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Comment pouvez-vous ne plus devenir Français?

Lettre ouverte à Madame Christiane Taubira, Garde des Sceaux, ministre de la Justice et

à Monsieur Manuel Valls, ministre de l’intérieur. 

Madame le ministre, monsieur la ministre (*),

Un joli coup de balai n’abolira jamais le hasard ! Quand je suis tombé par hasard il y a huit mois sur la carte d’ancien combattant de mon grand-père paternel en rangeant les archives familiales, je ne m’imaginais pas que j’aurai un jour à l’exhiber comme un trophée de guerre à des personnes inconnues, qui plus est ministre de la Justice, qui plus est ministre de l’intérieur. De quoi peut-on s’enorgueillir de la gloire de nos ancêtres ? Nous n’y sommes pour rien ! Mais tout homme se doit d’honorer le nom de ceux-ci, sinon il se couvre de honte et croyez-moi la honte est pire que la mort. 

Madame le ministre, monsieur le ministre, c’est de justice et rien que de justice dont je vais vous entretenir. Péguy écrit dans Notre Jeunesse « une seule injustice à la justice…un seul crime rompt et suffit à rompre tout le contrat social ; une seule forfaiture, un seul déshonneur suffit à perdre l’honneur, suffit à déshonorer tout un peuple. »  

Quelle est donc cette injustice à la justice, ce crime au contrat social, cette forfaiture, ce déshonneur à mon peuple, ô mon beau peuple français, qui pousseraient un simple et honnête citoyen français à prendre sa plume et interpeller de la sorte deux ministres régaliens de cette République qui est censée garantir ses droits en toute circonstance, en tout lieu, en tout temps dans cet Etat de droit dont on nous dit qu’il est le seul rempart contre l’arbitraire ? Laissez- moi vous le dire !

                                                                     ************

Mon père né en 1945 à Moudéry, village du Sénégal oriental, du temps où celui –ci était un territoire français, a obtenu du tribunal d’instance de Rouen (cinquième Chambre section de Grand-Couronne), le 19 Novembre 1966 en vertu des dispositions de la loi N° 60.752 du 28 Juillet complétant l’article 13 du Code de la Nationalité, un certificat de nationalité en bonne et due forme, sous le numéro de  registre 368. Il est à noter que pour établir  ledit certificat monsieur Pierre Landemaine, Consul honoraire du Sénégal à Rouen lui servit de témoin de moralité.

Vingt ans plus tard, le tribunal d’instance de Rouen au vu du certificat ci-dessus nommé et de la loi du 9 Janvier 1973 article 4, lui délivra à nouveau le 18 Juin 1986 un certificat de nationalité en bonne et due forme sous le numéro de registre 595/86.

Depuis 1996, le même tribunal qui a, une première fois naturalisé français mon père, et une deuxième fois l’a confirmé en tant que tel vingt ans plus tard, refuse en dépit du bon sens mais aussi en dépit du simple respect de la règle de droit qu’est la possession d’état de Français de plus de dix ans ; ce tribunal dis-je, refuse de lui renouveler ce fameux certificat de nationalité lui empêchant ainsi de renouveler ses documents d’identité( carte nationale et passeport) comme bon lui semble, mais aussi de transmettre à ses enfants nés hors du territoire national la dite nationalité. Il va sans dire que depuis son premier jour en Hexagone, mon père s’est acquitté concieusement de tous ses devoirs civiques : impôts (non sans râler en bon français), votes à toutes les échéances électorales (et vous imaginez bien pour qui est allée sans discontinuité sa voix). 

Sous quel prétexte fallacieux ou argutie juridique, tente-t-on de retirer la nationalité française à mon père ? Si les conséquences n’étaient pas si tragiques pour ma famille, j’en rirais tant cela relève à la fois de Ubu et de Kafka. L’erreur de mon père est d’avoir demandé la nationalité française en 1966 alors que sa majorité (fixée à l’époque à 21 ans) n’était pas révolue. A l'époque, il aurait fallu que mon père trop pressé d’être français attendît un an de plus ou que mon grand-père la demandât à sa place. Or il se trouve que cet engagé dans la marine nationale française a eu le mauvais goût de passer l’arme à gauche, le 14 Juin 1959 !

Il ne m’appartient pas de spéculer sur les raisons qui motivent quelque magistrat ou greffier dans ce tribunal de Rouen à s’acharner de la sorte sur mon père. Mais quand il fallut reconstruire ce pays pendant les Trente Glorieuses, la nationalité de mon père ne posa aucun problème. Je crois même qu’on la lui aurait donnée s’il ne l’avait lui-même même pas demandée.Que l’administration française, celle de mon pays, ait commis une erreur il y a 46 ans en accordant la nationalité à mon père, soit ; et encore ! Mais en aucun cas, mon père et sa descendance ne sauraient être tenus responsables de cette bévue [sic] qui, vu l’acharnement qu’on déploie pour la corriger, doit mettre en danger- car je ne vois pas d’autre explication- toute la République Française et son Etat de droit ؟

                                                          **********

Madame le ministre, monsieur le ministre, le 19 septembre 2012, restera à tout jamais un jour d’infamie pour l’Etat de droit dont vous êtes les principaux défenseurs, car je rappelle, vous avez promis et juré de le servir en toute circonstance. Ce jour-là, le chef du bureau de section de l’état-civil à la Préfecture de la Seine-Maritime notifia dans un infamant courrier recommandé avec accusé de réception, à mon père qu’il « ne possédait plus la nationalité française »  et qu’à défaut de restituer volontairement tous ses documents d’identité , il serait inscrit sur la liste des personnes recherchées, lui et mon petit frère né sur le sol français en 2009 !  

Sans doute, cette fonctionnaire en écrivant ce courrier, s’est elle-même rendue compte qu’elle devenait en quelque sorte le bourreau de l’Etat de droit qu’elle était censée servir loyalement : elle ne put s’empêcher d’écrire « bureau » avec deux « r ». Car en prenant sa plume ce jour-là, elle a décapité non seulement les Immortels de l’Académie Française qui depuis 1635 tentent de normaliser la langue française tant dans son usage oral qu’écrit ; mais elle a aussi abattu les fondements de l’Etat de droit qui depuis Montesquieu et son célèbre Esprit des Lois sont le principe intangible de la séparation des pouvoirs.

De prime abord, l’autorité administrative qui est le prolongement du pouvoir exécutif ne peut sur une simple décision de justice [sic] « d’un refus de délivrance d’un certificat de nationalité »  notifier à  un honnête citoyen que celui-ci est déchu de sa nationalité, surtout quand celui a contesté à juste titre ce « refus de délivrance de titre » préalablement devant une juridiction supérieure. Cela s’appelle un abus de pouvoir, ni plus ni moins. Une action en  « confirmation de la nationalité »  intentée par mon père est en cours d’instruction au tribunal d’instance de Lille, seul compétent en la matière. Dans l’attente d’un verdict que je ne peux qu’imaginer favorable à mon père, cette décision unilatérale du Tribunal d’instance de Rouen est suspensive et en aucun cas la Préfecture de Rouen ne peut intimider -car il ne s’agit que de cela et rien d’autre-, mon père afin qu’il ne puisse notamment renouveler son passeport qui expirera sous peu.

En second lieu, quelque magistrat ou greffier bien inspiré dans ce tribunal de Rouen, a même suggéré que mon père acceptât un titre de séjour comme un quelconque immigré fraîchement débarqué ou un sans-papier à régulariser, lui- soudeur retraité- qui a passé près de cinquante ans en Hexagone à gagner honnêtement sa vie à la sueur de son front  afin d’ éduquer ses enfants dans le respect des lois de la République. Non ! Nous nous disons non ! La honte est pire que la mort. Et nous les sénégaulois, on nous tue mais on ne nous déshonore pas !

Aussi, nous rappelons seulement à ce magistrat ou greffier que le Palais de Justice de Rouen où il a pris cette étrange sentence est en partie construit sur les décombres de la Maison Sublime, un monument juif sans doute un des plus anciens en terre de France ; monument qui fut « déserté » par les Juifs lors de leur expulsion en 1306 par Philippe le Bel, lequel quelques années plus tard s’en prit au fameux trésor des Templiers, pour sans doute renflouer les caisses vides de son propre Trésor Public.

Ainsi va le monde, à chaque convulsion de l’Histoire, dès que ses finances sont au plus mal, et hop ! L’Etat sort son balai et cherche des boucs émissaires ou des superflus à qui l’on somme de prouver leur présence multiséculaire ou de foutre le camp ! Mon père n’est ni responsable de la dette abyssale des comptes publics, ni  du chômage qui sévit en France. Bien au contraire, il a contribué comme d’autres ouvriers natifs ou pas de cette terre de France, à son redressement économique. Le sont  encore moins mes frères et sœurs nés au Sénégal dont la nationalité française par filiation est du coup compromise. L’une fraîchement bachelière suit des études de médecine à la faculté de Rouen, quand une autre poursuit des études d’ingénieur à l’INSA de Lyon. Tenez-vous bien, l’aîné d’entre eux dès son arrivée sur le sol français en plus de ses études d’informatique à l’IUT de Mont-Saint-Aignan s’est engagé en tant que réserviste à la Gendarmerie Nationale.

Je ne peux m’empêcher de penser au célèbre cas du brigadier Ounoussou Guissé, né à Moudéry en 1980 d’un père sénégalais naturalisé français en 1962, qui alors qu’il se battait en Afghanistan sous l’uniforme tricolore devait se défendre devant ce même tribunal d’instance de Rouen qui lui contestait sous de fallacieux prétextes sa nationalité française. Et croyez-moi madame, monsieur, il s’est trouvé un sinistre ministre de l’Immigration et de l’Identité Nationale qui lui suggéra d’y renoncer et de demander en lieu et place un titre de séjour afin de redemander plus tard une naturalisation au vu de ses glorieux états de services.

Les paroles s’envolent mais les écrits restent, ont prétexté certains pour affirmer que les peuples de l’Oralité n’étaient pas assez rentrés dans l’Histoire ou pire n’en avaient pas du tout et pour ce faire, c’est à coup de canons, de fusils ou de sabres qu’on les y a fait rentrer. Mais il apparaît dans le cas qui nous concerne que certains écrits ne valent pas mieux qu’un traité entre un général yankee et un chef Sioux. Ils ne servent qu’à raviver le chalumeau de la pax romana, une fois que matés et domptés, le lionceau s’est transformé en agneau et le bison en blaireau. 

                                                                            **********

Madame, Monsieur, pourquoi ai-je à vous parler de mon grand-père ancien combattant dans la marine nationale française ? Cela ne confère aucun titre de noblesse ou de gloire, synonyme de traitement de faveur ou d’exception, car tout le monde n’est pas censé avoir obligatoirement un grand-parent ancien combattant. Mais je me dois d’honorer sa mémoire et son nom en toute circonstance. Un joli coup de balai n’abolira jamais le hasard. Si mon père et toute sa descendance sont français, cela ne relève aucunement du hasard !

Madame, Monsieur, la République Française a reconnu mon père français le 19 Novembre 1966 et l’a toujours considéré de la sorte pendant plus de trente ans et sans contester cet état de fait. Aussi ce qu’il demande est simple, non que dis-je, ce que la République Française lui doit : non une quelconque « réintégration à la communauté nationale » sous quelconque prétexte de « bonne intégration » ou de « bons et loyaux services » de sa lignée ascendante et descendante ; mais une confirmation de sa qualité de français depuis la date mentionnée ci-haut et du coup celle de tous ses enfants nés en France ou pas.

Madame, monsieur, l’Enfer n’a de fureur égale que celle d’un fils renié ! Il est temps, il est grand temps que la circulaire du ministère de l’Intérieur du 1 mars 2010 relative à la simplification des demandes de renouvellement des cartes d’identité et passeport, soit inscrite dans le marbre de la Loi afin que nul fonctionnaire ne l’ignore et que d’autres personnes que mon père- et ils sont nombreux et de tout horizon, de toute origine- ne soient contraints à subir l’humiliation d’avoir à rejustifier tous les dix ans leur appartenance à la communauté nationale. 

Madame le ministre, monsieur le ministre, la parole est une dette ! dit un proverbe sénégalais. Je ne demande ni plus ni moins que le respect de la parole donnée et de l’écrit délivré par une autorité administrative de mon pays il y a 46 ans, afin que le droit soit enfin dit dans l’affaire CAMARA qui n’a que trop perduré. Le droit rien que le droit sans aucune autre considération ! 

Madame le ministre de la Justice, monsieur le ministre de l’Intérieur, je vous sais férus tous deux de littérature et d’histoire, aussi je ne saurai trop vous conseiller de relire le sublime et étoilé discours de réception à l’Académie des Sciences, Belles-lettres et Arts de Rouen que Pierre Landemaine tint le 19 Avril 1986 en présence de son ami, le Président Senghor et du maire de Rouen Jean Lecanuet.

Madame Christine Taubira, Monsieur Valls, la parole est une dette !  Je m’étais promis d’allumer ce Noël un cierge en mémoire de cet illustre normand de naissance et sénégalo-mauritanien d’adoption, Pierre Landemaine, Consul Général du Sénégal en Seine-Maritime pendant près de 35 ans, qui a aidé mon père et tant d’autres à devenir français. 

Ce Noël dernier j’ai tenu parole, j’espère que la République saura tenir la sienne.

