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Le cas DSK disséqué

À Mediapart, nous nous focalisons sur les symptômes et non sur le petit sensationnel : le politique (la vie de la cité) plutôt que le “pipole” (le tempo du pipeau comme appeau du troupeau). Voilà pourquoi nous ne sommes pas entrés dans la danse du scalp autour de Dominique Strauss-Kahn, sans pour autant chercher à l'exonérer de quoi que ce fût.

Dès le 16 mai 2011, surlendemain de l'arrestation à New-York du directeur du FMI, je publiai dans nos colonnes un article titré Libido dominandi, qui commençait ainsi : « Les poursuites judiciaires engagées contre Dominique Strauss-Kahn soulèvent de la pire façon (violence et voyeurisme planétaires), avec un chef d'accusation délictueux en diable, ce que la France n'a jamais su affronter : sa complaisance envers ce qu'il est convenu de nommer “les frasques” de son personnel politique. »

Par-delà l'égrillard, une caractéristique s'impose, qui invite à réfléchir : la monarchie n'est chez nous jamais loin. Dans l'inconscient collectif, le droit de cuissage relève d'une sorte d'apanage des hommes de pouvoir. Nous avons assisté à une étrange interaction entre le Minotaure médiatique, haï mais comme envié, et l'esprit public ambivalent. On oublie parfois que Dominique Strauss-Kahn a été mis en examen, le 26 mars 2012, pour « proxénétisme en bande organisée ». Certains de nos lecteurs-abonnés ont la tentation de se tenir à l'écart d'une abjection inextricable : non au droit de (sa)voir ! Je respecte leur partialité opiniâtre et les engage, séance tenante, à cesser la lecture de ce billet...

Pour ceux qui récusent toute cécité volontaire, je me permets de présenter le documentaire diffusé ce mercredi 20 mars à 20h45 sur France 3 : DSK, l'homme qui voulait tout. Il est signé Anaïs Feuillette et Gérard Miller. Celui-ci, capable du pire clownesque (émissions de Laurent Ruquier), se montra jadis et naguère digne du meilleur minutieux. En 1975, il publiait, avec une préface de Roland Barthes, Les Pousse-au-jouir du maréchal Pétain, une analyse alors novatrice et singulière des discours culpabilisants, obscènes et féroces du chef de l'État français durant l'occupation nazie. Surgissait le côté “toujours plus” de l'exigence dictatoriale qui jamais ne s'arrête, à partir du surmoi maréchaliste.

En 1991, avec le réalisateur Patrick Jeudy, Gérard Miller proposait (sur TF1 !) une exploration du for intérieur hitlérien à partir des petits films en couleur tournés par la maîtresse du Führer : Les yeux d'Eva Braun. À chaque fois, l'universitaire et psychanalyste mêlait la rigueur de l'explication de documents aux intuitions freudiennes. Production de vérités garantie : impossible de crier au charlatanisme !

L'observation du cas DSK s'inscrit dans de tels travaux. C'est « l'histoire d'un homme dont l'entourage sous-estimait la jouissance, comme s'il n'était qu'un polisson, un noceur, un dragueur un peu pressant. Pendant des années, il avait multiplié les passages à l'acte, comme autant de signaux d'alarme. Il avait fait du “borderline” un art de vivre. » Déclarant ne pas s'ériger en juge, Gérard Miller refuse cependant de considérer comme « impensable » la situation critique sur laquelle il se penche.

Deux hypothèses sont formulées, à partir de l'enfance d'Agadir de son patient cathodique embrigadé. Il y a d'abord cette substitution de grand-père que révélait Michel Taubmann dans Le Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn (Ed. du Moment, 2011). Gaston Strauss, avant sa mort en 1934, a laissé son cousin Marius Kahn conquérir sa femme, Yvonne, ensuite épousée. C'est ce Marius Kahn qui éleva Gilbert, le père de Dominique Strauss. Celui-ci ajouta le patronyme Kahn à son nom une fois devenu adulte. Selon Gérard Miller, en s'emparant « du signifiant Kahn », le futur homme politique « intègre le refus des convenances, l'adultère, l'interdit ».

Second événement fondateur : le tremblement de terre d'Agadir, qui tua quelque 12.000 personnes une nuit de février 1960, dont la plupart des condisciples d'un Dominique Strauss l'ayant échappé belle – l'immeuble familial avait tenu, contrairement aux autres qui broyèrent leurs occupants. Selon Gérard Miller, DSK craint depuis d'être enterré vivant, se persuade inconsciemment que rien ne sert de se cacher, d'où une « libido à ciel ouvert »...

Nous voici embarqués dans l'examen d'un être dont la logique pulsionnelle se montrera finalement plus impérieuse que le sentiment d'impunité. La métamorphose passe par trois conjointes légitimes, pygmalionnes et protectrices : Hélène, épousée à 18 ans, fait bouillir la marmite pendant que l'homme devient professeur d'économie, socialiste tendance Ceres, barbu, chevelu, binoclard, tirant sur sa bouffarde. Viendra Brigitte, une pédégère lui assurant une honnête aisance à partir de 1986 et le débarrassant de ses oripeaux gauchos (adieux la barbe, les lunettes, la pipe et les cheveux en bataille). En 1991, Anne Sinclair, grâce à une fortune colossale, lui assure un mode de vie vertigineux : « Elle le transforme en star et sera son apôtre », dixit l'auteur.

Ces étapes sont illustrées de documents croquignolets, comme le message électoral pour les législatives de 1986, dans lequel DSK, candidat en Haute-Savoie, évolue sur la musique de La Panthère rose. En 1988, il se fait parachuter à Sarcelles, où son père Gilbert s'était vainement présenté aux municipales, en 1949, année de sa naissance : « S'inscrire dans l'histoire du père tout en conjurant son échec par une victoire », commente Gérard Miller.

L'ascension s'avère résistible avec la démission (comparée à un séisme) de Bercy, en 1999 : « Ce n'est en aucune manière parce que je me sens coupable », assure crânement l'intéressé, devant les caméras (avec des mimiques et des accents que les téléspectateurs retrouveront douze ans plus tard face à Claire Chazal). Pris dans trois affaires (la Mnef, la cassette Méry et Elf), DSK s'en sort miraculeusement. Il est blanchi (faute d'éléments suffisants, témoigne Eva Joly). Le voilà « immunisé », saisi d'un « sentiment de sur-puissance » (Ariane Chemin, du Monde). « Il était imprudent, il va devenir casse-cou », assène Gérard Miller.

Il est temps de passer, selon l'auteur, au « lourd tribut que son inconscient lui fera payer ». Le documentaire se vérifie trop long d'un quart d'heure. La réalisation n'a pas su se montrer assez ingrate envers les témoins filmés (d'aucuns auraient dû ne pas apparaître, qui commentent davantage la carrière que l'énigme). Toutefois, certaines formules marquent notre écoute flottante : « Réticence à rentrer dans le collectif » (Pascal Perrineau) ; « il comprenait des choses qui allaient se produire » (Édith Cresson) et « je ne pense pas qu'il était vraiment habité, comme je l'ai vu chez d'autres » (la même) ; « sort complètement des sentiers battus » (Raphaëlle Bacqué, du Monde). La palme revient au président du FMI soi-même. Interrogé à propos de sa relation inappropriée avec une subordonnée, il déclare aux journalistes : « Voyez, vous ne pouvez pas vous réfréner, mais moi oui »...

Le témoin capital se manifeste en la personne de Jean-Christophe Cambadélis, allié – ou factotum ? –, qui lâche quelques descriptions objectives en forme de syndromes implacables.

Il ne reste plus à Gérard Miller qu'à délivrer son diagnostic, forcément à cheval sur la sphère privée et la sphère publique : « Le problème, c'est que DSK ne voulait renoncer à rien. Il voulait vivre aux côtés d'une épouse dévouée et multiplier les aventures, devenir le leader de la gauche unie et jouir d'un ryad à Marrakech, être à midi l'égal de Barack Obama et à minuit le compère des pieds nickelés de Lille. DSK voulait jouir de l'amour, du pouvoir, du sexe, de l'argent, mais aussi de cet enivrement pernicieux que procure l'irresponsabilité à ceux qui se croient sans maître. »

«DSK, l'homme qui voulait tout», diffusion à 20h45 sur France 3 le 20 mars 2013.



1 commentaire sélectionné par Mediapart

Tous les commentaires

20/03/2013, 16:36 | Par joelle hassoun en réponse au commentaire de Anne Guérin-Castell le 20/03/2013 à 16:17

Evidemment d'accord avec vous pour le refus que vous avez manifesté et dont vous parlez initialement dans votre intervention.

Mais, par les elements relevés par Antoine Perraud dans le travail de Miller, je suis tres interessée par le thème de la jouissance jamais bornée par rien ( ni personne surtout, parmi les névrosés rendus et auto-rendus voyeurs non payants qui entourent le personnage ) jusqu'au passage a l'acte répétitif et aggravé.

Par contre, la forme documentaire est fautive car Miller oblige ainsi celui qui le regarde a l'assister dans son propre voyeurisme.

Il peut y avoir a dire ou a ecrire sur cette jouissance destructrice d'un homme qui se voulait ( et que beaucoup voulaient ) roi, surement pas a montrer-regarder.

21/03/2013, 00:16 | Par GILLES WALUSINSKI en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 20/03/2013 à 18:21

Oui Kakadoudiaye, tu as bien raison. Je me permets d'ajouter que je trouve assez débectant la complaisance de ceux qui témoignent dans ce "docul" menteur. Ces "amis" politiques et les "journalistes" du Monde devenues pipeule's girls sont bien complaisants avec le Miller des jours tranquilles à clichés...Et le DSK qu'a fourni les archives familiales...Beurk au sévice public de la TV!

21/03/2013, 14:20 | Par m DRUT GORJU en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 20/03/2013 à 18:21

Je ne vois pas le rapport ;heureusement ,on peut etre sans logis et avoir des desirs !

21/03/2013, 18:19 | Par Marie-Thé Gastaud en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 20/03/2013 à 18:21

Il ne faut pas tout mélanger. .. qui sait qui a dit "on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui??".. ca devient vite on peut parler de tout mais pas avec n'importe qui??? nous avons une tribune  essayons d'être le plus ouvert possible.

21/03/2013, 22:18 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de Marie-Thé Gastaud le 21/03/2013 à 18:19

je ne crois pas être sectaire en disant à Antoine que je m'étonne qu'il ait trouvé un intérêt au "travail " de Miller d 'une part et d 'autre part que le sijet ( le roman familial d 'un personnage aussi peu interesssant que DSK ( politiquement philosophiquement économiquement  musicalement poétiquement etc...)m'apparaissait déplacé par rapport aux enjeux, questionnements et desespérance d'aujourd'hui

21/03/2013, 00:42 | Par JJames en réponse au commentaire de Anne Guérin-Castell le 20/03/2013 à 16:17

Surtout ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire.  Kharacho kamarade ...

21/03/2013, 11:15 | Par joelle Koenig en réponse au commentaire de Anne Guérin-Castell le 20/03/2013 à 16:17

 

Bizarre, ce qui m'a le plus interessée dans le texte d'Antione Perraud,  est la citation finale de Gérad Miller.

21/03/2013, 17:34 | Par Paris rep' en réponse au commentaire de Anne Guérin-Castell le 20/03/2013 à 16:17

La cecité vous est ainsi retournée ...

23/03/2013, 16:06 | Par Jérôme Dautzenberg en réponse au commentaire de Anne Guérin-Castell le 20/03/2013 à 16:17

" psychanalyse de bazar médiatique" c'est pas la définition même de la psychanalyse ? Un truc pompé sur les idées des autres et présenté comme original, dont le fondateur a traffiqué les protocole et publié des résultats truandés voire complètement imaginaires selon les besoins ?

Quelle confiance donner à une "médecine" comme celle là ? Servier a fait beaucoup moins, on est en plein dans la ligne de la "mémoire de l'eau".

 

20/03/2013, 16:46 | Par mathurin_93 en réponse au commentaire de Vingtras le 20/03/2013 à 16:11

@VINGTRAS.

Oui mais colerique,pas bon pour un "psy".

21/03/2013, 17:35 | Par Paris rep' en réponse au commentaire de mathurin_93 le 20/03/2013 à 16:46

un psy n'est donc pas un Homme ...??? 

20/03/2013, 16:12 | Par La Louve ἄλφα

Ah enfin du sérieux sur DSK Clin d'œil

20/03/2013, 17:47 | Par Claude Mardelet en réponse au commentaire de La Louve ἄλφα le 20/03/2013 à 16:12

C'est vrai que le jeune Straus Khan parle comme un livre extrèmement bien élevé qui ,avec ou sans cynisme de bon aloi se présente comme un "macro économique" Son coté onctueux  et professoral de jouissance retenue me fait penser à Jack Lang . Vidéo très interessante sur un jeune technocrate prometteur qui parle comme un perroquetgrandsèducteur de perruches riches comme Crésus .

Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

20/03/2013, 16:26 | Par Philips Michel

J'aurais préféré la dissection d'un autre cas. Celui d'un homme qui, lui, aimait sans doute vraiment les femmes: Giacomo Casanova.

Est-il trop tard ou cela a-t-il déjà été fait ?

20/03/2013, 17:07 | Par Anne Guérin-Castell en réponse au commentaire de Philips Michel le 20/03/2013 à 16:26

Je n'en connais pas concernant Casanova. Cependant, vous pouvez lire Don Juan et le Double d'Otto Rank, une étude publiée il y a un siècle et toujours actuelle. Dont je découvre, après avoir constaté que mon exemplaire de la Petite Bibliothèque Payot avait disparu des rayons de ma  Petite Bibliothèque Personnelle, qu'elle est aujourd'hui téléchargeable gratuitement.

20/03/2013, 17:54 | Par Philips Michel en réponse au commentaire de Anne Guérin-Castell le 20/03/2013 à 17:07

Un grand merci. Pour le lien de téléchargement gratuit, voir ici.Clin d'œil

21/03/2013, 01:05 | Par MissFaff en réponse au commentaire de Philips Michel le 20/03/2013 à 17:54

Mille mercis Anne pour votre générosité.

Vraiment, Vraiment...

21/03/2013, 18:40 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de Philips Michel le 20/03/2013 à 16:26

L'une n'empêche pas l'autre !

