un mal plus profond mais si on veut réellement progresser, le combat contre ce type de symptômes est inévitable.

 

 

12/12/2012, 17:19 | Par 6k en réponse au commentaire de Thomas Boulenger le 12/12/2012 à 09:46

@ "une forme de soumission à "l'homme de son camp" pour la femme qui ainsi conforte son appartenance à sa communauté proclamée comme supérieure."


Donc, si j'ai bien compris, d'un côté les soumises, de l'autre les féministes!! faut sortir mon gars! c'est dépassé tout ça. on n'est pas dans Tristes Tropiques

12/12/2012, 12:46 | Par Cogitoergosum en réponse au commentaire de jmv le 12/12/2012 à 07:01

 Cela dit, les remarques de l'avocat relatives à la nouvelle bâtonnière relève d'un vice fréquent chez beaucoup de gens "arrivés" : "la certitude".

C'est sûr qu'au sommet du Barreau , il y a plus de ténors que de Sopranos.  

 

12/12/2012, 13:32 | Par eS4 en réponse au commentaire de jmv le 12/12/2012 à 07:01

enfin un commentaire plus sensé que les autres, j’applaudis des deux mains… car il y a nombres d’univers (beaucoup moins médiatisés, bien évidemment) où les femmes ont le dessus, elles ne sont alors pas plus respectueuses que les hommes pour le sexe opposé ; évidemment, il est difficile de compter les points, car les armes féminines ne sont pas celles des hommes… C’était déjà le cas dans la cour de récréation, les garçons tapaient, les filles griffaient.

12/12/2012, 20:04 | Par sabine sauret en réponse au commentaire de eS4 le 12/12/2012 à 13:32

si vous preferez on tape ....

12/12/2012, 09:31 | Par Aris Botza en réponse au commentaire de menane le 11/12/2012 à 12:45

"ce morceau de viande surnuméraire qu'ils portaient entre les jambes"

Douce violence d'un discours parfaitement rodé et maîtrisé, qui dissimule un mépris sans nom et une amertume abyssale...

Et vous ne voyez pas, menane, à quel point vous êtes imprégnée de machisme... malgré la faible concession que vous faites un peu plus bas...

Et si je disais : "ce trou vide qu'elles avaient en bas du ventre", on aurait bien évidemment raison de me taxer de sexiste, de misogyne, etc. Tout le monde serait choqué, à juste titre. Mais là, non... tout va bien, c'est normal...

On n'est pas sorti de la merde.

11/12/2012, 12:57 | Par Massasté

L'arrogance sexiste révèle ce qu'elle est censée masquer. Elle désigne, dans la vie psychique de qui se l'autorise, le ressentiment, la frustration, la mauvaise estime de soi, la peur de la castration… Moins on se respecte, plus on ressent le besoin de prothèses clinquantes -bouclier anti-femmes, carriérisme, belle voiture, belle potiche… 

Qu'il n'y ait rien à attendre de ces gens-là, c'est évident. Des femmes et des hommes plus fort(e)s qu'eux viendront. C'est ce que l'on peut attendre du brassage des idées et des points de vue autres *

* autres que les émanations de la Presse racoleuse qui vous désignez

 

pour info : Beauté Fatale, essai féministe de Mona Chollet, est toujours en accès libre ici : http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=lyberplayer&id_article=149

11/12/2012, 16:54 | Par oregon en réponse au commentaire de Massasté le 11/12/2012 à 12:57

@Massasté

Merci pour votre lien très intéressant

11/12/2012, 18:15 | Par Massasté en réponse au commentaire de oregon le 11/12/2012 à 16:54

@Oregon

De rien, c'est Mona Chollet qui a tout fait ! 

(on s'efforce volontiers de faire détester ce que l'on déteste, voilà l'occasion de faire aimer ce que l'on aime; cette journaliste édite d'ailleurs une vraie mine d'or en ligne : Peripheries.net. Certains de ses articles ont été développés et cousus dans un autre essai La Tyrannie de la réalité. Lecture réchauffante et vraie luciole dans la nuit)

13/12/2012, 08:49 | Par christian delarue en réponse au commentaire de Massasté le 11/12/2012 à 18:15

On trouve aisément un féminisme moins totalitaire et moins austère que Beauté fatale qui critique en fait , après les excès à destination des mineurs et autres chirurgies abusives, la diversité vestimentaire et surtout tout ce qui est attaché à l’apparence. Vive la burkatitude. En résumé, femmes vivez cachées. Point de jupe sauf celle en-dessous du genoux, point de chaussures à talons, point de bijoux... La société de consommation est aliénation. Totalement . Sortez couvertes. On ne doit voir que l'être humain (seul digne) et pas l'être sexué (féminité conspuée) Les intégristes de toute religion approuvent. Des arguments sexo-séparatistes sont là pour eux. D'ailleurs ils sont là pour la surveillance de ce qui est admis comme "séduction permise" . Rien de sexy chez nous. Un brin totalitaire et autoritaire. 

Bref, cela participe aussi de la détestation de la femme trop sexy pour aliénation ici (un peu çà va, trop c'est trop) et de façon collatétarale donne des arguments aux violeurs. Bravo !

Normalisation du sexy : contrôle des femmes et exclusion des "bad women".

http://blogs.mediapart.fr/blog/christian-delarue/301112/normalisation-du-sexy-controle-des-femmes-et-exclusion-des-bad-wo

Diktat réactionnaire international : Femmes, sortez couvertes !

http://blogs.mediapart.fr/blog/christian-delarue/241112/diktat-reactionnaire-international-femmes-sortez-couvertes

13/12/2012, 12:15 | Par rocapel en réponse au commentaire de christian delarue le 13/12/2012 à 08:49

Parce que pour vous, une critique des normes sexy-stes équivalent à se couvrir d'une burqa (vêtement pas vraiment très égalitaire non plus, puisque seules les femmes les portent)?

Joli déformation des propos de l'auteure, et belle mauvaise foi.

13/12/2012, 22:24 | Par christian delarue en réponse au commentaire de rocapel le 13/12/2012 à 12:15

Je ne me limite pas aux intégristes dans mon propos car ce serait trop facile  Car il y a évidemment le jeu de culpabilisation ou de dénigrement assez courant qui incite à ralonger la jupe, raccourcir les talons, diminuer la longueur des boucles d'oreille, etc... Et cette culpabilisation tout à fait sexiste vient autant de femmes que d'hommes. Et ce sont des femmes qui me le disent. 

13/12/2012, 13:12 | Par Massasté en réponse au commentaire de christian delarue le 13/12/2012 à 08:49

Que ce livre soit écrit dans un style pamphlétaire ne signifie pas qu'il soit dénué de nuances*. Il est au contraire une invitation à inventer en dehors des codes dominants dont il pointe la folie et le caractère invivable (enfin surtout pour nous les femmes). Cette critique est salutaire car, entre doxa puritaine et doxa du "sexy" (tous 2 surgeons de l'idéal de l'Eternel Féminin), elle indique que d'autres mondes sont possibles

 *que les lecteurs qui en doutent lisent au moins la préface 

13/12/2012, 22:25 | Par christian delarue en réponse au commentaire de Massasté le 13/12/2012 à 13:12

Le "code" intermédiaire ie ni sexy ni couvert ("correct") n'est pas plus à défendre car il a des défauts que je donne dans mon texte : la stigmatisation des femmes très sexy et des arguments pour le viol. Je suis pour que les jeunes hommes apprennent à se tenir, et à voir un être sexué (féminité) en même temps qu'un être humain (humanité). Car on n'a pas à interdire la séduction corporelle et charnelle et à se cacher comme être sexué en société libre, égalitaire et pacifique.

13/12/2012, 23:27 | Par Massasté en réponse au commentaire de christian delarue le 13/12/2012 à 22:25

Le sexy n'est pas LE TOUT de la sensualité. Pouvez-vous au moins entendre ça ? 

Il existe des formes de sensualité non-identifiables au "sexy" tel qu'amplifié par l'imagerie médiatique. J'en vois de maints exemples chez des artistes de danse contemporaine, jugées trop grosses, trop vieilles, trop moches, trop mal sapées pour correspondre aux fantasmes, et dégageant pourtant une sensualité inédite. Allez voir le film, en salle depuis hier, sur Anna Halprin, vous serez surpris (hypothèse généreuse).

Je suis pour que les jeunes hommes apprennent à se tenir, et à voir un être sexué (féminité) en même temps qu'un être humain (humanité)  

alleluia ! 

=> que l'humanité entière apprenne à regarder en dehors des sentiers balisés. Il ne s'agit pas davantage de l'assignation à un « code intermédiaire » (le ni trop couvert, le ni trop sexy). Le seul à parler d'interdiction de la chair, ici, en caricaturant jusqu'à l'insulte les propos des autres, c'est vous.  "totalitaire", "austère"... "arguments aux violeurs" > osez le qualificatif de COLLABO, vous en salivez d'envie.

 

14/12/2012, 09:31 | Par christian delarue en réponse au commentaire de Massasté le 13/12/2012 à 23:27

Pas de procès d'intention. Ou avez-vous vu que le sexy est pour moi le tout de la sensualité ? Je ne parle pas de sensualité. Je ne suis pas contre. Je serais même d'accord avec votre propos. Mon propos n'est pas contradictoire. Il veut que l'on ne stigmatise pas les femmes sexy.

Je connais une copine - fonctionnaire de profession - qui reçoit régulièrement des remarques d'autres femmes (et parfois d'hommes) parce qu'elle est en jupe-talons sans être pourtant taille manequin au normes dominantes. Elle riposte et je le fais aussi.  Je supporte pas les "tu sors ce soir" avec des variantes allant de "en boite" à "augmenter ton salaire"

Cécile Duflot a été un jour en robe-talons et les beaufs sexistes se lâchent. Pantalons non moulant obligatoire? Car le jean moulant qui laisse très légèrement apparaitre la forme du string c'est pas "correct" pour certain(e)s "rigides de la nuque".  (je ne vous accuse pas vous par un procès d'intention à mon tour : je suis pour des débats courtois). Question : Aquand un descriptif "ordre moral" ?

Robe de Cécile Duflot : encore le sexisme des beaufs de la République !

http://blogs.mediapart.fr/blog/christian-delarue/210712/robe-de-cecile-duflot-encore-le-sexisme-des-beaufs-de-la-republiq

Sexo-séparatisme d’ici : «De 25 à 45 ans on peux avoir une robe nettement au-dessus du genoux mais pas en-deçà et au-dessus».- Dazibaoueb

http://www.dazibaoueb.com/article.php?art=30276

14/12/2012, 11:26 | Par Massasté en réponse au commentaire de christian delarue le 14/12/2012 à 09:31

Non, décidément, « il n’y a pas de mal à vouloir être belle ». Mais il serait peut-être temps de reconnaître qu’il n’y a aucun mal non plus à vouloir être. [Beauté Fatale]

La discussion s'est engagée à partir de ce livre. J'ai réagi à votre réaction parce que je trouvais énorme l'accusation de sexo-séparatisme. Reconnaissez que "Totalitaire" est lourd de signification, je reconnais qu'évoquant Michèle Fitoussi, M.C use d'une comparaison tout aussi lourde.  Ce n'est pourtant pas le message essentiel que je retiens de l'ouvrage (le côté vitriolé m'intéresse moyennement). Pour moi, le propos résonne avec une culture du corps qui ne passe pas par la marchandise (la multiplication des "prothèses"). Cette culture est méconnue, bien que puisant dans des savoirs antérieurs au capitalisme (arts de la présence, conscience corporelle, etc.). Beaucoup de femmes y sentent le besoin d'y venir. Des hommes aussi (souvenir d'un jeune militaire débutant en danse contact). 

Que l'on trouve dans ce livre de quoi alimenter la culpabilisation que vous désignez, j'entends bien. Je déplore la culpabilisation autant que vous. Dans ce cas précis, elle n'est pas unilatérale !  Et, comme dit la chanteuse Lhasa, « Je me sens coupable parce que j'ai l'habitude, c'est la seule chose que je peux faire avec une certaine certitude ». Vos collègues inquisitrices ont sûrement une vie merdique. Mais elles (ou ils) doivent déjà le savoir...

  Alors, établissons une convention de Genève :  que celles qui se sentent coupables envoient bouler la culpabilité; de la conscience et de la liberté pour tout le monde !

 

 

(je ne pensais pas que s'abonner à MDP relèverait d'un tel sacerdoce   InnocentRigolant)

14/12/2012, 23:18 | Par christian delarue en réponse au commentaire de Massasté le 14/12/2012 à 11:26

Opposer "l'être" à la femme belle n'est guère mieux que d'opposer l'être à la femme tout court ! C'est une citation du livre ! ?

Quand à la "prothèse", méfiance envers l'hyper critique. L'injure sexiste n'est pas punie. On peut dire à une jeune adolescente un propos blessant du genre "tu portes un soutif à protèse" sans avoir à en rendre compte à la justice. Par contre dire à une musulmane qu'elle porte une "prothèse" de "spiritualité" ou "de religion" sur la tête peut vous occasionner des ennuis si il y a des témoins.

J'entends bien, qu'il s'agit ici d'un discours non adressé à une personne particulière. Je ne vous prends pas du tout pour un personnage agressif. Clin d'œilMais je tiens à dire que le port de "prothèse" n'est pas une anormalité sociale moderne. C'est vieux comme les artifices de séduction. Concernant la modernité, on peut distinguer les prothèses fixes (chirurgie) et les petites "prothèses" artifices qui dépendent de la volonté de chacun. Elles se mettent et s'enlèvent. Mais mettre des faux seins à une femme qui les a perdu (cancer) ne me choque pas. 

La règle de la "démocratie sexuelle" moderne tient en deux préceptes : "c'est quand je veux comme je veux" et "tu peux regarder mais sans insister lourdement et surtout sans tenir des propos sexistes (insulte-injure) ou plus simplement de "mec lourd" (cf note du livre sur mon site)

J'en touche deux mots sur : "Quelle jupe ? Quel pantalon ?"

http://association.pour-politis.org/space/autre-monde/content/_4C5B2F65-7890-4E85-9A48-9F04B1E327F2

Pour savoir de quoi on parle en matière de "sexy dressing" soft voir cette vidéo:

caroline baly - dressing sexy - Vidéo Dailymotion

http://www.dailymotion.com/video/xttge2_caroline-baly-dressing-sexy_webcam

15/12/2012, 00:07 | Par Massasté en réponse au commentaire de christian delarue le 14/12/2012 à 23:18

Vous hypostasiez le « vouloir être belle » de la citation en « Belle femme »; ce qui vous permet de styliser une opposition qui n'est pas formulée telle quelle dans le texte. (la revanche des moches contre les belles ? je plaisante)

L'auteur me semble surtout travailler autour de l'injonction faite aux femmes d'être un objet de séduction et rien d'autre. La femme réelle s'écharpant sur la femme fantasmée. Le devoir être désirée dominant la liberté d'être désirante (c'est ainsi que je traduis).

Votre développement sur la prothèse est intéressant. Il ne s'agissait bien évidemment pas de refuser en bloc tout ce qu'une société libérale peut proposer. Sur la démocratie sexuelle, j'ajouterais le précepte de « négociation » , ça peut aider ! 

15/12/2012, 00:14 | Par christian delarue en réponse au commentaire de Massasté le 15/12/2012 à 00:07

OK Bien à vous

11/12/2012, 13:23 | Par Arpège en réponse au commentaire de Erreur 403 le 11/12/2012 à 13:08

Commentaire sexiste.

Le problème c'est que les brutes, que j'appelle les bourrins, ne sont même pas conscients de leur fonctionnement, tellement leur machisme et leur misogynie sont intériorisés.

De façon plus générale il devient urgent de démontrer que la force et l'usage de la force, en politique comme au quotidien, sont une erreur et uniquement une erreur. Magnifiée en politique, et ce depuis la nuit des temps, la force nous a mené au pire chaque fois et tout le temps. Je rêve parfois d'une humanité où la finesse, la féminité donc, serait garante de la marche du monde et la force masculine reléguée au rang de simple cheville ouvrière.

11/12/2012, 13:53 | Par Erreur 403 en réponse au commentaire de Massasté le 11/12/2012 à 13:28

Je rêve parfois d'une humanité où la finesse, la féminité donc,... "commentaire sexiste"...

Il suffit d'un mot, d'une conjonction, pour rallumer la guerre des sexes . Merci d'avoir fourni la démo, avec autant de célérité. Clin d'œil

11/12/2012, 13:56 | Par Arpège en réponse au commentaire de Erreur 403 le 11/12/2012 à 13:53

Et hop, encore une expression de bourrin. Il ne s'agit pas de guerre. Mais de mots.

11/12/2012, 13:59 | Par Erreur 403 en réponse au commentaire de Arpège le 11/12/2012 à 13:56

De façon plus générale il devient urgent de démontrer que la violence et l'usage de la violence, en mots comme en intention, sont une erreur et uniquement une erreur.

Cura te ipsum, et les bourrines seront bien gardées. Rigolant

11/12/2012, 14:16 | Par Arpège en réponse au commentaire de Erreur 403 le 11/12/2012 à 13:59

N'importe quoi.

11/12/2012, 13:53 | Par bendidonc en réponse au commentaire de Arpège le 11/12/2012 à 13:23

tout ce qui n'est pas coté en bourse est au creux du féminin.

11/12/2012, 19:01 | Par JoëlMartin en réponse au commentaire de bendidonc le 11/12/2012 à 13:53

"coté en bourse "

Dans les milieux hippiques, on dit plutôt :

"botté en course".

12/12/2012, 09:19 | Par Aris Botza en réponse au commentaire de Arpège le 11/12/2012 à 13:23

Avec ce genre de rêve on n'est pas sorti de la merde.

11/12/2012, 15:08 | Par Antoine Perraud en réponse au commentaire de Gavroche. le 11/12/2012 à 13:19

« La distinction entre l'individu concret et l'individu construit, l'agent efficient, se double de la distinction entre l'agent, efficient dans un champ, et la personnalité, comme individualité biologique socialement instituée par la nomination et porteuse de propriétés et de pouvoirs qui lui assurent (en certains cas) une surface sociale, c'est-à-dire la capacité d'exister comme agent en différents champs. » (Pierre Bourdieu : L'illusion biographique).
     
 

11/12/2012, 17:18 | Par Gavroche. en réponse au commentaire de Antoine Perraud le 11/12/2012 à 15:08

@ M. Perraud :

Agrégé ou non, vous avez incontestablement des "lettres".

Honte à moi, j'en étais restée à cet obscur écrivain du XVIIe siècle, un dénommé Nicolas Boileau, qui disait que ce qui se conçoit bien s'énonce clairement. J'avais néanmoins compris, certes après de grands efforts (tout le monde n'a pas votre culture) le sens du mot surface sociale. Et savoir désormais que le premier à l'avoir employé (?) est Pierre Bourdieu me fait vraiment plaisir...