                                     Paris le 18 Janvier 2014

 

Bakary Sikhou Samba CAMARA, fils de son père et petit-fils de son grand-père à coup sûr et fils de la République Française enfin peut-être ou tout du moins jusqu’à nouvel ordre !

 

           (*) Petit clin d’œil à la dite théorie du genre

Copie à : 

Monsieur Yvon Robert, maire de Rouen

Madame Valérie Fourneyron, ancien maire de Rouen et actuel ministre des Sports

Madame Luce Pane, député de Seine-Maritime

Monsieur Hubert Wulfranc, maire de Saint-Etienne du Rouvray

Monsieur Thierry Foucaud, maire de Oissel-sur-Seine

Monsieur Fréderic Sanchez, maire du Petit-Quevilly

Monsieur Pierre Bourguignon, maire de Sotteville-lès-Rouen

Monsieur Dominique Baudis, défenseur des droits

 

Pièces Jointes : 

- Copie du certificat de nationalité de mon père en date du 19 Novembre 1966

- Copie du certificat de nationalité de mon père en date du 18 Juin 1986

- Copie de la carte nationale d’identité de mon père délivrée par la Préfecture de Seine-Maritime le 18 Février 2010.

- Copie du courrier en date du 19 Septembre 2012 adressé en recommandé avec accusé de réception par la Préfecture de Seine-Maritime.

- Copie de l’acte intégral de naissance de mon père.

- Copie de l’attestation de résidence établie par le foyer AFTAM pour la période 1960 à 1964.

- Copie de la carte d’ancien combattant de mon grand-père.

- Copie d’un bulletin de solde de mon frère né au Sénégal, gendarme de réserve. 

Tous les commentaires

07/02/2014, 18:04 | Par BAKARY CAMARA

Merci de m'indiquer mes coquilles. Bakary Camara

08/02/2014, 15:27 | Par Juliette BOUCHERY en réponse au commentaire de BAKARY CAMARA le 07/02/2014 à 18:04

J'en vois quelques-unes, je vous les envoie par message privé. Tenez bon !

07/02/2014, 20:24 | Par jdapr

Je vous souhaite de trouver à Lille une administration intelligente !

08/02/2014, 16:25 | Par avellino en réponse au commentaire de jdapr le 07/02/2014 à 20:24

Et de nous raconter la suite ... ( on suivra votre blog )

08/02/2014, 17:40 | Par InternetDev en réponse au commentaire de CanardLapin le 07/02/2014 à 23:17

Un pays de cons.Et lorsque les cons d'en bas voient qu'ils ont mieux (c.a.d. pire) en haut ... ça les décomplèxent .. hélas!.

09/02/2014, 17:18 | Par Lounghes en réponse au commentaire de CanardLapin le 07/02/2014 à 23:17

Hélas ! Ce pays n'est pas devenu fou. Il a toujours été schizophrène. Et ce de tout temps. La France a un problème avec son passé colonial. Cet impensé est source d'inconséquences préjudiciables...

08/02/2014, 17:37 | Par cabouin en réponse au commentaire de Crampon le 08/02/2014 à 15:35

Un peu "hard" mais parfaitement juste. Je souscris à 100%. Malgré les promesses des politiques de tous bords, de simplifier les procédures administratives, tout continu comme avant (ma référence 1965). Il existe toujours des milliers de petits , comme vous dite, à touts les échelons de notre "belle administration qui, comme chacun sait , le monde entier nous envie".

Franchement, contrairement à un commentaire lu supra, il faudrait éliminer ces gros parasites de l'administration qui sont la honte de notre pays.

08/02/2014, 23:21 | Par jcn84 en réponse au commentaire de cabouin le 08/02/2014 à 17:37

Ne vous inquiétez pas, notre très socialiste président aura bientôt pour principal objectif de mettre au chômage tous ces "parasites" de l'administration que vous dénoncez avec tant de finesse et de perspicacité. Et merci encore, babouin, de nous éclairer le chemin de votre clairvoyant humanisme !

08/02/2014, 17:39 | Par crabetambour en réponse au commentaire de Crampon le 08/02/2014 à 15:35

Ces braves gens au tampon estampilleur lent et a la cervelle gelée , sont les clichés parfait d'une race de gestionaires produits par " l'Ecole Nationale d'Administration" entendez ENA...Pour seule justification pour la brieveté de leur puissance de feu intellectuelle ils vous opposerons qu'ils on des enfants a nourrir et qu'un boulot c'est un boulot. La ou le bas blesse avec ces larves, c'est que les gardiens de camps de concentration ont dis la meme chose et que c'est leur quequette qui a produit les enfants.....

09/02/2014, 10:41 | Par elisart en réponse au commentaire de crabetambour le 08/02/2014 à 17:39

Monsieur Crabetambour

Le bât blesse, on pose un bât sur le dos des ANES ou autres mammifaires afin de leur faire porter de lourdes charges mais je n'ai à ce jour (bien que l'image ait de quoi faire fantasmer), jamais vu de larves blessées par les bas qu'elles portaient.

Quant à la référence a l'appendice caudal des gardiens des camps de concentration, faites un détour par la loi de Godwin et réajustez votre propos.

09/02/2014, 14:49 | Par Pourlavenir en réponse au commentaire de Crampon le 08/02/2014 à 15:35

Cette officier d'état civil applique par avance les désidératas de Marine Le Pen, pour qui il n'y a que le droit du sang pour être Français.

Mais les "socialistes" on-t-ils annulées les mesures anti-nationalisations de M. Hortefeu ?

09/02/2014, 13:00 | Par WataYaga en réponse au commentaire de MICHEL PAVLOFF le 08/02/2014 à 14:28

Ce clan borné n'augmente que parce que nombre de ces personnes mettent justement en danger la démocratie et la rongent de l'intérieur jusqu'à ce qu'elle s'effondre par leur étroitesse, d'esprit leur incompétence, leur inhumanité et leur sens aigu de la valeur supérieur de la force sur la justice.

C'est d'ailleurs eux qui tiennent le haut du pavé dans les administrations diverses et écrasent ceux qui font leur travail avec humanité les poussant au désespoir surtout quand il faut faire passer des lois liberticides ou diminuer de façon drastique le nombre des fonctionnaires : ils sont tellement désagréables que les décervelés disent : "ils verront quand ils seront privatisés" (entendu dans lorsque je faisais la queue à la poste juste avant sa privatisation).

Les autres fonctionnaires ne peuvent rien dire car ils sont tenus par une conception totalitaire de l'obligation de réserve des fonctionnaires, obligation qui a connu ses plus beaux jours sous Pétain !

08/02/2014, 14:39 | Par OVIVE

Il est des combats justes. Le vôtre est de ceux-là. L´excuse bureaucratique (interprétation littérale des textes) cache souvent une imposture.

Cependant je pense que ce n´est ni l´Etat ni la France, dans l´entièreté de sa population, qui doit ressentir la honte mais uniquement ceux qui la gouvernent de cette façon. Cet amalgame est dangereux. J´ai vécu assez longtemps en Allemagne et en Guadeloupe pour savoir que toute la ruse des véritables tortionnaires, toujours et à jamais par leur filiation aux commandes du pouvoir, réside dans leur capacité à instrumenter des sentiments de culpabilité et de victimisation antagonistes pour mieux continuer à dissoudre leur propre responsabilité. Ne les aidons pas dans leur imposture.

08/02/2014, 15:21 | Par JJames en réponse au commentaire de OVIVE le 08/02/2014 à 14:39

"instrumenter des sentiments de culpabilité et de victimisation antagonistes"

moi y-en a pas comprendre, kézako svp ?

08/02/2014, 15:59 | Par kadoudal en réponse au commentaire de JJames le 08/02/2014 à 15:21

Retourne à l'école 

08/02/2014, 17:14 | Par Jacqogier en réponse au commentaire de kadoudal le 08/02/2014 à 15:59

C'est un peu court comme argument, non ?

08/02/2014, 16:22 | Par Jean Claude Miller en réponse au commentaire de JJames le 08/02/2014 à 15:21

Vous avez bien fait de relever la formulation biscornue de l'argumentaire de ce monsieur, qui en réponse, ne se révèle de plus guère très subtil!

08/02/2014, 17:32 | Par jmtlse en réponse au commentaire de Jean Claude Miller le 08/02/2014 à 16:22

A vouloir châtier le Français, vous faites dans le lourd(eau)

08/02/2014, 19:03 | Par OVIVE en réponse au commentaire de Jean Claude Miller le 08/02/2014 à 16:22

Euh....Pourriez-vous vérifier QUI répond avant de vous lancer bouche grande ouverte dans l´insulte, Merci

PS : Je vais éclaircir mon propos, mais dans un autre post, vous ne serez pas obligé de me lire.

09/02/2014, 13:13 | Par WataYaga en réponse au commentaire de Jean Claude Miller le 08/02/2014 à 16:22

Adressez-vous à la bonne personne : C'est OVIVE qui a écrit "instrumenter" au lieu, je suppose d'"instrumentaliser" (ce qui se comprenait sans chipoter) et c'est Kadoudal qui a montré son agacement face aux correcteur compulsif (qui aurait tout aussi bien pu passer par le message privé, ce qui aurait témoigné d'un certain savoir-vivre dans les échanges, mais bon, comme nombre de personnes ont fort heureusement loupé leur vocation d'enseignants et tiennent plus compte de la forme - et se mettent en valeur en montrant qu'ils la connaissent - que du fond dont ils ne disent rien... les débats peuvent continuer a voler bas, comme les moucherons avant l'orage)

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

08/02/2014, 20:22 | Par OVIVE en réponse au commentaire de JJames le 08/02/2014 à 15:21

Ok, j´ai fait dans le raccourci, je vais éclaircir.

En Allemagne comme en Guadeloupe les deux tragédies celle du nazisme et de l´esclavage ont bizarrement permis à la majeure partie des responsables   d´échapper aux sanctions et de retrouver rapidement leur rang au sein des pouvoirs en place ( les familles dirigeantes des grandes entreprises allemandes et celles qui tiennent  les rênes de l´économie antillaise). Ceci n´a été possible que par un processus de culpabilisation de toute la société (population allemande pour les uns, colons et européens pour les autres) permettant à ces dirigeants de minimiser leur responsabilité. En parallèle, face aux peuples bourreaux il fallait instituer des peuples victimes réclamant des dédommagements.

Ceci a encore des conséquences étonnantes en Guadeloupe où un fort mouvement de "réparation" exige des dédommagements au gouvernement français mais rien aux héritiers des esclavagistes. On se demande même à quel point ce mouvement n´est pas instrumentalisé par ces mêmes familles. A ma connaissance, la communauté juive ne semble pas plus exiger un quelconque dédommagement de Mercedes ou BMW ou de toutes les autres grandes entreprises allemandes fortement impliquées dans la machine de guerre nazie.

Les effets pervers de ces politiques est l´antagonisme qui perdure au-delà des décennies entre les peuples. La plupart de nos ancêtres européens n´ont bénéficié en rien de l´esclavage, étant eux même proche de la condition d´esclave dans leur propre pays. Sous quel prétexte leurs héritiers, qu´ils soient allemands, anglais où français devraient-ils  rendre compte à égalité des crimes de leurs classes dirigeantes alors que les bénéficiaires sont encore en place ?

 

08/02/2014, 23:30 | Par Kalus en réponse au commentaire de OVIVE le 08/02/2014 à 20:22

Ovive,votre question à propos des "réparations" est tout à fait pertinente. Il parait effectivement tout à fait surréaliste de demander au peuple français de ce début de XXIème siècle de "réparer" les dommages de l'esclavage qui a été le fait d'une toute petite partie de la population française au cours des siècles précédents.Il est inconcevable , en effet, de faire supporter à tout un peuple les conséquences des méfaits de quelques-uns ainsi qu'à leurs descendants. A cet égard le rapprochement avec les victimes juives de l'Allemagne nazie n'est pas à mon avis très juste (il l'est sur un autre plan mais pas sur celui-là) en raison de la proximité temporelle et de la parfaite identification des victimes. Les réparations consenties par l'Allemagne avaient donc tout à fait un sens. Les choses sont plus compliquées pour l'esclavage. Je vais essayer d'exposer de manière la plus claire possible mon point de vue de Réunionnais descendant d'esclave sur notre histoire. Celle des Guadeloupéens est en grande partie superposable. Tout d'abord je dois dire que je partage votre avis sur la manipulation de l'opinion par des imposteurs très intéressés à propos de cette notion de "victime". J'en ai parlé récemment dans un billet à propos de la grève des gérants de station-service à la Réunion. C'est une réalité mais la population ne s'en rend pas toujours compte. Pour la majeure partie de la population réunionnaise toute la problématique de l'esclavage est de l'histoire ancienne et en général on préfère ne pas en parler. Tout a toujours été fait dans notre société pour "oublier". Cependant , de mon point de vue , la notion de "victime" est tout à fait pertinente et ne relève pas d'une simple posture intellectuelle. Je vois tout à fait les objections qu'elle soulève , l'incompréhension qu'elle suscite, le caractère peut-être stupéfiant qu'elle revêt. Reprenons les choses dans l'ordre. Je ferai l'impasse sur la période de l'esclavage proprement dite qui appelle un développement particulier et dont les conséquences sont pour moi plutôt comparables à celles de la déportation. Il s'agit d'autre chose. La question de "victime" et de son corollaire "réparation" se pose logiquement après l'abolition de l'esclavage , c'est-à-dire après le 20 Décembre 1848 à la Réunion. Que s'est-il passé à ce moment-là? L'Etat a indemnisé les propriétaires d'esclaves de la perte de leur "outil de travail". Les esclaves affranchis ont été priés de signer un contrat de travail avec leur ancien maître sous peine d'être emprisonnés pour délit de vagabondage. On a "oublié" de les indemniser , eux, de leur servitude, de leurs mauvais traitements. La majeure partie d'entre eux ont quand même quitté leur ancien maître et ont survécu de manière très précaire loin de leur lieu de misère. Ces gens étaient donc doublement exclus de la société réunionnaise: ni agent économique , ni citoyen. Les deux tiers d'entre eux sont morts sans descendance. Les survivants étaient totalement marginalisés et leurs descendants n'ont jamais vraiment accédé à une citoyenneté pleine et entière. C'est ainsi qu'un récent travail de sociologue sur la délinquance juvénile à la Réunion a mis en évidence une surreprésentation des descendants d'esclaves parmi les jeunes délinquants. Ce n'est pas le fait du hasard. Sauf à considérer que nous sommes génétiquement programmés à être des délinquants on ne peut que se référer au confinement social historiquement entretenu. C'est pour cela que malgré l'imposture des leaders de notre société il existe objectivement aujourd'hui encore des "victimes" authentiques de l'esclavage. Il en aurait été autrement si , en 1848, on avait rétabli ces hommes et ces femmes dans leur dignité d'êtres humains. Or , qui dit victime dit "réparation". Mais au jour d'aujourd'hui tout le problème est de savoir qui répare quoi et à qui? C'est un autre débat. Il est difficile. Mais il doit être posé. Vous ne pouvez surement pas le comprendre mais nous en avons besoin , même si la plupart d'entre nous n'ont pas conscience de son importance. Je suis désolé de ce long commentaire sur un sujet qui m'a directement interpellé. Je n'oublie pas pour autant la situation kafkaïenne et scandaleuse de M. Bacara. J'espère que le bon sens finira par l'emporter et que cet enfer prendra fin rapidement.