21/03/2013, 19:13 | Par Jean-Christophe Marti en réponse au commentaire de Philips Michel le 20/03/2013 à 16:26

"J'ai toute ma vie aimé passionnément les femmes, mais je leur ai toujours préféré ma liberté." Giacomo Casanova, dit Chevalier de Seingalt. Quan à la psychanalyse de Casa, je ne connais pour ma part que le très bon Le bal masqué de Giacomo Casanova du lacanien d'origine François Roustang (Minuit 1985, réédition Payot 2009). Sans oublier cette phrase de l'intéressé : "La veille de ma naissance, ma mère a mangé des écrevisses. J'ai toujours beaucoup aimé les écrevisses." Bonnes lectures !

20/03/2013, 16:41 | Par Cacochyme

Cette affaire DSK, je crois ne pas avoir fait un commentaire dessus. Elle ne m'a pourtant pas laissé indiférent. Non, ce qui m'a plu dans cette affaire, c'est qu'elle a éliminé DSK, de la manière la plus radicale qui soit, de la candidature suprême. DSK n'a jamais été un vrai socialiste, vaguement social-démocrate comme on en coopte au Siècle et au Groupe de Bilderberg.

Qu'il trompe sa femme, c'est leur problème, je n'ai rien trouver à redire à ça. Mais qu'il fasse cocu des millions d'électeurs, voilà ce qui aurait été grave.

Donc peu m'importent les frasques de l'érotomane et leurs analyses freudiennes par Miller.

Je sais, ça aurait pu être le cas aussi, avec un "vrai socialiste" , contingences de la vie...

Merci à toutes...quand même.

20/03/2013, 17:58 | Par Claude Mardelet en réponse au commentaire de Cacochyme le 20/03/2013 à 16:41

C'ets quand mème très instructif pour les enfants de prolos "franchouillards "que nous avons été .

20/03/2013, 17:57 | Par La Louve ἄλφα en réponse au commentaire de Cacochyme le 20/03/2013 à 16:41

Merci à toutes... quand même Incertain   ???

20/03/2013, 19:10 | Par Cacochyme en réponse au commentaire de La Louve ἄλφα le 20/03/2013 à 17:57

Rigolant Oui, merci à toutes les tentatrices, à celles qui ont succombé, à celles qui ont résisté, à celles qui y ont cru, à celles qui l'ont remis en place, à celles qui en ont profité, à celles qui ont regretté, à celles qui ont fui, à celles qui auraient pu mais qui n'ont pas voulu, à celles payées pour, à celles qui en ont joui, à celles qui l'ont maudit, à celle qui l'a fait chuter, à la dernière qui l'a expérimenté et qui l'a écrit, à celle(s) en cours, à sa femme. A toutes merci...d'avoir entretenu l'érotomanie qui a contribué à sa chute politique et qui l'empêchera politiquement de se relever.

21/03/2013, 11:46 | Par La Louve ἄλφα en réponse au commentaire de Cacochyme le 20/03/2013 à 19:10

Vu sous cet angle, je crois que certaines méritent des médailles. Heureusement que la femme n'est pas toujours l'avenir de l'homme. (un complot de femmes, pas mal ; à piocher...)

21/03/2013, 18:42 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de Cacochyme le 20/03/2013 à 19:10

Pas mal, cacochyme ! Clin d'œil

20/03/2013, 17:58 | Par La Louve ἄλφα en réponse au commentaire de monique arcaix le 20/03/2013 à 16:41

payer les avocats ? faire vendre des bouquins de Madame ?

20/03/2013, 21:15 | Par tuttle31 en réponse au commentaire de monique arcaix le 20/03/2013 à 16:41

Ce qui est intéressant dans la chute de Strauss Kahn est qu'elle est révélatrice de l'agonie morale et politique de cette gauche qui est comme la chute de Satan, sans fin et sans fond. . Cette gauche molle sur les principes mais bien dure sur certains autres points.

Cet homme n'aura de plus, jamais de procès , on ne juge pas un ancien ministre et surtout ancien directeur du FMI. 

20/03/2013, 22:57 | Par st-antoine en réponse au commentaire de tuttle31 le 20/03/2013 à 21:15

Elle est surtout révélatrice de l'agonie de toute une époque et de toute une manière de diriger ou de faire de la politique. A gauche comme à droite. 

21/03/2013, 14:23 | Par m DRUT GORJU en réponse au commentaire de tuttle31 le 20/03/2013 à 21:15

Quelle tristesse ,cet ordre moral !

21/03/2013, 17:41 | Par Paris rep' en réponse au commentaire de tuttle31 le 20/03/2013 à 21:15

Cela n'sa rien a voir ! il s'agit de l'etude d'un homme et non d'un camp !! 

21/03/2013, 11:54 | Par joelle Koenig en réponse au commentaire de monique arcaix le 20/03/2013 à 16:41

 

Si Monique Arcaix, l'intérêt  porté à DSK est que la monstruosité a toujours fasciné l'humanité.

21/03/2013, 17:44 | Par Paris rep' en réponse au commentaire de joelle Koenig le 21/03/2013 à 11:54

Suis toujours stepefait de voir dans certains commentaires les jugement a l'emporte piece ... (je precise que je suis feministe ...). Ce film est un passge au scanner , pas une monstruosité , pas plus le film que le personnage en question . Qui etes vous pour juger ?  

22/03/2013, 19:27 | Par mère-grand en réponse au commentaire de monique arcaix le 20/03/2013 à 16:41

Tout à fait d'accord !  comme si on n'avait pas assez vu d'images, entendu de commentaires à propos de cet homme ........ trop adulé à une époque,

tombé d'un piédestal préfabriqué .... Sa double "grand-parentalité"  .....   quel drame !

 

20/03/2013, 16:44 | Par evemarie

Les psychanalystes et leur obsession de l'environnement ... Tout ce que nous faisons ne viens pas de nos ancetres ou de notre enfance , il vient aussi de qui nous etions (enfant )  et qui nous sommes , donc de comment on a assimilé cette enfance . Dans votre article tout comme en psychanalyse on a toujours la sensation de n'etre qu'un produit de l'exterieur alors que c'est plus mitigé, et heureusement sinon, comment changer si je ne suis qu'un receptacle?

21/03/2013, 05:42 | Par Marielle Billy en réponse au commentaire de evemarie le 20/03/2013 à 16:44

Evemarie, il faut en effet toujours reconnaître la responsabilité du sujet, ce qu'une véritable analyse amène toujours à pointer.

21/03/2013, 17:45 | Par Paris rep' en réponse au commentaire de evemarie le 20/03/2013 à 16:44

Remarque tout a fait appropriée . 

20/03/2013, 17:03 | Par hasbeen

1991. Des milliards sous grosse pression.

DSK et le Koweitgate rien&osef&nada ?

http://www.dailymotion.com/video/xhsm05_koweit-1991-dsk-escroquerie-22-milliard_news#.UUnZVzdiv9o

 

20/03/2013, 18:02 | Par Claude Mardelet en réponse au commentaire de Jean-Louis Legalery le 20/03/2013 à 17:47

Normal , DSK était leur maitre es comédie .

20/03/2013, 18:49 | Par monique arcaix en réponse au commentaire de Jean-Louis Legalery le 20/03/2013 à 17:47

DSK n'est pas un drame pour les électeurs de gauche.

21/03/2013, 12:11 | Par joelle Koenig en réponse au commentaire de monique arcaix le 20/03/2013 à 18:49

 

Je me sens de gauche, et, pour moi, DSK n'a rien à voir avec la gauche. Ou alors, être de gauche ne veut rien dire.

22/03/2013, 19:29 | Par mère-grand en réponse au commentaire de joelle Koenig le 21/03/2013 à 12:11

bien dit , Joelle !

 

24/03/2013, 03:58 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de joelle Koenig le 21/03/2013 à 12:11

Il est bien évident que la gauche est vertu, civisme, respect d'autui, altruisme et sainteté, et la droite tout l'inverse. Au moins, comme ça, les choses sont très claires...

21/03/2013, 09:48 | Par guydufau en réponse au commentaire de Jean-Louis Legalery le 20/03/2013 à 17:47

Hé oui, si DSK est passé à la trappe, ses affidés (dont Cahuzac est du nombre) sont encore aux manettes !

21/03/2013, 17:46 | Par Paris rep' en réponse au commentaire de guydufau le 21/03/2013 à 09:48

Que de confusions .... !! les bras m'en tombent ....

22/03/2013, 19:34 | Par mère-grand en réponse au commentaire de Paris rep' le 21/03/2013 à 17:46

Que de confusions , quels amalgames ....  Cahuzac aussi a subi une substitution de grand-père ?

21/03/2013, 10:13 | Par guydufau en réponse au commentaire de Jean-Louis Legalery le 20/03/2013 à 17:47

Parmi les ex-affidés de DSK, toujours aux manettes, il y a, lui ressemblant, Cahuzac

21/03/2013, 12:43 | Par joelle Koenig en réponse au commentaire de guydufau le 21/03/2013 à 10:13

 

Sauf que, apparemment, Cahuzac ne s'est pas distingué par ses frasques sexuelles.

Mais le rapport au fric dans nos sociétés, vous avez raison, est largement aussi monstrueux.

21/03/2013, 14:15 | Par m DRUT GORJU en réponse au commentaire de Jean-Louis Legalery le 20/03/2013 à 17:47

il y a beaucoup d'hommes politiques qui lui ressemblent ,en moins brillants intellectuellement ; les femmes de sa vie l'ont compris ,puisqu'elle l'ont aimé . Les gens un peu hors normes sont souvent ainsi :les poetes (Verlaine ,Ronsard  etc ; ) les peintres ,les cineates  ,les musiciens (miles Davis ,Chet Baker et Mozart ! etc .. ) .les dramaturges (Moliere e ses amours mere et fille ! )Que de Tartuffes .

Celui qui n'a pas peché jette la premiere pierre (quelque fois par pensée,par peur d'etre : "etre ou ne pas etre " ! ).Beaucoup de bruit pour .. pas grand chose .. Il y a pire dans ce monde .

21/03/2013, 17:29 | Par Paris rep' en réponse au commentaire de Jean-Louis Legalery le 20/03/2013 à 17:47

Je ne  vois  pas le rapport ! Arretez de melanger tout !  Cette remarque est totalement déplacée et denuée de sens  objectif . 

20/03/2013, 17:55 | Par carloforte

Miller s'est pipolarisé.

20/03/2013, 18:09 | Par GERBEAU

DS QUOI?

20/03/2013, 18:25 | Par noelmarchal

"le tempo du pipeau comme appeau du troupeau"

J'empolive battu à plate couture !

21/03/2013, 09:53 | Par Benjamin Stora en réponse au commentaire de POJ le 20/03/2013 à 18:47

Mille fois d'accord avec votre analyse, si pertinente. J'ai bien bien connu certains des acteurs autour de lui, et qui, maintenant, expliquent qu'ils ne savaient pas, ou le voyaient deux heures par mois....

Très sincèrement,

Benjamin Stora.

21/03/2013, 11:40 | Par joelle Koenig en réponse au commentaire de POJ le 20/03/2013 à 18:47

 

Tout  à fait d'accord avec cela: pouvoir et vulgarité  quand l'appel du caniveau l'emportent.....le pouvoir et la vulgarité, finalement, ne l'ont pas emporté... Dieu merci, il y a eu un coup de trop au Sofitel à New York.

Satisfaction (vulgaire) des instincts. Une violence envers les femmes, un mépris qui me sont insupportables.. J'ai lu un ouvrage Eva Braun, sur Eva Braun, la compagne d'Hitler. Je suis en train de lire un ouvrage en anglais , Auschwitz de Laurence Rees ( je n'ai vu ce genre d'ouvrage à l'etalage d'une librairie en France) et je me demande si les nazis avaient un tel mépris envers les femmes et le sexe.

Je ne comprends pas votre remarque: DSK a eté très mal conseillé. sur quoi? sur  le sexe? Faut- Les hommes politiques ont-ils besoin d'être conseilllés sur leur vie sexuelle ?????

21/03/2013, 17:49 | Par Paris rep' en réponse au commentaire de POJ le 20/03/2013 à 18:47

Et encore un jugement a l'emporte pièce ! un ! 

22/03/2013, 10:31 | Par Philips Michel en réponse au commentaire de POJ le 20/03/2013 à 18:47

POJ,

Qu'est-ce qui vous fait croire que "DSK a été très mal conseillé." ?

Moi je pense plutôt qu'il n'a jamais écouté personne, qu'il n'a jamais accepté d'être conseillé par personne.

Le sentiment que l'on a est que, toute sa vie, il s'est laissé guidé par par son plaisir : plaisir à étudier, plaisir à montrer ses compétences, plaisir à plaire, plaisir à séduire, plaisir à occuper des places de pouvoir. Point de projet à long terme, pas d'ambition déterminant ses choix, pas de calculs.

Rien à voir avec l'ambition d'un de Gaulle, d'un Mitterrand ou d'un Sarkozy.

21/03/2013, 00:08 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de grain de sel le 20/03/2013 à 18:46

Nous sommes bien d 'accord...et je crois que tu as raison d 'insister sur le fait que la psychanalyse ce n'est pas cela..ce fort vague roman familial, papa maman la bonne et moi qui donnerait la solution l'explicitation à tous les comportements convulsifs ou pas. C'est peut-être une longue apprroche à deux. Je ne sais pas mais c est ainsi que je la comprends et la vois partageant par ailleurs sur Freud et le discours freudien - le roman familial- ce qu'en dit Onfray :  c''est du n'importe quoi.  

22/03/2013, 10:40 | Par Philips Michel en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 21/03/2013 à 00:08

Ne peut-on penser que le fait de n'avoir pas de certitude concernant sa filiation (avoir ajouté ce KAHN à son patronyme) associé à ce sentiment de culpabilité quand on survit à un tremblement de terre si dévastateur (si j'ai survécu, je suis devenu "indestructible") puisse nous influencer ensuite, consciemment ou, pas ?

Ne réduisons pas tout mais acceptons quand même cette idée que nous sommes influencé par l'aventure de notre jeunesse.

Ce n'est sans doute pas pour rien si le pourcentage de prostituées ayant d'abord été des enfants victimes d'abus sexuels est si élevé. Les exemples de cette sorte sont nombreux.

21/03/2013, 17:51 | Par Paris rep' en réponse au commentaire de grain de sel le 20/03/2013 à 18:46

Tant de mepris dans un commentaires ..... ca fout les chocottes ... pour l'humanité . 