Mais je ne suis pas Bourdieu, je continuerai donc à dire milieu social.

 

11/12/2012, 23:43 | Par n couzinié en réponse au commentaire de Gavroche. le 11/12/2012 à 17:18

Et de parler des techcnicien(ne)s de surface ... Vive le novlangue !

11/12/2012, 15:48 | Par Dimitri Latsis en réponse au commentaire de Gavroche. le 11/12/2012 à 13:19

Chère Gavroche,

La surface sociale est une notion que j'ai introduite chez Mediapart ! Voir mon billet sur la femme idéale

http://blogs.mediapart.fr/blog/dimitri-latsis/281012/la-femme-ideale

Mon petit billet de base, sans fioritures, n'a pas eu de succès.Sourire

Cette notion liée aux "jeunes cadres dynamiques européens de niveau international" (prononcer comme un seul mot) est fondamentale pour comprendre la petite bourgeoisie éclairée mais surtout la classe supérieure.

M. Perraud  ne juge pas bon de citer ses sources. Pas grave Bisou.

Son texte est très bon car, malgré lui, il agace les beaufs socialistes. M. Perraud, qui n'a même pas son agrégation, se trompe, s'il croit atteindre sur ce point le normalien Barbier. Il faut un peu plus de travail et surtout prendre des risques pour attaquer les beaufs raffinés et "cultivés".

11/12/2012, 16:06 | Par Antoine Perraud en réponse au commentaire de Dimitri Latsis le 11/12/2012 à 15:48

11/12/2012, 16:34 | Par Dimitri Latsis en réponse au commentaire de Antoine Perraud le 11/12/2012 à 16:06

«Quand le pied glisse sur une grenouille, l’on sent une impression de dégoût … » ; chant 4, strophe 1, Chants du Maldoror.

 

11/12/2012, 19:04 | Par JoëlMartin en réponse au commentaire de Dimitri Latsis le 11/12/2012 à 16:34

D'un certain "Dimitri Latsis", en toute immodestie :

"La surface sociale est une notion que j'ai introduite chez Mediapart !"

Bourdieu, sors de ce corps...

11/12/2012, 21:30 | Par Dimitri Latsis en réponse au commentaire de JoëlMartin le 11/12/2012 à 19:04

Monsieur Joël Martin,

Tiens voilà la grosse caisse d'Antoine ! La collaboration active et désintéressée. Une âme dans deux corps !

Pour vous remercier, Antoine Perraud vous invite encore une fois à son émission de France Kulture, «Tire ta langue» bon support commercial pour vendre vos livres.

Quelle bassesse putain ! Quelle bassesse. Soyez plus discret la prochaine fois.

* * *

Pierre Bourdieu (vous connaissez ?) dans un cours au Collège de France (http://www.youtube.com/watch?v=I7qlfiERLJU), parlant du champs journalistique, disait : «... plus ils sont producteurs sur le marché de grande production, plus ils collaborent ». La collaboration est ici au sens lourd.

* * *

Bourdieu disait à juste titre que pour évaluer les travaux de quelqu'un, il faut enlever les références croisées. C'est valable aussi au Club Mediapart.

* * *

Je vous prie d'aller jouer ailleurs. Sinon présentez vos arguments avec sérieux et surtout avec logique (élémentaire). Si j'ai bien compris, vous n'avez rien à foutre de l'article de votre copain sur la misogynie des élites ; c'est seulement les galipettes avec les mots qui impressionnent les "femmes", votre passe-temps.

* * *

Je n'ai absolument aucune compétence en matière de sociologie. Mon précédent commentaire s'adressait à l'amie Gavroche pour lui attirer son attention sur mon billet La femme idéale qui est le prototype de la femme de la fausse gauche. La question de la surface, matérielle ou symbolique, est fondamentale au sein de la petite bourgeoisie éclairée (universitaires, grandes écoles, ...) et la classe supérieure.

* * *

Votre mépris poli est signe de supériorité de votre classe. Spectatores, Plaudite !

 

 

11/12/2012, 22:32 | Par Arpège en réponse au commentaire de Dimitri Latsis le 11/12/2012 à 21:30

Oh, dire que ça impressionne les femmes, c'est un bien grand mot. Ce qui m'impressionne personnellement c'est bien que certains hommes puissent encore - aujourd'hui - se croire subtils ou même simplement intéressants (au sens de remarquables) aux yeux des femmes en conjuguant quelques bites et autres couilles avec le tout de leur cru...

Piètre et très con.

Dieu les préserve du ridicule !

13/12/2012, 07:03 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de Arpège le 11/12/2012 à 22:32

Zut alors, moi qui justement voulais demander si ces nouveaux envahisseurs avaient eux, la queue palmée !

12/12/2012, 18:44 | Par cereb en réponse au commentaire de Antoine Perraud le 11/12/2012 à 16:06

AHAHAH§§§

11/12/2012, 17:01 | Par broons en réponse au commentaire de Dimitri Latsis le 11/12/2012 à 15:48

En tant qu'agrégé, j'adresse toute ma gratitude à Antoine Perraud. Merci pour ce billet.

Ce Christophe Barbier n'est qu'un Normalien de papier qui n'impressionne que ceux qu'ils veulent l'être, comme vous Dimitri Latsis.

Christophe Barbier n'est qu'un exemple parmi tant d'autres de la noblesse d'Etat (Bourdieu) dont le cynisme n'a d'égal que l'arrogance.

 

11/12/2012, 17:16 | Par Sylvain Lovefab en réponse au commentaire de broons le 11/12/2012 à 17:01

Caporal Broons, vous avez bien mérité de la défense sans concession ni condition d'Antoine Perraud.

Il vous adresse ses félicitations, alors qu'il est actuellement en campagne un peu plus au sud, contre ceux dont le cynisme n'a d'égal que l'arrogance et qui se laissent impressionner par Christophe Barbier.

11/12/2012, 18:55 | Par Gavroche. en réponse au commentaire de Dimitri Latsis le 11/12/2012 à 15:48

Cher Dimitri,

J'avais apprécié en son temps ton modeste billet, qui, c'est vrai, n'avait pas attiré les foules. Il était, effectivement, sans fioritures. Et émanait d'un vil manant d'au-delà du périph, ceci explique sans doute cela.

Le plus drôle, c'est que les beaufs socialistes n'en comprennent même plus le sens (et sans doute "les jeunes cadres dynamiques etc." non plus). Non seulement leur humour laisse à désirer, mais surtout, leur planète n'est pas la même que celle du commun (au sens fort) des mortels.

Bien à toi,

Gavroche

PS : Je viens de remarquer parmi les thématiques du blog de M. Perraud les termes "tournure" et "frime"... Sourire

 

11/12/2012, 23:42 | Par Dimitri Latsis en réponse au commentaire de Gavroche. le 11/12/2012 à 18:55

Gavroche,

Le dernier billet d'Antoine (30 décembre 2011) :

Je crois que nous ne pouvons plus mener la même conversation démocratique qu'à nos débuts, où la crème de la crème des abonnés donnait le «la». Je me suis beaucoup investi dans notre modèle participatif. Je pense qu'il est désormais – provisoirement? – perdu pour l'intelligence. La lie imprime aujourd'hui la cadence.

J'ai donc pris une excellente résolution pour 2012: ne plus lire les commentaires, donc ne plus en rédiger. J'ai du reste remarqué, depuis quelques mois, que mes meilleurs interlocuteurs ne s'adressent plus à moi que par le truchement de ma messagerie privée. C'est un signe des temps.

Ne plus avoir à ferrailler avec la bêtise, la méchanceté, l'aveuglement et/ou la mauvaise foi d'une petite poignée agissante me laissera davantage de temps libre. Qui ne se réjouirait de lire Apostille (à paraître au Seuil le 19 janvier) de Gérard Genette, plutôt que l'avis sur la planète entière de quelques cornichons prépotents?!

* * *

Tout est dit. Il est en mission commandée pour amuser et motiver la masse amorphe, inculte de la petite bourgeoisie éclairée. Il enseigne le respect des femmes à DSK et la galanterie à Barbier ! Le pauvre, il est tombé sur les banlieusards et les provinciaux qui perturbent son jeu sexuel. Au sein du champs journalistique, il n'a pas le capital prestigieux d'un Barbier ou d'un Demorand, d'où la position à "gauche". Voir l'analyse de Bourdieu à propos de Ségolène. A France Kulture comme à Mediapart il se conforme aux catégories de perception de la majorité béate.

Sur France Kulture, il n'y a que les dames de beaux quartiers qui applaudissent.

A Mediapart, il insulte ses lecteurs et ménage ses lectrices.

Le 30 décembre, il va annoncer une bonne nouvelle !

12/12/2012, 09:55 | Par Antoine Perraud en réponse au commentaire de Dimitri Latsis le 11/12/2012 à 23:42

Le mauvais abonné chasse le bon. (P.c.c. Thomas Gresham)

11/12/2012, 14:38 | Par Le_Dore en réponse au commentaire de josette sadois le 11/12/2012 à 13:21

Attention à ne pas confondre Samuel Laurent, journaliste des décodeurs du monde avec Samuel Lafont qui est infiniment moins fréquentable !

11/12/2012, 17:48 | Par josette sadois en réponse au commentaire de Le_Dore le 11/12/2012 à 14:38

Pan sur le bec

merci

11/12/2012, 14:44 | Par lababouille en réponse au commentaire de josette sadois le 11/12/2012 à 13:21

je n'y croyais pas, je suis sur mon séan, abasourdi, sonné .............

 

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11/12/2012, 16:59 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de lababouille le 11/12/2012 à 14:44

Faut respirer des sels.

12/12/2012, 13:47 | Par Cogitoergosum en réponse au commentaire de Bernard BIGENWALD le 11/12/2012 à 16:59

Ou des aisselles ...

Signé : Kevin Kline

Un poisson nommé Wanda Poster

11/12/2012, 17:02 | Par yves marie le berre en réponse au commentaire de lababouille le 11/12/2012 à 14:44

Ce Samuel Lafond est un petit salaud mais faut-il faire connaître de telles affiches

simplement méprisables ?

11/12/2012, 19:40 | Par lababouille en réponse au commentaire de yves marie le berre le 11/12/2012 à 17:02

désolé, je n'étais pas dans mon état normal

12/12/2012, 19:05 | Par cereb en réponse au commentaire de lababouille le 11/12/2012 à 14:44

 IL luii voit le regard bovin parce qu'il n a jamais vu de vache : sauf par la fenêtre des trains...

11/12/2012, 16:57 | Par Jean-Pierre NOUAL en réponse au commentaire de josette sadois le 11/12/2012 à 13:21

@josette sadois,

Ainsi cette espèce de  personnage existe vraiment . C'est hallucinant ..!

Qui se ressemble s'assemble et Copé ne tient pas à faire mentir l'adage . 

JP N

11/12/2012, 13:29 | Par Jaren

Sacré Jeannot

"Une femme est aisée à gouverner, pourvu que ce soit un homme qui s'en donne la peine. Un seul même en gouverne plusieurs; il cultive leur esprit et leur mémoire, fixe et détermine leur religion; il entreprend même de régler leur cœur. Elles n'approuvent et ne désapprouvent, ne louent et ne condamnent, qu'après avoir consulté ses yeux et son visage. Il est le dépositaire de leurs joies et de leurs chagrins, de leurs désirs, de leurs jalousies, de leurs haines et de leurs amours il les fait rompre avec leurs galants; il les brouille et les réconcilie avec leurs maris, et il profite des interrègnes. Il prend soin de leurs affaires, sollicite leurs procès, et voit leurs juges; il leur donne son médecin, son marchand, ses ouvriers; il s'ingère de les loger, de les meubler, et il ordonne de leur équipage. On le voit avec elles dans leurs carrosses, dans les rues d'une ville et aux promenades, ainsi que dans leur banc à un sermon, et dans leur loge à la comédie; il fait avec elles les mêmes visites; il les accompagne au bain, aux eaux, dans les voyages; il a le plus commode appartement chez elles à la campagne. Il vieillit sans déchoir de son autorité: un peu d'esprit et beaucoup de temps à perdre lui suffit pour la conserver; les enfants, les héritiers, la bru, la nièce, les domestiques, tout en dépend. Il a commencé par se faire estimer; il finit par se faire craindre. Cet ami si ancien, si nécessaire, meurt sans qu'on le pleure; et dix femmes dont il était le tyran héritent par sa mort de la liberté."

11/12/2012, 13:36 | Par Lechiffre

C'etait La lecon de morale hebdomadaire de M. Perraud.

Merci M. Perraud.

La semaine prochaine: "Ne soyons pas mechants avec les sans-papiers, ce sont des gens comme nous".

11/12/2012, 14:00 | Par Lechiffre en réponse au commentaire de Joël Villain le 11/12/2012 à 13:48

1) le commentaire est libre, tant dans la forme que dans le fond

2) je connais les reactions de M. Perraud aux commentaires qui lui sont defavorables: il les traite par la derision. Qu'il sache par avance que je meprise son mepris et sa "petitesse".

J'attends donc, goguenard, sa prochaine "petite" lecon de morale.

11/12/2012, 15:14 | Par Joël Villain en réponse au commentaire de Lechiffre le 11/12/2012 à 14:00

Monsieur L: "Le commentaire est libre....." Ai je remis cela en question? Non , à l'évidence..."Je connais les réactions de M Perraud" vous nous révélez là , vos motivations premières: règler des comptes avec l'auteur, qui a , je suppose, eu le malheur de mal traiter un de vos billet...Cette attitude, que l'on retrouve parfois sur ce site (j'insulte l'autre parcequ'il m'a insulté) est le fondements, entre autres de toutes les guerres, et constitue le symptôme d'une immaturité latente... La "vendetta verbale" ne devrait pas avoir cours sur ce site...

11/12/2012, 16:07 | Par Lechiffre en réponse au commentaire de Joël Villain le 11/12/2012 à 15:14

je ne regle aucun compte, je me fiche autant de Perraud qu'il se fiche de moi. Je sais par experience-et c'est cela que je souligne-qu'il ne repond jamais aux commentaires qui critiquent ses articles, autrement que par ce qu'il doit appeler une "pirouette" (spirituelle, pense-t'il surement) mais on peut appeler ca aussi un foutage de gueule, pour etre trivial.

D'ailleurs vous constatez que ma petite "intrusion" turbulente l'amene a faire une reponse docte. Il fallait cela.

Une perversion de l'esprit, mais il faut bien faire avec.

11/12/2012, 19:10 | Par JoëlMartin en réponse au commentaire de Lechiffre le 11/12/2012 à 16:07

"Une perversion de l'esprit, mais il faut bien faire avec."

Est-ce une lueur de lucidité sur lui-même qui soudain éclaire le troll Lechiffre qui confond dénonciation du sexisme et leçon de morale ?

 

 

11/12/2012, 19:20 | Par Lechiffre en réponse au commentaire de JoëlMartin le 11/12/2012 à 19:10

Je ne reponds pas sur le fond avec ceux qui me confondent avec un "troll".  Qu'on se le dise.

12/12/2012, 19:10 | Par cereb en réponse au commentaire de JoëlMartin le 11/12/2012 à 19:10

Sourireà j Martin

 

11/12/2012, 16:18 | Par Sylvain Lovefab en réponse au commentaire de Antoine Perraud le 11/12/2012 à 15:28

C'est intéressant ce que vous dîtes, vous voyez sans doute assez juste.

Mais vos propos révèlent un symptôme médiapartisan tenace. La droite serait réductible au désir de fossilisation, à un refus narquois, à la raillerie cynique du refus de l'injustice et du "vouloir" changer les choses.

Il est vrai que la droite sait souvent parer de l'idée de mouvement la simple défense des intérêts de ceux qui en ont (de l'argent, pas de l'esprit).

Mais dans la patrie de Voltaire, la gauche, c'est aussi la défense des "acquis" - dont le rapport à la justice est parfois très relatif à y regarder de près - la défense des emplois tels qu'ils sont avec leurs détenteurs tels qu'ils sont, la défense d'un âge d'or à papa CNR/PTT/Usinornationalisé.

On peut railler, moquer - quand on est de gauche - l'esprit d'entreprise, l'appel au changement, aux réformes, au benchmarking, à la modernisation...On n'a pas tort, jusqu'à un certain point.

Finalement, dans le pays de Voltaire, la gauche et la droite, c'est assez kif-kif niveau conservatisme.

11/12/2012, 16:25 | Par Antoine Perraud en réponse au commentaire de Sylvain Lovefab le 11/12/2012 à 16:18

Voilà pourquoi nous ne serons jamais assez quarante-huitards !

11/12/2012, 17:07 | Par Sylvain Lovefab en réponse au commentaire de Antoine Perraud le 11/12/2012 à 16:25

Si ça vous fait plaisir de le croire...

 

11/12/2012, 18:34 | Par Massasté en réponse au commentaire de Antoine Perraud le 11/12/2012 à 15:28

Le même Mauriac outré préconisait de condamner Simone de Beauvoir à torcher des enfants jusqu'à la fin de sa vie -en réaction au scandaleux essai Le Deuxième sexe... Comme quoi (pour paraphraser je-ne-sais-plus-qui) la connerie n'est ni de droite ni de gauche, elle est là où on la pose ! Bisou

12/12/2012, 21:01 | Par Brusseleir en réponse au commentaire de Antoine Perraud le 11/12/2012 à 15:28

@ Antoine Perraud

Le machisme, qui peut être défini comme la peur panique de la part de féminité normalement présente chez tout être pleinement humain, qu'il soit mâle ou femelle, a des racines très profondes chez les individus troublés. Il mène normalement au crime.

Puisque vous citez Claudel, un rappel : ce triste sir avait, quelques années (pendant l'Occupation) avant son bon mot bien raciste, laissé sa sœur – une femme ! – mourrir de  malnutrition, de mauvais traitements et de solitude à l'hôpital psychiatrique du Vaucluse d'où elle lui avait adressé supplique sur supplique.

Il est vraisemblable que la féminité de Camille, femme relativement libre pour l'époque, lui était resté en travers de la gorge. D'où le crime, familial, sans témoin et sans indice.

11/12/2012, 14:11 | Par dianne

Bien, bien, bien... On aurait aimé en lire autant en 2007 et la suite...

Mieux vaut tard que jamais.

11/12/2012, 19:07 | Par dianne en réponse au commentaire de Antoine Perraud le 11/12/2012 à 16:57

Je parlais de l'épouvantable bashing qui a accompagné l'émergence politique de Madame Royal, au nom du féminin singulier.

Et des narquois qui parlaient de "victimisation" à son égard quand elle faisait mine de se rebiffer, de même que ses soutiens.

Franchement, elle n'aurait pas fait pire que Hollande. Et on aurait évité Sarko.

Mais même sur Mdp, pas un mot en ce sens.