09/02/2014, 13:44 | Par WataYaga en réponse au commentaire de Kalus le 08/02/2014 à 23:30

Je suis totalement en accord avec l'analyse d'Ovive concernant l'esclavage et une partie de la vôtre qui la complète. L'esclavage a représenté une catastrophe non seulement pour les esclaves mais aussi pour les peuples Africains qu'il a déstructuré et le colonialisme, sans lequel il n'aurait pas été possible, du moins à une si grande échelle est bien le fait des états. De plus c'est Jean-Baptiste Colbert,  qui, à la demande de louis xiv qui n'en était pas à une infamie prêt (mais c'est cela qui a de tout temps fait la grandeur des despotes), a écrit ce monument de la littérature administrative française : Le Code noir de 1685.

Donc l'état français est bien impliqué dans cette monstruosité, mais pas le peuple qui a fait la fête partout dans le pays en apprenant que l'esclavage avait été aboli !

Comme vous le dites ce sont les victimes de l'esclavage qui ont dû payer le prix de leur liberté, ainsi en est-il d'Haïti.

Ceux qui ont construit leur richesse sur une infamie gouvernent toujours le pays car c'est l'argent qui donne le vrai pouvoir et j'ai réalisé un jour, par hasard en discutant avec l'un de leurs descendant qui s'en vantait qu'ils ont aussi trempé dans la collaboration active en d'autres périodes fétides. Comme quoi le passé rattrape toujours le présent et il serait bon de s'en souvenir.

Pour ce qui est du sujet du billet : j'ai connu des situations aussi dramatiques et imbéciles car mon mari était (il est décédé) Africain et si l'on me racontais ce que lui et moi avons vécu comme situations ubuesques j'aurais du mal à y croire ! Sans parler de la découverte que j'ai faite de la façon dont les juges rendaient la justice pendant que j'attendais que son tour vienne ! Seul un bon avocat militant nous a tiré d'affaire car il connaissait mieux la loi que les juges !

08/02/2014, 23:36 | Par jcn84 en réponse au commentaire de OVIVE le 08/02/2014 à 20:22

"...tragédies... du nazisme"

images?q=tbn:ANd9GcSM1xtvKUynB3vNQEF2pCK  OK !

09/02/2014, 13:30 | Par Yves Tripon en réponse au commentaire de OVIVE le 08/02/2014 à 20:22

Sur la question de l'esclavage, il convient d'abord de s'interroger sur les conséquences. Les Antilles ne s'en sont toujours pas relevées et la fracture, qui en est issue, y est toujours aussi nette. En Afrique, l'épuisement et le déséquilibre économique et politique provoqué par les razzias sur les populations ont fini par destructurer et mettre à bas des États, dont la puissance équivalait, avant ce crime, sinon dépassait celles des puissances européennes. À cette déportation devait s'ajouter ensuite une seconde monstruosité, la colonisation, crime rendu possible par le premier. Et l'accumulation de capitaux , n'en déplaise au jongleur de chiffres Jacques Marseille, permit la révolution industrielle en France et son enrichissement. Nous profitons donc toujours des conséquences de l'esclavage. Nous avons donc une dette, même si ce n'est pas notre génération qui l'a contractée. Et nous devons réparation.

Le tout est de savoir ce que l'on entend par réparations. S'il s'agit de payer une sorte de taxe, cela n'a évidemment pas de sens (et d'ailleurs à qui ?). Par contre, s'il s'agit de permettre un développement des Antilles et Réunion leur permettant d'acquérir une indépendance vis-à-vis de la métropole (donc l'abolition des lois Pons), au besoin en coordination avec les West Indies (donc la Grande-Bretagne) pour ce qui concerne Guadeloupe et Martinique, cela prend une toute autre tournure. De même, pour l'Afrique de l'Ouest et Tropicale (sans oublier non plus Madagascar), une véritable rupture avec la Françafrique s'impose, qui passe par un effort de développement d'infrastructures solides et gérables sur place en toute indépendance, c'est-à-dire sans être obligé de faire sans cesse appel à la France, l'UE, la Chine ou les USA, ainsi, évidemment, que par un contrôle laissé aux pays concernés de leurs richesses minières, minérales, agricoles, sylvicoles et maritimes. Voilà comment rembourser la dette que l'on doit aux pays et aux peuples ravagés par nos ancêtres négriers. Et cela commence par se battre chez nous pour la mise en place d'une telle politique.

En ce qui concerne l'Allemagne et les Nazis. La dette est encore plus récente et, si les générations actuelles ne sont pas responsables des crimes commis par une forte minorité de leurs grands-parents et arrière-grands-parents, elles vivent du pillage organisé à travers toute l'Europe et que l'État allemand a très peu remboursé, contrairement à l'Italie. Pire, les dirigeants allemands ont le culot de réclamer à un pays, la Grèce, dont les Nazis ont pillé l'or de la banque nationale, et que l'État allemand n'a jamais remboursé, le remboursement de la dette contractée, du fait du sous-développement organisé durant près de trois décennies par les Britanniques puis les Américains, auprès des banques avant tout allemandes. Le gouvernement allemand, non content de jouer les voleurs criant au voleur, organise aujourd'hui encore jusqu'au pillage de la petite filière agro-alimentaire grecque. Qui sait que le fromage Fêta, qu'on trouve sans difficulté dans nos supermarchés, est préparé en Allemagne à partir de lait de chèvre grec, puis conditionné en Grèce pour qu'on puisse y indiquer "product of Greece" ? Pas une seule fois, les différents gouvernements allemands n'ont fait le moindre geste ni la moindre excuse à la Grèce pour tous les pillages et les crimes commis. Le prétexte fut longtemps l'absence d'unité de l'Allemagne. Depuis la réunification, ils n'ont rien fait. Et je ne parle pas de l'ex-Yougoslavie (dont d'ailleurs France et Allemagne ont joué un rôle prépondérant dans le démantèlement), elle aussi pillée par les Nazis et jamais dédommagée par l'État allemand.

Alors, oui, les Allemands d'aujourd'hui ne sont pas plus coupables des crimes nazis que nous de l'esclavage, mais toute la richesse actuelle de leur pays (le fameux "miracle allemand"), comme l'ont démontré plusieurs historiens économiques allemands, provient des pillages qu'ils ont fait à travers toute l'Europe et du non-remboursement de ceux-ci. La génération allemande actuelle est donc tout aussi en dette que nous. Par contre, là, je pense, la résolution de cette dette, pour ce qui concerne la Grèce, n'a pas besoin d'être détaillée et peut être rapide, annulation de la dette grecque et remboursement de la dette allemande.

08/02/2014, 17:41 | Par Segesta3756 en réponse au commentaire de Yves Judde de Larivière le 08/02/2014 à 14:38

Je crains malheureusement que la "culture du soupçon" est plus ancienne que les 5 ans de sarkozisme, bien qu'elle ait été réactivée par la "décomplexification" des pratiques discriminatoires au sein de l'administration. Le billet le montre bien, en faisant allusion au discours de Dakar.

09/02/2014, 13:52 | Par WataYaga en réponse au commentaire de Segesta3756 le 08/02/2014 à 17:41

Le grand dépendeur d'andouille devenu gaga pour échapper à la justice (combien de pauvres peuvent invoquer ce prétexte qui a aussi servi à papon  et on a prétendu que cela allait faire jurisprudence pour ceux qui, en prison à un âge avancé était atteints de maladies incurables, ils ont de l'humour (blanc) parfois ceux qui argumentent pour justifier l'injustifiable) a été pas mal non plus dans son genre : un modèle pour son successeur. Et on fait tout pour nous le rendre sympathique !

08/02/2014, 14:54 | Par GGOURET

Dommage que cette aventure n'arrive pas au Sarkozy...Kafkaien, c'est l'adjectif adéquat, le pouvoir incommensurable du petit fonctionnaire, qui peut vous faire ch... par plaisir! Bon courage et surtout bonne chance!

08/02/2014, 15:01 | Par Georges Râleur

"..tous les dossiers présentés par des "étrangers", toujours soupçonnés de fraude, que ce soit pour des problèmes de naturalisation ou de titre de séjour."


Je suis sûr que la meme erreur, mais sur une personne d'origine étrangère mais à la peau blanche, n'aurait pas été détectée  !

Il ne fait pas se voiler la face : les directives de vigilance concerne surtout les personnes d'origine africaine, ou arabe, à la peau sombre !

Comme a dit le Ministre de l'Intérieur lui même, à l'époque où il était Maire d'Evry : pas assez de whites ou de blancos !

Pas besoin d'être psy pour pour comprendre à quel point le racisme latent transpire dans ces paroles, qui sont tout sauf des maladresses !

08/02/2014, 16:00 | Par Yolaine M en réponse au commentaire de Georges Râleur le 08/02/2014 à 15:01

Une personne dont les parents italiens avaient émigré en France dans les années 1930 a connu le même problème.

Ses parents ayant toujours refusé de demander la nationalité française, préférant rester Italiens 100%, cette personne s'est vue demander par un fonctionnaire de mairie de prouver qu'elle était bien française au moment de renouveler sa carte d'identité.

 Choc de la-dite personne qui a travaillé, payé des impôts, élevé des enfants, bref fait sa vie, en France avec la certitude d'être française.

 

08/02/2014, 17:44 | Par Segesta3756 en réponse au commentaire de Yolaine M le 08/02/2014 à 16:00

Et voilà !

09/02/2014, 21:04 | Par JNSPQD en réponse au commentaire de Yolaine M le 08/02/2014 à 16:00

Non, Yolaine M, ce n'est pas le même problème. Moi-même, de nationalité Française par mariage avec ressortissant français et donc installée en France depuis 1972, mère de trois enfants français, ayant travaillé et payé des impôts en France, je me suis trouvée sans papiers et sans nationalité (j(avais dû renoncer à la mienne au moment de mon mariage) de mois durant au moment du renouvellement de la carte d'identité, le temps de prouver la nationalité française de quelques générations d'ancêtres de mon mari... plus bien d'autres recherches de certificats divers, tracasseries que je n'avais jamais eu à subir lors des renouvellements précédents de ce document. C'était le temps de la sarkozie/besonniene triomphante pas si éloignée et pourtant l'on dirait que déjà effacé de nos mémoires.

 

Ce qui arrive à ce Français tel qu'il est ici raconté, et avec quelle dignité! me semble être bien plus pernicieux et ciblé. Il faudrait qu'après l'enquête qui s'impose pour approfondir la motivation première de cette ignominie et déterminer les intentions, des excuses lui soient présentées au nom de la République.

08/02/2014, 16:32 | Par Zap Pow en réponse au commentaire de Georges Râleur le 08/02/2014 à 15:01

En fait, tout en étant conscient qu'il ne s'agit pas tout à fait du même problème, car on ne leur a pas carrément dénié leur nationalit, et elles n'ont pas été menacées, un certain nombre de personnes à peau blanche ont eu pas mal d'ennuis pour renouveler leur passeport, et ont eu à prouver, bien qu'elles aient déjà eu passeport, carte d'identité et certificat de nationalité qu'elles étaient bien Françaises, lorsque leurs parents ou grands-parents étaient nés à l'étranger, ou lorsqu'elles étaient elles-mêmes nées à l'étranger ou dans une ancienne colonie française devenue indépendante. Tatiana de Rosnay, fille de Joël de Rosnay, ou la sœur du journaliste Guy Konopnicki viennent à l'esprit. Laurence Boccolini aussi a eu des problèmes.