20/03/2013, 19:00 | Par Dominique C

Je ferai juste une remarque... Les journalistes emploient très facilement des termes de la médecine psychiatrique dans une acception "profane". Ainsi on voit  fleurir les appellations de "psychose"  (pour désigner la peur panique que peuvent avoir certains citoyens) ou de "schizophrénie" pour désigner des contradictions internes à une personne ou un groupe.  Je crois que c'est un peu dangereux de galvauder ainsi des termes qui n'ont (bien entendu) pas du tout le même sens en milieu médical.

Ici, on nous parle de "border line" à propos de DSK. Il faut rappeler que le trouble de personnalité "état-limite" a été décrit dans le DSM4, et correspond à un certain nombre de souffrances dont il n'est pas prouvé que le dit DSK en soit atteint...

20/03/2013, 19:36 | Par Pál Bismüth en réponse au commentaire de Dominique C le 20/03/2013 à 19:00

un DSM-5 bientôt pour DSK

20/03/2013, 19:01 | Par Mithra-Nomadeblues_

Ce brillant billet nous parle donc de l'interprétation d'un psychanalyste people, en voulant nous dire que Mediapart ne mange pas de ce pain là, mais en nous abreuvant jusqu'à plus soif, à coup de très belles formules très voyantes, de ce DSK, DSK, DSK...

Plus intéressant serait de savoir si, dans l'inconscient des femmes françaises aujourd'hui, ce queue (lapsus) ce gros malabar leur inspire...

21/03/2013, 12:41 | Par joelle Koenig en réponse au commentaire de Mithra-Nomadeblues_ le 20/03/2013 à 19:01

 

 Si vous voulez savoir ce que, moi, femme, je pense, voyez ma réponse ici... Et ce que m'inspire DSK n'est pas de l'ordre de l'inconscient...

21/03/2013, 14:32 | Par m DRUT GORJU en réponse au commentaire de joelle Koenig le 21/03/2013 à 12:41

Moi ,femme ,je lui trouve beaucoup de qualité  et cela a à voir avec mon inconscient !

20/03/2013, 19:16 | Par Antoine Perraud

À partir de 20h45, ceux qui regarderont le documentaire d'Anaïs Feuillette et de Gérard Miller pourront ici – sans doute, peut-être, sait-on jamais – analyser, commenter, contester, voire approuver, en toute connaissance de cause, plutôt que d'illustrer avec ferveur la très regrettée rubrique de Charlie Hebdo : « J'ai pas vu, j'ai pas lu, mais j'ai entendu causer »...

Avec mon vif intérêt anticipé,

AP

20/03/2013, 20:18 | Par Mithra-Nomadeblues_ en réponse au commentaire de Antoine Perraud le 20/03/2013 à 19:16

Je ne sais si mon commentaire est visé, mais vous ne pouvez m'empêcher de voir, à travers vos lignes, un voyeurisme effréné. Je pense que votre billet est intéressant, et si j'avais la télévision, je regarderais peut-être cette émission (quoique), mais mon commentaire (pour ce qui me concerne) est aussi un clin d'oeil amusé à propos de la réalité très réelle de notre inconscient qui, s'il était révélé, nous étonnerait par l'exact envers de la médaille...

21/03/2013, 11:45 | Par joelle Koenig en réponse au commentaire de Mithra-Nomadeblues_ le 20/03/2013 à 20:18

 

Je ne vois absolument pas de voyeurisme effréné dans le billet d' Antoine Perraud

20/03/2013, 22:14 | Par Antoine Perraud en réponse au commentaire de Anne Guérin-Castell le 20/03/2013 à 21:55

Certes, chère Anne, « Ça va mieux en le disant », comme il était écrit naguère dans Télérama. Je ne sais si ça irait mieux en le voyant, mais il me semble qu'une analyse concrète du documentaire concret, fût-ce au prix d'un décentrement obligeant à renoncer à ses questions de principe – c'est-à-dire à ouvrir les yeux au lieu de les fermer ! –, n'est pas à rejeter d'office.

Nous aurions alors l'occasion d'en débattre entre égaux (chacun ayant examiné l'objet en question), ce qui me semble le meilleur départ possible pour une conversation démocratique à même d'illustrer notre modèle participatif.

Je n'oblige évidemment personne et surtout pas vous...

Avec mon respectueux et affectueux souvenir,

Antoine.

21/03/2013, 14:43 | Par Anne Guérin-Castell en réponse au commentaire de Antoine Perraud le 20/03/2013 à 22:14

Je suis extrêmement touchée, cher Antoine.  Sans que vous l'ayez calculé, votre réponse me ramène 5 ans en arrière, au moment de mon premier commentaire sur Mediapart, dont les circonstances et le contenu m'étaient justement revenus hier soir…

Pas sûr que je trouve le temps de regarder ce documentaire avant que la possibilité de le faire ne disparaisse. Mais si c'est le cas, je reviendrai participer à ce déroulé de commentaire. Croix de bois, croix de fer !

20/03/2013, 23:24 | Par grain de sel en réponse au commentaire de Antoine Perraud le 20/03/2013 à 19:16

Perso, Antoine, puisque tu sembles froissé, je n'ai pas l'impression de me classer dans la catégorie citée: « J'ai pas vu, j'ai pas lu, mais j'ai entendu causer »... C'est plutôt de « l'envie ou non de voir » qu'il s'agissait et non pas du « docu » lui-même (que je n'ai d'ailleurs en effet pas regardé et donc me sentirais bien incapable de critiquer... ni d'ailleurs d'encenser).

Je le redis donc autrement: on peut prendre la vie de tout un chacun et au prisme de son passé, des accidents de la vie qui lui sont ou non arrivés, de sa parenté et du poids  qu'elle a ou non fait peser sur ses épaules, réécrire toute son histoire et tenter de l'expliquer par a + b ... Ce que dans les procès on appelle les « circonstances atténuantes » ou à défaut « possiblement expliquantes » et qui sont parfois même peuvent être plus ou moins fondées.

Mais c'est le principe de cette utilisation, notamment dans les docu TV,  ou les « retours sur l'histoire » qui font florès en librairies qui me paraît souvent excessive... et de peu d'intérêt. D'où le fait que non, je ne l'ai pas regardé...  Et comme je te l'ai dit, je n'ai lu ce papier que parce que c'était de ta main qu'il était signé et ne te mettais pas toi, en cause !

Désolée de t'avoir froissé.

20/03/2013, 23:26 | Par Antoine Perraud en réponse au commentaire de grain de sel le 20/03/2013 à 23:24

Froissé ne fus !

« Que votre nuit soit merveilleuse », comme disait au siècle dernier la voix de la présentatrice de FR3, à la fin des programmes de la chaîne...

20/03/2013, 23:39 | Par grain de sel en réponse au commentaire de Antoine Perraud le 20/03/2013 à 23:26

Maintenant, ce qui est furieusement tendance, c'est de dire « Prenez soin de vous ! »  Ça m'agace à un point inimaginable ! En quoi ça les regarde ce qu'on fait de nous ?

21/03/2013, 11:50 | Par joelle Koenig en réponse au commentaire de grain de sel le 20/03/2013 à 23:39

 

Prenez soin de vous, je suppose, est la traduction de l'Americain Take care, à la fin d'une lettre par exemple.Cela m'a toujours etonnée en anglais, sans plus.

21/03/2013, 00:13 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de Antoine Perraud le 20/03/2013 à 19:16

Je m'en prenais à votre texte Antoine. Ayant regardé, sans ennui ni colère, je redis toutefois ce que je disais. C'est du n'importe quoi appliqué à un destin d'un personnage qui ne m'interesse aucunement ni par son action, ni par sa pensée, ni par son oeuvre, .. DSK c est le propre du non- événement. Je me souviens seulement quen tant que Ministre de Jospin  il menait une politique droitière et atlantiste.

21/03/2013, 12:44 | Par joelle Koenig en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 21/03/2013 à 00:13

 

On voit bien que vous êtes un homme. C' est pourquoi son mépris et sa violence sexuelle minable ne vous concernent pas.

21/03/2013, 16:58 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de joelle Koenig le 21/03/2013 à 12:44

Peut-être mais la "violence sexuelle minable" n'est pas que l'affaire de DSK : elle est inscrite dans ce qu'on peut appeler les gènes sociétaux et en ce sens elle me concerne. Pas celle de DSK celle de la société.

21/03/2013, 18:15 | Par Paris rep' en réponse au commentaire de joelle Koenig le 21/03/2013 à 12:44

Tres juste remarque . Sauf que - et on peut le comprendre legitimement  a chaud de la part d'une femme - son mépris et sa violence sexuelle minable , est un jugement cinglant et non une vision  distanciée d'un symptome névrotique . 

22/03/2013, 19:54 | Par mère-grand en réponse au commentaire de Paris rep' le 21/03/2013 à 18:15

"De la part d'une femme",   et à chaud en plus !!! mais des hommes ont eu la même réaction à chaud ou non .... on ne peut pas passer sa vie à se demander si on a ou non "une vision distanciée d'un symptôme"   névrotique ou pas !  la spontanéïté c'est bon de temps en temps.

 

20/03/2013, 19:41 | Par Kaze tachinu

J'avais lu, c'était d'ailleurs avant sa chute, du temps où il était bien en piste pour les primaires, la biographie de Michel Taubmann; je dois dire que le tremblement de terre d'Agadir y était frappant, au point qu'il craint depuis d'être enterré vivant ! dit le témoignage; à la même époque il avait aussi eu droit à un portrait doré sans profondeur sur Canal +;  récemment, j'ai lu le livre de Marcela Iacub. Elle campe plutôt intelligemment le Minotaure (  taureau devenu cochon ) qui a quand même failli devenir président ! DSK n'est donc pas un phénomène sans intérêt et Miller a des qualités de psy médiatique (  pour un docu télé, ça devrait coller ), qui font que si je suis dans les temps devant la télé, je regarderai.

20/03/2013, 23:26 | Par Kaze tachinu en réponse au commentaire de Kaze tachinu le 20/03/2013 à 19:41

Je n'ai pu véritablement suivre le déroulé des images qu'à partie du chapitre " La descente aux enfers", mais comme j'entendais Miller disserter longuement, lyriquement un peu trop péremptoirement, je suivais quand même, car son documentaire dans toute sa première partie était non un film mais un long récit explicatif; ensuite il y eut des interviews intéressantes de journalistes, anxieuses de cerner une vérité, des pistes de récit mythologique plus ou moins séduisantes ou fantaisistes, mais ce sont surtout les propos de J-C.Cambadélis qui auront éclairé le sujet: indifférence à tout, à tous, compulsion, égocentrisme, solitude extrême malgré les "amis ", incapacité à se "tenir " à se hausser au niveau où ils l'attendaient; la fin dramatisée par Miller sur le choix encore possible au Sofitel : reculer ou avancer, et "il a avancé ", dans sa dimension existentielle, était d'ailleurs ( car s'éloignant de l'analyse psy qui ouvrait le documentaire et en contenait le propos ), d'un plus grand intérêt sur les ressorts humains du cas DSK.

21/03/2013, 00:53 | Par chess33 en réponse au commentaire de Kaze tachinu le 20/03/2013 à 23:26

Si vous me le permettez, je pense au contraire que les dernières paroles prononcées "il a avancé" évoquaient plutôt le passage à l'acte dans sa dimension psychanalytique. Mais les associations et interprétations sont libres évidemment.

21/03/2013, 01:24 | Par Kaze tachinu en réponse au commentaire de chess33 le 21/03/2013 à 00:53

Oui bien sûr passage à l'acte au sens psychanalytique, mais les explications psy du début du film en moins ( non formulées )  à la fin, et qui était présenté comme un choix -  et presque comme s'il avait eu le choix -  d'existence. Ou plutôt pour revenir aux mythes, de fatalité. 

21/03/2013, 18:24 | Par Paris rep' en réponse au commentaire de chess33 le 21/03/2013 à 00:53

En effet le pulsionnel  qui ne passe pas par l'intellect , a pris le dessus sur  la raison . Il a avancé vers l'abime dont il cernait parfaitement les contours . Sauf que cette fois il n'y avait plus de filet ..... 

23/03/2013, 01:00 | Par Kaze tachinu en réponse au commentaire de Kaze tachinu le 20/03/2013 à 19:41

( Parenthèse )

CSOJ: Taddéi/Iacub: cochon, animal qu'elle adore et homme qu'elle a passionnément quoique brièvement aimé, quoi qu'on puisse ( mé)dire. C'est un angle mort du documentaire qui s'en était tenu, - c'était sa convention - , au seul cas soumis à l'analyse; elle s'attaque à cet angle mort et  défend son livre avec exigence et honnêteté mais on sent à l'interview que ça (  réel,  mail, accueil, accusation ... ) s'est avéré compliqué.

 

20/03/2013, 20:13 | Par pinso6091

"Voilà pourquoi nous ne sommes pas entrés dans la danse du scalp ..."  C'est surtout parce que c'est une histoire de femmes (moi je vous dis "toutes des salopes ") , à quoi bon mobiliser Mediapart pour cela , n'est ce pas ? ...au fait à quand une psychanalyse de Cahuzac, cet amour de l'argent çà s'explique peut-être par les problèmes avec sa maman ?

20/03/2013, 23:07 | Par Antoine Perraud en réponse au commentaire de pinso6091 le 20/03/2013 à 20:13

Sa maman fut mon professeur d'anglais au lycée Henri IV (elle avait un fort accent du Sud-Ouest de la France, qui ne laissait guère filtrer le “Queen's English”) : je vous prie de ne pas la mobiliser plus que de raison !

20/03/2013, 23:27 | Par pinso6091 en réponse au commentaire de Antoine Perraud le 20/03/2013 à 23:07

C'était de l'humour ! oh! la la

20/03/2013, 23:31 | Par Antoine Perraud en réponse au commentaire de pinso6091 le 20/03/2013 à 23:27

Quant à moi, pensiez-vous que ce fût du sérieux ?!

21/03/2013, 18:26 | Par Paris rep' en réponse au commentaire de pinso6091 le 20/03/2013 à 23:27

ben voyons ...

21/03/2013, 14:35 | Par m DRUT GORJU en réponse au commentaire de pinso6091 le 20/03/2013 à 20:13

apparemment ,c'est sa femme qui lui a posé probleme !