12/12/2012, 02:01 | Par seth en réponse au commentaire de dianne le 11/12/2012 à 19:07

Le royal bashing, ça fait longtemps qu'on n'en avait pas parlé... Et quel rapport ? Dianne, vous nous aviez habitué à mieux, depuis le temps. Et si Royal avait été une énarque sans intérêt, toute femme qu'elle est ?

C'est vrai qu'au regard de ce qu'on a élu... Cessez de mélanger l'anti-royalisme et le sexisme !

12/12/2012, 09:32 | Par Cogitoergosum en réponse au commentaire de seth le 12/12/2012 à 02:01

Ça marche avec Aubry...

13/12/2012, 17:25 | Par dianne en réponse au commentaire de Cogitoergosum le 12/12/2012 à 09:32

Je ne mélange rien Seth. C'est factuel. Se défendre contre les brutes misogynes est impossible quand on est femme, politique, et que l'on est en concurrence avec des hommes. Madame Royal n'aurait pas fait pire que Monsieur Hollande et on se serait épargné cinq ans de sarko. Oui il y a eu bashing et ce n'est pas parce que c'est passé que je n'en garde pas le souvenir. Je n'ai d'ailleurs jamais dit autre chose à son sujet et je continue à suivre son activité de terrain. Il faut bien se raccrocher à quelque chose. Pas un des impétrants actuels ne lui arrive aux ras des socquettes question détermination et probité réunies.

11/12/2012, 14:18 | Par Bernard BIGENWALD

Les tartuffes sont parmi nous 

11/12/2012, 16:58 | Par Antoine Perraud en réponse au commentaire de Bernard BIGENWALD le 11/12/2012 à 14:18

Si ça vous fait du bien de le croire...

11/12/2012, 17:14 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de Antoine Perraud le 11/12/2012 à 16:58

Vous avez répondu partiellement plus haut à mon interrogation que j'ai traduite par une affirmation provocante. Mais il se trouve que j'ai, à mon âge assez avancé rencontré tellement de récupérateurs, que je préfère être un peu sceptique. Je reconnais aux femmes essentiellement le droit d'être aussi connes que les mecs, et bien souvent, elles prennent ce droit sans trop hésiter. C'est tout à fait normal. Personnellement, je préfère dire que je suis de droite : ainsi, incarnation du mal, je déçois moins, et parfois même puis surprendre. C'est là une de mes coquetteries.

12/12/2012, 22:48 | Par christian delarue en réponse au commentaire de Bernard BIGENWALD le 11/12/2012 à 17:14

@ BB : Ignorer la domination, banaliser le sexisme, rabattre l'ensemble sur la "connerie" également partagée, ce doit effectivement être de droite. On trouve des femmes de droite, pas féministe pour un sou, pour vous approuver. Pas moi. Bonsoir néanmoins.

13/12/2012, 13:30 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de christian delarue le 12/12/2012 à 22:48

Très franchement, je me moque de savoir qui m'approuve, que ce soit à gauche ou à droite ( circonstance aggravante pour vous), vu que le plupart du temps ces approbations ou  désapprobations sont fondées sur une analyse incorrecte de ce que j'ai pu écrire. Vous en offrez un bel exemple en disant que "j'ignore la domination" et que je "banalise le sexisme". Où avez vous vu cela ? Faut-il donc passer son temps à pousser des cris d'orfraies et à tirer sur les ambulances pour s'offrir la joie sûrement intense d'être considéré comme quelqu'un de conscient d'évidentes réalités ? 

13/12/2012, 01:10 | Par sourisgrise en réponse au commentaire de Bernard BIGENWALD le 11/12/2012 à 17:14

@B.Bigenwald "et bien souvent, elles prenent ce droit (celui d'être connes) sans trop hésiter."

Vous parlez en homme (?) d'expérience selon vos dire. Et cette expérience fait de vous un expert. D'où la citation sus citée. Une assertion pleine de maturité et de sagesse....

Ah l'âge, l'âge...

c'est la débandade et pis paf, le nauffrage....

Signé : une conne

13/12/2012, 13:14 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de sourisgrise le 13/12/2012 à 01:10

S'il est une chose, avec la connerie, à laquelle les femmes n'échappent pas plus que les hommes, c'est bien l'âge. Vous m'en reparlerez ? Pour l'âge, je veux dire, car pour la connerie, je suis  à peu près fixé. Vous allez sans doute me trouver un peu dur (je parle là de mon jugement, bien entendu), mais je ne vois pas du tout en quoi j'ai besoin d'être un expert pour remarquer tout simplement que la connerie n'est pas le domaine réservé des mâles. Cadre territorial, au cours de ma carrière professionnelle, si j'ai rencontré de grossiers phallocrates bien lourdauds, j'ai rencontré  aussi des femmes qui ne valaient guère mieux.  La plus piquée, une paranoiaque perverse manipulatrice, que beaucoup reconnaitraient très aisément à la seule lecture de mon nom, et du portrait que j'en fais, jouait à la féministe, tout en étant arrivée là où elle était plus en ayant satisfait les pulsions faunesques de sa hiérarchie, que par ses qualités de management , ce qui n'était pas le moindre des paradoxes. Pendant cinq ans, il a fallu que je supporte de sa part une remarquable   entreprise de harcèlement moral, d'autant plus impunie que je m'étais opposé à ses Seigneurs et Maîtres, et que par là elle les satisfaisait en humiliant quelqu'un qui s'était opposé à leur corruption, et qui avait déja payé de quatre ans et demi de placard cette opposition tenace. Elle était infernale avec tous, hommes et femmes, mais j'étais sa cible privilégiée,  et ce,  jusqu'au dernier moment, quand elle a été virée, suite à un changement de majorité à la tête du département où elle sévissait, la Saône et loire. Je ne fus pas le seul à pousser un immense soupir de soulagement, il en fut de même de l'immense majorité du personnel, hommes et femmes confondus. Je ne suis, après avoir subi cela, nullement devenu mysogyne pour autant, ce qui est quasi miraculeux, aussi puis-je me permettre, je crois, de ne pas trouver très exaltant l'article à mon goût insipide de M. Perraud , lequel  ressemble à un chapitre d'un livre de catéchisme pour croyants de gauche,  et encore moins les commentaires laudateurs qui l'accompagnent. Je l'ai comparé, ce brave Perraud, un peu méchamment peut-être,  à l'auteur de "la case de l'oncle Tom". Il me semble qu'il aurait été plus pertinent en traitant  par exemple des viols de journalistes étrangères et de simples égyptiennes sur la Place Tahrir, et de la manière dont cela a été largement occulté en France,  que de la bronca qui a accueilli une ministre verte à l'assemblée, où effectivement , les machos sont très majoritaires, toutes appartenances confondues. M. Perraud, d'ailleurs, pour être tout à fait objectif, aurait du rappeler que semblable bronca avait accueilli l'entrée de Jacques Lang en veste col Mao à l'assemblée en 1981...

12/12/2012, 19:19 | Par cereb en réponse au commentaire de Bernard BIGENWALD le 11/12/2012 à 14:18

quelles truffes?  Vous avez dit truffes? 

oui c'est la Nième SAISON du concours de chef! (cuisinnier) la 1 ,la 6 , la 13 et non la dernière

on se perdrait dans ce labyrinthe s"il n y avait l'arôme des truffes!

11/12/2012, 14:20 | Par Crocus

Ah, Antoine Perraud, bravo et merci!!!  Nous les femmes, on apprécie ce genre de billet!

Barbier? oh la la, voui, quel jésuite!

Barbier, cherchez-le (écharpe rouge) dans la file de tous ces cabotins qui attendent leur tour pour lever la patte:

Ils ne pensent qu'à ça!Ils ne pensent qu'à ça!

12/12/2012, 02:02 | Par seth en réponse au commentaire de Crocus le 11/12/2012 à 14:20

Un rien vous contente !

11/12/2012, 17:04 | Par Berjac

Il faut les comprendre.

En ces temps de crise, la concurrence exercée par les femmes sur le marché du travail n'est pas négligeable. On parle beaucoup des chocs pétroliers, de l'émergence de nouveaux pays industriels, du développement des nouvelles techniques de communication. Tous ces événements se sont accompagnés de l'arrivée massive des femmes sur le marché du travail y compris dans des secteurs professionnels réputés masculins.

Alors on se rassure par des déclarations macho qui tracent des frontières sécurisantes.

Enfin, il faut aussi noter que les auteurs de ces réflexions seront les premiers à stigmatiser les musulmans pour leur mœurs patriarcales et phallocratiques.

11/12/2012, 14:23 | Par Raymond SAMUEL

-" J'ai été marqué par l'image de mon père qui, un jour, a dû fermer  définitivement son atelier pour devenir mineur, et revenir chaque soir souillé, son visage ne m'apparaissant qu'après les ablutions. Le pays de la lumière a soudain été obscurci par la noirceur des mines, et l'extraction de cette matière sombre nous a imposé la couleur grise. cela me semblait être une descente aux enfers imposée à toute une population transformée en peuple de taupes. Même si mon père, grâce à ses facilit&s naturelles, est vite devenu conducteur de locotracteur -ce qui allègeait sa condition en lui évitant l'enfouissement quptidien- il s'est tyrouvé comme oblitéré nié dans son identité propre. sa mutation a été représentative de toutes les autres.

Cela a été la cause d'une véritable destruction sociale. J'ai essayé de me venger presque inconsciemment, avec "le gardien du feu" ; j'ai écrit ce livre avec mes larmes. Sous ma plume mon père renonçait à allerà la mine, je le laissais libre de ne plus être l'esclave qui descend sous terre.

C'est assez tard dans ma vie que j'ai compris combien l'aliénation de mon père avait nourri mon insurrection et m'avait poussé à prendre le maquis physique et psychique en retournant à la terre avec Michelle.Tu dis qu'on ne naît pas écologiste, qu'on le devient. Par moment j'ai été traversé par une sorte de colère d'avoir été conditionné, conformé et endoctriné. La nature m'est apparue non seulement comme un recours, mais comme le seul ordre intangible qui pouvait nous "reconformer" et nous faitre retrouver le vrai fondement de notre nature.

Plutôt que de choisir la révolte violente et impuissante je suis tombé dans l'humus et le compost...

 

Pierre RABHI page 257 de "Graines de possibles". nous parle de l'aliénation de son père. D'autres pourraient parler des pêcheurs d'Islande, des migrants partis avec la mission de faire vivre la famille au pays, où tout simplement du modèle quasi unique qu'endossait tout homme dans le passé patriarcal selon la formule : "du travail pour le père, de l'aisance pour la mère".

Apparemment très loin de votre monde...

11/12/2012, 14:40 | Par Le_Dore en réponse au commentaire de françois périgny le 11/12/2012 à 14:29

Les écossais ont tout compris, eux ... Vive le kilt !

11/12/2012, 19:13 | Par JoëlMartin en réponse au commentaire de Le_Dore le 11/12/2012 à 14:40

Un notable mérite d'être noté.

Beaucoup d'entre eux méritent un zéro pointé...

Le dénommé Barbier, entre autres.

11/12/2012, 16:59 | Par Antoine Perraud en réponse au commentaire de martine silber le 11/12/2012 à 14:49

Merci pour cette pièce au dossier.

12/12/2012, 10:55 | Par martine silber en réponse au commentaire de Antoine Perraud le 11/12/2012 à 16:59

yep!

11/12/2012, 17:33 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de martine silber le 11/12/2012 à 14:49

Excellent exemple. Curieux qu'on n'en ait pas parlé plus sur un site de gauche comme celui-ci. De quoi se poser de bonnes questions, non ? Mais comme l'extrème droite s'en empare, alors naturellement, on ne peut plus rien dire...même si ça n'a pas été un phénomène isolé, et que cela a atteint sur la même place des femmes égyptiennes aussi. La robe de Dufflot m'intéresse, mais pas au point d'occulter les agressions sexuelles sur la place Tahrir, sur lesquelles il y a eu un curieux silence. Finalement, dans la gauche bien pensante, on est toujours dans le "Faut pas désespérer Billancourt" ! 

12/12/2012, 12:54 | Par martine silber en réponse au commentaire de Bernard BIGENWALD le 11/12/2012 à 17:33

Exemple terrible surtout. 

13/12/2012, 19:19 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de martine silber le 12/12/2012 à 12:54

Et parce que c'est terrible, il ne faudrait pas analyser, justement ?

11/12/2012, 14:49 | Par Sylvain Lovefab

Jusqu'à un certain point, j'ai cru que le dernier paragraphe était adressé à Fabrice Arfi, François Bonnet et Edwy Plenel, s'agissant d'une "enquête" récente entre Villeneuve-sur-Lot et Singapour, en passant par la Suisse.

Je me suis dit qu'il y avait de l'espoir, de l'ouverture, du recul, du rappel, jusque dans la rédaction elle-même, en passant par le club.

Puis je me suis dit que je m'étais trompé, comme à chaque fois que j'espère ici.

Il reste un billet sur les femmes, enfin sur ce que les hommes en disent, parfois, publiquement. J'ai moi-même des amies femmes et, plus encore, ma femme est une femme. C'est dire si je mesure à quel point effectivement, les opportuns et importants propos de M. Perraud reflètent la réalité. Nul doute que j'en parlerai ce soir à ma femme après sa vaisselle.

11/12/2012, 15:01 | Par Antoine Perraud en réponse au commentaire de Sylvain Lovefab le 11/12/2012 à 14:49

Quand on n'a pas d'esprit, on en fait...

11/12/2012, 15:25 | Par Sylvain Lovefab en réponse au commentaire de Antoine Perraud le 11/12/2012 à 15:01

Mais quand on en a, on fait quoi?

Racontez-nous M. Perraud - façon fessée SVP - je vous sens sur la bonne voie, aux petits oignons, pour égailler l'après-midi du club.

11/12/2012, 17:23 | Par Cogitoergosum en réponse au commentaire de Sylvain Lovefab le 11/12/2012 à 15:25

On n'est pas obligé de s'infliger une fracture du crâne pour avoir de l'ouverture d'esprit...

11/12/2012, 19:15 | Par JoëlMartin en réponse au commentaire de Cogitoergosum le 11/12/2012 à 17:23

"Nul doute que j'en parlerai ce soir à ma femme après sa vaisselle."

SA vaisselle ?

Et celle de Monsieur, c'est Monsieur qui la fait ?

12/12/2012, 09:33 | Par Cogitoergosum en réponse au commentaire de JoëlMartin le 11/12/2012 à 19:15

On a réglé le problème de parité à la maison.

Nous avons UNE machine à laver et UN lave-vaisselle...

12/12/2012, 12:55 | Par Françoise Majorel en réponse au commentaire de JoëlMartin le 11/12/2012 à 19:15

Monsieur mange parterre, comme un chien

12/12/2012, 19:26 | Par cereb en réponse au commentaire de Sylvain Lovefab le 11/12/2012 à 14:49

ah parce que elle fait SEULE la vaisselle familiale! QUEL bonheur pourtant de la faire à deux:!!

Toutee la vaisselle?il ne lui arrive jamais de vous en laisser un petit morceau ?

POUR LE PLAISIR;;;;;;;

11/12/2012, 15:49 | Par Michel Fauconnet

Relayer la connerie ne fait pas avancer la sagesse.

11/12/2012, 15:56 | Par THIERRY de PONTCHARRA en réponse au commentaire de Michel Fauconnet le 11/12/2012 à 15:49

Je partage tout à fait votre avis, "relayer la connerie ne fait pas avancer la sagesse" mais nous en sommes plus à la période des sages et des héros, c'est terminé, il s'agit dans le meilleur des cas d'avancer vers d'authentiques révolutions qui ne manqueront pas d'arriver, tant la betise ambiante du monde politique et économique a atteint un seuil de non retour... Et nous en avons la démonstration jour après jour...merci

11/12/2012, 17:53 | Par Cogitoergosum en réponse au commentaire de THIERRY de PONTCHARRA le 11/12/2012 à 15:56

Relayer la sagesse fait-il reculer la connerie. Vous avez 2 heures...

Même les mots sont sexistes " le con bat et la conne rit "

A désespérer. 

11/12/2012, 15:56 | Par Lechiffre

"Par-delà l'intrusion trollesque sans intérêt"

Pourquoi "intrusion", quelle "intrusion"? Intrusion de quoi dans quoi?

Pourquoi "trollesque"? A cause simplement d'une critique sous-jacente qui n'est pas argumentee?

Mais justement je le disais et vous l'illustrez magnifiquement encore une fois: vous repondez aux arguments par la derision, et a la derision par des arguments. Constatons-le: cette fois-ci j'ai essaye la derision, et j'obtiens une "petite" lecon de...de quoi au juste?

Or, la premiere regle de la discussion, c'est de bien vouloir parler de la meme chose, au meme niveau de discours. 

J'en conclus que vous n'entendez jamais debattre, mais seulement "dire ce que vous avez a dire". Vous avez des predecesseurs, dans ce registre et de votre bord, autrement plus talentueux. Vous vous comparez implicitement a d'Ormesson. Vous revez tout eveille. On a les contradicteurs qu'on peut.

Si j'argumente, vous ne repondrez pas par des arguments du meme niveau, mais par la derision. Chiche, on essaie?

11/12/2012, 16:03 | Par Antoine Perraud en réponse au commentaire de Lechiffre le 11/12/2012 à 15:56

Vous écrivez aussi bien que vous lisez.

11/12/2012, 16:12 | Par Lechiffre en réponse au commentaire de Antoine Perraud le 11/12/2012 à 16:03

Et voila! La preuve est apportee encore une fois. Devant la possibilite d'un echange, c'est la derobade, la derision, l'ironie, en realite la quasi-insulte au contradicteur potentiel. 

Merci, Perraud. Vous etes un archetype. Ne changez pas, vous etes trop commode, si previsible.

 

11/12/2012, 16:17 | Par Antoine Perraud en réponse au commentaire de Lechiffre le 11/12/2012 à 16:12

Quand vous affirmez : « Vous vous comparez implicitement a d'Ormesson », comment voulez-vous que je prenne au sérieux vos capacités cognitives ? J'adore la droite, je prise les roquets, je chéris les roquets de droite et vous envoie donc, avec toute ma tendresse, sur les roses. Adieu jusqu'au revoir !

11/12/2012, 18:20 | Par seth en réponse au commentaire de Antoine Perraud le 11/12/2012 à 16:17

Vous confondez journaliste avec polémiste. Vos interventions à tout bout de champ sur le fil après un article qui au fond ne fait qu'enfoncer des portes ouvertes sont à tout le moins irritantes. Quant au ton de vos réponses...

Vous devriez traiter parallèlement féminisme et intellectualisme germanopratin, féminisme et auto-victimisation ou féminisme et inégalité des sexes. Il y a beaucoup d'autres aspects à cette question.

12/12/2012, 19:29 | Par cereb en réponse au commentaire de seth le 11/12/2012 à 18:20

A qui DONC seth parle t il?