08/02/2014, 20:12 | Par poppie en réponse au commentaire de Zap Pow le 08/02/2014 à 16:32

La France traditionnellement s'est faite de l'apport de personnes venues d'ailleurs, c'était apparemment moins difficile autrefois d'obtenir ces fameux documents (quand nous avions besoin de plus de main-d'oeuvre).   Certaines personnalités -et pas des moindres-  sont là depuis pas très longtemps.   J'imagine assez mal quels ronds-de-cuir iraient leur faire ce genre de tracasseries, et disons-le d'offenses?  Certains sont donc dispensés de ces formalités, mais pas les autres?    

Pourquoi une telle peur de "l'autre"?   La libre circulation des personnes n'est à l'évidence pas pour demain! C'est le souhait de certaines organisations dont "France Libertés", mais le chemin risque d'être long. 

09/02/2014, 20:41 | Par avellino en réponse au commentaire de Zap Pow le 08/02/2014 à 16:32

En leurs temps les polack et les rital on eu à subir le racisme , les tracasseries administrative  et les tracasseries administrative dues aux racisme , et maintenant seulement les tracasserie administratives . ..

08/02/2014, 18:26 | Par Fantie B. en réponse au commentaire de Georges Râleur le 08/02/2014 à 15:01

Si, voir témoignages plus anciens sur Mediapart, en bas. Tout dépend de l'endroit où on fait sa demande, apparemment.

08/02/2014, 20:17 | Par Fantie B. en réponse au commentaire de Georges Râleur le 08/02/2014 à 15:01

doublon

08/02/2014, 15:02 | Par Georges Râleur en réponse au commentaire de Gavroche. le 08/02/2014 à 15:01

Svp, gardez la plutôt et surtout votre carte d'électeur, pour mettre une raclée à cette bande de traitres du PS

08/02/2014, 15:24 | Par AMAR CHELLI

Au-delà du fond, qu'effectivement Ubu et Kafka ne renieraient pas, je tire mon chapeau à l'auteur pour la forme : très beau texte. Vous serez retabli dans vos droits. Bon courage.

08/02/2014, 15:48 | Par JJames

pour toi camara(de)

http://www.youtube.com/watch?v=k0c1c0ZsTLA

si t'es blanc c'est bon ~ si t'es marron tu peux rester ~ mais si t'es noir mon pote alors fous l'camp  fous l'camp  fous l'camp ...

if you're white its allright ~ if you're brown stick around ~ but if you're black oh brother ~ get back  get back  get back

This little song that I'm singin' about, 
People, you all know that it's true, 
If you're black and gotta work for livin', 
Now, this is what they will say to you, 
They says: "If you was white, 
You's alright, 
If you was brown, 
Stick around, 
But if you's black, oh, brother, 
Get back, get back, get back." 

I was in a place one night, 
They was all havin' fun, 
They was all buyin' beer and wine, 
But they would not sell me none. 
They said: "If you was white, 
You's alright, 
If you was brown, 
You could stick around, 
But as you's black, hmm, hmm, brother, 
Get back, get back, get back." 

I went to an employment office, 
I got a number and I got in line, 
They called everybody's number, 
But they never did call mine. 
They said: "If you was white, 
You's alright, 
If you was brown, 
You could stick around, 
But as you's black, hmm, hmm, brother, 
Get back, get back, get back." 

Me and a man was workin' side by side, 
Now, this is what it meant: 
They was payin' him a dollar an hour, 
And they was payin' me fifty cent. 
They said: "If you was white, 
You'd be alright, 
If you was brown, 
You could stick around, 
But as you's black, oh, brother, 
Get back, get back, get back." 

I helped win sweet victories, 
With my plow and hoe, 
Now, I want you to tell me, brother, 
What you gonna do 'bout the old Jim Crow? 
Now, if you is white, 
You's alright, 
If you's brown, 
Stick around, 
But if you's black, oh, brother, 
Get back, get back, get back.

08/02/2014, 17:22 | Par QUASAR-17 en réponse au commentaire de JJames le 08/02/2014 à 15:48

A quelques jours de la mort de Pete Segher, c'est une bonne idée de citer Big Bill Broonzy.

Voir aussi ci-dessous, pour les amateurs de blues et d'american folksong.

http://www.humanite.fr/culture/pete-seeger-ou-les-origines-communistes-du-folk-am-558006

08/02/2014, 21:17 | Par BAKARY CAMARA

Bonjour, Je vous remercie pour tous vos commentaires et vos remarques sur mes coquilles. Laissons la Justice se faire.De toute façon, mon père a déjà gagné. En tête à l'arbitraire depuis 15 ans, il prouve qu'il est un GAULOIS! Bakary CAMARA

 

08/02/2014, 16:21 | Par MTHEP

Souvenez-vous: nos brillants dirigeants ( de gauche ) avaient omis d'envoyer un représentant à l'enterrement de Léopold Sédar Senghor...

08/02/2014, 16:22 | Par register

Ce cas n'est pas rare. Rien que dans mon entourage, 3 personnes ont du tout à coup prouver, alors qu'elles avaient 30/40 ans, qu'elles étaient françaises.

Outre les problèmes matériels que ça leur a posé (droit de vote, passeport ...) elles ont également été très perturbées psychologiquement par ce soudain statut de "sans papiers", qui a duré 10 ans pour l'une d'entre elles !

Une avait eu la malchance de naitre en France, d'une mère française et d'un père algérien. Française jusqu'à sa demande de passeport pour se rendre à un sommet de ... la francophonie !

L'autre était née en Algérie, dans une famille pied noir, mais son père était italien. Française jusqu'au renouvellement de sa carte d'identité ou tout à coup ce n'était plus évident.

La troisième enfin a mis 10 ans pour obtenir des papiers et le droit de vote. Française jusqu'à ce qu'on s'aperçoive que sa mère,qui était du Nord, avait accouché ... en Belgique. De désespoir elle était prête à demander la nationalité belge. Que nenni, ce n'était pas possible non plus.

Elle était sans doute la seule "sans-papiers belge" sur le territoire français !

On dit Kafka, mais la réalité est bien souvent encore pire !


09/02/2014, 11:59 | Par patrick bellenchombre en réponse au commentaire de IronMan le 08/02/2014 à 16:25

Idem pour mon épouse, née en Algérie, de parents français, dont un père colonel de la légion étrangère et sorti major de Saint-Cyre. Il n'est pas rare, sur des documents privés ou administratif de lire qu'elle est algérienne. Non pas que cela lui pose un problème particulier, mais ça en dit long sur l'inconscient de certaines gens. Aujourd'hui, je me demande s'il ne faut pas prouver sa filiation française, comme on a pu demander, à des moments très sombres de notre histoire, de prouver sa filiation aryenne. Il y a de quoi s'inquiéter...

08/02/2014, 16:25 | Par jacques potier

Helas la France est depuis quelques années dirigée par des ennemis de la Patrie France et de ses valeurs. Nous ne sommes plus une vraie nation fière de ses réalisations et qui protège ceux qui l'ont servie et qui croient  en elle, mais une simple province gérée par des mandataires d'un ordre multinational qui ont pour objectif à peine caché de détruire sa souveraineté. Comment voulez vous qu'un simple rond de cuir puisse se comporter avec honneur dans pareil contexte. Qui disait que le poisson pourrit par la tete?

08/02/2014, 18:28 | Par Fantie B. en réponse au commentaire de jacques potier le 08/02/2014 à 16:25

Je ne comprends pas votre argumentation : "ennemis de la Patrie France ", "province gérée par des mandataires d'un ordre multinational"

08/02/2014, 20:31 | Par Pierre JANICKI en réponse au commentaire de jacques potier le 08/02/2014 à 16:25

Tout à fait d'accord avec votre résumé, mais Monsieur Bakary Sikhou Samba CAMARA doit continuer à garder l'espoir et continuer à se battre, bon courage à lui.

08/02/2014, 16:33 | Par MGarand

Je ne suis, hélas  pas vraiment étonné de ce que je viens de lire. j'ai dû fournir un certificat de nationalité il y a déjà une quinzaine d'année.

Pour information, passionné de généalogie j'ai pu retrouver l'intégralité de mes ancêtres jusqu'à la 11 ème génération. Pas un seul qui ne soit pas né dans l'hexagone ! 

Hé bien j'ai trouvé cette phrase sur le cerificat qui m'a été fourni :

" de nationalité française sauf d'avoir pu prouvé le contraire".

J'avoue avoir trouvé la formule inconvenante ...

... mais il faut dire que ce certificat était nécessaire pour permettre à mon épouse, sénégalaise, d'être naturalisée.

J'ai bien compris que si j'avais eu un père ou grand-père sénégalais ... on aurait pu trouvé de quoi contester ma nationalité 

 Alors j'imagine bien ce qui peut se passer pour vous Monsieur Bakary CAMARA !

J'ai honte.

08/02/2014, 16:37 | Par Mohamed SANGARE

Situation kafkaïenne, personnages ubuesques... tout y est...

Tenez bon Camara (de) de toutes vos forces!

09/02/2014, 20:19 | Par avellino en réponse au commentaire de M BOCCARA le 08/02/2014 à 16:52

Autre exemple : 

Renouvellement de carte d'identité ( périmée)  pour une franco japonaise mariée  à un francais  et vivant en france depuis longtemps ( mère francaise de parents grands parents et aieux francais , père japonais ... Trois soeurs fonctionnaires de l'état français )

X : Vu que vous êtes née à l'étranger , pour prouver que vous êtes française il me faut un certificat de nationalité , et pour ce certificat il vous faut un extrait d'acte de naissance , à Nantes , et un certificat de la non renonciation de la nationalité française de votre mère lors de son mariage (!?!) , que vous délivrera le consulat de france au Japon , envoyer tout ça au tribunal qui va tout vérifier , ça va prendre six mois ( et effectivement ça a pris six mois ...sans pouvoir sortir de france )

Elle : bon,  Je veux pouvoir voyager , je  vais donc vous prouver que je suis française , mais par mariage , dans dix minutes je vous rapporte mon certificat de mariage et les papiers de mon mari français .

X : haben non , c'est pas possible ça puisque vous êtes francaise par filiation ...

 

08/02/2014, 16:58 | Par rubempre

Monsieur Bakary Camara je déplore les tracasseries dont votre père est victime. Surtout que malheureusement il y a sans doute des centaines de personnes qui vivent cette situation.  Moi-même née en Algérie du temps de la colonisation, mais de parents français j'ai dû, un jour lors du renouvellement de ma carte d'identité, prouver que j'étais française, j'avais déjà + de 40 ans. Ce fût réglé par un certificat de naissance qui m'était demandé pour la 1ère fois !

Mais cela dit - surtout pour ceux qui vous expriment de toutes les manières - leur solidarité. Par pitié ne mettez pas tous les employés administratifs dans le même sac. Il y en a beaucoup plus qui font tout pour aider les personnes aux prises avec les difficultés administratives ! Ce n'est pas en accusant que l'on fait évoluer les mentalités.

08/02/2014, 17:09 | Par jean comina

vous savez, du temps des nazis, que beaucoup de français admiraient, il était aussi difficile de prouver que vous étiez aryen... alors il faut  attendre que ce niveau de médiocrité française disparaisse... Par contre il est bien naif et courageux de penser en étant né dans une ancienne colonie ou territoire français que l'on peut devenir un français à 100%....

08/02/2014, 17:16 | Par Jacques Mourlanne

Quelle chance pour notre pays de connaître dans un de ses enfants, ce Bakary , "sénégaulois" ,comme il se nomme .Son écriture est une dentelle dont on aimerait bien qu'aujourd'hui ,nos enfants en aient la même richesse . Je ne doute pas que cette lettre puisse interpeller un "Énarque intelligent " ( je pense qu'il en existe quelques uns!! ) qui rétablisse ces sénégaulois dans leurs droits les plus élémentaires .Ubu est malheureusement trop présent chez certains sous sous chefs ,ronds de cuir de l'administration ,que le micron de pouvoir dont ils disposent,les autorisent au droit à briser des vies .Bakary, vous méritez d'être de ce "melting-pot "qui fait la richesse de notre France .

Bien à vous et bravo ,pour votre "zénitude" dans cette galère .

08/02/2014, 17:57 | Par cabouin

Des milliers d'Alsaciens/Mosellans ont connu les mêmes problèmes ubuesque avec leur certificats de réintégration dans la nationalité Française  qui leur étaient bien souvent réclamés au moment de leurs départs à la retraite et alors que depuis plus de deux générations ils étaient français,avaient fait leur service militaire et pour certain etaient devenus fonctionnaires.Cette situation a perdurée jusque dans les années 1970, cinquante ans après le retour à la France de ces 3 départements.

Aujourd'hui c'est semble-t-il terminé (?)

08/02/2014, 18:00 | Par georgina 36

Pour avoir travaillé dans le social, je sais trop, comment certaines personnes travaillant dans les administrations, ont une bien curieuse manière d'interpréter les lois et qu'il est facile pour un "rond de cuir", comme a dit quelqu'un plus haut,  d'exercer un "petit pouvoir"...... qu'il s'est octroyé, le plus souvent.

En l'espèce, ces personnes se révèlent, la plupart du temps, d'une incompétence notoire et font valoir, dans le cadre de leur travail,  "leur" loi avec tout ce que cela comporte de préjugés et ce,  en toute impunité. La chose est connue mais personne n'intervient.