21/03/2013, 17:13 | Par pinso6091 en réponse au commentaire de m DRUT GORJU le 21/03/2013 à 14:35

Rigolant

20/03/2013, 20:23 | Par Liliane Baie

J'avais commis peu de temps après le début de "L'affaire DSK" un billet qui tentait d'analyser, non DSK, mais les attitudes qu'il avait suscitées.

C'est ici : http://blogs.mediapart.fr/blog/liliane-baie/290511/laffaire-dsk-apres-coup

En lisant le brillant billet d'Antoine Perraud, et en faisant le parallèle avec "L'affaire Cahuzac" , et les autres, une question m'est venue : ne serait-on pas en présence des soubresauts d'une démocratie, qui se battrait avec une décadence en pleine expansion ?

21/03/2013, 07:10 | Par Alexis Flanagan en réponse au commentaire de Liliane Baie le 20/03/2013 à 20:23

Votre commentaire me fait penser au film de Denys Arcand, Le Déclin de l’empire américain, réalisé en 1986, qui s’ouvre sur l’interview d’une femme, Dominique Saint Arnoux, personnage du film qui vient d’écrire Variation de l’idée du bonheur, qu’elle présente ainsi :

-       « C’est un livre qui part de l’hypothèse que la notion de bonheur personnel s’amplifie dans le champs littéraire en même temps que diminue le rayonnement d’une nation, d’une civilisation.

-       Et qu’entendez-vous par bonheur personnel ?

-       Eh bien disons l’idée de recevoir de sa vie quotidienne des gratifications immédiates et que la mesure de ces gratifications constitue le paramètre normatif du vécu.

-       Pourriez-vous donner un exemple précis pour nos auditeurs ?

-       Eh bien par exemple le mariage. Dans les sociétés stables, le mariage est un mode d’échange économique ou politique, ou même une unité de production.

-       Ce qui veut dire ?

-       Ce qui veut dire qu’un mariage réussi n’a rien à voir avec le bonheur personnel de deux individus. À la limite, la question ne se pose même pas. Comme si une société en développement se préoccupait davantage du bien collectif, d’un bonheur hypothétique futur, plutôt que de satisfactions individuelles immédiates. Dans la littérature romaine, par exemple, la notion d’amour conjugal commence à proliférer sous Dioclétien, au IIIe siècle, au moment où la structure de l’empire d’effondre. Même phénomène dans l’Europe du XVIIIe siècle, où l’idée rousseauiste de bonheur précède de peu la Révolution française. Et je pose la question paradoxale : cette volonté exacerbée de bonheur individuel que nous observons maintenant dans nos sociétés n’est-elle pas en fin de compte historiquement liée au déclin de l’empire américain que nous avons maintenant commencé à vivre ? »

21/03/2013, 14:41 | Par m DRUT GORJU en réponse au commentaire de Liliane Baie le 20/03/2013 à 20:23

on degenere ! ça me rappele queque chose !

21/03/2013, 18:28 | Par Paris rep' en réponse au commentaire de Liliane Baie le 20/03/2013 à 20:23

Rien a voir avec le collectif societal . Il s'agit ici d'un seul individu passé au scanner  avec intelligence . . 

20/03/2013, 20:49 | Par winimalcav

Le Sexe, le Pouvoir, l'Influence, le Machisme, l'Argent, l'Individualisme???

Quelle place reste il à l'Humanisme - à l'Éthique - au Partage - au Bon Sens - dans notre belle Démocratie???

Oui - même une psychanalyse de bas étage rendra à César ce qui est à César : la honte!

 

21/03/2013, 00:43 | Par Marie-Anne Kraft en réponse au commentaire de winimalcav le 20/03/2013 à 20:49

Pascal distingue trois ordres différents et chacun des ordres est associé à une concupiscence: l’ordre de la chair, où règnent la force ; l’ordre de l’esprit ou de la raison, où règnent les démonstrations ; enfin l’ordre du cœur ou de la charité, où règne l’amour. Ces trois ordres sont disjoints : la force ne peut rien contre la raison et ni l’une ni l’autre ne saurait tenir lieu d’amour. La force n’est ni un argument (pour la raison) ni une valeur (pour le cœur).

Dans son anthropologie des trois ordres, Blaise Pascal mettait dans le premier (celui de la chair, des concupiscences charnelles) également l'argent et le pouvoir politique.

Saint-Augustin, qui a inspiré Pascal, disait que la concupiscence prend chez l'homme trois formes : libido sciendi (du savoir, de la curiosité), libido sentiendi  (des sens) et libido dominandi (le pouvoir). Il ne parlait donc pas d'amour comme une concupiscence. Et la curiosité, l'envie de savoir, a été séparée par Pascal alors qu'il a fusionné dans un même ordre la libido charnelle et le désir de domination, dans lequel il mettait également la cupidité, le désir d'argent.

Pascal avait donc mis ensemble libido sciendi et libido dominandi. Argent, sexe et pouvoir seraient animés par la même libido. Est-ce que la jouissance physique, la possession du corps de l'autre, le pouvoir d'asservir l'autre en le dominant, le désir d'argent qui achète à la fois pouvoir et aisance matérielle, sont des manifestations d'une même pulsion humaine ?

Il aurait pu être intéressant pour un psychologue d'expliquer ces liens et d'étudier le personnage de DSK comme une expression de cette anthropologie.

 

22/03/2013, 00:33 | Par sic et non en réponse au commentaire de Marie-Anne Kraft le 21/03/2013 à 00:43

Je voyais plus signifcativement hiérarchisés les tois ordres que distingue Pascal: le premier, dont je ne sais pas si on peut l'associer à une concupiscence, bien au dessus des deux autres: l'ordre des saints, le second: l'ordre des savants (respecté pr PASCAL) le troisième: l'ordre :mondain, dans lequel Pascal  inclut  toutes les figures du divertissement y compris les héros et les rois.

L'ordre mondain est distingué de l'ordre des savants : la science a droit au respect même si au contact de la foi son intérêt s'évapore: "taisez-vous ,raison impuissante...Ecoutez dieu!.

Vous dites:"Pascal avait donc mis ensemble libido sciendi et libido dominandi,"(avant dernier paragraphe) ce qui est en  contradiction avec le précédent paragraphe consacré à Augustin où vous écrivez:"et la curiosité, l'envie de savoir a été séparée..."(cf:dernière phrase du paragraphe).

Ni l'amou,du dieu   d'Abraham et de Jacob (et non le dleu des philosophes et des savants) , ni la science ne sont des pulsions à satisfaire: dans une interprétation psychanaltique on pourrait y voir une illustration de la théorie de la  sublimation des pulsions :ainsi Pascal sublimerait-il ses propres pulsions   

L'ordre mondain est celui qui est gouverné par les passions que rien ne rachète:,, pas de passion sublime comme en distingue Descartes:héros, rois, courtisans sont autant de figures de la misère de homme,l'exemple accompli de l'aliénation comme système propre à l'immanence .

Les pulsions sont à distinguer du désir : le désir se nourrit de fantasmes :ce que souligne intelligemment Marcela Iacub dans "Belle et Bête"est l'inaptitude de DSK à aimer:"le mot "aimer" est trop abstrait pour un cochon":" c'est une invention , une fantaisie des humains,...ce que le cochon ne peut pas faire, c'est idéaliser l'.objet de son attachement....il préfère Qles égouts aux palais, et si jamais il est dans un palais, il se plaît à le transformer en un  égout".....Aucune explication psychanalytique ne serait suffisante pour rendre compte de cette impossibilité que le cochon a d'idéaliser;

 En somme le cochon est toujours plus vrai que les avatars nombreux et variés de l'intellectuel.

 .

.

20/03/2013, 22:21 | Par Mithra-Nomadeblues_ en réponse au commentaire de Serge Koulberg le 20/03/2013 à 21:49

Un commentaire qui va vers plus d'intelligence. Merci enfin, Serge Koulberg.

24/03/2013, 12:52 | Par sic et non en réponse au commentaire de Serge Koulberg le 20/03/2013 à 21:49

Bonjour et merci de revenir à l'essentiel: je crois pouvoir dire que  le seul commentaire inspiré par DSK a été politique , en ce qui me concerne et et en concerne d'autres qui ne sont pas simplement des amis :il apparaissait en effet exemplaire des fatales dérives d'une constitution dont le président peut ,en toute légalité-j'ai déjà dénoncé le fait dans un billet de blog sur la démocratie dans un régime constitutionnel etc..-exercer un pouvoir absolu et dont le ressort , loin d'être la vertu(virtus:courage) est celui des régimes despotiques: le silence et la crainte.., parfois ,hélas les jeux de cirque, ou les jeux tout court ou pire les illusions d'une liberté sans limite induite des  professionnels du divertissement qui, consciemment ou pas, désamorcent la politique,  la chassent de  l'espace public pour en faire le domaine réservé de spécialistes, de journalistes professionnels ,des "experts, et entretiennent la coriosité citoyenne dans le fait divers spectaculaire toujours présenté danssles menaces sur la sphère privée qui finit par devenir le seul bien à protéger :l'affaire DSK a scandalisé l'individu au lieu de scandaiser d'abord le citoyen...       

 Et c'est le même souci d'éthique citoyenne qui m'a conduite à ne pas taire , quitte à être à contre courant de l'opinion de la plupart des clubistes,et des plus sympthiques, la critique inspirée de la cascade de réactions indignées,  de jugements définitifs sur les qualités littéraires déniées à un livre incontestablement non lu et toute une mythologie moralisatrice qui semblait découvrir que la presse est aux abois, que le monde sans visage de la finance, tyran de la planète, oblige ses pires ennemis " objectifs"à recourir pour survivre aux moyens peu avouables qu'ils dénoncent vertueusement dans leurs éditoriaux: misère d'une tyrannie  à  la mécanique diabolique: celle du profit.

Irritée aussi par la répulsion iinstinctive contre les infractions à une idéalisation de la littérature, vue comme sa  profanation, négligeant la spécificité de la littérature qui, comme la passion, pour reprendre l'expression de Virgile "se nourrit de tout", y compris des grandes poubelles et des petites poubelles de l'histoire . Il me semble que l'essai d Emmanuel Tod 'que j'ai hâte de lire situe bien de quel passé catholique pourtant révolu  ce curieux conservatisme pourrait peut-être représenter les  traces, cela dit avec les réserves qu'impose la confirmation en attente de lecture, et donc avec mes excuses anticipées pour une éventuelle confusion entre les deux France plutôt inattendues mises en relief dans l'essai, dont il convient de préciser et de faire préciser à laquelle des deux chaque "discours s'adresse".    

20/03/2013, 22:21 | Par Tomasz H.

© Tomasz H.

20/03/2013, 22:28 | Par Antoine Perraud en réponse au commentaire de Tomasz H. le 20/03/2013 à 22:21

Bonjour au néo-Steinlen !

23/03/2013, 07:10 | Par Tomasz H. en réponse au commentaire de Antoine Perraud le 20/03/2013 à 22:28

Steinlen ! J'ai été voir qui était ce mec. Le logo du CHAT NOIR, c'était donc lui ! Parfois, c'est un peu du néo-Daumier, du néo-impressionnisme, du néo-Toulouse-Lautrec, du néo-Mucha, mais il a tout de même poussé son crayon assez loin.

© Steinlen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais revenons au sujet....

20/03/2013, 22:38 | Par jean michel lahieyte

Je viens de regarder. J'ai trouvé ce "regard freudien" intéressant.  En arrière plan ça montre aussi Cambadélis, je trouve significatif sa façon de penser que la politique règlerait tout (les nécessités du combat politique devaient finir selon lui par imposer à DSK de "se tenir").La politique au dessus de tout ça revient à croire qu'on peut la réduire à des maneuvres...ce qui correspond à l'image que je me fais de ce personnage (croisé de loin dans une autre vie).

Sinon c'est aussi  l'élection du président au suffrage universel qui est en cause parce qu'on a beau dire on a bien failli voter pour lui, enfin moi en tout cas...

 

21/03/2013, 18:51 | Par Paris rep' en réponse au commentaire de jean michel lahieyte le 20/03/2013 à 22:38

Croire  que  (les nécessités du combat politique devaient finir selon lui par imposer à DSK de "se tenir") , releve soit de la naiveté  soit d'une vue infantile . Face au pulsionnel reptilien , aucune raison  ne peut tenir . Surtout dans la structure intrinséque du personnage . En realité il semble bien pour nuancer , que le pulsionnel ai alimenté ce que sa raison lui dictait deja pour renoncer a la candidature supreme : plonger dans l'abime delicieux  qu'il affectionne depuis toujours . Ici le pulsionnel l'a aidé a prendre sa  déja decision de ne pas y aller . C'est simple .

20/03/2013, 22:48 | Par gaelz

Tout cela n'est pas sans intérêt, merci pour cet article. Mais c'est d'un intérêt très mince auprès du seul sujet qui compte vraiment: la politique économique de ce M. Strauss-Kahn, celle qu'il a faite au gouvernement Jospin, au FMI, etc. C'est autrement important et autrement grave que toutes ses histoires de moeurs, si choquante qu'on puisse les trouver; et que sa supposée psychologie, vraie ou non.

En d'autres termes, nous devrions élever à chaque coin de rue des statues monumentales à Mme Diallo, dont les charmes nous ont évité un Président qui aurait fait une politique économique encore pire que tout ce que nous avons connu ces dernières années, et qui semblait arriver au pouvoir sur un tapis roulant, soutenu par une presse infâme. M. Hollande est un moindre mal.

Parler de M. Strauss-Kahn et pas de sa politique, c'est s'en faire implicitement le complice.

20/03/2013, 23:18 | Par jcn84

Dans l'accusation de proxénétisme qui vise DSK, ce n'est pas l'aspect scabreux de ses galipettes avec des prostituées qui importe. La réalité c'est une affaire de corruption massive: combien de millions d'Euro détournés, combien de marché publics entâchés de favoritisme, combien de "mieux disants" pour "qualité technique" du dossier d'appel d'offres...?

Ce type nous a volé des millions pour satisfaire sa libido. En prime, après un demi-siècle de fréquentation de prostituées, il se permet de jeter à la face des magistrats qu'il ignorait qu'elles étaient payées !... quelle mépris, quelle insulte à la justice !

23/03/2013, 11:30 | Par LA PARIGOTTE en réponse au commentaire de jcn84 le 20/03/2013 à 23:18

Voir le film : le téléphone rose où comment ce radieux monde de l'entreprise utilise des prostituées pour faire des affaires...