11/12/2012, 16:46 | Par Cogitoergosum en réponse au commentaire de Antoine Perraud le 11/12/2012 à 16:03

Va, je ne te hais point.

12/12/2012, 10:42 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de Cogitoergosum le 11/12/2012 à 16:46

Bonne réponse !:))

11/12/2012, 16:33 | Par denis coquereau

@ perraud

C'est toi qui fait du racisme sexiste. Tu parles de l'incident de Duflot , sa mode personnelle et qui croit faire une révolution en venant en jean's au conseil des ministres .

Pour une femme moquée par des Crétins , combien d'homme le sont chaque jour pour le dernier costard ou le mauvais goût de leur cravate ????

Es ce que moi qui te croise , je me moque de ton apparence ridicule ?

La facon dont tu défends ton pseudo Féminisme ne ménera a rien , sinon a t' aider a exister...

11/12/2012, 16:49 | Par Cogitoergosum en réponse au commentaire de denis coquereau le 11/12/2012 à 16:33

"@PERRAUD"

J'avoue, je suis assez con pour priser ce genre de trait calembouresque...

Ne fais pas l'amer Denis.

 

15/12/2012, 18:27 | Par denis coquereau en réponse au commentaire de Cogitoergosum le 11/12/2012 à 16:49

@ cogito

Point je le suis...

11/12/2012, 17:33 | Par Cogitoergosum en réponse au commentaire de Antoine Perraud le 11/12/2012 à 16:51

Sur la route de la Béotie, à certain carrefour se trouvait le Sphinx ( allez, la Sphinge pour cadrer avec le billet ) qui avec son énigme dévorait force ignorants.

Survint un jour Œdipe, décomplexé qui allait son pas Saint Copé , ayant lu l'évangile éponyme.

Ayant oublié d'être im-bécile sans attendre le soir de sa vie venu, il  lui tint tête avec succès.

Le "@Perraud" était une esche excellente. Ça a mordu mieux qu'au chènevis 

Parce que c'était lui, comme on dit chez les Boétiens.

15/12/2012, 18:37 | Par denis coquereau en réponse au commentaire de Antoine Perraud le 11/12/2012 à 16:51

@l'antoine

Il y en a un qui prétend sérieusement ...que tu n'as pas passé d'agrégation , ce qui lui parait une tare profonde...Fichtre  Dieu.... Un Con de compétition.  D'un seul coup je me sens plus proche de toi.

En effet je revendique le Discours...Haut et Fort

La faim fait rêver // les grands loups moroses ;

La rivière court, // le nuage fuit ;

Derrière la vitre // où la lampe luit,

Les petits enfants // ont des têtes roses.

Hugo

Adepte du Décasyllabe en 5.

11/12/2012, 17:21 | Par hiber

Bien dit Antoine Perraud, certains commentaires sont à prendre comme l'hommage du vice à la vertu...

11/12/2012, 17:26 | Par Cogitoergosum en réponse au commentaire de hiber le 11/12/2012 à 17:21

Ma sœur m'a offert " le vice et la vertu " pour mes 15 ans.

Depuis certains boudeurs me rendent philosophe.

11/12/2012, 18:04 | Par DENIS AUROUX

Bonsoir ( comme dit "Calvera" par surprise dans un célèbre western )

j'ai tout parcouru ...

bon , ben je vais aller boire un p'tit coup ...

bonne soirée à tous ( non, pas à Barbier ...)

11/12/2012, 18:06 | Par Lechiffre

Je pense qu'on peut s'interroger sur un journaliste qui officie sur un media participatif, au surplus dans la rubrique "culture", mais qui reserve aux commentaires qui ne l'encensent pas une attitude faite de derision et d'insultes.

Qu'est-ce donc que la culture, pour M. Perraud? Il y a beaucoup de definition, mais visiblement pour Perraud la culture c'est "ce qui reunit un groupe de gens", pour faire simple. Donc il y a une culture de gauche, et une culture de droite. Comme lui croit representer la culture de gauche, il ne peut pas parler a la "culture de droite". Par glissement, tout ce qui le conteste-ne serait-ce que dans la forme, ce qui etait mon cas sur ce fil-est par definition, pour lui, "culture de droite". Le monde de Perraud est simple.

La consequence de cela est qu'il ne parle pas aux gens qui disent des choses differentes ou les disent autrement. Donc il ne parle a (et ne lit que, surement) des gens qui le confortent. 

Et finalement pour Perraud la culture est un enfermement, alors qu'elle devrait etre une ouverture. Si je lis les billets et articles de Perraud alors que je sais qu'ils sont probablement ineptes, c'est pour  essayer de comprendre son point de vue, saisir d'ou viennent les differences: voila une attitude qui est manifestement etrangere a l'ami Perraud. 

Donc pour ce qui est des articles de Perraud nous savons, nous autres qui sur ce site ne sommes que des commentateurs, et pas les producteurs officiels de textes, que nos commentaires ne seront pris "au serieux" que s'ils font partie de la claque et disent bravo.

Comme on dit, il suffit de le savoir: Perraud va "surveiller et punir" ceux qui ne sont pas dans la ligne du parti. Nous serons traites de trolls, de roquets de droite, de beotiens, de malotrus...la patte malodorante de l'intolerance et de la censure par la derision et la dequalification s'abattra sur nous si nous disons que Perraud galege, ou deconne, ou se trompe ou simplement ne voit qu'une partie du sujet. C'est le role des pseudos-intellectuels dans une certaine gauche. C'est connu.

Ca ne m'impressione pas. 

 

 

11/12/2012, 18:57 | Par Cogitoergosum en réponse au commentaire de Lechiffre le 11/12/2012 à 18:06

+ 1

De la culture élevée au rang de religion ( rabaissée en fait )

Et je suis un laïcard indécrottable .

12/12/2012, 19:32 | Par cereb en réponse au commentaire de Cogitoergosum le 11/12/2012 à 18:57

Innocentmon dieu mon dieu !

11/12/2012, 18:09 | Par Quentin Dubuis

Cette morale anti-sexiste de pacotille devient un peu risible...

Je suis pour l'égalité de droits certes, et l'égalité des chances entre hommes et femmes.

Mais au-delà, sérieusement... Cette idée qu'on ne devrait plus faire aucune distinction intellectuelle entre homme et femme si ce n'est celle selon laquelle ils sont les parties A et B qui permettent de donner naissance à un enfant C, me parait d'une hypocrisie absurde.

De plus, cette égalité de fait qu'on essaye de faire passer au forcat me semble contredire l'idée même du féminisme : Garantir une égalité des chances, de telle sorte qu'une telle personne obtienne tel poste non pas en vertu de son sexe, mais de son mérite.

Les hommes et les femmes sont différents en bien des points, et rejetter cette idée en bloc me parait absurde... Reste la question philosophique nature/culture et leurs importances respectives, et je ne dis pas que je l'ai résolu, mais j'aimerais rappeler que personne ne l'a résolue entièrement à ce jour...

J'aimerais finir par une pointe d'amertume : Si les féministes veulent arriver à cette égalité parfaite des sexes que semblent viser les plus extremistes, alors il va falloir aussi renoncer à la galanterie, au rite social selon lequel l'homme devrait payer davantage que la femme, ou encore s'insurger contre les postes professionnels réservés aux femmes, ou presque (hotesse, caissière, bargirl, vendeuse de mode/parfums, et j'en passe et des meilleurs). Parce que certaines féministes ne semblent voir qu'une partie de l'inégalité : Celle qui les concerne.

Ah oui, et je crois avoir trouvé ce qui me gêne le plus dans le féminisme systématique : C'est son aspect totalitaire, étranger à tout esprit critique. Esprit critique qui est pour moi la marque de "l'intelligence" que vous mentionnez.

Je suis curieux de voir de quels noms je vais pouvoir me faire traiter !

11/12/2012, 18:45 | Par Lechiffre en réponse au commentaire de Quentin Dubuis le 11/12/2012 à 18:09

Ne vous en faites pas, vous ne risquez rien de l'auteur du billet: vu le post que j'ai mis plus haut, il me donnerait raison s'il vous invectivait ou tournait en derision. Il y a eu deminage.

Sur le fond je partage votre conclusion: faire la morale est facile, la faire sans etre dans une logique totalitaire c'est un tout petit plus complique.  

11/12/2012, 18:53 | Par Cogitoergosum en réponse au commentaire de Lechiffre le 11/12/2012 à 18:45

Confondre égalité et similitude est ....confondant...

Tiens un problème du " mariage pour tous " . Il ne respecte pas la parité...

11/12/2012, 19:17 | Par JoëlMartin en réponse au commentaire de Cogitoergosum le 11/12/2012 à 18:53

Lechiffre persiste et signe : ce troll affecte de confondre dénoncer le sexisme et donner des leçons de morale.

11/12/2012, 19:40 | Par Cogitoergosum en réponse au commentaire de JoëlMartin le 11/12/2012 à 19:17

Pourquoi troll?

Il est en désaccord et l'argumente bien.

Ne pas être du même bord ne signifie pas être irréductibles l'un à l'autre. 

et pas besoin de cons-trolleurs sur les fils. 

Les duels sont à fleurets mouchetés et s'arrêtent avant le premier sang.

Pas mort d'homme.

11/12/2012, 19:28 | Par Quentin Dubuis en réponse au commentaire de Cogitoergosum le 11/12/2012 à 18:53

Confondre égalité et similitude, c'est en effet une ombre qui place sur beaucoup de féministes...

Si c'est une critique à mon égard, merci de l'argumenter.

Quant à la remarque sur le mariage pour tous, je ne comprends tout simplement pas.

11/12/2012, 19:52 | Par Cogitoergosum en réponse au commentaire de Quentin Dubuis le 11/12/2012 à 19:28

J'abondais , je ne critiquais aucunement.

Et je faisais juste remarquer que la connerie de la parité à tout prix ( si Cahuzac démissionne, seul un homme peut le remplacer ) trouve une limite rigolote dans le gai mariage auquel je suis favorable puisque je m'en fiche complètement.

J'hallucine qu'on se pose encore ce genre de questions en 2012...

Je déplore qu'il y ait "trop de femmes " dans mon école ( 43 sur 45 adultes ) pour des raisons pragmatiques pas sexistes. Le contraire serait peut-être pire... 

J'ai mon anima , je la laisse causer et je respecte l'animus des femmes.

Nous sommes tous  les deux à la fois non?

12/12/2012, 19:58 | Par cereb en réponse au commentaire de Cogitoergosum le 11/12/2012 à 19:52

COGITO

un "pavé" savant venu d'outre atlantiquepar le méfait/bienfait        (chacun son choix) d'une FEMME professeur d'université

 LISE eliot ou lise ELIOT ou lise eliot    ou LISE ELIOT      (pour les faibles voyants)                                                Neuroscientifique   2009 USA  /2011 CNL traduction

"cerveau rose   cerveau bleu"  "Les neurones ont-ils un sexe?"

Neurologiquement les cerveaux masculins/ féminins sont identiques ;  99,08% 

je laisse les curieux aller voir si ...

11/12/2012, 18:17 | Par Juliette Keating

Vu dans un collège :

Des élèves insultent leurs professeures de "sales putes". Sanction : une demi-journée de jardinage obligatoire (élèves ravis!) + 4 heures de colle

Des élèves insultent leurs professeurs de "fils de pute" (notez la cohérence des gamins). Sanction : deux journées d'exclusion.

Collège dirigé par des femmes...

11/12/2012, 18:44 | Par Cogitoergosum en réponse au commentaire de Juliette Keating le 11/12/2012 à 18:17

 

Des élèves insultent leurs professeures de "sales putes". Sanction : une demi-journée de jardinage obligatoire (élèves ravis!) + 4 heures de colle

D'autant plus ravis s'ils avaient sniffé les quatre heures de colle...

11/12/2012, 18:17 | Par Corinne N

Je crois que le droit de vote fut refusé longtemps aux femmes car ces messieurs  prétextaient l'influence de l'église.....

 

11/12/2012, 19:18 | Par JoëlMartin en réponse au commentaire de Corinne N le 11/12/2012 à 18:17

... église dans laquelle longtemps les femmes n'eurent pas le droit d'entrer...

12/12/2012, 13:59 | Par Hål Harfang

Il me semble pourtant dans le cas de madame duflot que l'on a plutôt à faire a une exception.... et non à une norme qui voudrait que toute les femmes de l'assemblée soit conspuées par leurs confrères mâles

Car en regardant la video à 0.20, vous remarquerez derrière madame duflot quelques autres députées, qui siégeait à ce moment là... remarquez leurs tenues;qui élégante (rose, pourpre, foulard de soie) ne sont toutefois extravangante ou bariollées..

L'on rappelleras que les hommes sont tenues a l'assemblé au port de la cravate sans quoi il ne serait rentrer dans l'hémicycle... l'on remarqueras aussi que cet évènement exceptionnel ne se retrouve en aucun cas pour les députés féminin... 

l'on conclueras donc, que s'était bien la tenue de madame Duflot qui manquait de retenue en face des hautes fonctions qu'elle occupe, et non le fait qu'il s'agisse d'une femme qui se trouve avoir la parole dans cet hémicycle... 

dans tout les cas, être récipiendaire de l'autorité publique exige une certainne retenue vestimentaire, et une sobriété de moyen en la matière... certains, ou certainnes revendiquent a juste titre l'égalité hommes-femmes, ici l'égalité est de se conformer aux usages de l'assemblé là ou être femmes n'autorise en rien a se soustraire à certainnes obligations eu égard aux dignités allouées par la population a ceux présent dans cette assemblée, et dans toute assemblée républicainne. 

pour finir, l'on diras que l'interet de la république a promouvoir l'égalité homme femme au sein de ses assemblées et pouvoir publique, n'est pas de faire que les femmes ne montre à la nation que leur coté fashion-victims et fasse potiche, ce statut de belle plante auquel le masculin tend à les cadennasser ... la république promeut cette égalité afin que le regard des femmes posé sur le fait publique apporte un jugement, des points de vue que seules les femmes comme citoyenne sont à même d'apporter à l'ensemble de la communauté nationale... 

ainsi, ce que la république attend des citoyennes députées est qu'elle représente honnetement cette première moitié de l'humanité, et que par leur discour et leurs idées elles fassent avancer le droit de notre société vers ces ideaux humaniste et pacifique qui sont les notres, ideaux ou se compte pour moitié les femmes... femmes dont le point de vue, par le passé a bien trop souvent été étouffé par un machisme dont notre société a bien encore du mal a se défaire et ce jusqu'au coeur de nos plus préstigieux édifices...

cette volonté toutefois ne doit pas dire au femmes qu'elles ait cette priorité que les galants patriarco leurs ont toujours donné... citoyenne parmit les citoyens, députées parmi les députés, les bons usages auxquels vos collègues mâles ont du se soumètre, seront de gré ou a contre coeur aussi les vôtres... sobriété et élégance mettant toujours en valeur l'orateur ou l'oratrice, là ou une tenue peu conforme tend naturellement a faire oublier le discours en contraignant à se fixer sur le vetement... au point que si tous se souviennent de la robe de madame duflot, peu se souviennent du sujet du discours tenue par madame duflot... et il me semle qu'a ce trait, il en serait de même pour un montebourg venant en marinière et en costume petit bateau discourir sur le devellopement de l'industrie lourde et de la production d'acier :  Nul ne s'en souviendrais deux jours après... 

machisme ? a ceux qui veulent y voir du machisme... là ou simplement un(e) député(e) a peut-être pris des libertés vestimentaires auxquels aucun deputé autant homme que femme ne se laisserais aller... tant le soucis de représentation passe avant leurs égo... et leur personnalité.. 

l'assemblée nationale n'est pas longchamps !! point de joli chapeau pour ses dames ni de haut de forme pour ses messieurs... a égalité donc..

12/12/2012, 21:24 | Par avellino en réponse au commentaire de Hål Harfang le 12/12/2012 à 13:59

je trouve ridicule l'obligation de la cravate ...

ce que j'aimerai plutôt  , c'est qu'il y ait de vrais ouvriers élus ... et que ça se voit. Le nombre réduit de femmes à l'assemblée est ridiculement bas , et le nombre d'ouvriers tout autant . Je ne dis pas ça pour opposer le manque femme au manque d'ouvriers , au contraire la concomitance du manque de femmes et du manque d'ouvriers au parlement est significatif 

( ou ouvrières, je m'y laisse prendre aussi )

13/12/2012, 12:25 | Par rocapel en réponse au commentaire de avellino le 12/12/2012 à 21:24

sachant que la majorité des smicards et rsistes sont des smicardes et rsistEs (je n'aime plus trop parler d'ouvriers(qui cachent souvent les ouvrières,c omme vous avez pu vous en rendre compte) pour parler des personnes qui gagnent mal leur vie, puisque le terme d'ouvrier exclu d'emblée les employé-e-s et les précairEs. Ouvrier, ça marche pour parler d'industrie, pas pour parler de représentativité sociale en politique).

13/12/2012, 13:06 | Par avellino en réponse au commentaire de rocapel le 13/12/2012 à 12:25

je suis d'accord ...

11/12/2012, 19:09 | Par Cogitoergosum

Puisé chez Totor , 

LILITH−ISIS

Ô Jean, visionnaire effaré de Pathmos,
Comme tu te cachais derrière les rameaux,
Avec saint Marc, alors jeune et l'un des lévites,
En vous penchant parmi les arbres noirs, vous vîtes

Sur la colline un être effrayant, vague, seul,

Debout dans le frisson livide d'un linceul;

C'était de l'ombre ayant la forme d'une femme;
Cet être guettait Christ dans cette troupe infâme,

Comme s'il était là pour une mission;
Or la bande aperçut, en rentrant dans Sion,
Cette femme fixant sur eux dans les ténèbres
Ses deux yeux qui semblaient deux étoiles funèbres;

Un d'eux, que le Toldos appelle Eddon−Azir,

Courut vers elle, et comme il allait la saisir,
L'être, pareil aux feux fuyant dans l'ossuaire,

Disparut, lui laissant dans les mains le suaire.

Et plus tard, les soldats, contant après l'arrêt

Comment ils avaient pris Jésus de Nazareth,

Dirent qu'ils avaient vu sur la montagne sombre

La fille de Satan, la grande femme d'ombre,

Cette Lilith qu'on nomme Isis au bord du Nil

Avant Ève, il y eut Lilth...trop de femme l'oublient...

En clin d'oeil au titre du ( long ) poème  " la fin de Satan " Lilith était-elle " fan de satin " ?

12/12/2012, 02:07 | Par seth en réponse au commentaire de Cogitoergosum le 11/12/2012 à 19:09

+1

Mais vous en faites beaucoup ici... trop pour M. Perraud.