Il serait temps de remettre de la compétence sur ces postes sensibles pour mettre un terme à ces dérives graves, forcément dommageables pour ceux qui les subissent  et honteuses pour le pays  des droits de l'homme.

J'espère que vous serez entendu personnellement mais plus encore, au-delà de votre cas personnel.

08/02/2014, 18:43 | Par Elisabeth Chaudanson

08/02/2014, 19:03 | Par Anne Guérin-Castell en réponse au commentaire de Fantie B. le 08/02/2014 à 18:26

Tout d'abord, je salue l'auteur du billet et sa très belle lettre. Je fais partie des personnes qui ont témoigné dans l'un ou l'autre des liens que tu as retrouvés, Fantie. Malheureusement, j'ai perdu il y a un an la carte d'identité que j'avais fini par avoir et je n'ai toujours pas déclaré cette perte, tant je crains de devoir en demander une nouvelle. Pour l'instant, j'ai un passeport, mais qu'en sera-t-il quand il ne sera plus valide ?

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

08/02/2014, 18:26 | Par Odile Bouchet

Et oui, ça arrive, chaque fois qu'on tombe sur un administrateur qui pratique l'abus de pouvoir. Tenez bon, mais c'est parfois dur: pour mes enfants, nés à l'étranger de père étranger et de mère franchouillarde pur jus (moi), j'ai eu un peu de mal. A tel point que sur mon livret de famille dernière moûture, il est inscrit que j'ai reconnu mes enfants quand ils étaient tous les deux majeurs, alors que je les ai élevés seule, leur père étant mort (ça complique beaucoup les choses, un mort étranger comme père, vous ne pouvez pas vous imaginer! comme si ça ne compliquait pas assez le reste de la vie). Chaque fois que j'ai à m'en servir ça me rend malade de lire ça! Mais je l'ai, ce qui est déjà quelque chose, et entre avoir celui-là qui dit des bêtises et n'en pas avoir du tout, je le garde.

Enfin tout ça pour vous dire qu'il ne faut pas lâcher le morceau: courage et persévérance, soyez plus têtu qu'eux, et conservez précieusement tous les messages papier, mail et téléphone de vos échanges avec ces brillants personnages; Quand la machine administrative devient folle, on n'a JAMAIS assez de papiers. Bon vent!

08/02/2014, 18:27 | Par Odile Bouchet

Et oui, ça arrive, chaque fois qu'on tombe sur un administrateur qui pratique l'abus de pouvoir. Tenez bon, mais c'est parfois dur: pour mes enfants, nés à l'étranger de père étranger et de mère franchouillarde pur jus (moi), j'ai eu un peu de mal. A tel point que sur mon livret de famille dernière moûture, il est inscrit que j'ai reconnu mes enfants quand ils étaient tous les deux majeurs, alors que je les ai élevés seule, leur père étant mort (ça complique beaucoup les choses, un mort étranger comme père, vous ne pouvez pas vous imaginer! comme si ça ne compliquait pas assez le reste de la vie). Chaque fois que j'ai à m'en servir ça me rend malade de lire ça! Mais je l'ai, ce qui est déjà quelque chose, et entre avoir celui-là qui dit des bêtises et n'en pas avoir du tout, je le garde.

Enfin tout ça pour vous dire qu'il ne faut pas lâcher le morceau: courage et persévérance, soyez plus têtu qu'eux, et conservez précieusement tous les messages papier, mail et téléphone de vos échanges avec ces brillants personnages; Quand la machine administrative devient folle, on n'a JAMAIS assez de papiers. Bon vent!

08/02/2014, 19:26 | Par chiara

Jamais assez français

De plus en plus il faut prouver dans le rue d'être français  si par "malheur " votre personne ne disposait pas des éléments extérieurs de reconnaissance intuitive (délit de sale g. ) à présent,  c'est devant l'administration qu'il faut prouver que votre identité est légitime...quelle violence faite à tous ceux qui bien que français, soient éternellement soupçonnés de ne pas l "'Etre" totalement, vraiment.

Après on peut toujours faire de longues phrases  sur l'exclusion, le racisme, l'injustice, quand ils  sévissent au sein m^me de nos institutions.

Merci de ce témoignage que peu de vos compatriotes auraient su rédiger de si belle manière  mais aussi merci  pour  tous ceux qui ne sachant rédiger et vivant des violences égales, se taisent faute de savoir l’exprimer.

Nous  serons nombreux je crois à vous  suivre et cela va sans dire, vous  soutenir.

08/02/2014, 18:43 | Par jamesinparis

Cela rappelle tristement le Ministre de l'Identité Nationale et la politique raciste menée par l'administration Sarkozy.

Cela rappelle également les discours racistes de Nicolas Sarkozy.

 

Une chanson douce Carla ?

08/02/2014, 19:05 | Par jeremyc

quelle lettre ! on ne la lâche pas du début à la fin, bravo, je doute qu'elle ne trouve bonne suite ou alors plus rien ne va dans notre pays.

08/02/2014, 19:13 | Par VIEUX GIBUS

Il suffit peut-être de retourner dans ce même bureau de l'état-civil un jour ou la "petite cheffe" est absente (on est souvent malade dans ces locaux), de refaire la même démarche auprès d'un simple être humain...et tout s'arrangera, comme par miracle.

Chercher l'HOMME !!! Pas facile dans l'Administration, j'en conviens.                             Il en reste pourtant quelques uns. Bon courage, Monsieur Camara, et bravo pour vos écrits.

08/02/2014, 20:11 | Par KOSZAYR

Ce billet me touche, je souhaite témoigner, j'ai vécu personnellement une aventure du même acabit, m'ayant infligée une blessure morale, du mépris pour ma personne.

Né en France, à Nancy plus exactement, de parents polonais, je suis devenu français par naturalisation à l'âge de 16 ans. Mes parents arrivés bébés en France (en 1925) avec mes grands parents (mes grands-pères sont venus travailler dans les mines en Lorraine), sont également devenus  français par naturalisation. J'ai effectué mon service militaire en France (je fus libéré avec le grade de maréchal des logis) et j'ai toujours résidé et voté en France. L'apprenti mineur que je fus à 14 ans, a du faire  face, 8 ans après à la crise sidérurgique, et comme bon nombre de Lorrains soumis à l'obligation d'une reconversion loin d'être gagnée et acquise, avec un simple certificat d'études primaires seul diplôme que je possédais alors. Pour ma part, après avoir obtenu le diplôme d'éducateur spécialisé ( j'ai accompli ce métier pendant 17 ans), j'ai exercé ensuite directeur d'établissement médico-social pendant 21 ans (Je suis diplômé de l’École des Hautes Études en Santé Publique). A l'issue d'un Master II obtenu au CNAM à Paris, je suis devenu inspecteur des établissements et services au ministère de la Justice à Paris. Je précise aussi que je fus également conseiller municipal durant un mandat (administrateur bénévole de Lycée, de maison de retraite et d'établissements sociaux et que j'ai participé à la formation de magistrats d'instituteurs spécialisés, d'éducateurs etc..).

En dépit de ce parcours d'intégration, de ma naturalisation, de mon service militaire, de mes fonctions électives et associatives, la carte d'identité nationale ne me fut pas attribuée lorsque j'ai demandé son renouvellement  (alors que je travaillais au ministère de la justice). Je devais  absolument prouver que j'étais français. Le maire comme la secrétaire de mairie qui me connaissaient bien, étaient à la fois gênés et bouleversés pour me dire que cette pièce d'identité ne pouvait m'être attribuée. Moi, j'ai éprouvé non pas de la honte, mais comme une blessure morale et un profond ressentiment. Le système ne me reconnaissait pas la qualité de français et me réclamait un bout de papier jauni par le temps, que je ne possédais plus c'est-à-dire un certificat de naturalisation, obtenu 51 ans avant et sans doute perdu au cours de déménagements. Le système ne reconnaissait pas que j'étais français. Mon livret militaire, ma carte d'électeur, mon parcours de citoyen, de contribuable, de militant associatif, d'élu local, de haut fonctionnaire contractuel n'avaient aucune valeur et encore moins, mes diplômes. J'ai eu honte aussi et j'étais bien malheureux par cette mésaventure,  dont Kafka aurait sans doute trouvé le thème d'un de ses ouvrages littéraires.

Après presque 60 ans d'une vie en France, que je considérais être d'honnête citoyen français, j'ai dû me résoudre à saisir successivement trois tribunaux (celui de ma résidence, celui de mon département de résidence et celui de mon lieu de naissance) pour obtenir un certificat m'accordant la qualité de français  qui, entre autres ironies de l'histoire, me fut attribué grâce notamment au fait, d'avoir épousé ma femme qui est française.

Charles Pasqua est à l'origine de cette situation du fait de la loi inique qu'il a déposé en ce sens et dont ses successeurs (PS et UMP) ont poursuivi la logique détestable. Je plains les métèques, les ex-colonisés de France et tous ses travailleurs et soldats qui ont servi ce cher pays qui ne les reconnait pas.

Ni droit du sang, ni droit du sol, je préconise une loi nouvelle de reconnaissance ( voir les travaux d'Axel Honneth : la lutte pour la reconnaissance) ...à l'avenir, dans ce genre de situation, c'est  un jury citoyen local, examinant les états de service des gens, qui sera chargé d'établir un constat objectif, pour que  soit reconnu et  accordé le titre de citoyen français à ceux et celles qui le demandent.

 

 

09/02/2014, 11:18 | Par ghislaine Redy en réponse au commentaire de KOSZAYR le 08/02/2014 à 20:11

 

Tous les français, y compris ceux nés de parents français, doivent présenter un certificat de nationalité délivré par le tribunal d'instance lorsqu'il demande un passeport ou une carte d'identité, même ceux qui portent une particule ou qui s'appellent Jean Dupont ou Albert Durand. (lois Debré et Pasqua)

09/02/2014, 21:00 | Par avellino en réponse au commentaire de ghislaine Redy le 09/02/2014 à 11:18

Ben non , je nai jamais eu autre chose a fournir qu'un extrait dacte de naissance , et rien du tout si la date de validité de la CI n'était pas encore dépassée .

08/02/2014, 20:12 | Par Véronique HURTADO

Née au Maroc, quelle idée, j'ai vécu la même aventure.

Il a fallu que ma mère retrouve le livret de famille du grand-père pour obtenir ma carte d'identité nationale.

Pourtant je suis fonctionnaire et je travaille dans la police nationale.

Tellement ce fut cauchemardesque que je présente ma carte professionnelle et pense éviter de renouveler la CNI. Une horreur, cette ambiance de suspicion maladive et de soupçons  abscons ! 

Et normalement pour être fonctionnaire il faut être de nationalité française. Il paraît ! 

Une solution contre le "red-paper" :

- une nationalité française à vie, des papiers d'identité à vie ! Point-barre. Si la carte nationale n'a pas été falsifiée et est réelle, elle est renouvelée d'office.

Le temps et l'énergie gaspillés pour ces tracasseries administratives qui font jouïr les petits chefs à l'ego hypertrophié, c'est démentiel !

Faisons des économies et simplifions les démarches administratives françaises :

 - Moins de fonctionnaires du type autoritarisme exacerbé, revanchard et salopard !

- et moins de dossiers à monter et démonter et remonter, même si faire et défaire, c'est toujours travailler.      

 

08/02/2014, 20:18 | Par Fantie B.

Après avoir lu tout cela, j'ai l'impression de revenir en arrière de 5 ans. En 2009 sur Mediapart, avec le témoignage de Gérard Cicourel (voir mon commentaire ici), de nombreuses personnes ont témoigné de leur parcours dans les mains de l'administration. Ceux qui n'avaient pas subi ces avanies ont dit leur étonnement, leur indignation. Beaucoup (dont moi) espéraient que l'administration allait se réformer sur ce point.

Et non, rien n'a changé.

Comment un tel dysfonctionnement peut-il subsister ? N'y at-il pas d'action collective possible ? Est-ce lié aux politiques d'immigrations des différents gouvernements ? (voilà mes questions)

08/02/2014, 20:49 | Par KOSZAYR en réponse au commentaire de Fantie B. le 08/02/2014 à 20:18

édifiant Fantie B, que tous (tes) les métèques de France se donnent la main!

08/02/2014, 20:55 | Par Fantie B. en réponse au commentaire de KOSZAYR le 08/02/2014 à 20:49

Ah si seulement !

L'administration ne peut poursuivre ce genre de pratiques que parce qu'elle se présente, dans chaque cas, face à un seul individu isolé.

08/02/2014, 22:42 | Par KOSZAYR en réponse au commentaire de Fantie B. le 08/02/2014 à 20:55

La création d'une assoc' du genre " Les français sans papiers" pourrait être un instrument utile à rassembler pour faire bouger les lignes ?

09/02/2014, 21:21 | Par cairns en réponse au commentaire de Fantie B. le 08/02/2014 à 20:55

Je suis d'accord sur la question de l'isolement. Le père de ma compagne né en France de parents sardes (i.e. ritals) s'est trouvé dans une situation qui ressemble beaucoup. L'état ne s'était pas posé de question de nationalité lorsqu'il a commencé à travailler dans les mines à 14 ans, ni quand ce même état l'a rappelé pour l'envoyer faire l'infâme guerre d'Algérie. Lui ne s'était pas posé de question de nationalité lorsque l'état (J. Moch) avait envoyé l'armée contre les grèves de mineurs. Sa France il l'a en quelque sorte gagnée par la camaraderie ouvrière. Il renouvelait son certificat de nationalité tous les dix ans mais tout est devenu beaucoup plus compliqué lorsqu'il a été question de pension de retraite. J'en viens à la question de l'isolement: lorsqu'il a pris sa retraite, lors de la fermeture des mines d'Alès, sous la présidence Mitterrand, sa fille a d'abord dû écrire lettre sur lettre à l'administration jusqu'à ce que l'action syndicale permette de dire: "on ne trie pas les pensions par l'identité". Il a eu sa pension plusieurs années avant le renouvellement de son certificat de nationalité par l'action syndicale collective.