20/03/2013, 23:20 | Par bourbaky

Imaginons un instant.

Strauss-Kahn président et délinquant sexuel.

Cahuzac ministre du budget et délinquant en col blanc;

Du coup on se dit que pépère ,même s'il est le plus nul de nos présidents,même s'il tresse des lauriers à sa raclure du budget,n'est cependant pas un délinquant.

On se console comme on peut.

21/03/2013, 01:22 | Par pascal b

Très bel article qui me fait regretter de ne pas avoir vu ce film de Gérard Miller.

Si DSK ne m'intéresse pas en tant que personne, en tant que ex-chef possible du PS et de ses oeuvres et de ses obligés multiples ,et du pays, je ne peux que m'y intéresser.

Si DSK avait vécu et été scolarisé loin du tremblement de terre d'Agadir, peut-être aurait-il eu le souci des exploités plus que de sa fortune pesonnelle? Ou pas.

Belle nécrologie politique, vraiment.

21/03/2013, 03:06 | Par lycanthrope

le témoignage d'Ariane Chemin (journaliste au Monde) dans le documenaire est assez stupéfiant. visiblement Mr Strauss Khan continue à exercer sur elle de la fascination ....tout devient completement pusionnel. un pulsionnel à ciel ouvert. et l'exemple vent d'en haut (des élus, de l'infotainment, des traders, etc ..... de tout ceux qui ont du pouvoir et de l'argent) n'en déplaise à tout ceux qui s'imagine que le probleme serait ethnique (finkielkraut et consorts) ou populaire (ceux qui votent ou sont dupés par ces gens là). je ne sais plus qui disait que tout celà allait mal finir.

encore bravo Médiapart pour nous tenir éveillé

 

21/03/2013, 07:07 | Par Nanou73

Un primetime sur une chaîne publique (sous-entendu avec ma redevance), quel gachis !

Malheureusement le chemin sera encore sinueux sur la route du respect d'autrui, en commençant par la(e) compagne(on) de route et les personnes croisées dans toutes les sphères de notre vie.

Car c'est bien de celà qu'il s'agit de RESPECT.

21/03/2013, 07:33 | Par mathurin_93

Un soit disant psy et une soit disante ecrivain qui se font du fric avec une sordide histoire.

Si miller a utilise les memes motens que l'ecrivain........................je m'egare.Quoiqu'il passe chez Ruquier,alors??

Ruquier que j'aime beaucoup...........mais dans la lucarne.Criant

21/03/2013, 07:44 | Par hector carignan

Gérard Miller cherche à comprendre et donc il rend à DSK cet "humain, trop humain" d'une tragédie intérieure...

DSK me semble davantage du côté de la "puissance" que du "pouvoir". Les autres ne sont pas tout à fait son souci, il ne se préoccupe pas de les gouverner ; il s'attache à ce déploiement interminable du fait de vivre selon le désir qu'il porte et qui le porte...

Avec l'orgueil d'un conquérant, il se sera perdu à son tour dans le fameux "continent noir", entre la maman et les putains. Mais voulait-il autre chose ?

 

21/03/2013, 07:45 | Par Arpège

Ne tourmentez plus Rose Sélavy, car son énigme est son génie...

(1)

21/03/2013, 09:51 | Par Pál Bismüth en réponse au commentaire de Arpège le 21/03/2013 à 07:45

 et Miller n'entrave rien du tout

21/03/2013, 10:10 | Par Arpège en réponse au commentaire de Pál Bismüth le 21/03/2013 à 09:51

et notamment que Dominique Strauss kann...

21/03/2013, 12:08 | Par Pál Bismüth en réponse au commentaire de Arpège le 21/03/2013 à 10:10

 trop ScAnneBouche cousue

21/03/2013, 09:36 | Par marlonvito

Je ne vois pas bien où est le problème avec DSK et en quoi ça mérite une psychanalyse. Il a une grosse libido qu'il a du mal à refreiner: il aime les femmes, il trompe la sienne, il fréquente les boites échangistes, et visiblement occasionnellement aussi les prostituées. Ce descriptif s'applique à beaucoup d'hommes ! Si on les mettait tous en prison pour ce motif ça poserait de sérieux problèmes de place...

Et une analyse un tant soit peu "technique" démontrerait sans aucune difficulté qu'il n'a pas pu violer la femme de chambre au Sofitel (mais je m’abstiendrais car ça pourrait choquer les âmes sensibles…)

21/03/2013, 11:50 | Par keyko en réponse au commentaire de marlonvito le 21/03/2013 à 09:36

Le descriptif s'applique en effet à beaucoup d'hommes. Ce n'est pas sans contribuer à la souffrance de beaucoup de femmes. C'est peut-être la raison pour laquelle le fait qu'un tel homme ait de telles responsabilités dérange encore quelques cerveaux lucides. Dont vous ne semblez pas faire partie...

23/03/2013, 11:28 | Par LA PARIGOTTE en réponse au commentaire de keyko le 21/03/2013 à 11:50

Bush s'est fait élire grâce à une tricherie - il a attaqué l'Irak sur un mensonge d'Etat - ça n'a pas l'air de déranger les US

Par contre, Clinton s'est fait faire une pipe par une stagiaire... ils l'ont viré !

Ils ont quand même un curieux sens des valeurs...

21/03/2013, 12:34 | Par joelle Koenig en réponse au commentaire de marlonvito le 21/03/2013 à 09:36

 

 Vous appelez cela aimer les femmes ? leur balancer du sperme dans la figure en 5 mn au Sofitel à New York après la douche et avant le petit déj. C' est vraiment ahurissant d'entendre ce genre de discours, encore assez fréquent, même chez les bien pensant . Je ne voudrais en aucun cas être aimée comme cela. Et je suis tentée de vous dire: allez vous faire foutre.

Et si, à vous lire,  beaucoup d'hommes sont comme lui, il n'est pas étonnant que le monde aille mal

21/03/2013, 15:06 | Par marlonvito en réponse au commentaire de joelle Koenig le 21/03/2013 à 12:34

Quelle agressivité… Vous prenez les choses vraiment bien à cœur. Comme vous l’aurez remarqué DSK a été innocenté puisqu’il n’a pas été condamné. Et je comprends que la prostitution vous choque (même si vous savez également qu’elle n’est pas interdite), mais on s’éloigne fortement du débat DSK. Je vous recommande de lire Femmes de dictateur, de Diane Ducret. Vous y verrez le rapport entre la sexualité et le pouvoir. Après, vous pouvez toujours rêver d’un monde de bisounours, c’est votre droit.

21/03/2013, 18:47 | Par BobLobLaw en réponse au commentaire de marlonvito le 21/03/2013 à 15:06

. Comme vous l’aurez remarqué DSK a été innocenté puisqu’il n’a pas été condamné.


normal il a payé une fortune... tu oublies ce détail dans ton monde de bisounours violeur de femmes de chambre?

Quant aux autres éviter de perdre votre temps à lire des conneries sur la sexualité de dictateurs et garder votre pognon pour des choses bien plus positives.

PS. la majorité des hommes ne va pas voir des prostitués. L'immense majorité ne va pas non plus dans des clubs échangistes. 

21/03/2013, 19:10 | Par Paris rep' en réponse au commentaire de joelle Koenig le 21/03/2013 à 12:34

L'enormité du travail a faire chez les hommes est a peine exprimable . Mais ce travail doit commencer par un état des lieux , fusse t-il   douloureux pour les femmes . Comprendre pourquoi les hommes en sont toujours a cet état quasi primitif  a peine edulcoré par  une pseudo éducation . Comprendre le poids toujours  hyper present des millenaires . C'est a partir de ce point de depart que nous pourons avancer  au dela des pugilats trop faciles , meme si comprehensibles . Depasser  la  legitime sensation de monstruosité  pour entrer dans la dissecation de l'archisme masculin  pour pouvoir l'évacuer ...au mieux ...; en  reveler les conclusions en termes  comprehensibles, au grand public  et inviter au dialogue dans les chaumieres  Voila le defi  qui prendra du temps  et qui ne se passera pas sans heurts . Mais les medias etant gouvernés par les hommes .....et  tant que les hommes serons au pouvoir ..... 

21/03/2013, 19:49 | Par joelle Koenig en réponse au commentaire de Paris rep' le 21/03/2013 à 19:10

 

De quoi me parlez- vous? de l'énorme travail  à faire chez les hommes.

Et les femmes dans tout cela, vous en parlez  à peine...Elles ont toujours renoncé à elles mêmes. Il y en a encore pour défendre des hommes comme DSK.

J' ai eu un pere stalinien ou nazi, comme vous voulez. Il ne pouvait pas voir une femme sans avoir envie de la baiser. Je l'ai vu draguer quasiment toutes  les copines de ses femmes, et même une copine à moi qui était lesbienne. Il a baisé la fille de sa  2eme femme lorsqu 'elle avait 17 ans....

Je ne vois pas pourquoi je vous parle de cela parce que vous ne semblez pas faire partie d'une catégorie d'hommes que je fréquente. Il y a des hommes qui ont réfléchi à tout cela et bien avancé. Ils sont mes amis.

Le monde est mené par les hommes. Ils réussissent encore, en France, à faire taire et éliminer des femmes compétentes. les pays émergents commencent à être meilleurs que nous français dans le domaine des relations hommes/femmes... en plus du reste. Le monde a besoin des femmes. Si le monde va mal c' est parce qu 'il est mené par des hommes qui sont restés des enfants.

Qu 'ils s' adressent aux psy. En espérant que les psy peuvent quelque chose pour eux.

Ce débat sur DSK nous ramène dans les années 70.

22/03/2013, 11:32 | Par Paris rep' en réponse au commentaire de joelle Koenig le 21/03/2013 à 19:49

Et les femmes dans tout cela, vous en parlez  à peine. Parce que ce n'est pas majoritairement elles qui ont un probleme de fond  , a part leur auto liberation  du joug archaico masculin toujours en place aujourd'hui je le rappelle . Vous en avez traversé les ravages en tant que fille . 

Elles ont toujours renoncé à elles mêmes.  Depuis la nuit des temps . Elles ont commencé a se reveiller dans les années 70 , mais combien sont encore muselées ? Et auto-muselées ? Dieu merci  elles se liberent ...enfin dans les pays  occidentalisés . Si elles ont renoncés a elle meme c'est pour de multiples raisons bien connues . 

Il y a des hommes qui ont réfléchi à tout cela et bien avancé. Ils sont mes amis.  J'ai moi meme beaucoup reflechit a cette question  de fond . Bravo pour vos amis , mais combien sont ils  dans ce monde a avoir VRAIMENT  reflechit a la question ? 

Le monde est mené par les hommes. Ils réussissent encore, en France, à faire taire et éliminer des femmes compétentes  C'est aujourd'hui helas une lapalissade . 

Le monde a besoin des femmes.  Plus que cela  et je vous rejoint bien volontiers . 

Si le monde va mal c' est parce qu 'il est mené par des hommes qui sont restés des enfants. Pas mieux ... Suffit de voir Sarko en culotte courtes. Affligeant 

  Qu 'ils s' adressent aux psy. ils n'irons jamais  , ou alors a reculons avec leur femmes ....( enfin leur maman ...) Car il y a un grand danger pour un homme a aller voir un psy . Une remise en cause  de leur domination . Une seule chose peut les faire changer personnellement : un drame douloureux dans leur vie . Il faut un choc necessaire et salutaire . Ne compter pas sur leur reflexion . 

Ceux qui ont deja reflechit a cela  sont tres rarement des ex macho . Et puis et on l'oublie trop souvent le systeme hormonal masculin  quand a ses dosages variables d'un homme a l'autre , a une grande importance . 

 

 

24/03/2013, 04:04 | Par Bernard BIGENWALD en réponse au commentaire de joelle Koenig le 21/03/2013 à 12:34

Je comprends votre colère.

21/03/2013, 09:38 | Par JoëlMartin

Encore DSK ?

Y a pas d'autres sujets plus frais ?

 

21/03/2013, 18:48 | Par BobLobLaw en réponse au commentaire de JoëlMartin le 21/03/2013 à 09:38

son pote cahuzac? Innocent

21/03/2013, 19:50 | Par joelle Koenig en réponse au commentaire de JoëlMartin le 21/03/2013 à 09:38

 

 Oui, comme vous le constatez, ENCORE.

21/03/2013, 10:03 | Par Taky Varsö

Quelques remarques en vrac. D‘abord un titre particulièrement  réussi « DSK disséqué ». Il joue des sens propre et figuré, plus du signifiant et de la lettre (dédoublés).  Concernant l’argument que la psychanalyse ne pourrait pas s’appliquer en dehors de la situation analytique , soit de l’expérience de la cure (incluant analyste/analysant), cela se discute. Cette question est toujours débattue y compris chez les psychanalystes.. A. Perraud rappelle que Gérard Miller avait publié Les Pousse-au-jouir du maréchal Pétain,  or cet essai très intéressant est ni plus ni moins de la psychanalyse appliquée… Rappelons que G. M. ne se réduit pas à sa prestation chez Ruquier…

J’ai vu le doc de Gérard Milner hier soir, nonobstant le ton lyrique un peu agaçant de G. M. (pas approprié au personnage DSK), il apporte un éclairage intéressant. Il décrit la trajectoire d’un homme :grandeur et décadence sur fond de trauma initial ( le tremblement de terre d’Agadir). Comme si l’idée que l’on pouvait à tout moment perdre ce que l’on a construit patiemment (cas du père de DSK), y compris sa vie (cas de DSK enfant), avait pu constituer pour DSK un point d’horreur, qui orientera à son insu son existence. J’ai particulièrement apprécié la conclusion. A se croire sans maître, (sans idéal et/ou loi), c’est la jouissance qui est aux commandes. Le mythe grec du potier rappelé par Cambadélis à DSK pour le mettre en garde est particulièrement intéressant de ce point de vue. Pour aller vite : c’est l’histoire d’un potier qui fait de sublimes pots mais au dernier moment, l’un de ses doigts accroche toujours le bord du pot et le détruit. Morale :  le potier doit se couper le doigt s’il veut créer. Mais DSK, lui ne peut pas « se couper le doigt », -accepter  d’être amputé un tant soit peu de quelque chose. Pas de manque, pas de désir, pas de maître, pas de boussole. C’est un peu son symptôme de fils.