12/12/2012, 09:48 | Par Cogitoergosum en réponse au commentaire de seth le 12/12/2012 à 02:07

J'ai ça aussi :

 

A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles,

Je dirai quelque jour vos naissances latentes :

A, noir corset velu des mouches éclatantes

Qui bombinent autour des puanteurs cruelles,

 

Golfes d’ombre ; E, candeurs de vapeurs et des tentes,

Lance des glaciers fiers, rois blancs, frissons d’ombelles ;

I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles

Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;

 

U, cycles, vibrements divins des mers virides,

Paix des pâtis semés d’animaux, paix des rides

Que l’alchimie imprime aux grands fronts studieux ;

 

O, Suprême Clairon plein des strideurs étranges,

Silences traversés des Mondes et des Anges :

- O l’Oméga, rayon violet de Ses Yeux ! -


D'Arthur Beaux Reins...trop tard Joël, c'est fait..

11/12/2012, 19:20 | Par JoëlMartin

Ne pas confondre Lilliput avec Lilith pue.

Ce serait pur sexisme...

InnocentClin d'œil

11/12/2012, 19:35 | Par Cogitoergosum en réponse au commentaire de JoëlMartin le 11/12/2012 à 19:20

Dès qu'une contrepèterie passe, Moèl Jartin n'est pas loin...Clin d'œil

12/12/2012, 09:51 | Par Erreur 403 en réponse au commentaire de Cogitoergosum le 11/12/2012 à 19:35

La fiente de l'esprit qui vole, comme disait le père Hugo, rencontre toujours quelque chose au cours de sa chute. Et les chances augmentent avec la durée de la chute, statistiquement. Joêl Martin, qui doit s'ennuyer ce soir, parcourt les fils à l'affût d'une inversion syllabique ou consonnantique. Petit plaisir qui vaut bien celui des autres, qui sont allés dîner juste après Questions pour un Champion. Non, soyons justes, c'est mieux : il y a tentative créative. Même si cela devient un peu machinal... Incertain

12/12/2012, 02:11 | Par seth en réponse au commentaire de JoëlMartin le 11/12/2012 à 19:20

JoëlMartin

Lilith pue, tout le monde sait cela...

Vous me décevez.... Prenez votre souffle pour tout à l'heure (si ce n'est déjà fait...) Sourire

11/12/2012, 20:24 | Par Mithra-Nomadeblues_

Les gens conscients et honnêtes savent partinemment que la misandrie est toute aussi meurtrière dans notre société. Mais pour écrire un article juste, il faut être honnête, ce qu'Antoine Perraud n'est pas. Cet article pue la mauvaise foi.

12/12/2012, 10:55 | Par thomas moulin en réponse au commentaire de Mithra-Nomadeblues_ le 11/12/2012 à 20:24

Cela faisait longtemps que je n'avais pas remis les pieds dans un fil de commentaires et je vous y retrouve, toujours aussi pontifiante...

13/12/2012, 00:45 | Par Mithra-Nomadeblues_ en réponse au commentaire de thomas moulin le 12/12/2012 à 10:55

Pontifiante, vous restez dans la norme aimable... Antoine Perraud m'avait traitée un jour de "Chamane des esgourdes"... Cherchons ensemble la prochaine expression...

13/12/2012, 10:29 | Par profil_inactif_145012 en réponse au commentaire de Mithra-Nomadeblues_ le 13/12/2012 à 00:45

une oreille, une esgourde... ça rime avec une "gourde" -- Sourire -- tandis que "gourd" ce n'est pas de la courge en français...

 

11/12/2012, 22:13 | Par Cogitoergosum

 

Matriarcat en Europe : déesses-mères, reines-guerrières et prêtresses des peuples premiers du néolithique

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Site intéressant d'où vient cette carte : 

http://matricien.org/geo-hist-matriarcat/europe/

Les femmes n'ont pas toujours été reléguées et ne le sont pas partout... C'est aussi réducteur que l'homme africain qui n'est pas assez entré dans l'Histoire. 

Trop ethnocentré.

Et Marc le Fur, qui est breton, sait bien que les bretonnes dont les maris partent en mer portent la culotte. 

La paimpolaise fait filer doux le Théodore . Botterait le derrière s'il le fallait. Épousé une fille de marin, je sais de quoi je cause...

11/12/2012, 23:41 | Par HEALEY

12/12/2012, 09:23 | Par profil_inactif_145012

 

S'il n'y avait que les "brutes" - les gros goujats qui font passer les autres pour de véritables féministes...

La société française est encore foncièrement sexiste, la langue française hypersexuée - tout cela véhiculé autant par les femmes que par les hommes. Les plus belles illustrations se trouvant dans les discours homophobes...

 

12/12/2012, 09:37 | Par Cogitoergosum en réponse au commentaire de profil_inactif_145012 le 12/12/2012 à 09:23

Mille femmes, un homme > ils sont venus. ( sans " V " majuscule )

"Le masculin l'emporte sur le féminin " dès l'école et le plus jeune âge. 

12/12/2012, 19:26 | Par profil_inactif_145012 en réponse au commentaire de Cogitoergosum le 12/12/2012 à 09:37

L'accord grammatical n'est que le dessus de l'iceberg. 

Par langue sexuée, j'entends aussi, entre autres, les expressions adressées aux femmes et aux hommes - par exemple, ne pas connaître le genre de l' interlocuteur sur un fil en met plus d'un très mal à l'aise lorsque l'émotion et le ton monte...

 

18/12/2012, 20:08 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de profil_inactif_145012 le 12/12/2012 à 19:26

On a même trouvé le moyen de féminiser le mot con, comme s'il n'était pas assez féminin comme ça, alors que pour des titres on a hésité et on hésite encore !

12/12/2012, 10:19 | Par Basta

Merci A.P. 

je lis le billet et je me dis naïvement : "tiens, voilà un billet qui va faire l'unanimité, certes un brin provocateur sur la forme, mais pour le contenu, limpide, évident, bref, rien à dire" ... raté Sourire et quand je me dis que le lectorat de médiapart (plutôt de gauche) est aussi un électorat (plutôt de gauche) là ça devient horreur et damnation !

finalement la question à se poser : "est-on vraiment dans un état de Droit" ? ... la réponse n'est pas si évidente ! Criant

 

 

12/12/2012, 11:24 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de Basta le 12/12/2012 à 10:19

Faut tout de même pas exagérer : "limpide, évident " (sic). Il commence cependant dès la troisième phrase,  par une approximation, pour ne pas dire plus " le Palais Bourbon habilita le député Marc LeFur..." Ah bon ? Il a reçu une délégation du Palais Bourbon tout entier  Le Fur ? Ca vient de sortir, ce genre de délégation ? Je ne connaissais pas. En tous cas, moi je ne donne pas délégation à M. Perraud pour donner des leçons de morale à la guimauve.

12/12/2012, 20:52 | Par Basta en réponse au commentaire de Bernard BIGENWALD le 12/12/2012 à 11:24

je pointais juste que nous sommes dans un Etat de Droit où est garantie, en principe, l'égalité entre les hommes et les femmes ... qu'il faille se battre (encore et toujours) pour que cette égalité soit appliquée, certes, je l'entends ... mais qu'il faille encore se battre contre ce type de mysoginie grostesque, là, désolée, ça me dépasse ... que l'on ne soit pas en accord avec la "formulation" du journaliste, ça aussi, je peux l'entendre mais qu'il faille s'interroger sur la pertinence de pointer et combattre cette mysoginie intolérable, NON, ça je ne l'entends pas : c'est révélateur d'une mentalité totalement arriérée dans notre société et ça nous interpelle TOUS : où allons-nous si nous acceptons que cette mysoginie perdure ? dans le mur !!!! la notion même d'égalité finit par n'avoir plus aucun sens dans ce pays et cela est extrêmement grave !!!

13/12/2012, 07:13 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de Basta le 12/12/2012 à 20:52

Mais justement "rien à dire " de ce préchi-précha sauf de s'en moquer, non dans un esprit forcément phallocrate, mais parce qu'à l'évidence, M. Perraud est un enfonceur de portes ouvertes qui a bien compris, le petit malin, que les nouveaux "mâles dominants" savent intégrer le smic syndical féministe à leur parade amoureuse. Et ça marche à fond la caisse !

12/12/2012, 20:12 | Par cereb en réponse au commentaire de Basta le 12/12/2012 à 10:19

vous avez dit de DROIT,,?

12/12/2012, 10:47 | Par thomas moulin

Au Barreau de Bordeaux, la légende raconte qu'à ses débuts Me Blazy s'est fait une large part de sa clientèle en distribuant ses cartes de visite professionnelles aux noctambules des boîtes de nuit et autres tripots du chef-lieu girondin. Le pénaliste bordelais, habituel défenseur des petites frappes, se fait ici l'interprète du monde de la nuit qui n'a jamais eu la réputation d'être tendre avec les femmes...

12/12/2012, 13:28 | Par Massasté en réponse au commentaire de thomas moulin le 12/12/2012 à 10:47

On connaît les accointances du monde de la nuit avec celui de la lumière du « jour ». Les lecteurs attentifs de ce journal n'en doutent plus. Merci pour cet éclairage local. L'élection d'Anne Cadiot Feidt à ce poste (après la percée remarquable de Michèle Delaunay dans la circonscription) sème les graines du changement dans un terroir arc-bouté sur sa mauvaise conscience. L'ouverture, au sein du Musée d'Aquitaine, d'un espace dédié à la mémoire de l'esclavage (Bordeaux ayant-droit du commerce triangulaire) avait soulevé l'indignation et l'opposition d'une bonne partie des notables. Les graines semées ont germé, il nous revient de les arroser et d'en semer d'autres.

12/12/2012, 10:56 | Par Azalée

Merci Antoine Perraud !

La connerie machiste n'étant pas de la dernière averse (comme dirait Brassens), une petite piqûre de rappel n'était pas superflue.

D'expérience, je constate que la connerie machiste s'accompagne souvent d'une connerie tout court, dont elle est à la fois le fruit et le terreau. Comme tous les cons, le con machiste est fier de sa connerie, qu'il défend avec d'autant plus de hargne qu'il la sent menacée, et qu'il s'agit pour lui d'un enjeu culturel et identitaire.

Une seule solution : leur rentrer dans le lard. Merci Antoine. 

12/12/2012, 11:58 | Par Cogitoergosum en réponse au commentaire de Azalée le 12/12/2012 à 10:56

Un des terreaux du machisme ordinaire , je préfère dire phallocratie dont les femmes sont très souvent complices voire créatrices est l'oubli des archétypes qui fondent notre essence par une inversion presque totale des mythes originels dans nos " civilisations judéo-chrétiennes" ou issues du " Livre " ( les quatre).

Trop de femmes ne savent tout simplement plus ce qu'elles sont.

J'invite celles qui souhaitent sortir de cet oubli d'elles-mêmes à lire ce livre essentiel:

 

 Femmes qui courent avec les loups. Histoires et mythes de l’archétype de la femme sauvage 

Seul problème : ça décoiffe mesdames ! ( pas pu me retenir...)

Je l'ai moi-même lu, il y a longtemps.  Je le conseille depuis.

13/12/2012, 10:38 | Par Erreur 403 en réponse au commentaire de Cogitoergosum le 12/12/2012 à 11:58

Je plussoie des deux mains. Excellent livre pour repartir sur de bonnes bases.

12/12/2012, 11:59 | Par Leséparges

La connerie doit s'exprimer .

Ce n'est pas une question de sexe .

Et en ce domaine  on n'atteindra jamais  le peak .

12/12/2012, 12:03 | Par Machepro

A lui seul, le niveau de violence, haines, rancoeurs de nombre des commentaires de ce fil suffit à prouver la bonne mesure du billet.

Bien vu et merci, Antoine Perraud

12/12/2012, 12:28 | Par mineur de fond

La misogynie et la misandrie sont les conséquences de la stérilité complète de l'esprit.

Alors ? Pour ou contre l'adoption d'idées pour les con(ne)s stériles, ne pouvant engendrer aucune pensée constructive ?

12/12/2012, 20:17 | Par cereb en réponse au commentaire de mineur de fond le 12/12/2012 à 12:28

Lire le livre de LISE ELIOT

cnl 2011

"Les neurones ont ils un sexe?

cerveau rose  cerveau bleu"

12/12/2012, 13:03 | Par Bernard BIGENWALD

Bravo, Antoine Perraud, vous êtes à la cause des femmes ce que Harriet Beecher Stowe fut à la cause de l'anti-esclavagisme ! 

13/12/2012, 01:14 | Par sourisgrise en réponse au commentaire de Bernard BIGENWALD le 12/12/2012 à 13:03

@B.Bigenwald

Mais zeureuzement, on vous a vous....

Nous voilà bien gardées.

14/12/2012, 00:25 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de sourisgrise le 13/12/2012 à 01:14

Vous persiflez pour dissimuler votre léger embarras, non ? Je n'ai justement pas vocation à conduire un quelconque troupeau.

14/12/2012, 19:30 | Par sourisgrise en réponse au commentaire de Bernard BIGENWALD le 14/12/2012 à 00:25

Quel embarras ?

12/12/2012, 14:03 | Par Annie Stasse

Paradoxe - je crois, messieurs, que nous sommes plus fortes que vous : vous ne supporteriez pas tout ce qu'on porte et supporte dans la vie, vous seriez au 36ème dessous mis à notre place Rigolant :

  1. salaires 25 % plus bas
  2. élevage seule de nos -et les vôtres- enfants (les hommes seuls avec enfant, salaire bas, et horaires invraisemblables sont exceptionnels dans notre belle France ; sans compter que nous subissons plus le chômage)
  3. violences diverses (je ne m'attarde pas sur ce sujet)
  4. sifflement dans les rues
  5. accostage : vous vivez chez vos parents ou autre pretexte
  6. patrons qui prennent leur secrétaire pour une servante toutes tâches (café, aspirateur, pulsions !Criant)
  7. ……

Cet énumération n'est pas exhaustive.

12/12/2012, 14:17 | Par Cogitoergosum en réponse au commentaire de Annie Stasse le 12/12/2012 à 14:03

1-je suis enseignant salaire égaux. 

2-ma première épouse ( à lire celui de F.Chandernagor au passage ) n'était pas instit, je gardais les enfants le mercredi, après l'école, les emmenais chez la nounou le matin...

3-n'aimait  pas le caca, ni le vomi, mais bien son sommeil...pas question d'allaiter. La nuit : un biberon pour Papa, une tétée pour Papa et les couches.

4- a giflé plusieurs personnes dont moi...( snif ) 

5- je prépare le café tous les matins à mes collègues femmes, arrivant largement le premier..

6-last but not least.. lors de mon divorce ( par contumace, j'étais hospitalisé...) pas eu la garde, 15 ans que je n'ai pas vu mes enfants....comme pas mal de pères ( mais on ne peut pas comprendre, on ne les a pas portés n'est-ce pas?)

A ma place vous auriez été  au 36ème dessus?

Tiens une dernière pour la route : a exigé l'IVG pour notre fille " je ne serai pas grand-mère à 34 ans.." 

Comme quoi les cases, les prototypes...les clichés ont la peau dure...

En plus ma femme ( la seconde ) m'a dragué comme une cougar un pauvre minet....

12/12/2012, 14:35 | Par Annie Stasse en réponse au commentaire de Cogitoergosum le 12/12/2012 à 14:17

je, je, je, je, … la liste est à caractère général pas spécialement VOUS monsieur. Pourquoi avez-vous tant besoin de vous justifier ?

12/12/2012, 20:43 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de Annie Stasse le 12/12/2012 à 14:35

Il se contente d'expliquer qu'il ne faut pas s'en tenir aux clichés, et il part de son expérience, pourquoi pas ?

12/12/2012, 21:44 | Par JoëlMartin en réponse au commentaire de Bernard BIGENWALD le 12/12/2012 à 20:43

Attention : propos machiste :

À une féministe en nage, beaucoup préfèrent une féminine en stage...

13/12/2012, 00:36 | Par Annie Stasse en réponse au commentaire de Bernard BIGENWALD le 12/12/2012 à 20:43

ai-je écrit que c'était applicable à 100 % des hommes ? non je parlais des femmes.Langue tirée

De toute façon qu'un mec ai besoin de montrer comme lui est bien sous tout rapport… vous voyez une femme écrire : ben moi je fais le ménage, donne le biberon au dernier, travaille 8 heures par jour pour un salaire de misère…… etc ?? Pied de nez

13/12/2012, 14:31 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de Annie Stasse le 13/12/2012 à 00:36

Et ça n'est jamais arrivé ? Parce que c'est un mec, il n'aurait le droit que de la fermer ? N'y a-t-il donc aucune place pour la nuance ? Je peux comprendre que vous soyez remontée contre les mecs, mais accordez cependant à quelques représentants de ce sexe coupable, la possibilité de se défendre. 

13/12/2012, 07:05 | Par Cogitoergosum en réponse au commentaire de Bernard BIGENWALD le 12/12/2012 à 20:43

C'est tout le problème des clichés...et de ceux ( celles ) qui s'y enferment.

Le sexisme est un racisme premier, et certain "féminisme" un simple terrorisme intellectuel. 

Ça cristallise souvent des frustrations annexes. Pourquoi me dit-on que je suis galant ou gentil quand je suis " normal "?

Pourquoi un homme devrait-il laisser systématiquement son siège à une femme si elle n'est ni âgée ni enceinte? Pourquoi les " poilus " de 1914 étaient-ils tous des hommes? combien de femmes mortes de silicose? Pourquoi...? Combien?

J'aurai pu faire une contre-liste générale , j'ai préféré éviter le piège , le bilan serait à 50%_50% ou pas très loin.

13/12/2012, 12:27 | Par rocapel en réponse au commentaire de Bernard BIGENWALD le 12/12/2012 à 20:43

Il ne s'agit pas de clichés, mais de statistiques.

13/12/2012, 14:43 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de rocapel le 13/12/2012 à 12:27

Ce n'est pas vraiment une réponse, juste une pirouette.

13/12/2012, 11:37 | Par jmv en réponse au commentaire de Annie Stasse le 12/12/2012 à 14:35

@ANNIE STASSE,

Le commentaire de COGITOERGOSUM est au vôtre ce que la vérité subjective est à la généralisation abusive.

Vous parlez "des femmes", donc de la très grande majorité d'entre elles, voire de la totalité. Or (démonstration par l'absurde), ne serait-ce que dans mon entourage, le plupart des femmes ne vivent (subissent) pas ce que vous dénoncez.... et je connais beaucoup d'homme "normaux".

Les disparités professionnelles existent, elles ne sont pas forcément toutes fondées sur le "machisme". Il y a tant d'autres raisons. D'ailleurs, pour ne donner qu'un exemple, d'après vous pourquoi les femmes sont minoritaires dans la plupart des cursus scientifiques (ingéniérie, informatique, électronique, télécommunication, mathématique, physique, etc.), alors qu'elles sont bien mieux représentées en terminale S ?

Vous croyez que c'est de la faute des "machos" ?