08/02/2014, 20:35 | Par Jacques Mourlanne

Il y a un détail qui m'échappe totalement concernant les problèmes de renouvellement de carte d'identité.

Détenir une carte d'identité présuppose que la preuve de la nationalité a été établie.

Partant de là, le fait même de posséder une CNI est en soi preuve que l'on est français.

Cela devrait donc être, en toute logique, le seul document nécessaire lors d'un renouvellement.

Quelqu'un peut-il expliquer pourquoi un renouvellement de CNI nécessite de prouver quelque chose qui l'a déjà été lors de l'obtention de la CNI devant être renouvelée?

08/02/2014, 20:47 | Par KOSZAYR en réponse au commentaire de Jacques Mourlanne le 08/02/2014 à 20:35

C'est Kafkaien en effet  Jacques Mourlaine, après De Gaulle, nous devons probablement vivre sous le règne des UBU présidents de la Vème. Alfred Jarry ne nous contredira pas.

08/02/2014, 23:32 | Par Gabas en réponse au commentaire de Jacques Mourlanne le 08/02/2014 à 20:35

Moi aussi, j'ai eu du mal à comprendre quand un collègue de travail (d'ascendance italienne) a été confronté au même problème en 2009.

Une carte d'identité suffit-elle à son renouvellement ? Oui et non : elle suffit à condition qu'elle soit "sécurisée", ce concept sarko-valsien étant défini ici ... Sinon, y'a gros risque de galère (elle est ) : faute d'un passeport dûment "sécurisé" (en cas de perte ou vol, par exemple), on va direct à la case « Acte d'état civil siouplait ! ». Ok, mais attention : si, pour une raison ou une autre, la nationalité ne figure pas explicitement ou « en mention marginale » sur le dit acte, c'est carrément mal barré ! On se retrouve illico au pays de Kafka : voir  par exemple (mais seul un sénateur peut comprendre). Et c'est ce qui est arrivé à beaucoup de gens, dont la soeur de Guy Konopnicki, comme Zap Pow l'a rappelé plus haut.

Comment en sortir ? Je ne sais pas trop, mais voici une piste qui vaut ce qu'elle vaut. La république française, c'est comme qui dirait le centralisme démocratique : le "top down" passe par le préfet, et le premier étage du "bottom up", c'est le maire. Donc, quand l'exécutant de l'Exécutif d'en haut fait son autiste, la solution peut passer par une demande d'audience au maire, de préférence accompagné par un délégué du personnel (si on a la chance d'en avoir un, sinon y'a les UL), et pétition d'entreprise ou de voisinage à l'appui. Si m'sieur le maire connait son boulot, il en touchera un mot au sous-préfet, et comme cet honorable fonctionnaire a la sainte trouille du scandale (surtout dans les entreprises), ça peut aider à mettre de l'huile dans les rouages de notre p... de république bonapartiste.

08/02/2014, 21:25 | Par OLALA

Tres beau billet

08/02/2014, 21:43 | Par scipionduvexin

Il y a 2 ans nous avions eu ici l' article de blog

Qui veut gagner la nationalité française?http://blogs.mediapart.fr/blog/fini-de-rire/130212/qui-veut-gagner-la-nationalite-francaise

auquel j'avais apporté mon témoignage suivant concernant le thème différent de la demande de nationalité mais qui, rejoig,ant  le même caractère ubuesque, m'avait conduit à m'adresser au député de ma circonscription, non pas pour lui demander de l'aide, mais en sa qualité de ( on ne peut plus) spécialiste - Philippe HOUILLON, avocat, député maire de Pontoise fut Président puis VP de la commission des lois à l'A.N

*****

Je suis indirectement concerné ... puisque mon épouse Coréenne souhaite obtenir la nationalité Française après avoir vécu ici depuis  une bonne vingtaine d'années .

Je ferai donc 2 remarques: ( sur les tests demandés aux candidats à la nationalité)

* ces tests ne sont pas gratuits. Suivant les organismes habilités ( par qui ? j'aimerais le savoir pour dire 2 mots au donneur d'ordre avant de lui raconter le 2 ème point suivant et lui foutre mon pied au cul )

* pour obtenir la nationalité pour raison de " marié(e) à un conjoint Français d'origine" ( en plus d'être mêre de 2 enfants Français  celui ci doit faire preuve de sa nationalité. 

- Ah oui, normal, et alors me direz vous ?

- oui , d'accord sur le principe, mais que faut il faire pour çà ?

=> je vous invite à lire la lettre à mon député ( membre de la commission des lois, donc qui aurait dù se sentir un tout petit peu concerné)

******

à l'attention de Monsieur Philippe  HOUILLON, 
Député, membre de la commission des lois

 Monsieur le Député,
Je voudrais vous faire part de mon indignation face à une démarche administrative qui me révolte .
En tant que membre de la commission des lois, j'espère que vous comprendrez cette indignation 
et que vous mettrez tout en oeuvre pour que cessent de telles pratiques.
Né en 1952 en France métropolitaine dans une famille de paysans établis 
depuis au moins 10 générations, j'ai dû établir à maintes reprises et sans
 trop de difficultés des démarches pour établir et renouveler mes documents 
identitaires tels que CNI et passeport.
Mon épouse , de nationalité Coréenne, avec qui je suis marié depuis 17 ans souhaite
 aujourd'hui faire la demande de nationalité française et pour celà elle doit bien 
entendu constituer un dossier justificatif, ce qui est tout à fait compréhensible et légitime.
Pour celà il lui est demandé de prouver la nationalité de son mari et  là ,
 permettez moi de tomber des nues, j'apprends, par un document administratif 
de 4 pages A4 sous en tête du Tribunal d'Instance de xx:
* qu'un acte de naissance établi par la mairie du village où je suis né, ne prouve pas ma nationalité française
* que ma carte d'identité ne prouve pas ma nationalité française
* que mon passeport ne prouve pas ma nationalité française
et que par conséquent je dois faire des démarches "pédibus jambus"  pour 
produire des documents complémentaires tels que:
* l'acte de naissance de mon père 
* l'acte de naissance de ma mère
* l'acte de mariage de mes parents
Cette démarche fastidieuse m'amène aux constats et interrogations suivants:
* les informations relatives à ma nationalité par filiation figurent déjà sur mon extrait 
   de naissance
* l'établissement de la  carte d'identité nationale et du passeport assortis d'un timbre
 fiscal onéreux sont des démarches déjà suffisamment fastidieuses et couteuses pour 
considérer que l'administration française y passe le temps nécessaire en vérifications
 pour ne pas délivrer ces titres indûment.
=> comment donc la même administration peut elle considérer que des documents produits
 par elle même avec les mêmes supports justificatifs ne sont pas des preuves suffisantes?

à suivre....

 

08/02/2014, 21:41 | Par scipionduvexin

suite:

Monsieur le Député, permettez moi de faire le parrallèle, probablement politiquement
 incorrect, mais je ne peux m'empècher d'y penser, entre ces démarches avec d'autres 
d'un  temps que nous n'avons pas connu ni l'un ni l'autre, à quelques années près.
Il est dans l'air du temps de considérer qu'il y aurait trop de personnel dans la fonction
 publique, alors s'il vous plaît, usez de votre pouvoir pour
* supprimer de telles mesures aberrantes
* faire en sorte que les documents établis par l'administration soient soumis à un label 
  de qualité et d'authenticité: si on peut fournir des labels d'origine contrôlée pour du vin
   et des poulets, on devrait quand même  pouvoir considérer qu'une carte d'identité 
   nationale est un document attestant de ce que pour quoi on l'a payé !
* utiliser les ressources humaines de l'administration à un service public efficace et de
   qualité pour des taches positives et constructives et non à des fonctions d'inquisition 
couteuses pour l'état et révoltantes pour les citoyens.
Veuillez croire, Monsieur le Député, en l'expression de mes sincères salutations.

***********

et qu'est ce qu'il m'a répondu ?

* rien, puis après relances son attachée parlementaire m'a envoyé le n° d'un décret qui s'est avéré concerner les français né à l'étranger. Donc rien à voir

* j'ai exigé de le rencontrer lors d'une de ses permanences, et après 2 heures d'attente: 

- Je n'étais pas au courant de votre requète, oui je sais toutes ces démarches sont énervantes, moi même ma CI est périmée et patati et patata....

  Que puis je faire pour vous aider.

  - Je crois que vous avez mal saisi ma démarche M Le Député.

J'ai suivi les procédures, pas besoin de votre aide pour çà, en plus je passe  mon temps depuis 2 heures pour venir vous en parler puisque vous ne répondez pas à mes mails ou à côté de la plaque, et je  tiens à vous faire savoir que je suis indigné de ces procédures honteuses qui sont une atteinte à ma citoyenneté et que je vous demande de remettre sur la table en tant que membre de la commission des lois.

-  Je vous comprends mais je ne peux rien faire !

...... Au suivant,

*****

J'espère qu'il me lira ici:  Comment osez vous répondre que vous n'y pouvez rien ? Au prix où vous êtes payé comme député, au lieu de pavaner sur les plateaux de télé es-spécialiste, faites le boulot pour lequel vous êtes payé, à savoir légiférer et défendre les citoyens. A quoi servent les 577 zozos qui siègent à l'A.N si LE Spécialiste du droit que vous êtes dit qu'il ne peut rien faire face à de telles absurdités et que cesse ces agissements d'une administration se comportant ainsi vis à vis des citoyens. Si vous ne pouvez rien faire, alors vous ne servez strictement à rien. Je ne vous ai pas alerté sur un problème d'agriculture, de pèche ou d'industrie qui ne sont pas vos domaines de compétence, mais bien sur vos champs de compétence à vous.  Si ça dépasse vos capacité de mettre cela sur la table, un conseil, vous et les 600 autres zozos qui émargez à l'A.N:   restez chez vous, surtout le jour de la paie!


08/02/2014, 22:53 | Par Georges Râleur

08/02/2014, 23:01 | Par Georges Râleur

Il existe un circulaire du 09 février 2010, IOC /K/10/02588/J,  du Ministère de l'Intérieur (à l'époque c'est Mr Hortefeux  je pense), signé par le Directeur de Cabinet Michel BART,  qui précise que si la personne est titulaire d'une CIN plastifiée ou de Passport Numérique, toute autre demande preuve de Nationalité est superflue.

J'ai la copie de ce circulaire (pdf) mais je ne sais comment la joindre

Je me rappelle très bien la sortie de ce circulaire , car elle fait suite aux problèmes de Mme Anne Sinclair, au moment du changement de son passport ou CIN

Je tiens à dispostion de qui la veut une copie de ce circulaire

 

09/02/2014, 08:45 | Par BAKARY CAMARA en réponse au commentaire de Georges Râleur le 08/02/2014 à 23:01

Bonjour Monsieur.

Je fais mention de cette circulaire dans ma lettre ouverte.

Mais une circulaire n'a pas force de loi et elle est soumise à l'appréciation discrétionnaire du fonctionnaire qui veut bien l'appliquer. C'est pourquoi qu'au delà de mon cas personnel, j'aimerai que nos  honorables députés déposent une proposition de loi qui reprenne la dite circulaire afin qu'elle soit opposable à tout fonctionnaire zélé. Je vous remercie de votre sollicitude et vous tiendrai informé de la suite donnée à notre cas.

Cordialement.

09/02/2014, 12:14 | Par Fantie B. en réponse au commentaire de BAKARY CAMARA le 09/02/2014 à 08:45

"une circulaire n'a pas force de loi et elle est soumise à l'appréciation discrétionnaire du fonctionnaire qui veut bien l'appliquer."