Les fils sans père ou avec un père défaillant quand ils se passent d’un maître (d’une direction) , ne connaissent ni la fraternité (ce qui ressort du documentaire) ni l’idéal (lequel peut avoir différents noms : politique, littérature, etc.) qui donne un autre sens que la jouissance à la vie. Ce sont des électrons libres.

La pratique de la politique converge avec l’inconscient pour le meilleur et pour le pire…

 

21/03/2013, 10:44 | Par Pál Bismüth en réponse au commentaire de Taky Varsö le 21/03/2013 à 10:03

ou Jean Langue tiréeClaude Miller

21/03/2013, 11:39 | Par Taky Varsö en réponse au commentaire de Pál Bismüth le 21/03/2013 à 10:44

Oui, merci pour la correctionEmbarrassé. Lapsus de clavier.  Gérard Miller n'est pas Jean Claude Milner, bien qu'ils fassent partie de la même famille (plus ou moins Atrides).

21/03/2013, 11:38 | Par Kaze tachinu en réponse au commentaire de Taky Varsö le 21/03/2013 à 10:03

C'est intéressant cette superposition involontaire que vous avez faite Miller-Milner; j'avais lu en son temps de Marion Milner "Les Mains du Dieu vivant " récit de la psychanalyse, longue, compliquée d'une patiente schizophrène, élaborée dans la durée comme un objet d'artisanat ( ce que le titre évoquait ) et c'est d'autant plus pertinent que vous rappelez l'anecdote du potier qui doit se couper le doigt ( accepter la castration, on suppose ) s'il veut sublimer, créer. Ce que DSK à l'évidence ne peut pas.

21/03/2013, 11:43 | Par Taky Varsö en réponse au commentaire de Kaze tachinu le 21/03/2013 à 11:38

C'est plutôt John Claude  (humour pince sans rire) que Marion... mais bon, d'un nom propre à l'autre, les associations sont intéressantes, -tournent autour du même pot...

21/03/2013, 12:46 | Par Kaze tachinu en réponse au commentaire de Taky Varsö le 21/03/2013 à 11:43

Exact ! après-coup ( dans l'escalier Innocent), j'ai pensé à J-C Milner, mais l'association s'était déjà faite, et le commentaire avait déjà tourné autour du pot ...

22/03/2013, 17:19 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de Taky Varsö le 21/03/2013 à 10:03

En dehors du fait que le sujet m'est apparu comme parfaitement grandguignolesque et déplacé l'histoire que raconte Cambadelis du potier grec est parfaitement saugrenu. Il n'y a pas d 'histoire du potier grec et jamais un doigt ne pourra détruire un pot mais le doigt dont on parle ici est un symbole un peu trop évident pour qu'on y croit vraiment. Et cet histoire d 'Agadir me parait complètement "construite" Que dire alors des millions de français qui ont vécu les bombardements des années quarante?

Quant à ce que vous dîtes sur" les fils sans père ou père défaillant" etc..cela relève également d'une vision bien particlière de l'Histoire : des fils sans père il y en eut six millions en 45  .. et c'est eux qui participèrent aux trente glorieuses du moins dans ses dernières années.

24/03/2013, 14:02 | Par sic et non en réponse au commentaire de Taky Varsö le 22/03/2013 à 21:00

En quoi la voie de l'éclairage psychanalytique  à partir de pistes éparses autorisant le portrait in absentia d'un DSK" reconstitué" en patient dont le bilan dressé ci-dessus manquerait de fiabilité même au bout de plusieurs séances d'analyse effective,même tâtonnante et précautionneuse  prévaudrait sur ce qui a nourri le meilleur de l'expérience psychanalytique,de  sa réflexion, indépendamment de toute orthodoxie clinique, des pages les plus inspirées de Freud, de son plus fidèle lecteur :Lacan, c'est à dire  la parole vivante du témoignage et la littérature oû l'inconscient parle à ciel ouvert, où le fantasme est le support du désir et qui a le plus souvent fait la démonstration de son pouvoir de démysthification, de dévoilement des mécanismes inconscients etc, supérieurs à la méthode thérapeutique, en tous cas qui fut irremplaçable pour les ces grands pionniers sans préjugés et surtout infiniment cultivés -fous du langage et qui en ont fait la matière même de leur recherche?.

 

IL est certain que Freud et Lacan auraient puisé d'abord dans le livre de Jacub de quoi alimenter un commentaire le moins exposé aux tentations explicatives :en tous cas ils l'auraient considéré au moins comme un atout irremplaçable dans une vision du personnage d'autant plus proche du réel qu'elle est fantasmée et lève le voile sur quelques pans aussi de l'inconscient de l'écrivaine : bien sûr à considérer aussi comme un éclairage "conjoncturel"  mais moins assujetti au "haro" sur le livre.

Le "haro" sur le témoignage d'un livre aux qualités littéraires supérieures à beaucoup d'autres plus vulgaires et plus choquantes et qui ont eu droit à la parole médiatique devrait faire l'objet d'une analyse pour déchiffrer un peu de l'inconscient collectif. 

24/03/2013, 12:00 | Par Alexis Flanagan en réponse au commentaire de Taky Varsö le 21/03/2013 à 10:03

Ce que vous écrivez là à propos d'un "autre sens que la jouissance à la vie" est à mon avis important, nécessaire, mais pas suffisant. Car aujourd'hui, le sens, la direction, et la position d'autorité qui s'en dégage, c'est bien ce qui fait défaut. Il y a un effort imaginaire à produire pour dépasser l'aporie. Je me souviens d'un personnage de roman qui disait "j'ai essayé de me comporter aujourd'hui comme Dieu l'aurait voulu s'il avait existé." Peut-être une piste, mais pas simple à tenir dans la durée, non ? Le vide peut-il se métamorphoser en sens par l'opération de réflexion ?

21/03/2013, 11:25 | Par jean boijoux

Je me demande si cette question du pouvoir (et de la démocratie, du fait du prince) pour les uns accompagné ou non de la luxure doit renvoyer à la psychanalyse (au prêtre) ou à la politique. Et là j'en reviens à Spinoza : "Le tyran a besoin de la tristesse des âmes pour réussir, tout comme les âmes tristes ont besoin d'un tyran pour subvenir et propager." Donc, cette question (de la démocratie) ne parait pas nouvelle. Pourquoi l'enfermer dans l'histoire individuelle. N'y a-t-il pas une responsabilité collective et citoyenne dans ces faits ? Se complaire dans ces petites histoires avec distinction ou vulgarité ne change rien. C'est pourtant d'un changement dont nous avons besoin. Un changement de notre rapport au pouvoir du plus petit territoire au plus grand, non pas dans les histoires intimes mais dans notre communauté publique. Cessons de célébrer notre impuissance en quelque sorte avec la supposée toute puissance des autres....

21/03/2013, 11:43 | Par keyko

"A force de tout voir, on finit par tout supporter. A force de tout supporter, on finit par tout tolérer. A force de tout tolérer, on finit par tout accepter. A force de tout accepter, on finit par tout approuver"...

On peut le disséquer comme on veut, on peut s'appeler Gérard Miller, Sigmund Freund, ou ma tante Adèle, il faudra bien un jour assumer la réalité : le relativisme ambiant fait le lit des cyniques. Choisis ton camp camarade, mais choisis-le bien. Et rappelle-toi qu'il n'est pas toujours du côté où tu penches...

21/03/2013, 13:49 | Par isaure

Le film de Miller vu hier soir était intéressant même si c'est un peu de la psychanalyse sauvage car DSK n'était pas son patient, ce qui ne saurait survenir car les pervers ne font pas cette démarche, n'ayant pas de conscience. En tant que psychanalyste, je trouve un peu tordue l'idée que le tremblement de terre ait donné envie à DSK de mettre sa libido à ciel ouvert ; en revanche on peut imaginer qu'ayant échappé miraculeusement à la catastrophe, son inconscient ait enregistré l'idée qu'il se  sortirait toujours de tout...

Le plus étonnant pour moi c'est qu'il y ait eu tant de gens pour le soutenir et le vouloir comme président. Sans tout savoir sur lui, c'était évident que ce jouisseur froid et égoïste n'était surtout pas la personne à qui donner les clés du pays. C'est inquiétant pour la démocratie. Quant aux femmes, les siennes t les autres

qui ne lui ont mis aucune limites, c'est inquiétant pour le féminisme. J'aurais aimé, dans ce film, une allusion

à la mythologie. On sait que la roche tarpéienne est près du Capitole. Mais il ne faut pas oublier que lorsque les hommes se prennent pour des dieux, c'est-à-dire non castrés, ils sont un jour punis et perdent tout.

21/03/2013, 17:09 | Par joelle Koenig en réponse au commentaire de isaure le 21/03/2013 à 13:49

 

Je ne sais pas si je suis féministe, je me méfie de tous ces mots qu 'on emploie, comme si l'on pressait sur un bouton...Mais

ce qui est encore plus étonnant c' est que lorsque, c'est que des gens comme ce commentateur, plus haut, Marlonvito, lorsque vous réagissez, vous disent vous êtes agressive. Comme si ce n'etait pas de l'agression de balancer du sperme dans la figure d'une femme de chambre noire, au Sofitel à New York, entre la douche et le petit déjeuner (ou le déjeuner). Et il y  les autres qui se sont plaintes. Je n'ai pas 'parlé des prostituées. Ce genre d'homme vous dit: Strauss Kahn est un homme qui aime les femmes. Je répète ce que je lui ai dit; je ne voudrais pas être aimée comme ces femmes qu 'il aime....En tout cas, Anne Sinclair n á finalenent plus aimé.

Et il ose vous dire: il a été innocenté, ( donc il est innocent. Il n' a rien fait de mal)

En tout cas, je n'aurais pas voté pour lui comme président.

Merci pour votre point de vue mesuré.

22/03/2013, 20:18 | Par mère-grand en réponse au commentaire de joelle Koenig le 21/03/2013 à 17:09

Innocenté ????   il a payé très cher pour pouvoir dire qu'il l'était !

21/03/2013, 19:28 | Par Paris rep' en réponse au commentaire de isaure le 21/03/2013 à 13:49

 En tant que psychanalyste, je trouve un peu tordue l'idée que le tremblement de terre ait donné envie à DSK de mettre sa libido à ciel ouvert ; Bien entendu Miller explique sa libido  par les particularités de son ascendance  et non par  le seisme d'agadir qui va fournir a DSK une autre nevrose cumulative . 

Le plus étonnant pour moi c'est qu'il y ait eu tant de gens pour le soutenir et le vouloir comme président. Sauf que les "tant de gens" n'ont pas de connaissances psy pour evaluer le risque patent . 

C'est inquiétant pour la démocratie  D'où la necessité absolue d'enseigner la psychologie a l'ecole assez tot , bien avant  l'enseignement religieux ou de moralité qui n'a absolument pas lieux d'etre dans une ecole !! 

Quant aux femmes, les siennes t les autres qui ne lui ont mis aucune limites, c'est inquiétant pour le féminisme. Là encore  c'est la connaissance du fonctionnement humain qui est en jeux . Pas besoin de faire de chacuns de nous des psy : juste  eduquer et enseigner les bases élémentaires des specificités des hommes et des femmes  , ainsi que de l'Homme en general . Là on aura fait un grand pas !  

 lorsque les hommes se prennent pour des dieux, c'est-à-dire non castrés, ils sont un jour punis et perdent tout. . Alors j'en connais un autre ...( ca commence par S )  qui va tout perdre ...

 

21/03/2013, 18:20 | Par Mithra-Nomadeblues_

Pour en revenir à ce que dit plus haut, Anne Guérin-Castell à propos d'interprétations, Gérard Miller, ce n'est pas de la psychanalyse. Un psychanalyste n'interprète pas. S'il interprète, cela ne peut être qu'imaginaire. Cela peut tomber juste, mais ce ne sera pas l'analysant qui l'aura découvert par lui-même. Et une interprétation (imaginaire) racontée à la place du patient, ne peut que créer de la confusion. Il faudra donc regarder ce film comme un film sur Gérard Miller lui-même, parlant de lui.

21/03/2013, 18:56 | Par Antoine Perraud en réponse au commentaire de Mithra-Nomadeblues_ le 21/03/2013 à 18:20

Vous ouvrez des abîmes sous nos yeux !

21/03/2013, 20:05 | Par Mithra-Nomadeblues_ en réponse au commentaire de Antoine Perraud le 21/03/2013 à 18:56

Et quand je vous lis, parlant de Maurice Druon ou d'Hitler, ou écrivant : "Place, donc, à une demi-douzaine de charognards, qui soustraient toute lettre de noblesse au modèle participatif en donnant leur la, en imprimant leur cadence, au point de convaincre l'essentiel des abonnés de laisser ces gens-là mariner dans leur répugnance", c'est vous et vos mots que j'entends...

21/03/2013, 22:20 | Par Antoine Perraud en réponse au commentaire de Mithra-Nomadeblues_ le 21/03/2013 à 20:05

Vous êtes légèrement incompréhensible (mais vous devez avoir vos fiches), tant vos allusions compulsives butent sur notre entendement général. Ai-je jamais évoqué Maurice Druon ? Peut-être, mais sûrement pas – il est l'auteur, avec son oncle Joseph Kessel, du Chant des partisans (vous le savez peut-être) – en parlant de lui comme de Hitler (et non d'Hitler).

Surtout, votre réaction, violente, un rien vésanique, à mon humour primesautier (« vous ouvrez des abîmes sous nos yeux ! ») laisse songeur, interdit, gêné, peiné pour vous, tant vous apparaissez à cran, déboussolée, intempestive, malencontreuse...

Ne songez plus à mes mots, cessez de m'entendre, prenez du champ et souriez à la vie.

21/03/2013, 23:09 | Par Mithra-Nomadeblues_ en réponse au commentaire de Antoine Perraud le 21/03/2013 à 22:20

Et voici soudain que vous vous faites gentil mouton, alors que deux commentaires plus haut, vous vous adonnez à votre plaisir d'humilier. Car non, vous n'avez pas un humour primesautier mais sadique. Très facile pour moi d'entendre votre ton de voix, que vous ne sauriez cacher, sans parler de votre regard (sur certaines photographies) qui en dit long. Et je sais reconnaître les salauds.

Et c'est à cela que je réagis promptement. Et les pervers me font perdre, hélas, tout humour.

22/03/2013, 00:43 | Par Antoine Perraud en réponse au commentaire de Mithra-Nomadeblues_ le 21/03/2013 à 23:09

Vous perdez surtout vos nerfs, peut-être la boule et assurément la partie.