Franchement, ce genre de sujet est bien trop complexe pour en déduire doctement des "vérités simplistes". S'il faut dénoncer ou critiquer certains comportements, il faut aussi éviter de mettre tout le monde dans ce même sac. Je suis convaincu qu'une très grande majorité d'humains ne se retrouvent pas dans ces clichés.

12/12/2012, 17:54 | Par Kaze tachinu en réponse au commentaire de Cogitoergosum le 12/12/2012 à 14:17

Au contraire, Cogito, votre roman personnel, sans pathos, à la bonne distance, nous éclaire.

12/12/2012, 20:13 | Par Cacochyme en réponse au commentaire de Annie Stasse le 12/12/2012 à 14:03

Sans oublier les origines du mâle:

Ancien Testament - Pentateuque-Genèse 3

[11] Et l'Éternel Dieu dit: Qui t'a appris que tu es nu? Est-ce que tu as mangé de l'arbre dont je t'avais défendu de manger? [12] L'homme répondit: La femme que tu as mise auprès de moi m'a donné de l'arbre, et j'en ai mangé. [13] Et l'Éternel Dieu dit à la femme: Pourquoi as-tu fait cela? La femme répondit: Le serpent m'a séduite, et j'en ai mangé. [14] L'Éternel Dieu dit au serpent: Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre tout le bétail et entre tous les animaux des champs, tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie.

Et notre petit rabbin de service, se qualifiant lui même d'avorton de Dieu, Paul de Tarse. Celui qui s'est pris un coup de soleil dans la tronche,sur le chemin de Damas, déjà dangereuses les routes de Damas. Voilà comment Jésus l'inspira:

1er Epitre de St Paul Apôtre aux corinthiens:

[...]Je veux cependant que vous sachiez que le chef de tout homme c'est le Christ, que le chef de la femme, c'es l'homme, et que le chef du Christ, c'est Dieu. 4 Tout homme qui prie ou qui prophétise la tête couverte, déshonore sa tête. 5 Toute femme qui prie ou qui prophétise la tête non voilée, déshonore sa tête: elle est comme celle qui est rasée. 6 Si une femme ne se voile pas la tête, qu'elle se coupe aussi les cheveux. Or, s'il est honteux à une femme d'avoir les cheveux coupés ou la tête rasée, qu'elle se voile. 7 L'homme ne doit pas se couvrir la tête, parce qu'il est l'image de la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l'homme. 8 En effet, l'homme n'a pas été tiré de la femme, mais la femme de l'homme; 9 et l'homme n'a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l'homme. 10 C'est pourquoi la femme doit, à cause des anges, avoir sur la tête un signe de sujétion.[...]

Comme quoi les mêmes conneries peuvent traverser les millénaires, il y aura toujours une majorité de nouveaux cons pour y croire...

12/12/2012, 20:24 | Par cereb en réponse au commentaire de Cacochyme le 12/12/2012 à 20:13

cacochyme

Vous savez ,je pense ,qu'il y 2 sinon 3 versions différenes de la création de la femme par Dieu pour l 'homme;tirée elle aussi de la poussière et non de la "côte d'adam"!

ET pourquoi?pour que Adam ne s ennuie pas car Il s'ennuyait!

Enfin ,on peut comprendre

Mais c'est un mythe hébreux!et ne pasoublier que Paul était juif.Usages du temps chez les juifs d'alors/

Utile de s'en souvenir.

12/12/2012, 23:30 | Par Cacochyme en réponse au commentaire de cereb le 12/12/2012 à 20:24

Jésus aussi était juif, pour au moins 3 bonnes raisons:

1) Il a repris l’affaire de son père et ça marche encore.
2) Il est resté à la maison jusqu’à l’âge de 33 ans.
3) Il était sûr que sa mère était vierge, et sa mère était sûre qu’il 'était un Dieu.Rigolant

15/12/2012, 00:31 | Par christian delarue en réponse au commentaire de Cacochyme le 12/12/2012 à 23:30

Ces bondieuseries n'ont que peu de rapport avec le sujet.

12/12/2012, 13:34 | Par Antoine Hallé

[L]e pénaliste Pierre Blazy reproche à l'impétrante de ne pas avoir « les épaules larges », avant de gravement s'interroger : « Est-ce qu’une femme a les capacités pour supporter le poids de toutes ces affaires ? » 

Euh, les femmes enfantent depuis 200 000 ans (voir plus) et subissent le pire venant des hommes depuis que nous sommes" tombés" dans une société patriarcale. Comme le roseau, elles plient mais ne rompent pas. Elle sont évidemment très capable de supporter "le poids de toutes ces affaires". Entendre encore des propos comme celui-là en 2012 ?!

Et ben c'est pas gagné...   

12/12/2012, 14:14 | Par accord perdu

la guerre des sexes aura-t-elle lieu?

12/12/2012, 19:34 | Par profil_inactif_145012

 

On lit pas mal de "conneries" de "cons" et de "connes" sur les fils -- beaucoup moins de "couillons"...

A lire ou à relire sur wiki : Con provient de l'étymon latin cunnus (« femme »)

"couillon" n'a pas d'article wiki...Déçu

 

12/12/2012, 20:28 | Par cereb en réponse au commentaire de profil_inactif_145012 le 12/12/2012 à 19:34

BRAVO Sheelin

j ai retenu ma langue

Le terme préféré au Moyen Age semble avoie été "pertuis"!pour lre féminin!

 

12/12/2012, 21:46 | Par JoëlMartin en réponse au commentaire de cereb le 12/12/2012 à 20:28

Couillon n'a pas d'article dans wiki..."

Sauf ceci : http://fr.wiktionary.org/wiki/couillon

13/12/2012, 10:35 | Par profil_inactif_145012 en réponse au commentaire de JoëlMartin le 12/12/2012 à 21:46

 

Merci, mais c'est autre chose ! Et cette page n'est qu'une définition de dictionnaire...

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Special:Search?search=couillon&go=Go

  • Résultats 1–20 de 24 pour couillon

 

Cherchez Couillon sur un desprojets-frères de Wikipédia :

Créez l’article « Couillon » sur ce wiki ! Vérifiez auparavant dans les résultats ci-dessous que le sujet n’y a pas déjà été traité.

 

12/12/2012, 22:16 | Par Raymond SAMUEL

COGITOERGOSUM,

 Chut, taisez-vous, vous n'avez pas le droit de dire ça !

12/12/2012, 22:26 | Par JoëlMartin en réponse au commentaire de Raymond SAMUEL le 12/12/2012 à 22:16

De dire quoi ?

12/12/2012, 22:32 | Par Raymond SAMUEL

De la mysogynie et de la misandrie quelle est la dérive (imbécile) la plus virulente ?

Je ne parierais pas plus pour l'une que pour l'autre.

13/12/2012, 10:45 | Par JoëlMartin en réponse au commentaire de Raymond SAMUEL le 12/12/2012 à 22:32

Historiquement, l'une a peut-être précédé l'autre.

L'autre est peut-être issue d'un retour de balancier.

Cela dit Samuel a raison : toute miso... est navrante.

Et devrait être miso... rencart.

13/12/2012, 11:15 | Par Annie Stasse

nombre de chomeurs par sexenombre de chomeurs par sexe

niveau des retraites selon le sexeniveau des retraites selon le sexe
nombre des diplomes selon le sexenombre des diplomes selon le sexe
nombre des élus selon le sexenombre des élus selon le sexe

13/12/2012, 12:07 | Par jmv en réponse au commentaire de Annie Stasse le 13/12/2012 à 11:15

Ces tableaux représentent une constatation, pas une analyse des raisons.

Par exemple la part d'élues à l'Assemblée Nationale est très intéressante car les femmes, comme les hommes, disposent du droit de vote et nous vivons dans un système à scrutin majoritaire dans lequel les femmes devraient avoir les mêmes chances que les hommes... et pourtant les hommes sont élus en majorité.

Certes, on ne peut pas écarter le fait majeur de la "sélection" des candidats (le casting a-démocratique) qui est dirigé majoritairement par des hommes (blancs et CSP+) et parmi lesquels les "misogynes" sont (largement) sur-représentés. Pour autant cette situation doit interroger mais les réponses du type "les hommes sont tous des machos" ne peut pas avoir sa place, car d'évidence, en admettant même que ce soit vrai, cela n'expliquerait pas l'anomalie que nous constatons pour l'élection elle-même.

Je pencherais, personnellement, vers le manque de maturité politique des électeurs qui privilégient, lors de leurs votes, des critères contraires à ce qu'ils attendent de leurs élus. Ansi nous attendons des élus intègres et pourtant nous votons pour des candidats malhonêtes, nous attendons des élus défendant l'intérêt général et nous votons pour ceux qui défendent leurs intérêts personnels, etc.

Si nous pouvons nous émouvoir, à juste titre que les femmes soient sous-représentées dans les mandats électifs, nous pouvons également nous émouvoir que les "hommes normaux" (càd raisonnablement intègres, polis, décents et amènes) soient également sous-représentés alors que, d'évidence, ils sont majoritaires dans la société... pourtant c'est cette majorité d'hommes et de femmes (normaux) qui élisent les autres.

En tout état de cause, la sur-représentation des femmes disposant d'un diplome supérieur dans la tranche des 25-34 ans va probablement amener une modification corrélative des revenus et des situations dans les années à venir.

L'avenir est en marche... ;-)

13/12/2012, 13:11 | Par Annie Stasse en réponse au commentaire de jmv le 13/12/2012 à 12:07

J'ai trouvé extraordinaire que sur un média à tendance de gauche on mette en doute ma petite enumération précédente. Et tout le monde admirant un homme qui, lui, serait parfait. J'ai bien dit que ma liste était généraliste. De toute façon que tous se mettent à admirer un homme qui ferait des travaux normaux pour une femme est totalement mysogine. Ne sont-ce que des hommes qui sont à genoux devant cet homme admirable ? pas sûr. L'êtes-vous autant pour toutes les femmes qui font ces tâches ? j'en doute.

La suite des commentaires qui c'en ait suivi me contestait. C'est vraiment extraordinaire. Soit vous êtes absolument tous sourds aux faits, soit vous n'y attaché aucune importance.

La mysoginie règne donc sur Mediapart. Comme partout ailleurs. Et c'est tellement bien ancré dans votre inconscient que vous ne vous en rendez même pas compte.

@jmv

Vous avez l'air un peu plus éclairé que la moyenne des commentateurs d'ici.

Sur les élus je rajouterai que les partis mettent les femmes (pour être conforme avec la loi) dans des mandats où ils sont sûrs qu'elles ne seraient pas élus… comme n'importe quel autre candidat de cette tendance politique. point barre.

Concernant les électeurs je serais plus modérée. Par ex. Concernant Royal ce n'était pas parce qu'elle était une femme, mais sur ses positions politiques. Cependant il ne faut pas faire abstraction de la sorte de cabale qu'elle a du subir de la part de l'ensemble de son parti (PS).

Nota Bene : les femmes ne sont pas exempt de mysoginie, et certains hommes le sont moins que certaines femmes.

13/12/2012, 14:07 | Par jmv en réponse au commentaire de Annie Stasse le 13/12/2012 à 13:11

Je crois que vous vous méprenez sur la "tonalité" des commentaires, y compris (et surtout) ceux qui répondaient au vôtre.

L'idée générale n'était pas d'admirer un homme qui fait des travaux ménagers mais d'indiquer qu'il existe, et en quantité importante, de tels hommes... comme il existe des femmes qui ne font rien (j'en connais).

En d'autre termes vous prenez pour un acte d'admiration le seul fait de rapporter cette existence. Essayez de relire lesdits posts dans ce sens et vous serez surprise.

Il n'y a rien d'admirable à s'occuper de sa vie (ménage, cuisine, enfants, courses, etc.), il n'y a non plus rien de déshonorant. Il n'y a rien d'admirable à partager ces tâches entre co-habitants.

Ce qu'il ne faut pas taire c'est que la situation dans quantité de familles où les femmes s'occupent plus facilement des tâches ménagères que les hommes n'est pas la conclusion d'un phallocratisme mais les restes d'une organisation sociale dans lequelle les hommes travaillaient (à l'usine, aux champs, etc.) pendant que les femmes s'occupaient des enfants (qu'elles avaient mis au monde) et des tâches corrélatives.

Si les choses évoluent en même temps que le nombre de femmes au travail, cela ne peut pas se faire d'un seul coup. Il suffit d'ailleurs de regarder les tableaux que vous avez publiés pour se rendre compte que la situation des 25-35 ans est très différente de celle des 55-65 ans.

Cela dit, le sexisme préjudiciable aux femmes souhaitant l'égalité est tout autant porté par les hommes que par les femmes elles-mêmes. Le faire évoluer efficacement ne passera pas par la dénonciation de la phallocratie mais par l'éducation des êtres humains des deux sexes.

Il ne faut pas "se battre" pour cela, il faut "imprimer" un mouvement. Ce qui est vrai pour le "sexisme" l'est aussi pour les autres formes de discrimination, car un "discriminateur" n'a pas toujours conscience de son comportement, tous les "discriminateurs" n'oeuvrent pas au même niveau et, pire, tous les individus ressemblant à une masse de "discriminateurs" ne le sont pas forcément. Or, le "combat" frappe en général de la même manière les grands, les petits discriminateurs et ceux qui leur ressemble, générant un sentiment d'injustice à la source bien identifiée.

Le combat pour une "cause juste" devient une source d'injustice.

Le pire, c'est que les quelques "grands discriminateurs" vont pouvoir justifier leur comportement à cause de cela et que les autres (mis en cause à tort ou de manière exagérée) ne pourront qu'adhérer. D'où les réactions parfois un peu vives de la part de gens "raisonnables".

13/12/2012, 15:00 | Par Massasté en réponse au commentaire de jmv le 13/12/2012 à 14:07

le manque de maturité politique des électeurs qui privilégient, lors de leurs votes, des critères contraires à ce qu'ils attendent de leurs élus

 Entièrement d'accord sur le diagnostic > incohérence et manque de transversalité dans les luttes. «Race, classe, genre, espèce animale… », il est rare que l'on soit sensible à plus d'une cause à la fois*. Et la différence au sein d'un groupe se paye d'une exclusion.

* exemples cinématographiques : les communistes de R.A.S  et du Christ s'est arrêté à Eboli dont la dénonciation d'un état colonial ou fasciste s'accommode du sort réservé aux femmes 

 Le faire évoluer efficacement ne passera pas par la dénonciation de la phallocratie mais par l'éducation des êtres humains des deux sexes.

 La dénonciation reste nécessaire afin que les choses soient dites. Ne pas laisser le monopole du Logos à ce qui nous paraît injuste. Nécessaire n'est pas suffisant. Alors, travailler à déconditionner tout le monde : OUI ! 

merci pour la riche matière de vos interventions

13/12/2012, 15:22 | Par Annie Stasse en réponse au commentaire de jmv le 13/12/2012 à 14:07

il y a un point que je conteste :

les hommes travaillaient (à l'usine, aux champs, etc.) pendant que les femmes s'occupaient des enfants (qu'elles avaient mis au monde) et des tâches corrélatives

C'est un raisonnement de classes moyennes ou sup. Les femmes de classes modestes (ou pauvres) ont toujours travaillé : aux champs, de services ou nettoyages des autres, commerces, usines à partir de la révolution industrielle. Encore durant les années 60 l'ambition des femmes de classes "prolétaires" était de ne pas travailler, de rester au foyer comme les classes plus favorisées.

Considérant les violences : je ne conteste pas que des hommes soient victimes de violence de la part des femmes (j'ai toujours considéré que les femmes sont des Humains comportant toutes les mêmes caractéristiques), mais la civilisation patriarcale (je ne sais dater depuis quand, plusieurs millénaires sur les 2 hémisphères) considère que la violence envers les femmes sont normales, et ils l'appliquent (!) dans des proportions mondiales et énormes en toutes occasions.

Info d'ordre perso : j'ai toujours détesté m'occuper de tout ce qui concerne le ménage je n'ai jamais eu de problème avec les hommes avec qui j'ai vécu, et ne les portais pas aux nues pour autant, mais les considérais normaux -eux aussi- nous partagions sans questionnement. Je répète donc bien que mon raisonnement est d'ordre général. Je ne parlais pas de moi.

13/12/2012, 16:04 | Par Massasté en réponse au commentaire de Annie Stasse le 13/12/2012 à 15:22

Vous voulez dire que le travail des femmes n'a pas été reconnu en tant que tel. Ce n'est pas incompatible avec le fait que les grossesses successives (et leurs contraintes afférentes) masquent* la réalité de ce travail et confortent une organisation sociale injuste. Vous êtes presque d'accord tous les deux !

* Fruit du travail des femmes logntemps crédité sur le compte des hommes. Les femmes françaises ont eu le droit d'ouvrir un compte bancaire en leur nom propre (sans autorisation du mari, père, frère..) en 1965, seulement.

Encore durant les années 60 l'ambition des femmes de classes "prolétaires"était de ne pas travailler, de rester au foyer comme les classes plus favorisées.

Ah bon ? J'ai connu des mères prolétaires de cette génération qui ont mis un point d'honneur à préserver leur indépendance économique…  

13/12/2012, 17:22 | Par Cogitoergosum en réponse au commentaire de Annie Stasse le 13/12/2012 à 13:11

 "un homme qui ferait des travaux normaux pour une femme"

Ca c'est du sexisme, disons du determinisme sexué..

Les travaux féminins ça n'existe pas... Nous étions six enfants il y a cinquante ans, mon père savait tricoter ( authentique )    

Il faut arrêter de lire " Cosmo " et " femme actuelle " vous faites vous-même la démonstration que vous êtes dans le cliché.

Je me rappelle Gisèle Halimi discréditant la cause féministe en disant des le début de l'affaire DSK au sujet de Nafissatou Diallo :

C'est la levée de boucliers des amis. Moi, je veux juger cette affaire en tant que femme et, pour moi, cette femme dit la vérité. Comment voulez-vous croire qu'une simple femme de ménage, noire, mère célibataire de surcroît, ne dise pas la vérité"

Le niveau zéro de l'argumentaire, un discours aussi stupide que les sorties à la testostérone de Bruce Willis dans " Die Hard".,,ou que le  "troussage de domestique" de JFK...

Il n'y a ni homme ni femme parfaite.j'ai vu des dames de service dans une école maternelle jouer au hockey avec leurs balais  comme des garçons ...avec une portée de petits chatons nés sous le préau. Désolé, j'appelle ça des connes...aucun n'a survécu...

Je me rappelle il y a quelque années des féministes protestant contre l'exécution d'une femme au Texas au motif qu'il est inhumain d'exécuter une femme ( blanche au passage ). Elles se trompaient de combat.

Je suis contre la peine de mort.Point... 