Je suis ignare en matière législative, là vous m'apprenez quelque chose ! Je crains d'avoir mal aiguillé certains de mes étudiants en travail social, du coup... Embarrassé

09/02/2014, 00:42 | Par scipionduvexin en réponse au commentaire de Georges Râleur le 08/02/2014 à 23:01

à toutes fins utiles, il serait peut-être judicieux d'interpeller chacun des membres de la

Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République

Attention je crois qu'il est interdit d'envoyer des messages à tous les députés d'un seul coup.

et si vous le souhaitez,  chacun d'entre nous pourrait de plus renvoyer copie de votre démarche à son député + au  Pdt et aux V.P pour montrer notre incompréhension et notre indignation face à de telles aberrations en leur demandant des actions concrètes

perso ce serait Houillon - 95

 PRÉSIDENT       M. Jean-Jacques Urvoas :   [email protected]

V.Pdts: Mme Marie-Françoise Bechtel:   [email protected]

M. Jean-Yves Le Bouillonnec : [email protected]

M. Jean-Frédéric Poisson : [email protected]
M. Dominique Raimbourg : [email protected]

 SECRÉTAIRES

Mme Axelle Lemaire : [email protected] 

M. Alain Tourret :  [email protected]

 MEMBRES

Mme Nathalie Appéré

M. Christian Assaf

Mme Marie-Françoise Bechtel

M. Erwann Binet

M. Jean-Pierre Blazy

M. Jacques Bompard

M. Marcel Bonnot

M. Dominique Bussereau

Mme Colette Capdevielle

M. Christophe Cavard

Mme Marie-Anne Chapdelaine

M. Éric Ciotti

M. Jean-Michel Clément

M. Gilbert Collard

M. Sergio Coronado

Mme Pascale Crozon

M. Carlos Da Silva

M. Marc-Philippe Daubresse  

M. Jean-Pierre Decool

 

M. Sébastien Denaja
Mme Françoise Descamps-Crosnier

M. Patrick Devedjian
M. Marc Dolez
M. Jean-Pierre Door
M. René Dosière
M. Philippe Doucet
Mme Laurence Dumont
M. Olivier Dussopt
M. Matthias Fekl
M. Georges Fenech
M. Hugues Fourage
M. Édouard Fritch
M. Yann Galut
M. Guy Geoffroy
M. Bernard Gérard
M. Daniel Gibbes
M. Yves Goasdoué
M. Philippe Goujon

Mme Françoise Guégot
M. Philippe Houillon
M. Sébastien Huyghe

M. Armand Jung
Mme Marietta Karamanli
Mme Nathalie Kosciusko-Morizet
M. Guillaume Larrivé
M. Jean-Yves Le Bouillonnec
Mme Anne-Yvonne Le Dain
Mme Axelle Lemaire
M. Bernard Lesterlin
M. Alfred Marie-Jeanne
M. Patrick Mennucci
M. Pierre Morel-A-L'Huissier
Mme Nathalie Nieson
M. Jacques Pélissard
M. Edouard Philippe
M. Sébastien Pietrasanta
Mme Elisabeth Pochon

M. Jean-Frédéric Poisson
M. Pascal Popelin
M. Dominique Raimbourg

M. Bernard Roman
M. Roger-Gérard Schwartzenberg
M. Alain Tourret
Mme Cécile Untermaier
M. Jean-Jacques Urvoas
M. Daniel Vaillant
M. Jacques Valax
M. François Vannson
M. Patrice Verchère
M. François-Xavier Villain
M. Jean-Luc Warsmann
Mme Marie-Jo Zimmermann
M. Michel Zumkeller

08/02/2014, 23:18 | Par Georges Râleur

09/02/2014, 00:15 | Par Inspecteur Canopée

Très beau texte, d'une belle langue.

Que j'ai honte à ma France quand je vous lis.

Ce sont toujours quelques grains de sable qui font dérailler la machine. Mais l'etat est responsable à deux niveau. D'abord dans la formation de ses greffiers et magistrats qui doivent cesser d'être recrutés sur des bases conservatrices et d'autre part dans la poursuite des infractions commises par ces agents publics. Cela vaut aussi pour toutes ces professions publiques où il faudrait sériseusement penser à séparer le bon grain de l'ivraie.

 

09/02/2014, 05:33 | Par Leséparges

Oui c'est de la belle littérature .

Mais rien d'autre .

Vous ne réclamez pas la nationalité française pour votre père décédé en 1959 et qu'il a eue dites vous .

Vous la réclamez pour que ses enfants dont vous , né hors héxagone , l'ayez . Donc aussi les petits enfants ...Et probablement les droits qui vont  avec .

Je suppose que vous êtes donc sénégalais .

C'est infamant d'être sénégalais ?

De votre vie vous n'en parlez pas .

Comme je n'ai pas les éléments du dossier entre le mains je n'en dirai pas plus .

Comme il est facile avec des mots de manipuler les gens surtout sur MdP où l'on ne rencontre que des victimes et des opposants radicaux ...

Le lieu de débat où "nous sommes  tous beaux , gentils et intelligents et tous les autres sont des méchants , des pourris et des imbéciles ".

Et de les entrainer dans la paranoia .

J'attends votre réponse .

09/02/2014, 08:54 | Par BAKARY CAMARA en réponse au commentaire de Leséparges le 09/02/2014 à 05:33

http://www.youtube.com/watch?v=GmycHSA3Yuo

Mon père n'est pas un couteau sans manche auquel il manquerait la lame. J'ai du mal à croire que décédé en 1959, il ait pu demander la nationalité française en 1966. Mon père n'est pas le Christ non plus. Bon dimanche quand même.

 

10/02/2014, 02:23 | Par mvr13 en réponse au commentaire de BAKARY CAMARA le 09/02/2014 à 08:54

Etait-il vraiment indispensable de vous abaisser à apporter une réponse à ce cuistre?

Sauf à considérer qu'il soit un agent administratif délégué à l'état civil...auquel cas c'était en effet nécessaire !!

 

 

PS : Sachez néanmoins cher Bakary, que votre réponse m'a tout de même arrachée un immense sourire ...très bienvenu après vous avoir lu plus haut. Ce que votre lettre rapporte m'a révoltée.

09/02/2014, 09:51 | Par Georges Râleur en réponse au commentaire de Leséparges le 09/02/2014 à 05:33

Comme il est facile avec des mots de manipuler les gens surtout sur MdP où l'on ne rencontre que des victimes et des opposants radicaux ...

Le lieu de débat où "nous sommes  tous beaux , gentils et intelligents et tous les autres sont des méchants , des pourris et des imbéciles ".Leséparges 

cela sent les propos de sa "suffisance" , de celui qui insulte ceux qui ne pensent pas comme lui.


Comme je n'ai pas les éléments du dossier entre le mains je n'en dirai pas plus .

Alors, ne participez pas au débats si vous ne prennez même pas la peine de lire le texte en entier. C'est vous qui prenez cet espace de liberté à MdP pour assener et faire ressortir votre racisme latent, genre : "je suppose donc que vous êtes sénégalais". Pusique vosu ne connaissez par le dossier, pour quoi un tel propos ?

Il ya des moments ou on a tt simplment envie de réagir en disant : casse-toi ....., mais on ne l'écris pas car on est quadn même sur MdP ! mdr


09/02/2014, 20:38 | Par Leséparges en réponse au commentaire de Georges Râleur le 09/02/2014 à 09:51

Un dossier c'est plus que le témoignage d'un plaignant .

09/02/2014, 20:33 | Par avellino en réponse au commentaire de Leséparges le 09/02/2014 à 05:33

Insinuations de merde .

Et de toute façon,  oui  c'est une chance d'être francais , vous avez cette chance vous aussi , et une des raisons de cette chance dont vous profitez c'est que la France est un état qui respecte le droit . Ca vous emmerde d'être dans un pays basé sur le  respect le l'état de  droit ?

Et en plus ,  vous ne savez même pas lire : ... fac de médecine de Rouen ... école d'ingénieur ... iut , réserviste dans la gendarmerie française ... 

10/02/2014, 08:47 | Par Leséparges en réponse au commentaire de avellino le 09/02/2014 à 20:33

Non justement ça me semble important d'être dans un état de droit et non de combines de réseaux et d'arbitraire .

Mais justement quand une injustice se fait , car ça peut  arriver,  il y a des recours , des appels et des révisions possibles .

Par exemple chez les demandeurs de droit d'asile . Certains sont déboutés et à tort mais peuvent faire valoir des recours y compris devant la justice européenne .Pour l'instant .

Mais allez vous soutenir que tous les demandeurs d'asile ont un dossier justifié et qu'il n'y a jamais d'abus de ce côté ?

C'est comme dans les CV : certains se targuent d 'un tas de diplômes qu'ils n'ont pas pour passer devant les autres .

Ils y vont à l'esbrouffe au culot .

Mais globalement notre société est justement de plus en plus tolérante vis à vis des fraudeurs .

Mais comment discuter avec des gens qui affirment ici que notre pays , le mien , "est un pays de merde" ?

Ceux qui demandent à être naturalisés ou l'asile politique ne voient apparemment pas les choses de la même façon .

Peut être parce qu'ils ont d'autres références et savent réellemnt ce qu'est un pays de merde , un pays violent ou dictatorial .

10/02/2014, 19:04 | Par avellino en réponse au commentaire de Leséparges le 10/02/2014 à 08:47

Vous enfumez grave , là il s'agit d'un francais et de ses enfants , qui sont donc français de droit . et à qui vous deniez ce droit , sous pretexte d'une probable double nationalité .

Inutile donc de noyer le poisson avec des histoires de demandeurs d'asile .

( Toute la famille de ma femme a la double nationalité française et japonaise . Allez vous retirer la nationalité à ceux qui auraient l'outrecuidance de trouver un boulot au Japon et de s'y installer , par exemple à son neveu doctorant en relation internationale qui s'intéresse aux relation russo japonaise, qui est installé là bas ? )

 

09/02/2014, 07:02 | Par michelle drouin-anin

qu'est qu'il dit mon commentateur au dessus? votre père décédé en 1959? quelle humeur le dimanche matin si tôt ...relisez bien le texte et essayez de bien comprendre ce qui est dit. Mais vous avez raison sur un point : on est jamais tout noir ou tout blanc, mais tous marrons dans ces histoires

09/02/2014, 08:53 | Par Leséparges en réponse au commentaire de michelle drouin-anin le 09/02/2014 à 07:02

Chère madame : permettez que je n'ai pas répondu à votre commentaire .

Bien le bonjour chez vous .

09/02/2014, 09:47 | Par Tiptop

Votre père a toujours été, officieusement bien sûr, un Français d'origine controllée comme il y en a tant d'autres dans notre beau pays qui n'a jamais su assumer ses aspirations à l'égalité des droits. Mon fils ainée (adoptif) et ma femme d'origine africaine, sont dans cette catégorie, Ils vivent donc aussi avec cette épée de Damocles. Nous croisons les doigts. Je compatis pleinement et vous soutiens dans votre combat. Bon courage.

09/02/2014, 11:00 | Par Gerard Menvusa

Cette racialisation du problème est intéressante, j'avais eu le même réflexe lors de mon premier renouvellement de CNI il y a une trentaine d'années : la fonctionnaire d'apparence antillaise me demande de manière aggressive : "vous avez un parent né à l'étranger" ? Moi de répondre timidement "oui". Elle de m'ordonner sur un ton menaçant : "revenez avec une photocopie de sa CNI".

A l'époque j'étais très jeune, et le racisme anti-blancs n'existait pas (je n'avais par ailleurs jamais été confronté  à l'antisémitisme).

Et donc ça fait trente ans que je me demande ce qui se passerait si je me fachais avec mon ascendant né non Français à l'étranger (ou s'il avait la mauvaise idée de décéder) : obligation d'obtenir un certificat de nationalité ?

J'aimerais beaucoup avoir une deuxième nationalité, je regrette de ne pas avoir profité de l'époque où il était facile d'obtenir un passeport canadien.

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

09/02/2014, 11:26 | Par ghislaine Redy

 

http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F15371.xhtml
L'enfant d'un ancien combattant de l'armée française a-t-il des droits particuliers ?
Mise à jour le 11.09.2013 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Non. L'enfant étranger d'un ancien combattant de l'armée française n'a pas de droits particuliers :

  • ni pour l'obtention d'un visa d'entrée ou d'un titre de séjour en France,
  • ni pour l'acquisition de la nationalité française (sauf exceptions pour l'orphelin du militaire décédé, sur proposition du ministère de la défense).

À savoir : à la différence de ses enfants, l'ancien combattant de l'armée française peut bénéficier automatiquement d'une carte de résident et, sous conditions, d'une naturalisation .

09/02/2014, 13:14 | Par BAKARY CAMARA en réponse au commentaire de ghislaine Redy le 09/02/2014 à 11:26

Madame, Monsieur, pourquoi ai-je à vous parler de mon grand-père ancien combattant dans la marine nationale française ? Cela ne confère aucun titre de noblesse ou de gloire, synonyme de traitement de faveur ou d’exception, car tout le monde n’est pas censé avoir obligatoirement un grand-parent ancien combattant. Mais je me dois d’honorer sa mémoire et son nom en toute circonstance. Un joli coup de balai n’abolira jamais le hasard. Si mon père et toute sa descendance sont français, cela ne relève aucunement du hasard !

09/02/2014, 11:54 | Par kakadoundiaye

Sumarak,

ta lettre m'a ému, vraiment.
Quel est donc ce pays que nousa vons aimé que nos pères ont choisi et aimé?

Un de mes bons amis, sénégalais, de Fatik , est mort il y a quelques mois; Il s 'appelait Bacary aussi. Nous parlions souvent de son désir d 'être français. ... je suis heureux pour lui qu'il n'est pas vu la France dans sa si triste réalité d'aujourd'hui. 

Puisses tu l'ami lui cracher à la gueule à ce pays de merde qui traite si mal ses enfants et ses amants!!

09/02/2014, 12:04 | Par létoine

Une sixième république pour balayer toute ces normes et contraintes stupides qui tuent la France à petit feu ; tout remettre à plat , une Nouvelle donne ????

09/02/2014, 12:56 | Par [email protected]

Tel que votre cas est décrit il ne peut que soulever l'indgnation de la part de toute personne humainement ordinaire.

Votre cas s'inscrit dans le cadre plus general et national de la gestion de l'immigration.

Penser que 100% des demandes faites dans ce cadre sont sinceres et honnetes releve au mieux de la candeur .