22/03/2013, 10:14 | Par Mithra-Nomadeblues_ en réponse au commentaire de Antoine Perraud le 22/03/2013 à 00:43

Le lecteur de Mediapart jugera par lui-même si ce que je dis de vous, pervers narcissique en effet, qui sadisez des abonnés, est vrai ou faux, et qui donc a gagné la partie (comme vous dites). Il n'est pas difficile de vous lire et relire, tout est écrit noir sur blanc.

22/03/2013, 14:58 | Par pinso6091 en réponse au commentaire de Mithra-Nomadeblues_ le 22/03/2013 à 10:14

"Le lecteur de Mediapart jugera .." c'est fait !Clin d'œil

22/03/2013, 21:35 | Par joelle Koenig en réponse au commentaire de Mithra-Nomadeblues_ le 22/03/2013 à 10:14

 

Mithra-Nomadeblues,

Excusez-moi, vous me fatiguez. Je n'avais jamais remarqué qu'Antoine Perraud sadisait des abonnés. En tout cas, il ne m'a jamais sadisée. Je vous assure que j'aurais remarqué.

22/03/2013, 09:05 | Par Marc Daniel LEVY en réponse au commentaire de Mithra-Nomadeblues_ le 21/03/2013 à 23:09

Houla ! 

Encore une qui voit des "pervers " ( narcissiques, sans doute..) partout...

...et qui, bien sûr dénie la légitimité de l'interprétation en psychanalyse ! 

22/03/2013, 15:00 | Par pinso6091 en réponse au commentaire de Marc Daniel LEVY le 22/03/2013 à 09:05

"..qui, bien sûr dénie la légitimité de l'interprétation en psychanalyse ! "... parce que la psychanalyse c'est scientifique ? à oui ... sciences humaines !!!

21/03/2013, 19:34 | Par Paris rep' en réponse au commentaire de Mithra-Nomadeblues_ le 21/03/2013 à 18:20

ca c'est la sempiternelle  pseudo demonstration des psychanalystes , un peu usée ....

21/03/2013, 19:43 | Par Jean-Christophe Marti en réponse au commentaire de Mithra-Nomadeblues_ le 21/03/2013 à 18:20

Un psychanalyste est un interprète. Le fondateur de la discipline ouvre la voie dans de multiples et audacieux domaines, dépassant largement les "cas" de patients (lesquels suscitent sous sa plume autant de romans interprétatifs) : littérature, peinture, ethnologie, anthropologie, histoire biblique, religion, et même évènements historiques… Freud s'est tenu en marge de la politique (marge discutable et discutée d'ailleurs), mais rien n'empêche de tenter un décryptage de la personnalité d'un homme avec ces outils-là. La seconde tâche du psychanalyste est de mener à bien autant que possible le transfert et ses contrefeux, mais il s'agit là d'une autre dimension, insépaable de la cure.

A propos : il est évident que bien des commentaires ci-dessus offrent autant d'illustrations cocasses de la notion freudienne de déni. Dont le schéma d'amorce est ici : "je ne m'intéresse pas à cette affaire, je ne commente pas — ceci n'est pas un commentaire ! — non plus que ne regarderai ce film"… etc.

Il est bien clair que le déchaînement de sarcasmes, souvent obscènes, de dénégations et de cris d'orfraie que chacun des articles sur DSK sucite systématiquement sur Médiapart, est presque trop éloquent pour qu'on puisse le faire remarquer à nos Tartuffe au petit pied, qui voudraient se cacher à eux-mêmes etc.

Quant à moi je retourne à mon Evangile en la matière : Belle et bête de Marcela Iacub. Vous connaissez ? vous n'avez pas lu ? oui oui, je sais, cela est dégoûtant. Mais quel vif bouquin et drôle, et sensible (m'est avis ). Le complexe DSK-Sinclair encore mieux cerné que par Miller… Et vous savez quoi ? que nous voulions le voir ou pas — cela nous regarde !

21/03/2013, 20:03 | Par Mithra-Nomadeblues_ en réponse au commentaire de Jean-Christophe Marti le 21/03/2013 à 19:43

Non, un psychanalyste n'est pas un interprète, car ce qu'il peut dire de son patient, comment le sait-il ?? Mais si vous avez cru votre analyste qui a parlé à votre place, et si cela vous a fait plaisir, tant mieux. Vive les croyants !

Et je n'ai pas la télévision, et ne m'intéresse ici, pas à DSK, mais à ce qu'écrit Perraud et ses marottes.

21/03/2013, 22:42 | Par Marc Daniel LEVY en réponse au commentaire de Mithra-Nomadeblues_ le 21/03/2013 à 20:03

Jean Laplanche et  J.B. Pontalis , "Vocabulaire de la Psychanalyse", à l'article: "Interprétation":

......"L'interprétation est au coeur de la doctrine et de la technique freudiennes.On pourrait caractériser la psychanalyse par l'interprétation, c'est-à-dire la mise en évidence du sens latent  d'un matériel."    .....

Comme autrefois Monsieur Dürhing pour la Science, Madame Mithra bouleverse la psychanalyse.

 

(Mais y z'y connaissent rien, c'est des dinausaures... Enfin vint le Divin Lacan !)

21/03/2013, 22:59 | Par Mithra-Nomadeblues_ en réponse au commentaire de Marc Daniel LEVY le 21/03/2013 à 22:42

La psychanalyse ne s'apprend pas dans les livres.

21/03/2013, 23:30 | Par Marc Daniel LEVY en réponse au commentaire de Mithra-Nomadeblues_ le 21/03/2013 à 22:59

Comme s'esclaffait notre grande et regrettée Reine entourée de ses chers sauriens ( au fait, pardon pour les dinOsaures) :

                                       Mouahahahahahaha!

22/03/2013, 09:34 | Par Anne Guérin-Castell en réponse au commentaire de Marc Daniel LEVY le 21/03/2013 à 22:42

Enfin vint le Divin Lacan !

Votre ironie, Marc-Daniel, n'est absolument pas justifiée. Consultez donc le dictionnaire de la psychanalyse édité chez Larousse sous la direction de Roland Chemama. Publié en 1995, il est tout de même un peu plus actuel que “le” Laplanche et Pontalis, lequel date de 1967. Et très ouvertement lacanien. L'article “interprétation” y couvre un peu plus de deux pages, fort intéressantes, et commence ainsi :

“Intervention de l'analyste tendant à faire surgir un sens nouveau, au-delà du sens manifeste que peut présenter un rêve, un acte manqué, voire une partie quelconque du discours du sujet.”

Mais, et c'était le sens de mon objection initiale, l'interprétation ne peut avoir lieu qu'à l'intérieur de la relation analysant/ analyste. Car, comme il est écrit vers la fin de ce même article, l'interprétation procède et de la citation (la reprise de tel mot ou fragment de discours du patient) et de l'énigme :

“Énigme : l'analyste évite de laisser entendre ses propres interventions comme univoques. S'il veut introduire l'analysant dans le langage de l'inconscient, il doit faire valoir le caractère polysémique de ce qui se dit dans la cure et, notamment, les maîtres mots qui orientèrent l'histoire du patient. Ainsi, l'interprétation a des effets de sens. Mais ce sens, pour l'analysant, reste ouvert au questionnement ; il ne se clôt pas dans la mise en place d'une image de soi définitive et aliénante.”

22/03/2013, 10:07 | Par Antoine Perraud en réponse au commentaire de Anne Guérin-Castell le 22/03/2013 à 09:34

Vous avez raison, chère Anne, et je me prémunis en rappelant que Gérard Miller croise la technique de l'explication de documents propre aux universitaires (il est normalien – Saint-Cloud, pas aussi bien que son frère révéré Jacques-Alain, sorti de la rue d'Ulm !) avec les intuitions freudiennes. L'interprétation, dans un sens plus libre et général, peut donc s'exercer hors de la relation analysant/ analyste, me semble-t-il...

 

22/03/2013, 21:56 | Par Anne Guérin-Castell en réponse au commentaire de Antoine Perraud le 22/03/2013 à 10:07

Cher Antoine, je comprends ce que vous voulez dire. Se pose alors la question des limites. Et peut-être aussi quelque chose de l'ordre de l'éthique “documentaire” (je n'arrive pas à trouver le terme qui convient, intermédiaire entre “cinématographique” et “télévisuel”). Mais pour en juger, il faudrait regarder. Je crois bien que je vais finir par le faire…

22/03/2013, 18:02 | Par Marc Daniel LEVY en réponse au commentaire de Anne Guérin-Castell le 22/03/2013 à 09:34

"...Mais, et c'était le sens de mon objection initiale, l'interprétation ne peut avoir lieu qu'à l'intérieur de la relation analysant/ analyste."

Vous savez bien, Anne , que cette position, certes soutenable, n'exprime pas la position de Freud lui-même... et que si elle avait été la sienne, nous  aurions été  privés de quelques unes de ses oeuvres les plus marquantes, pour ne citer  que "L'inquiétante étrangeté", "Un souvenir d'enfance de Léonard de Vinci ", "La Gradiva de Jensen", "le Moïse de Michel-Ange" ou, dans un autre registre, "Le Président Schreber ".

 Pour ne rien dire de l'élaboration du Complexe d'Oedipe, certes à partir de l'écoute de ses analysants, mais qui n'aurait, bien sûr , pu être pensé ( et nommé) par lui sans Sophocle .

22/03/2013, 19:12 | Par Marc Daniel LEVY en réponse au commentaire de Marc Daniel LEVY le 22/03/2013 à 18:02

P.S.     Et puis, pour nous rapprocher du sujet de l'article ...

 

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Avec justement une préface, dans cette édition, de G. Miller ( mais je ne l'ai pas lue, désolé) ...

22/03/2013, 21:04 | Par Taky Varsö en réponse au commentaire de Marc Daniel LEVY le 22/03/2013 à 19:12

Oui, et puis qu’est-ce qu’on fait de textes de Freud et de Lacan  interprétant  des cas hors de la situation analytique ? On les passe à la trappe ? C.f. Le plus connu celui du président Schreber (après « Dostoïevski le parricide », et d’autres encore,) analysé par Freud et repris par Lacan dans « du traitement possible de la psychose », partie IV , Du côté de Schreber, (Ecrits) : « nous pouvons maintenant entrer dans la subjectivité du délire de Schreber »  Comme Lacan n’a pas à se soucier du grand public comme G. Miller, il met la gomme sur une analytique langagière (prolongeant celle de Freud avec les outils de Saussure et de Jakobson) pour conclure à l’échec de la métaphore paternelle. Bien sûr Lacan s’interdit toute narrativité (quoique pas entièrement), mais ça c’est difficile avec un documentaire destiné à une chaîne de grande écoute.

Voir également les textes de Lacan sur Gide, Sade ou Joyce. Que je sache, ni Sade, ni Gide, ni Joyce n’ont été en analyse avec Lacan.

22/03/2013, 21:57 | Par Marc Daniel LEVY en réponse au commentaire de Taky Varsö le 22/03/2013 à 21:04

Oui, Taky, concernant Lacan, je pensais moi aussi,en particulier, au "ravissement de Lol V. Stein" ( Duras) et à "La lettre volée" ( Poe ) .  

22/03/2013, 22:36 | Par Taky Varsö en réponse au commentaire de Marc Daniel LEVY le 22/03/2013 à 21:57

« Jeunesse de Gide », Lacan :

« Ainsi nous tenons nous dans une neutralité objective quant à la position prise « contre Sainte-Beuve » par Proust (…) . L’œuvre de Proust lui-même ne laisse pas à contester que le poète trouve en sa vie le matériel de son message. Mais justement l’opération que ce message constitue, réduit ces données de sa vie à leur emploi de matériel.  Ceci, même si ce message prétend articuler l’expérience qui a fourni ces données, car tout au plus dans cette expérience le message trouve-t-il à se reconnaître. »

 Ce message est celui de l’inconscient, de sa logique, -insue du sujet, sauf à être reconnue au cours d’ une analyse et/ou à être épinglée avec les outils analytiques lesquels peuvent servir dans d’autres domaines que la « cure », relatifs à l’individuel comme au collectif, par ex. appliqué au social (voir « psychologie des foules et analyse du moi », Freud). Il me semble que G. Miller  a essayé de capter ce message concernant DSK et dans les conditions du politique, mais avec les moyens de la narrativité et de l’image, ce qui fait de DSK un personnage romanesque plutôt classique. On peut le regretter. Il aurait peut-être fallu un autre style (Godard ?) pour le hisser hors de ce que fabrique continûment la société de spectacle.

Maintenant l’argument de Anne selon lequel, G.Miller « interprète » une personne vivante, est une vraie question, pour ne pas dire un problème.

22/03/2013, 23:48 | Par pascal b en réponse au commentaire de Taky Varsö le 22/03/2013 à 22:36

Parler de DSK aujourd'hui serait parler d'une "personne vivante", dîtes-vous? Cela reste à démontrer.

DSK fut l'incarnation de la gauche française néolibérale et antimarxiste, puis du FMI ennemi des peuples, puis d'un abuseur de femmes, puis de DSK qui couche avec une juriste qui en fait un livre,  puis: ???.

DSK est un personnage politique. Certains peuvent s'y intéresser, d'autres pas. Est-il encore vivant comme personnage politique? J'en doute.

G Miller interprète une figure politique, pas un être vivant. C'est mon hypothèse.

23/03/2013, 07:40 | Par Pál Bismüth en réponse au commentaire de pascal b le 22/03/2013 à 23:48

Miller à la TV fait de la télé     Leclaire était passé à l'acte en son temps

24/03/2013, 08:29 | Par Anne Guérin-Castell en réponse au commentaire de pascal b le 22/03/2013 à 23:48

Un homme politique ne serait pas “vivant” ? Et c'est vous qui dites ça, Pascal ?

En fait, G. Miller n'interprète pas grand chose… Je viens de regarder et jusqu'à mercredi vous pouvez faire de même, c'est ici : http://pluzz.francetv.fr/videos/histoire_immediate_,78993380.html.