13/12/2012, 18:10 | Par Massasté en réponse au commentaire de Cogitoergosum le 13/12/2012 à 17:22

Toutes les féministes ne se classent pas entre les pro-halimi et les pro-badinter. Il n'existe pas de féminisme unitaire. Le champ, vaste, recouvre des courants de pensée et modes d'engagement très différents, largement opposés les uns aux autres (essentialisme, constructivisme, universalisme, etc.). Que certaines se trompent de combat, c'est sûr ! Ça ne discrédite pas la cause en soi, ça la rend plus difficilement audible. 

13/12/2012, 18:33 | Par Annie Stasse en réponse au commentaire de Cogitoergosum le 13/12/2012 à 17:22

sortir les phrases de leur contexte et vous trouveriez Marx un affreux économiste libéral ou (si vous préférez comme c'est courant) un dictateur en puissance, Beauvoir une anti-féministe notoire…

Vous n'étes pas parmi ceux qui conteste l'enregistrement de Cahuzac sur Médiapart ?

Vous êtes donc un contestateur tous sujets. Question subsidiaire : vous arrive-t-il de ne pas trouver des erreurs chez les autres… vous étant parfait Cool

14/12/2012, 00:07 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de Annie Stasse le 13/12/2012 à 18:33

argument grotesque, dommage, le débat devenait intéressant. 

15/12/2012, 05:45 | Par Cogitoergosum en réponse au commentaire de Bernard BIGENWALD le 14/12/2012 à 00:07

Elle admet juste avoir tort... Ce n'est pas facile.

Surtout pour certaines femmesCool

Et je ne conteste pas l'enregistrement ( il existe ). Je ne l'ai même pas écouté. Quiconque s'attend à entendre la voix de Cahuzac est prédisposé à le reconnaitre, non?

Comme une femme qui chercherait a priori le " machisme " chez un homme, elle le trouverait vite, surtout s'il la contredit.

L'avantage qu'ont les Belges c'est qu'ils peuvent raconter des histoires belges sans qu'on les pourrisse...

13/12/2012, 13:38 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de jmv le 13/12/2012 à 12:07

Bien évidemment !

13/12/2012, 17:21 | Par dianne

Ce soir, c'est Borgen.

http://television.telerama.fr/tele/serie/borgen-une-femme-au-pouvoir,7839033,saison2,episode9.php

Où l'on voit que femme et politique sont deux mots qui ont encore besoin de rôdage pour faire bon ménage. Même dans les sociétés "éclairées".

13/12/2012, 19:01 | Par Massasté en réponse au commentaire de dianne le 13/12/2012 à 17:21

Votre remarque m'en suggère une autre : le présupposé sexiste du mot « passionaria » qu'on emploie volontiers pour désigner des femmes engagées en politique. Là où l'on dit qu'un homme est habité par ses convictions, on dit d'une femme qu'elle est aveuglée par ses passions. Bon enfin, ça tombera aussi comme un fruit pourri, tôt ou tard ! 

13/12/2012, 18:59 | Par Bernard BIGENWALD

http://youtu.be/A7IgHkK6its

Pour relancer un peu l'ambiance !

13/12/2012, 21:11 | Par Raymond SAMUEL

Je vois que, ici aussi (comme à la Dépêche du midi, à Evène, où j'ai été censuré) comme partout, il faut se censurer si l'on veut être publié. Impossible de relater les faits qui ne sont pas politiquement corrects.

Mon message sera peut-être publié si je n'en dit pas plus....

14/12/2012, 16:33 | Par Raymond SAMUEL

ENFANTS MIS EN COLLECTIVITE TROP PRECOCEMENT.

 

 

DECLARATION EMANANT D'UNE INSTITUTRICE DE PETITE SECTION D'ECOLE MATERNELLE  EN REPONSE A LA QUESTION  SUIVANTE :

 

- « Ne pensez-vous pas que l'école est trop fatigante pour ces si jeunes enfants ? » :

 

- « Non, ça ne m'inquiète pas. C'est comme ça. Oui, c'est fatigant, pour eux et pour moi, mais c'est comme ça. D'ailleurs ils savent très bien quand ils sont trop fatigués, ils deviennent malades, comme ça ils se reposent. C'est comme ça ; et personne ne veut que ça change. Les femmes ne retourneront pas à la maison. »

 

PAR AILLEURS, ET EN CONFIRMATION, JE RELEVE LES MESSAGES DE MERES REPONDANT SUR DES FORUMS INTERNET A DES APPELS D'AUTRES MERES DONT LES ENFANTS REFUSENT L'ECOLE MATERNELLE (CE QUI EST D'AILLEURS PRESENTE COMME ETANT UNE ANOMALIE).

 

Ces mères qui répondent croient toutes connaître la raison de ce refus de la scolarisation (qu'il est convenu de considérer comme anormal)  : elles supposent d'emblée que ces enfants n'ont pas été auparavant HABITUES assez tôt à la collectivité grâce à la crèche (ou à un autre mode de garde similaire). Il est entendu pour elles que c'est là une erreur fondamentale.

 

Force est de constater que ces réponses ne suscitent aucune opposition.

 

MENSONGE ET IMPOSTURE.

 

Ces parents n'ont pas délibérément trahi leurs enfants, ils n'ont été que complaisants auprès des informations diffusées à leur intention.

Ces informations, qui émanent le plus souvent de professionnels spécialistes de l'enfance, sont majoritairement mensongères, soit dans ce qu'elles prétendent, soit par omission.

Elles sont une imposture quand elles ont pour intention (cachée) non de favoriser la bonne santé des enfants mais de justifier et servir les intérêts égoïstes des parents. Pratiquer l'imposture ne gêne pas ces spécialistes de l'enfance (associés aux journalistes de la presse féminine) dans la mesure où le mensonge et l'imposture servent la « libération » de la femme  dans le cadre de l'idéologie féministe..

 

Les vétérinaires ne sont pas contredits lorsqu'ils signalent qu'au moins deux fois sur trois, les animaux qui présentent des difficultés de comportement sont ceux qui ont été séparés trop précocement de leur mère.

Par contre, lorsqu'il s'agit des humains la même affirmation suscite des réactions qui vont de l'indignation au silence glacé. « Nous ne sommes pas des chiots » dira-t-on avec conviction. Car la vérité défendue bec et ongles c'est que la mise en collectivité très précoce est indispensable pour socialiser les nourrissons et jeunes enfants. Pour bétonne r définitivement la formule, les « spécialistes » ont ajouté que les enfants qui n'auraient pas été habitués à la crèche seraient en difficulté à l'école maternelle et que ceux qui auraient échappé à la maternelle seraient moins bons que les autres à la grande école. Efficacité garantie ! qq

 

La situation matérielle des parents (imposée par la surconsommation) associée à la désinformation organisée par le féminisme (qui s'est appliqué à déresponsabiliser ces parent), font un barrage très efficace à la reconnaissance des besoins des enfants. Les atteintes au psychisme infligés pendant la petite enfance sont niées. Pourtant, nombreux sont les malades ou les handicapés de tous niveaux parmi les adultes que ces enfants deviennent.

 

Ainsi, les atteintes à la santé psychique (et physique par répercussion) plombent de plus en plus la société. Quand les adultes bien portants mentalement, affectivement et physiquement ne seront plus qu'une minorité il sera définitivement trop tard pour rétablir la situation.

 

Raymond SAMUEL

 

05.11.2011

 

14/12/2012, 18:13 | Par jmv en réponse au commentaire de Raymond SAMUEL le 14/12/2012 à 16:33

@Raymond Samuel,

Si je comprends votre message, vous dites que (i) les enfants ont besoin de leur mère présente, (ii) que si la mère n'est pas là, les enfants présenteront des difficultés de comportement et, (iii) qu'en conséquence, les mères devraient rester à la maison (ou en tout cas auprès de leurs enfants).

Admettons le (i) et le (ii), mais pourquoi les éventuelles "difficultés de comportements" des enfants devraient peser sur la vie des mères ? Car, il ne faut pas oublier que le travail pour les femmes ne représentent pas qu'une "activité", cela représente aussi leur vie sociale, leur vie économique, leur vie culturelle et la liberté.

En effet, une femme au foyer dépend du bon vouloir de son mari pour subvenir à ses besoins personnels d'aujourd'hui... et de demain.

Sans compter l'intérêt pour la collectivité de bénéficier des compétences et de l'engagement des femmes qui travaillent.

Pourquoi sacrifier les mères au profit des enfants ? Pourquoi ne pas vouloir trouver ce juste équilibre entre les droits des enfants et ceux de anciens enfants : les adultes ?

Vous le voyez, même en admettant vos pré-supposés, votre conclusion est discutable. Quant auxdits "pré-supposés", ils me semblent aussi sujets à caution.

15/12/2012, 00:28 | Par christian delarue en réponse au commentaire de jmv le 14/12/2012 à 18:13

C'est le nouvel argumentaire de la troika pour renvoyer les femmes au foyer. En Grèce c'est fait. Sexiste à fond ! Et pourtant vous n'êtes pas censuré.

16/12/2012, 16:12 | Par jmv en réponse au commentaire de christian delarue le 15/12/2012 à 00:28

Je précise que mon commentaire était une réponse à celui de Raymond Samuel et que je ne vois pas l'once d'une reflexion sexiste dans ce que j'ai écrit, bien au contraire. Soit vous m'avez mal lu,soit vous avez mal visé avec votre "mulot" ;-)

16/12/2012, 22:44 | Par christian delarue en réponse au commentaire de jmv le 16/12/2012 à 16:12

Oui j'abondais dans votre critique de Samuel.

14/12/2012, 19:20 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de Raymond SAMUEL le 14/12/2012 à 16:33

OK avec vos constats, mais pourquoi sacrifier les seules mères aux besoins des enfants ?

14/12/2012, 19:43 | Par JoëlMartin

Eh bé...

Faut garder ses jeunes enfants à la maison, la Maternelle les fatigue.

Pour cela il faut la présence maternelle, donc la femme doit rester au foyer...

Tous les poncifs d'un autre âge...

15/12/2012, 05:47 | Par Cogitoergosum

C'est évidemment un retour en arrière impossible autant que peu souhaitable.

Mais qui peut nier que le changement de statut de la Femme et de la famille sont pour beaucoup dans la montée du chômage de masse et le manque de logements?

15/12/2012, 11:45 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de Cogitoergosum le 15/12/2012 à 05:47

Moi. Mais cela vaut-il le coup, dans la mesure où je suis déjà classé comme "bourrin" par certaines de ces dames ?  Lisez donc les bouquins d'Alfred Sauvy : votre vision est un tantinet malthusienne.

15/12/2012, 12:18 | Par Cogitoergosum en réponse au commentaire de Bernard BIGENWALD le 15/12/2012 à 11:45

Je suis plus d'accord avec vous qu'avec moi...

Voilà ce que c'est de mal choisir ses mots ( Camus, si tu écoutes ) . Le " de masse " ne va pas...

Disons, qu'en  France notamment, le monde du travail et le logement ne se sont pas encore tout à fait adaptés au changement récent de statut des femmes , de la famille monoparentale. On se rend mal compte que c'est somme toute très récent...

Dans mon quartier de ZEP en Bretagne j'avais pas mal de mères celibataires et des tours composées de F4, F5 et F 6..qui ne sont plus guère destinés qu'aux familles " de type méditerranéen...les HLM " petits " manquent..

15/12/2012, 19:18 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de Cogitoergosum le 15/12/2012 à 12:18

RigolantOK,  mais c'est un pb que les HLM pourraient régler et  quid du chomdu ?

15/12/2012, 22:29 | Par androdiasema

FEMME: x;x

homme: X; Y

POINT COMMUN: le chromosome x

l'inconnu est donc le y ce x mal terminé

ce sont les hommes qui ont quelque chose en moins,qui leur manque tant qu'ils en reduisent les femmes chaque fois qu'ils le peuvent à des moins que rien

une femme hormis sa capacite à creer un nouvel etre à partir d'une cellule est un interieur en relation avec l'exterieur il n'y a qu'une barriere chimique entre les deux.elle n'est pas fermée mais ouverte et attentive à la vie en elle et autour d'elle. elle s'adapte.

les hommes ont un interieur et un exterieur cloisonnes.il y a le chaos à l'exterieur et leur ordre interieur qui doit mettre l'exterieur en accord avec l'interieur et tant pis pour l'espece pour les especes et pour la vie.il s'agit que le monde et la femme s'adaptent

il doit y avoir un dinausaure sous ce caillou là qui est dans notre chaussure humaine et nous empeche de marcher...main dans la main... 

quelqu'un a t il une idee pour avancer enfin ensemble dans l'unite et la diversite???????

16/12/2012, 16:06 | Par jmv en réponse au commentaire de androdiasema le 15/12/2012 à 22:29

Sans vouloir casser votre "discours métaphorique délirant" Clin d'œil je me permets de vous signaler que la dénomination x et y pour les chromosomes est parfaitement arbitraire et qu'il n'y a pas beaucoup plus de différences entre les gonosomes qu'entre les autosomes.

Si vous vous déplaciez dans les gènes, vous ne pourriez pas vous rendre compte du chromosome dans lequel vous vous trouveriez.

Enfin, contrairement à ce que vous avancez, le chromosme "y" n'est pas un "x" mal terminé mais plutôt un complément au "x" car l'un des deux "x" de la femme est inactif. Donc ce serait la femme à qui il manquerait quelque chose si nous voulions allez sur ce terrain sans intérêt.

Votre post est à la foi a-scientique et totalement sexiste car plutôt que de constater les différences (indiscutables) entre les hommes et les femmes, vous tentez d'en tirer des raisons d'une hiérarchie entre eux. Les femmes et les hommes ont des différences, ce n'est pas pour autant qu'ils doivent avoir des droits différents dans la société, ni qu'une hiérarchie s'établisse sur cette seule base.

Les "cloisonnement" que vous croyez voir chez les hommes n'y existe ni plus ni moins que chez les femmes...

17/12/2012, 18:28 | Par Raymond SAMUEL

Il est sans doute utile que j'en dise davantage :

ECOLE A DEUX ANS (suite)

 

LES SPECIALISTES QUI DEFENDENT LES NOURRISSONS DE DEUX ANS
LES DEFENDENT-ILS VRAIMENT ?

 

Commentaires à la suite de la lecture du livre « l'école à 2 ans : est-ce bon pour l'enfant ? » (auteurs : BRISSET/GOLSE – Editeur : Odile Jacob - août 2006).

 

 

Le livre porte à la connaissance du public des informations émanant de scientifiques reconnus et relatives à la scolarisation très précoce des enfants.

Cette démarche de professionnels de l'enfance, à l'évidence, se suffit à elle-même. Cependant, il est possible de considérer l'initiative que constitue l'écriture de ce livre comme un appel à la résistance. En effet, les auteurs signalent une situation particulièrement préoccupante en ce qui concerne les conditions de vie imposées à la petite enfance, et, en même temps, relèvent le peu d'écoute qu'ils obtiennent auprès des Pouvoirs publics malgré une collaboration signalée par ailleurs comme relativement étroite.

Selon certains scientifiques l'action auprès des pouvoirs publics serait fortement contrariée par les associations de parents (« beaucoup plus puissantes qu'eux ») qui refusent les conclusions des scientifiques parce que, accepter celles-ci obligerait à « modifier l'organisation de la société »).

 

Cette opposition des associations et le défaut d'écoute de la part des autorités conduisent à un éternel enlisement des débats (qui s'avèrent en effet globalement et avec persistance sans résultats notables) et à une captation de l'enfance par l'Education nationale. Pour le grand public comme pour les décideurs la solution des problèmes relatifs à l'enfance est supposée trouvée à partir du moment où les enfants sont confiés à cette administration.

 

Confier ou ne pas confier les enfants de deux ans à l'école ?

 

Ce n'est assurément pas là une bonne façon d'énoncer la problématique des très jeunes enfants.

Il faut aller beaucoup plus loin :

D'abord souligner, comme cela a été fait par certains auteurs, que l'Education nationale n'a pas qualité pour prendre en charge l'enfant dans sa globalité. Sa mission est de transmettre des savoirs. Ensuite il faut suivre Martine PRETCEILLE qui écrit au chapitre 2 de l'ouvrage : « Aujourd'hui, au moment où la question du lien entre des conditions d'une éducation de base et des troubles du comportement chez les adolescents est posée, il est nécessaire de relancer un large débat ».

 

En effet, ces troubles du comportement ne sont pas survenus par hasard. Etudier leur génèse c'est entrer au cœur du problème.

Ce qui nous conduit à la question suivante :

 

Que devons-nous modifier, transformer, améliorer, dans notre esprit, dans nos connaissances, dans notre organisation sociale, dans notre gouvernance etc...pour permettre à tous nos enfants (exempts de maladies congénitales) d'arriver à l'âge adulte en bonne santé psychique, affective et physique ?

 

 

Quant au débat, il devrait avoir (enfin et réellement) l'intérêt des enfants pour raison d'être et se développer dans un milieu où les dés ne seraient pas pipés. Or, les dés sont pipés, et depuis fort longtemps sans doute.

Les dés sont pipés, en grande partie parce que, comme l'écrit Michel ONFRAY, « on ne discute pas avec les faibles ». Les enfants sont des faibles parmi les faibles. Ils n'ont pas droit à la parole et les adultes leur demandent, pour l'essentiel, d'aller à l'école (coûte que coûte) et d'obéir.

Dans ces conditions où le sujet est sans défense et sans droit à la parole l'intérêt de l'enfant est souvent détourné pour couvrir l'intérêt d'un groupe, d'une profession (ou de plusieurs), ou d'une idéologie. Les parents n'échappent pas à ce contexte général, d'autant plus que les possibilités d'agir sur les événements sont devenues extrêmement réduites dans le quotidien.

 

 

Quelles sont les remarques que cet ouvrage suggère ?

 

D'abord, que les auteurs, à l'instar de l'ensemble de la population sont (fort normalement d'ailleurs) enfants de la culture actuelle telle que celle-ci est issue des grandes idéologies développées au cours de la deuxième moitié du 20ème siècle.

Dans cette nouvelle culture les habitudes et les idées sont largement dictées par des fictions, et ces fictions, créées par les pouvoirs et idéologies dominants sont universellement admises. Il s'ensuit une certaine docilité qui amène à ne pas remettre en cause beaucoup d'idées reçues et crée des zones d'ombre qu'il est interdit d'explorer (Martine PRETCEILLE).

Ainsi ne sont pas détectées (ou bien sont considérées comme normales ou inévitables) d'importantes nuisances qui frappent les enfants. En outre, il ne faut pas oublier que l'examen d'un quelconque domaine, lorsque les conclusions sont largement dictées d'avance et qu'une partie de la problématique est interdite d'accès, a de très fortes chances d'aboutir à des conclusions erronées.

 

Un exemple est frappant :

Les auteurs de l'ouvrage qui se sont exprimés sur le sujet ont affirmé que l'activité professionnelle des femmes était un droit non négociable et une réalité irrémédiable. Cela indique clairement qu'il est inutile (et outrageant ?) de rechercher les conséquences de cette situation. L'attention n'a le droit de s'exercer QUE en aval de la garde des enfants par des tiers salariés. Quelle que soit la gravité des dommages que l'on constate chez les personnes en mauvaise santé psychique il sera interdit d'en rechercher objectivement les causes sur tout le parcours des enfants.