Consequement les pouvoirs publique se doivent d'en tenir copmte dans les procedures de decision et c'est la que le bas blesse et que la porte s'ouvre pour les exces de quelques fonctionnaires trops zelés 

Que celui ou celle qui n'a jamais rencontré ce type de probleme en gerant une activité humaine jette la premiere pierre a nos ministres

Je ne doute pas de votre sincerité et je vous souhaite d'etre retabli dans vos droits 

 

09/02/2014, 13:36 | Par Tazibus

Cher Bakary,

Lorsque je lis des témoignages comme le vôtre, je me sens fier de partager ma "francitude" avec son auteur et suis terriblement ému.

Puissiez-vous obtenir la réparation morale de cette atteinte à votre humanité, puisse votre père recouvrer la part de soi qu'il n'aurait jamais dû perdre et qui lui est dûe.

Avec toute mon amitié

09/02/2014, 20:43 | Par Laurence Lieblich

Il semble que votre père ait bénéficié de son certificat de nationalité française trop précocement puisque votre père n'avait pas encore sa majorité révolue, fixée alors à 21 ans, lorsque cet acte lui a été délivré.

Il y a donc vice de forme, quoique, sur le fond, personne ne conteste à votre père sa légitimité à être reconnu Français.

L'acte initial, entâché de ce vice de forme, a été entériné en 1986 avec un second certificat.

La question est de savoir si un acte, initialement entâché d'un vice de pure forme, mais entériné subséquemment, peut ultérieurement être rejeté, ici dès 1996.

C'est une question générale de droit procédural français; idéalement, elle devrait être résolue comme telle, indépendamment de la question de nationalité, en l'espèce objet de l'acte litigieux.

Maintenant, sur le fond, la question de nationalité est sensible, le préjudice moral tout à fait déterminant, et ce d'autant plus qu'il a des conséquences terribles sur la descendance directe de personnes à priori bien intégrées (tout au moins au vu de leurs études) à la France métropolitaine.

Donc, même si la question générale de droit procédural, devait, en l'espèce, conclure à la déchéance de nationalité, il conviendrait de la revoir, en vertu de l'équité due à une personne votre, père, n'ayant commis aucune faute, mais ayant au contraire bien servi la Nation, et ce d'autant plus que cette décision de déchéance s'appliquerait à fortiori, et rétroactivement à toute sa descendance non née sur le territoire national!

Humainement, il va s'en dire que l'on devrait avoir renouvelé le titre en 1996 sans commentaire et basta!

Maintenant, le cas de votre père pose aussi une question strictement juridique intéressante...

Tenez-nous au courant et, surtout,  bon courage!

09/02/2014, 15:14 | Par zane

*********************************************

 

Je suis actuellement en train de visionner ces documentaires. Il y a comme de tristes échos...

Il y en a quatre, j'envoie le premier, les autres se trouvent en lien.

Afrique(s) une autre histoire du 20è siècle 1/4 (1885-1944) © .

09/02/2014, 19:03 | Par mamco

Question mauvais goût sur le sujet : difficile de trouver mieux :  :

Il n’est pas rare que pour des raisons légales, personnelles ou professionnelles, un expatrié souhaite renoncer à la nationalité française. À l’inverse, un expatrié peut également souhaiter réintégrer son ancienne nationalité. Mais quelle est la marche à suivre

09/02/2014, 22:42 | Par L'écossais

Simplifier, en France ça veut dire compliquer... Je pensait qu'en ayant des ministres "issus de l'immigration" cela faciliterait les choses pour ce genre de problèmes... Hé ben non. Pourquoi s'acharner sur des questions d'identité alors que les humains sont tous des humains. Pour moi la réponse est dans l'incompétence de notre personnel politique qui est outrageusement payé pour être aussi médiocre. La nature va nous poser de tels problèmes dans un avenir proche que ce détail va se régler de lui-même. Ce ne sont pas les capitaux qui vont changer ce monde mais les hommes de bonne et très forte volonté. Rappelez-vous toujours qu'un con qui marche va plus loin qu'un intellectuel assis ! Il était bien français celui qui a dit ça ?

10/02/2014, 00:32 | Par bernard Farion

Bonjour Bakary,

Comme beaucoup d'autres, votre lettre m'a causé grande émotion et admiration pour votre pratique de la langue française.

Vous avez bien fait d'écrire aux Ministres, car je suppose que d'autres cas semblables existent, inconnus et anonymes. Ils ne sont pas directement responsables de la bêtise de certains membres de l'administration qui, en vouant faire du zèle, se rendent responables d'injustices et déshonorent parfois la République.

La France reste malgré tout un pays de droit, comme le Sénégal, ce qui constitue un rempart contre la bêtise ou la méchanceté. Courage ! Poursuivez votre combat et je suis certain que vous aboutirez.

10/02/2014, 01:42 | Par mcchristian

Depuis les lois Pasqua difficile d'être Français... et la venue de la gauche au pouvoir à deux reprises n'a pas changé cela. De plus ce pouvoir est donné à des fonctionnaires pointilleux et non sans arrières pensées.

je comprends la rage de ces jeunes que l'on persiste à appeller "jeunes issus de l'immigration" alors qu'ils sont la 3ème génération née sur le sol Français.

En quelques mots, né en France en 1958 de parents Italiens nationalisés en 1956 je suis né Français de souche contrairement à mes frères et soeurs qui bien que nés en France ont reçu un décret de naturalisation en 1956. J'ai bien sûr fait mon service nationnal et pour les besoins de mon travail reçu une agréementation "confidentiel défense".

Lors du renouvellement de ma carte d'identité en 91 je me suis vu signifier par la personne de l'état civil que mes parents étaient étrangés et qu'en conséquence je devais apporter la preuve de ma nationnalité Française, le livret de famille de mes parents n'étant pas suffisant. Dernièrement lors du renouvellement de celle-ci j'ai (comme mes frères et soeurs) du porter sur le document comme quoi mes parents étaient de Nationalité étrangère.

10/02/2014, 16:26 | Par avellino en réponse au commentaire de mcchristian le 10/02/2014 à 01:42

Alors qu'ils sont français !

10/02/2014, 08:52 | Par Annie PEPIN

Je souhaite de tout coeur que vous obteniez satisfaction au plus vite et ce jour-là, dites le nous que nous puissions nous en réjouir avec vous!

10/02/2014, 09:23 | Par sushi

Législation de guichet !

Spécificité française, qui consiste à aller au delà des règlements établis, pour s'attirer les bonnes grâces du chef . . .

Elle existe dans tous les domaines, dans toutes les administrations, et je crains fort que "Pépère" malgré son " choc de simplification " n'y change pas grand chose, d'autant plus qu'il assure Valls de tout son soutien.

Courage à vous ;-)))

10/02/2014, 10:47 | Par lilibel

Quand devient-on vraiment Français ?

Petite "mésaventure" personnelle :

Naturalisée en 1976 (par mariage) je coulais des jours heureux sous cette république que j'aime. J'étais même très fière d'en être un fonctionnaire (éducation nationale). Surprise donc le jour où je reçois un appel du ministère concernant mon dossier. Pour résumer :  mes droits à la retraite vont être étudiés mais on constate que je n'apparais pas au fichier de l'état civil français. Pas d'état civil, pas de pension... Après 25 ans d'exercice ça fait bizarre. Que je me rassure,me dit-on, je ne suis pas la seule dans ce cas (c'est rassurant en effet).

Conclusion, j'ai dû refaire tout le parcours de la demande de naturalisation, avec des frais bien sûr  puisque l'administration exige des actes originaux dont il convient de fournir la traduction (par traducteur agréé auprès des tribunaux).

J'ai quand même eu l'impression de subir un préjudice moral car enfin j'avais tout bien fait et il fallait encore tout justifier.

 

 

10/02/2014, 12:14 | Par Sergio Casa

Il est arrivé la même aventure à ma grand-mère à quatre-vingts ans, née en Belgique de parents français et pupille de la Nation (son père capitaine étant mort dans la Grande Guerre). Dans la queue de l'administration, elle a rencontré une autre vieille dame née à Madagascar et dont le père était colonel en service là-bas et qui devait aussi prouver sa nationalité...

Notre Administration est un nid de bêtise. Je ne suis pas sûr qu'en confier les rennes à des énarques soit une solution... Probablement le contraire.

10/02/2014, 16:29 | Par Marie-Claude QUEFFEULOU

Tout mon soutien à ce monsieur. L'adminsitration de notre pays est pleine de ces employés qui ont ont la possibilité de faire barrage au bon droit des demandeurs en emoloyant toutes sortes de tracasseries. C'est avec un réel plaisir qu'ils rejettent certaines demandes de renouvellement de cartes d'identités pour certains naturalisés. C'est le cas de mon mari qui a obtenu sa naturalisation par mariage. Pour ce il a fourni toutes les pièces qu'on lui a demandé, après bien des difficultés venues de son pays d'origine. Aujourd'hui il faut qu'il reprenne toutes ces démarches à zéro. Pour l'instant il a donc abandonné et nous sommes installés dans son pays d'origine. C'est moi qui vais alors avoir bien des difficultés avec les autorités consulaires de France pour la régularisation de mes pièces d'identité françaises; Ras le bol de la bureaucratie. Honte non pas à mon pays, mais plutôt à ces employés bornés auxquels on laisse de droit de bloquer des situations qui entrainent des situations dramatiques pour de nombrux citoyens.

11/02/2014, 03:14 | Par [email protected]

Salut

Bon, je réponds à plusieurs personnes à la fois.

- A l'auteur du courrier, courage, ne lâchez pas, vous êtes plus intelligent et plus fort qu'eux. Mme Taubira, Guyanaise et française, arrière petite-fille d'esclave, saura, je l'espère, réagir. Je la sais lettrée et intelligente elle aussi.

- A ceux qui ont donné leur avis sur "esclavage et réparation", moi je suis française à mon corps défendant, car Martiniquaise, je suis victime (car arrière petite-fille de victime) de l'esclavage. Les descendants actuels de colons esclavagistes (que nous nommons "békés") continuent de jouir, avec arrogance (si!si!), du fruit de ce qu'ils ont gagné à la sueur du front de mes ancêtres. Et le font fructifier, avec la bénédiction de l'Etat français, en nous empoisonnant désormais avec la même impunité (A 60 ans, j'enterre quasi quotidiennement des ami-es et parente-s du même âge, ayant ingurgité leur fameuse chlordécorne soi-disant afin de pouvoir "écouler leur stock"... qui n'en finit pas de s'écouler puisqu'ils continuent de le produire au Brésil)!

La question de la Réparation ne sera pas facile à résoudre mais DOIT être posée. Non pas au nom de la charité, mais au nom de la JUSTICE. En effet, Haïti a été spoliée car sommée de payer ses bourreaux afin qu'elle soit libre! Vous en rendez vous compte? L'Etat français devrait rendre au centuple à Haïti ce qu'elle a dû verser pour "rembourser" les esclavagistes. Personnellement (ni aucun martiniquais d'ailleurs) je ne réclame pas un rond pour moi-même, cependant tout le fric que les békés ont gagné par héritage, sur le dos de nos ancêtres, devrait pouvoir être reverser sous une forme quelconque...

-  Bref et pour terminer en restant dans le sujet, j'ai renouvellé 3 ou 4 fois ma CNI sans autre document qu'un extrait d'acte de naissance. Par contre cette CNI n'est pas un certificat de nationalité (j'ai dû en fournir un pour un autre acte administratif remis par le greffe du tribunal). Enfin, le tribunal administratif, que j'avais saisi dans une autre affaire, a renoncé, en effet, à faire appliquer au rectorat, une circulaire du ministère de l'Education nationale arguant du fait que "circulaire n'est pas loi". Or cette circulaire avait été rédigée afin d'appliquer concrètement une loi. Allez comprendre quelque chose à ça...

Bon courage à tous et à toutes

12/02/2014, 02:47 | Par laustral

A l'époque, il aurait fallu que mon père trop pressé d’être français attendît un an de plus ou que mon grand-père la demandât à sa place.

Et on lui menace la citoyenneté!

13/02/2014, 14:27 | Par BLAZ

Voici ce que reprenait la Constitution de 1793, celle des Conjurés, dans son article 4 de l'Etat du citoyen: «Tout homme né et domicilié en France, âgé de vingt et un ans accomplis; Tout étranger âgé de vingt et un ans accomplis, qui, domicilié en France depuis une année - Y vit de son travail - Ou acquiert une propriété - Ou épouse une Française – Ou adopte un enfant - Ou nourrit un vieillard ; - Tout étranger enfin, qui sera jugé par le Corps législatif avoir bien mérité de l'humanité - Est admis à l'exercice des Droits de citoyen français».

Malheureusement, je ne crois pas que Vals soit porteur de l'héritage de la Conjuration des Egaux, ni la gauche d'ailleurs!

J'ai d'ailleurs de plus en plus de réserve à l'égard de cette "francité" réservé aux ex-colonisés. Francité qui comme dans votre lettre doit inéluctablement se justifier, se rendre crédible. Et pourtant Dieu sait comme Senghor s'est imbibé de la France, de sa langue et de sa distinction. Au final, il y a un gouffre entre la République des vertus et celle de l'ADN, des chiffres de la France actuelle.

Peu de gens savent par exemple que des Turcs ont participé au siège de la Bastille. C'était une époque où l'on conciliait convictions et culture, où les luttes sociales primaient sur nos différences.

Les droits civiques m'inquiètent davantage.

Bonne chance et tout mon respect à votre papa.

 

 

Karim

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