Hélas, c'est prodigieusement ennuyeux, surtout après qu'on a lu le billet d'Antoine Perraud, et donc que l'on connaît l'histoire du Kahn rajouté et du tremblement de terre. Il n'y a pas vraiment d'analyse, juste un léger saupoudrage d'une référence à Freud affirmé à deux ou trois reprises dans le commentaire. Elle  n'est qu'un ornement pour tenter de rendre un peu moins plate cette biographie audiovisuelle où abondent des images prétextes, actualités ou autres, utilisées simplement pour pouvoir placer un commentaire, lequel, fleuri parfois jusqu'au ridicule (les dernières phrases, la manière dont elles sont dites, m'ont fait éclater de rire), est au service d'une pensée peu rigoureuse (voir la contradiction entre ce qui est avancé au début comme relevant d'une “hypothèse freudienne” – l'homme d'une “libido à ciel ouvert” refusant de se cacher – et ce qu'on entend vers la fin, après la première affaire au FMI – “il lui faut mieux se cacher”). Commentaire et archives sont “habillés” d'une musique de fond omniprésente et insupportable. Un objet télévisuel qui ne mérite pas, à mes yeux d'intégriste (du cinéma), le nom de documentaire.

Quand je pense que, dans ce déroulé de commentaires, nous avons échangé des références à Freud ou Lacan ! Je m'en veux d'avoir tout déclenché avec ma première assertion un rien brutale… Plutôt que passer cette heure et quart à regarder ce truc, j'aurais mieux fait de relire L'Inquiétante étrangeté, au moins pour rechercher, car je crois que c'est là que je l'ai lue, l'interprétation que Freud fait de la peur d'être enterré vivant. Elle n'a rien à voir avec ce vers quoi G. Miller tire cette peur  (à supposer que DSK ait vraiment éprouvé une telle peur, ce qui n'est pas documenté par le commentaire, bâti là sur un tour de passe passe, et ce n'est certainement pas le seul endroit).

Taky a justement relevé l'intérêt du récit du potier grec fait par Cambadelis, mais  Miller laisse passer sa portée symbolique évidente. Est-ce parce que les mots de castration ou de phallus (à un autre propos) risquent de faire peur à une heure de grande écoute ? Mais alors il ne fallait pas avancer le nom de Freud. Psychanalyse de bazar, ai-je écrit avant d'avoir regardé. Je me suis trompée, il s'agit de psychanalyse de salon.

Ajout du lendemain : “Nombre de personnes décerneraient le prix de l'étrangement inquiétant à l'idée d'être enterré en état de léthargie. Simplement, la psychanalyse nous a enseigné que ce fantasme effrayant n'est que la transmutation d'un autre qui n'avait à l'origine rien d'effrayant, mais se soutenait au contraire d'une certaine volupté, à savoir le fantasme de vivre dans le sein maternel.”  Dans mon édition de “L'inquiétante étrangeté” (L'Inquiétante étrangeté et autres essais, Gallimard), une note éditoriale renvoie à la section VIII de l'analyse de l'“Homme aux loups”.

24/03/2013, 10:23 | Par Arpège en réponse au commentaire de Anne Guérin-Castell le 24/03/2013 à 08:29

J'aime, Anne, quand vous êtes aussi pertinemment critique...

24/03/2013, 14:28 | Par MG2 en réponse au commentaire de Arpège le 24/03/2013 à 10:23

 ....

      moi de même et  j'appréie tout à fait  son analyse fort pertinente & indispensable de ce  "produit"  audiovisuel .

22/03/2013, 21:23 | Par Anne Guérin-Castell en réponse au commentaire de Marc Daniel LEVY le 22/03/2013 à 18:02

Vous pensez bien, Marc Daniel, que je n'ai pas manqué de me faire à moi-même cette objection… Sans tenir compte du dernier ouvrage que vous avez sorti de votre chapeau – que je n'ai pas lu –, mis à part Le Délire et le Rêve dans la Gradiva de Jensen, tous les autres concernent des personnes qui étaient mortes lorsque Freud a écrit ces ouvrages. Si Jensen a pu opposer un démenti à l'analyse de Freud, ce ne fut pas le cas des autres, et pour cause… Une analyse qui d'ailleurs n'est pas si exemplaire que ça (voir l'étude de Bellemin-Noël). Dans L'Inquiétante Étrangeté, de mémoire, Freud n'analyse pas un auteur en particulier, mais des motifs littéraires. Le Moïse de Michel-Ange est davantage une analyse de l'œuvre que de l'auteur de l'œuvre, d'ailleurs écrite par Freud avec la conscience que son interprétation peut-être discutée (le dernier paragraphe, auquel je vous renvoie). Et le fameux vautour se fonde sur le récit d'un rêve de Léonard de Vinci, de même que Le Président Schreber sur le journal de Schreber.

Quant au fait que Freud ait fréquemment eu recours à des œuvres littéraires – il considérait les romanciers ou dramaturges comme des maîtres (pour l'étude psychanalytique) –, cela n'a que peu à voir avec la question qui nous occupe, puisqu'il s'agit de personnages d'œuvres littéraires et non de personnes vivantes au moment de la publication.

22/03/2013, 21:51 | Par Marc Daniel LEVY en réponse au commentaire de Anne Guérin-Castell le 22/03/2013 à 21:23

Je vous rappelle, Anne, que votre argument principal pour récuser l'entreprise de Miller et du documentaire qu'il co-signe est le suivant:

"l'interprétation ne peut avoir lieu qu'à l'intérieur de la relation analysant/ analyste. "

Qu'à propos de " L'Inquiétante Etrangeté " ou du "Moïse", le travail interprétatif psychanalytique de Freud ne concerne que des "motifs littéraires" ou une "oeuvre" plutôt que son auteur, ne change rien à l'affaire.Prononcez-vous: s'agit-il d'un point de vue psychanalytique au sens plein du terme ou non?

 

22/03/2013, 22:07 | Par Anne Guérin-Castell en réponse au commentaire de Marc Daniel LEVY le 22/03/2013 à 21:51

Ma formulation supposait de façon implicite que je me situais dans le cas de DSK, c'est-à-dire d'une personne, et non d'un personnage, et vivante.

23/03/2013, 17:42 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de Anne Guérin-Castell le 22/03/2013 à 09:34

Exact Anne. En somme ce discours de Miller ne serait, mais Nomade le dit, que des élements, pour peu que nous fussions dans l'analyse de Miller . Bref DSK n'a rien à voir dans l'histoire .

22/03/2013, 21:22 | Par Taky Varsö en réponse au commentaire de Jean-Christophe Marti le 21/03/2013 à 19:43

Vous allez finir par me convaincre... Pour ce qui est du déni: bien vu!

21/03/2013, 19:23 | Par Christiane Belle

Bonsoir Antoine Perraud,

J'ai regardé le documentaire hier soir et je viens de lire votre article.

J'étais  jusqu'alors,de façon volontaire, restée très en dehors de tout ce qui a été dit et écrit à propos de DSK parce que la chute d'un être humain est pour moi un evènement triste, le bruit médiatique me fait fuir.Je me sens concernée en temps qu'humain et je ne veux pas porter  de jugement .

 Le documentaire de Miller et Feuillette ne me semblait ni à charge ni à décharge. Refusant "la cécité volontaire", j'ai donc décidé de le regarder. Et je n'ai pas regretté.

Je pense que notre histoire personnelle,surtout celle de  l'enfance et de l'adolescence peut permettre de mieux comprendre notre trajectoire d'adulte dans ce qu'elle a d'irrationnel. L'inconscient est en fond d'écran, il se manifeste ou pas, tout dépend de nos rencontres.

La lecture de votre billet m'a fait du bien.

Merci encore pour la finesse de vos analyses!

 

 

21/03/2013, 19:49 | Par Paris rep'

Je pense que notre histoire personnelle,surtout celle de  l'enfance et de l'adolescence peut permettre de mieux comprendre notre trajectoire d'adulte dans ce qu'elle a d'irrationnel. L'inconscient est en fond d'écran, il se manifeste ou pas, tout dépend de nos rencontres.

C'est cette  simple evidence meme qu'il faut enseigner tres tot a l'école ( en plus des parents souvents absents ) via un enseignement de la psychologie  et pas par un saupoudrage condescendant ... le probleme c'est que ca n'arrivera pas de si tot car l'archaisme masculin sera vite remis en cause  et perdra de son  ( pseudo ) pouvoir qu'il souhaitera garder bec et ongle pour museler toute verité objective sur sa petitesse . 

Dsk a été finement decoupé au laser par Miller et que ce doc ai été passé en prime time est une veritable aubaine pour la democratie . Le doc montre une realité  qui doit en principe eradiquer la notion de jugement . Bravo a Miller . La 3 a pris un risque . 

On a montré l'histoire d'un etre humain dans toute sa complexité . Pas plus . 

S'il y avait eu, a l'époque,  l'enseignement de la psychologie ( qui n'existait pas encore )  a l'ecole en tant que matiere majeure , ( ce qu'elle devrait etre aujourd'hui)  "peut etre"  le cousin aieul  Kahn n'aurait il pas existé dans le role determinant qu'il a eu sur DSK ... 

21/03/2013, 22:04 | Par Pál Bismüth

 mais non DSK n'est pas mort car il b... encore

22/03/2013, 09:56 | Par marlonvito

Je reste vraiment très dubitatif sur toutes ces analyses psy de DSK. Si je comprends bien ce qui est écrit par les spécialistes de la question ci-dessus, tous les obsédès sexuels ont eu un gros problème avec l'autorité... Cela fait donc beaucoup de monde ! Je préfère largement l'explication du "primitif" avancée par Salomis, même si je conviens qu'intellectuellement c'est moins intéressant. Je trouverai plus intéressant que les psy analysent les réactions des gens (dont pas mal sur ce blog qui sont vraiment très agressifs et injurieux).  Il me semble qu'un tel acharnement sur un homme aussi puissant qui s'autorise toutes ses frasques sexuelles vient du fait qu'il canalise pas mal de désirs masculin. D'ailleurs si on regarde bien ce sont surtout les hommes qui critiquent, beaucoup de femmes sont nettement plus conpréhensives voire éprouvent de la fascination (pas celles qui ont écrit les commentaires ci dessus j'en conviens...). Elle est pas puissamment géniale mon analyse !? Rigolant 

23/03/2013, 11:33 | Par LA PARIGOTTE

C'est drôle,  je n'avais aucune sympathie pour Strauss-Kahn - aucune intention de voter pour lui - et d'ailleurs, je sentais dans son comportement, son regard qu'il n'avait pas vraiment envie d'être président de la République - c'était surtout son entourage -   mais après cette émission, je le trouve plus sympathique - le côté "les braves gens n'aiment pas que l'on mène une autre vie qu'eux " m'indispose. Son côté, "je n'ai pas envie de faire les sacrifices que les autres font pour arriver au pouvoir", je trouve ça intéressant. Un peu féminin comme attitude , je ne veux pas renoncer à ma vie familliale pour un pouvoir dans le monde professionnel ... le fameux "je veux tout".

Préparerait-on son retour ?

23/03/2013, 14:59 | Par isaure

Oui, Salomis, il faudrait enseigner la psychologie à l'école, bravo à votre  intuition avérée le lendemain sur un autre personnage puni pour s'être pris pour un dieu.

Et si on obligeait les candidats à la Présidentielle à être analysés ! A mon avis il n'y aurait plus guère de candidat car il faut être bien névrosé pour briguer cette place et avoir tant besoin d'être rassuré sur sa personne.

15/05/2013, 18:35 | Par InternetDev

Moi qui ne doute plus du complot (ingrédients: Bauer / Kelly, Valls, Sarkozy / Wisner / Ganay,  Hollande / Mansouret, Askolovish / Valls / Banon, etc...), j'avais des doutes sur la monté de D.S.K. dans les sondages que le film documentaires "Hollande, D.S.K., etc.. viennent encore d'appuyé , même si eux ne montrent que la parti des médias qui faisait monté D.S.K. sur du sable, avaent son départ au Sofitel.

Il faut rappeler le coups de préssion mis sur D.S.K. avant sin départ avec un mayonnaise montéeen épingle  sur la micro-histoire de la porshe de son communicant louche (EuroRSCG). L'oubli des média de l'envoie du parrain du fils de Valls qui nous dégoutait de D.S.K.. Car mr "Plus de Whites" (2009 Direct8) qui faisait de la promo pour D.S.K., jusqu'à intimer le P.S. de ne pas fairte de primaires en 2011 gonflait tout démocrates dignes de ce nom.

Dans ONPC, le traitre de Valls, se fit choper à dire qu'il y avait eu un complot sontre D.S.K. . Il fut repris par Plony, et nia qu'il l'avait dit, pendant que Bruel se marrait derrière.

Il faut rappeler que Mme Mansouret avait due répondre de ce qu'elle n'avait pas fait pour aider sa fille à portée plainte, eu repondu qu'elle en avait parlé au premier secrétaire de l'époque... mais qu'elle ne lui en voulait pas.

Il faut rappeler que tous ces journaliste perroquest omniprésent dans la presse son louches de ne pas avoir creusé le passeport de néoconservateur américain de Sarkozy qui monte jusqu'à la CIA, Carlyle et UBS et avec des liens familliaux très simples et concrets.

Que le PS d'hollande a Alain Bauer dans la main , mais que c'est Sarkozy qui l'envoya décorer le chef du commissairiat Ray Kelly pour les attentats du 11/09, sans que celui-ci décora un seul pompier New-Yorkais....

Qu'en 2002, D.S.K. défonça le slogan de Sarkozy qui passa des salle quart d'heures , et développait déjà les tiques politiciens qu'il a mis en oeuvre grace au choix des hollandais de faire perdre Jospin et faire monter Royal pour qu'elle se crache la tronche avec une histoire de Fraude ISF, dont mr fut étrangement épargné (le loup).

Que de 2007, à 2012 mme Aubry s'est faiye assassinée médiatiquement par Puvlar, à tel point que même lorsqu'elle n'était pas sur le plateau Pulvar refusait tout compliments d'invités qui parlait d'Aubry en bien (interview coupée de BHL sur la Libye lorsque celui-ci cite Aubry, la réaction de Pulvar, trop négative, cette fois fut coupée par ONPC.).

Si le queutard D.S.K. fut flingué, c'est que trop bon dans le gouvernement Jospin que les nuls ne tabassent que sur une insécurité qu'ils usent et fon monter (Le Bruit et L'odeur / Sarkozy au sinistère de l'interieur etc...) pour prospéré avec Bauer et autres, car il privaisent tout pour laisser un Wild qui leur permet de mieux fair passer leurs coups de communication avec des cartes de presse carte le cul (le notre hélas).

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