Au passage, et à propos de cet exemple, il faut signaler l'impact évidemment catastrophique au plan pédagogique et social, d'un point de vue de spécialistes de l'enfance qui donne par principe la priorité absolue aux besoins des adultes contre ceux des enfants.

 

 

Comment les comportements sont mis sous contrôle.

 

Les pouvoirs et idéologies dominants utilisent beaucoup moins qu'autrefois la force pour s'imposer, ils créent plutôt des fictions qui, une fois adoptées par le plus grand nombre travaillent pour eux en induisant les attitudes souhaitées.

Plus la connaissance est faible dans un domaine plus les fictions sont faciles à implanter. C'est évident. Voila l'une des raisons pour lesquelles elles fleurissent et perdurent dans le domaine de l'enfance où la connaissance (qui existe pourtant, notamment chez nos auteurs) est phagocytée de toutes parts : par les modes et usages des organismes qui se targuent d'éducation, par l'intérêt des professionnels, par l'effet des tabous acceptés, de l'omerta qui règne, des idées reçues, et par les contraintes et les aléas de la vie quotidienne imposée à tous.

Pour l'essentiel les fictions s'appuient sur une base solide qui est notre culture ancestrale à base hiérarchique et autoritaire :

 

  • le droit de l'adulte (quel qu'il soit) est supérieur à celui de l'enfant,

  • le droit à la liberté (pour le plus fort) est supérieur au devoir de responsabilité,

  • le droit à l'éducation est dévoyé, il est utilisé pour assurer la toute-puissance de l'école.

    Le thème de la gloire de l'adulte éducateur et de l'obscurité plus ou moins menaçante qui émane de l'enfant fait recette presque à tous les coups.

 

Entre le savoir trop scientifique qui peine à se répandre et la perte de savoir domestique lié au dénigrement de la vie privée il y a place pour la désinformation par sélection des informations et par omissions, sans oublier le mensonge délibéré. Les informations qui apportent de l'eau au moulin de la fiction sont acceptées, écoutées, répétées, pendant que celles qui la contredisent sont ignorées et se perdent rapidement dans les sables.

 

Dans ce contexte où les règles ne sont adaptables que dans le cadre rigoureux de ce qui est admis par la culture dominante, il n'est pas question d'obtenir des réponses circonstanciées et objectives à un certain nombre de questions.

 

Petit florilège de ces questions :

 

  • L'école est-elle le seul outil capable d'enseigner les connaissances nécessaires à la vie ?

  • Quelle est la qualité de la socialisation reçue à l'école ?

  • Ne trompe-t-on pas les parents avec le vocable « l'école de la république » qui laisse croire que l'école où ils envoient leurs enfants est meilleure que celle des royaumes de Grande-Bretagne, de Hollande, de Belgique, du Luxembourg, d'Espagne etc. qui ne sont pas des républiques ?

  • Quelle est l'incidence, sur leur santé psychique et la construction de leur personnalité, de la prise en charge (par ailleurs uniforme) des enfants par les pouvoirs publics depuis la fin du congé de maternité jusqu'à l'âge de seize et souvent vingt ou vingt cinq ans ? Pourquoi le ministère de la santé ne cherche-t-il pas à avoir une connaissance de ce domaine fondamental, ce qui devrait être l'une de ses principales missions ?

  • Pourquoi ne tient-on pas compte du fait que sept ans est un âge suffisant pour commencer les apprentissages dits « scolaires » ? Pourquoi ne fait-on pas beaucoup d'efforts pour rendre leur enfance aux jeunes enfants au lieu de tout faire pour les en priver davantage ?

  • Dans quel but tient-on pour acquis le fait que toutes les femmes veulent avoir une activité professionnelle ?

  • Pourquoi participe-t-on si massivement au déni du père (qui n'est que rarement cité) ?

  • Pourquoi dénigre-t-on la vie privée, la vie domestique, la relation parents-enfants pendant qu'on valorise à l'extrême la vie professionnelle (pourtant génératrice d'aliénation et de graves nuisances, parfois de suicides ?

  • Pourquoi ne dénonce-t-on pas clairement les maltraitances institutionnelles ?

  • Etc...

 

Citons quelques slogans qui viennent appuyer les fictions :

 

  • les punitions corporelles ne sont pas de la maltraitance,

  • l'autorité n'est pas de l'autoritarisme (sans jamais donner de définition valable de la différence dans la pratique),

  • les enfants réclament des limites,

  • l'enfant roi ! !

  • il faut apprendre l'obéissance et la frustration aux enfants,

  • les enfants sont méchants,

  • les enfants ne sont pas humanisés à leur naissance.

  • Etc...

 

L'activité professionnelle des femmes.

 

La façon dont a été évoqué le travail professionnel généralisé des femmes par plusieurs auteurs de « l'école à 2 ans » confirme la puissance de l'idéologie (et de la fiction, son fer de lance) : il est convenu et entendu, comme je l'ai indiqué plus haut, que, les femmes ne pouvant plus s'occuper des enfants, c'est la collectivité qui doit le faire. Et pour ne pas prendre le risque de culpabiliser les mères on fait l'impasse sur l'étude des risques que l'on fait prendre aux enfants.

 

Ne pourrait-on pas remplacer la phrase « le travail professionnel des mères » par : « le travail professionnel des parents » ?

L'hypothèque spécifique qui pèse sur les mères doit être levée, parce que la responsabilité du père est au moins égale à celle de la mère, même encore aujourd'hui où la mère cumule le statut de père avec celui de mère.

Au moins dans tous les cas où le montant du revenu professionnel de l'un et de l'autre est voisin, les parents doivent avoir la pleine liberté de choisir qui de l'un ou de l'autre va dégager le temps nécessaire aux enfants (l'idéal étant un mi-temps chacun, alternativement).

 

Bien entendu le père ne peut pas et ne pourra jamais abriter l'embryon, subir les épreuves de la maternité, allaiter (sauf au biberon), tout comme peu de femmes pourront être bûcheronnes. Il n'est pas possible d'éliminer un certain nombre de contraintes (physiologiques notamment). Remarquons cependant (paradoxe bien accepté) qu'il est interdit d'évoquer ces contraintes naturelles. Il ne sera pas possible de les prendre en compte pour ce qu'elles sont aussi longtemps que les idéologies feront la loi.

 

Si Boris CYRULNIK, préfacier, nous oriente seulement sur « de nouvelles manières de vivre ensemble » et de « nouvelles conditions technoculturelles », Claire BRISSET ouvre et ferme la discussion en même temps : - « l'entrée massive des femmes dans le monde du travail est irréversible ».

Alain BENTOLILA met fin à ses dires sur le sujet d'une manière similaire : - « il est vain de regretter l'heureux temps où tous les petits enfants bénéficiaient plus longtemps de la chaleur du foyer familial » ; - « la seule question qui mérite d'être posée est : comment assurer, à un moment crucial du développement d'un enfant, une qualité d'accueil et d'accompagnement qui lui donne les meilleures chances d'épanouissement ? »

 

Notons l'intransigeance de l'affirmation : « La seule question »...(les recherches ne sont permises QUE dans le cadre de la garde des enfants par des tiers).

La concordance de la dégradation de la santé psychique des jeunes avec leur garde massive par des tiers pendant leur petite enfance est avérée ; malgré cela il est interdit de chercher à savoir si ces « meilleures chances d'épanouissement » ne sont pas pure illusion.

 

Hubert MONTAGNER prévient : « il ne s'agit cependant pas d'utiliser ce débat pour réactiver la nostalgie des mères au foyer et pour les culpabiliser de leur activité professionnelle, qui constitue une évidente conquête de la modernité ».

Il serait en effet, tout à fait injuste de culpabiliser les mères qui travaillent à l'extérieur (remarquons en passant que la modernité n'est pas une garantie de qualité). Par ailleurs, n'oublions pas de demander en parallèle que l'on ne culpabilise pas non plus les mères qui ont choisi d'élever elles-mêmes leurs enfants (et pas davantage les pères, qui ont, de plus, un accès difficile à la vie domestique, voire à la vie privée dans son ensemble).

 

Bernard GOLSE quant à lui pense que « le travail des femmes n'est toujours pas profondément intégré par notre société qui se serait, sinon, donné les moyens d'offrir aux jeunes enfants des lieux d'accueil de qualité, permettant aux mères de travailler en toute sécurité d'esprit » ; Il ajoute que « le thème de l'attachement a souvent été utilisé comme moyen de lutter contre le travail des femmes ». A la suite de quoi il devient normal et même vertueux de faire silence sur les besoins des enfants en matière d'attachement, alors que les troubles du lien sont fréquemment observés, notamment en PMI.

 

Le sacrifice systématique de l'enfant au bénéfice de l'adulte est bien un trait de notre culture.

 

La crainte d'être vu comme un détracteur de la généralisation de l'activité professionnelle des femmes, le besoin d'écarter tout risque de suspicion à leur encontre sur ce point, a amené les scientifiques masculins cités ci-dessus a préciser avec force que la recherche de ce qui est bon pour l'enfant ne devait s'effectuer qu'en aval du travail professionnel des mères.

Le fonctionnement à l'envers de notre société est encore une fois confirmé : il est, a priori, légitime et moral de défendre les plus forts contre les plus faibles (les parents contre les enfants).

 

Les situations dommageables subies par les enfants en collectivité.

 

La plupart des auteurs signalent, sans épuiser le sujet loin de là, que dans les structures actuelles les enfants sont exposés à des risques, qui peuvent être très graves et dont les conséquences dommageables se poursuivent souvent à l'âge adulte.

Tout particulièrement, Martine PRETCEILLE et Roger MISES osent évoquer ces facteurs de risque inhérents à la garde en collectivité. Roger MISES, cependant, vise quasi exclusivement les « milieux défavorisés » alors que les risques de l'espèce existent pour tous les enfants.

 

Certains auteurs dénoncent vigoureusement les nuisances de l'école maternelle, d'autres celles du primaire par opposition à la maternelle qu'ils considèrent comme parfaite.

Par contre, Claire BRISSET ne fait aucune critique, écrivant : - «...chacun s'accorde à dire que les crèches, jardins d'enfants, classes passerelles etc...correspondent très exactement aux besoins de ces enfants. Le seul problème c'est la pénurie ». (« Chacun s'accorde à dire » est une affirmation vraiment très osée).

 

Le Docteur J. COHEN-SOLAL corrige : - « ...j'ai bien souvent entendu s'exprimer les inquiétudes, les angoisses même, d'enseignantes s'occupant d'enfants de deux à trois ans. Elles se sentaient souvent dépassées, insuffisamment compétentes sur la compréhension de ces tout-petits ; j'en ai même vu pleurer ».

 

Autre exemple :

 

L'expérience de la directrice de l'école maternelle de mon fils (au cours des années 90) lui a fait dire : - »Tache impossible parce que les parents ne sont pas intéressés. Leur souci principal c'est de faire prendre en charge leurs enfants par l'école qu'ils considèrent comme une garderie. Souvent même ils y amènent des enfants malades qu'ils bourrent de médicaments le matin afin qu'ils tiennent la journée. Souvent d'ailleurs, ils ne tiennent pas « .

 

Qui écrira le livre noir de la souffrance des enfants de zéro à vingt ans et des atteintes qu'ils subissent ?

 

 

Soyons reconnaissants à ces scientifiques de renom de s'être mobilisés pour défendre les enfants de deux à trois ans. Il serait normal que cette prise de position fasse partie d'une vague de protestation, un tollé, pour empêcher la réalisation de cette idée inimaginable de scolarisation d'enfants âgés de deux ans.

Mais non, il n'y a pas de vague de protestation, pas de tollé. L'enfance ne mobilise pas les foules. C'est bien un sujet ressenti quasi partout comme mineur.

 

Les choses étant, la seule question qui, maintenant, vaille, relativement à cet ouvrage paru en 2006, c'est de se demander quelle peut être son efficacité pour empêcher, ou au moins freiner, les dérives de nos décideurs mal informés.

La réponse a été donnée par le programme du candidat SARKOZY à l'élection présidentielle qui prônait, comme d'habitude, la répression tous azimuts, et par celui du candidat HOLLANDE qui comprenait la scolarisation obligatoire à l'âge de trois ans et le développement maximal de la scolarisation à deux ans. Projets irresponsables

Le programme du Président HOLLANDE semble avoir un début d'exécution en ce qui concerne les « milieux défavorisés » où l'école à deux ans est réellement promue.

Toutes proportions gardées, cette scolarisation en « milieu défavorisé » est de même nature que les sinistres enlèvements d'enfants aborigènes effectués autrefois par les autorités en Australie et Amérique du Nord afin de les dépersonnaliser et d'en faire des européens.

Les enfants des quartiers défavorisés Français, hélas, seront triplement pénalisés puisqu'ils seront orphelins de leur culture, privés de leurs référents et traumatisés comme le sont tous les enfants par une scolarisation bien trop précoce (car il est faux de dire que la moitié des nourrissons tirent bénéfice de cette scolarisation).

 

 

Le programme qu'il faut définir et mettre d'urgence en œuvre est pourtant évident :

 

  • Instaurer le respect de l'enfant par tous, à tous niveaux.

  • obtenir que tous les adultes : parents, gouvernement, dirigeants divers, professionnels de toutes disciplines (et pas seulement les soignants) acquièrent une connaissance suffisante des besoins des enfants.

  • combattre les idéologies (qui n'ont pas l'intérêt de l'enfant pour objectif),

  • modifier nos modes de vie de façon que les parents (l'un ou l'autre, ou, idéalement l'un et l'autre alternativement) réservent prioritairement pour les enfants un nombre d'heures suffisant de telle sorte quelesbesoins des enfantssoient respectés. Le temps nécessaire aux enfants devra évidemment être surtout pris sur le temps professionnel, ce qui implique d'agir sur le coût de la vie et sur la surconsommation afin de combattre la pression financière telle qu'elle sévit actuellement,

  • Rendre sa noblesse à la vie privée et maintenir la vie professionnelle dans son rôle de pourvoyeur des besoins nécessaire à la vie privée.

Le but à atteindre est de faire cesser les nuisances que subissent les enfants afin que tous les membres d'une génération (sauf maladie congénitale) parviennent à l'âge adulte en bonne santé psychique, affective et physique.

Ainsi toutes les personnes composant cette génération en bonne santé seraient en mesure d'élever à leur tour une nouvelle génération d'individus en bonne santé. Cette nouvelle génération ferait de même, et ainsi de suite.... Ainsi ne s'accumulerait plus dans les inconscients : amputations, déformations, mal-être, ressentiments, rage et haine ; les prisons et les hôpitaux se videraient et le risque de fabriquer de nouveaux Hitler, Ceucescu, pol Pot etc. serait écarté.

 

 

LEONCEL le 3 décembre 2010.

Raymond SAMUEL

 

17/12/2012, 18:26 | Par Raymond SAMUEL

JMV

Vos convictions :

- les enfants ne doivent pas peser sur la vie des mères,

- le travail (des femmes) c'est : leur vie sociale, leur vie économique, leur vie culturelle, la liberté,

- la femme au foyer dépend du bon vouloir du mari pour subvenir à ses besoins,

- pourquoi sacrifier les mères au profit des enfants.

 

Ainsi vous êtes convaincu qu'il faut sacrifier les enfants aux parents, qu'il n'y a pas de solidarité dans le couple (celui qui travaille ne travaille que pour lui-même), que travailler c'est le bonheur, (pas de vie sociale dans la vie privée, pas de vie culturelle et pas de liberté non plus).

Vous illustrez parfaitement le recul de la civilisation qui verse plus que dangereusement dans l'égoïsme et l'antagonisme (principalement dans la famille).

Je ne serais pas surpris que le moyen âge soit à regretter, en comparaison.

 

21/12/2012, 12:34 | Par jmv en réponse au commentaire de Raymond SAMUEL le 17/12/2012 à 18:26

Raymond,

Puisque vous en appelez à l'histoire, pourquoi vous arrêter au moyen age ? D'ailleurs, croyez-vous qu'au moyen-age les femmes ne travailllaient pas et ne se consacrait qu'au bien-être des enfants ?

Je ne crois pas que l'on ait besoin de se référer à de "bons auteurs" (soit-disant clairvoyants) ou à de "bonnes époques" (forcément meilleures) pour se faire une opinion.

Et cette opinion doit s'appuyer sur des faits et des constatations. Si les faits auxquels vous vous référerez ou les constatations que vous faites ne sont pas corroborés par les autres : posez-vous la question de votre objectivité (j'écris "vous", mais bien entendu cela s'applique à chacun).

Ensuite, une fois que les faits sont a peu près établis, essayez d'avoir une analyse qui n'en évacue aucun.

Ainsi, lorsque vous croyez que la société "verse plus que dangereusement dans l'égoïsme et l'antagonisme (principalement dans la famille)" vous avez peut-être raison, mais vous oubliez qu'elle apporte également des bienfaits.

La vie n'est pas parfaite, chaque évolution apporte son lot de "mieux" et de "moins bien", chaque évolution ne peut s'apprécier qu'une fois l'époque écoulée, autrement dit, une fois que les acteurs du changement auront disparu.

18/12/2012, 13:09 | Par Bernard BIGENWALD

En lisant ce génial avertissement du sémillant féministe Antoine Perraud,    je fus saisi, je dois dire ,  de   la même chair de poule que celle qui  hérissait  la totalité de mon épiderme,  sur la chaise inconfortable de la salle de télé de ma Cité U. du Rabot, à Grenoble, à la fin des années soixante, lorsque David Vincent,  héros du feuilleton américain  «Les  Envahisseurs », nous mettait en garde,   mes congénères étudiants et moi , sur l’écran noir et blanc de notre cacochyme télé, contre le  danger que courrait l’humanité à ne pas reconnaître à temps ces hôtes démoniaques venus d’ailleurs, aux annulaires  et auriculaires fort heureusement palmés. L’exercice,  Ô combien salvateur,  d’Antoine  Perraud, le David Vincent du XXIème siècle,  est   d’autant plus méritoire que rien ne distingue, quoi que puissent imaginer des esprits déplacés autant que malicieux, absolument rien ne distingue dis-je, et   même dans le cadre d’une piscine olympique,  ces « brutes misogynes » du commun des mortels, en tout cas rien de palmé. Aussi ne puis-je que  conseiller vivement la pieuse lecture de son œuvre,  digne de figurer à coté du « j’accuse ! »  de  Zola dans la mémoire du peuple de gauche.

18/12/2012, 20:42 | Par Antoine Perraud en réponse au commentaire de Bernard BIGENWALD le 18/12/2012 à 13:09

Le pique-bœuf est toujours debout !

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