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Parrainage républicain : un acte civique !
Le sort fait aux personnes dites «sans-papiers» est révoltant par les méthodes, les menaces et l'arbitraire dont elles sont victimes. C'est devant ce constat que des Municipalités, depuis deux trois ans, ont remis à l'ordre du jour le «parrainage civil», crée pendant la Révolution Française «redonnant du corps à notre conception républicaine d'accueil et d'asile qui a toujours été une valeur fondamentale de la France».
Dans le douzième arrondissement de Paris, le «Collectif de vigilance pour les droits des étrangers» (crée en décembre 2005) organise actuellement une sensibilisation autour du parrainage républicain de «sans-papiers» qui se clôture par une cérémonie le samedi 7 février, à la Mairie.
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* Qu'est-ce que c'est l'acte de parrainer une personne «sans-papiers»?
C'est suivre le dossier de la personne parrainée (une famille,un célibataire, un jeune majeur ou un travailleur sans-papiers), l'accompagner dans ses démarches administratives (Préfecture, tribunal administratif …), alerter le réseau en cas de difficulté. Cet engagement c'est aussi une façon d'affirmer publiquement que la personne « crée réellement des liens et tisse des réseaux d'amitié au sein de notre société ». Pour la majorité de ces personnes c'est souvent la première fois qu'elles sont invitées chez "des français" ou chez des personnes avec papiers ...
* Comment ça se passe une cérémonie de parrainage ?
«Le Maire ou son Adjoint accueille dans sa mairie, dans sa ville, et finalement dans notre République, ces personnes sans-papiers. Une carte et un diplôme de parrainage avec le logo de la ville, mentionnant le nom de l'élu et du citoyen qui s'engagent conjointement à les protéger».
* Qui sont les parrains et les marraines?
Ce sont des personnes qui décident de s'engager solidairement auprès de ces personnes venues d'ailleurs et en s'opposant «aux atteintes et violations des droits des étrangers».
Dans le cas du Collectif de Paris 12, c'est un regroupement d'associations, de partis politiques, de parents d'élèves, de citoyens sans appartenance partisane, regroupés autour d'une démarche commune de solidarité et de résistance citoyenne.
* Et quelles actions développe le Collectif?
Une permanence juridique fonctionne depuis début 2006 tous les samedis matin à la Mairie du 12ème. Le collectif a aidé à constituer environ trois cents dossiers de régularisation dont une soixantaine ont obtenu satisfaction. Notamment de jeunes majeures isolés et scolarisés, des familles, des adultes célibataires seuls ou en couple. Une action a été menée pour soutenir, avec les organisations syndicales, les travailleurs-sans-papiers de l'entreprise EDRA-Services dans l'arrondissement.
Lors de l'ouverture de la Cité de l'immigration le Collectif a participé à l'inauguration citoyenne.
Palais de la Porte Dorée (Paris) - Cité nationale de l'histoire de l'immigration - www.histoire-immigration.fr/
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Pour la manifestation en cours une exposition dans la salle des fêtes de la Mairie est ouverte au public sur le thème «UN VISA GE...SANS PAPIERS » photographies de Lobato, jusqu'au 13 février
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Une des activités du Collectif est aussi l'organisation de conférences sur l'immigration, moments de réflexion et de débat.
Le 2 février Miguel Benasayag et Angélique Del Rey sont intervenus autour de «l'effet miroir de l'expulsion des sans papiers» thème de leur livre « La chasse aux enfants » (ed. La Découverte – sur le vif).
Ce livre (dont j'ai l'intention de faire une note de lecture) est le résultat d'un travail d'enquête et de recherche des auteurs avec un groupe de militants de RESF (réseau éducation sans frontières) sur la question des «conséquences pour les enfants de voir certains de leurs camarades chassés, disparaître ayant été expulsés,devant se cacher ou obligés de partir ailleurs pour éviter -momentanément- une expulsion».
Dans la présentation, les auteurs ont bien précisé qu'il n'y a pas une «pathologie traumatique de l'enfant qui a vu arrêter son camarade de classe». Il y a cependant des manifestations chez certains enfants liées à l'incompréhension suscitée par ce qu'il est donné à voir dans certaines situations aux enfants.
Pour Miguel Benasayag notre attitude, dans tous les cas de figure est essentiellement politique car «la question de l'immigration ce n'est pas d'être gentille avec les métèques, c'est de se rendre compte qu'il s'agit de la façon d'être un citoyen dans le monde où nous sommes».
Il considère que le soutien de RESF ou les collectifs de solidarité, ce sont des nouvelles formes d'engagement, peut-être moins militantes-partisanes mais citoyennes et libres. «Un mode d'engagement sans promesses ni programmes et ouvertes sur le quotidien, la réalité... comme une conviction: la société sa change par le bas».
Dans le débat, un africain, sans-papiers depuis presque dix ans a parlé de la lettre sans timbre qui ne passe pas « nous, sans-papiers sommes sans timbre, nous ne passons pas »!
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Le résultat de cette campagne semble tout à fait encourageant. Selon un des membres du Collectif beaucoup de nouveaux "parrains et marraines" pour la 9ème cérémonie de parrainage Républicain, le samedi 7 février, où tout le monde est accueilli à partir de 16 heures dans la Mairie du XIIème arrondissement de Paris.
Pour tous ceux qui habitent ailleurs et à qui ce mode d'action peut convenir il y a peut-être la possibilité de créer ou de développer des "parrainages" ou d'autres formes de soutien.
Après tous les constats (voire l'Appel des Appels) que nous faisons sur la situation actuelle, cet acte civique c'est un engagement citoyen!
Le collectif de vigilance Paris 12 peut être consulté sur - www.collectif12.com/

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des mots pour le dire ... l'engagement municipal: ' Nos droits sont aussi les vôtres. Nous vous accueillons en ce jour pour faire en sorte que l'avenir ait un sens pour vous et que votre vie soit respectée dans sa dignité. ' Fidèle à la tradition républicaine de fraternité, de respect de la liberté et de solidarité qui sont les fondements de la République française, nous déclarons que vous êtes placé sous le parrainage de la municipalité du 12ème arrondissement et la protection des citoyens. ' Nous vous reconnaissons comme citoyen à part entière de notre commune et de notre pays".
Dans la même veine, voir aussi le dernier billet de "----", assorti d'une pétition de soutien à trois philosophes inquiétés pour avoir seulement osé dire ce qu'ils pensent : http://www.mediapart.fr/club/blog/030209/comite-de-soutien-de-yves-cusset-sophie-foch-remusat-pierre-lauret.
L'hotel de Ville de Paris, au nom du Maire Bertrand Delanoë et en présence de Pascale Boistard, ajointe au Maire de Paris, chargée de l'Intégration, a reçu aujourd'hui, vendredi 12 juin, plusieurs centaines de personnes pour une cérémonie de parrainage républicain. C'est la première fois qu'un parrainage se déroule dans les salons de l'hôtel de Ville, organisé par RESF (le réseau éducation sans frontières) à partir de l'exposition de photos de Jérôme Lobato présentée en février à la Mairie du 12ème. * Aujourd'hui, le Maire de Paris a ainsi parrainé une toute jeune famille avec un bébé de six mois, « dont le père (Bolivien) est encore scolarisé et la mère (Brésilienne) a dû renoncer aux études faute de titre de séjour ». Le maire de Paris, d'après le communiqué de presse, a voulu exprimer «son soutien à cette famille particulière mais aussi son attention à toutes les familles menacées, et aux nombreux jeunes, élèves ou étudiants, entravés dans leurs études». Présent également monsieur Hessel, qui a salué cette initiative et encouragé les jeunes majeurs sans papiers a poursuivre leurs études en soutenant leur volonté de s'intégrer par le savoir et la connaissance. Une jeune chinoise, aujourd'hui majeure, élève du Lycée Turgo de Paris, ayant bénéficié d'un des premiers parrainages (initiés par les Mairies d'arrondissement depuis janvier 2006), préparant actuellement le bac est venue rappeler que les jeunes scolarisés dès lors qu'ils deviennent majeurs vivent dans la hantise d'un contrôle de police en allant en cours, qui les priverait de poursuivre leurs études. ** L'action du RESF a pris par cette manifestation une nouvelle ampleur avec l'engagement du Maire de la capitale qui s'est mis ainsi sur la liste des « délinquants de la solidarité ». Même s'il n'a reçu des "sans-papiers" que pour quelques heures pour un « verre de l'amitié » et délivré à ce jeune couple et leur petite fille un document de parrainage qui symboliquement les accueille dans les institutions de la République, le Maire et tous les militants présents peuvent être poursuivis pour "le délit de solidarité envers les étrangers non régularisés"... mais, comme l'a affirmé Stéphane Hessel ce sont ces "gestes de fraternité et solidarité qui construisent la France de demain". . Sur Stéphane Hessel http://www.mediapart.fr/club/blog/arthur-porto/091208/personne-ne-sait-que-c-est-un-heros