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Affaire Boulin : Des Bouches s'ouvrent (7) La question à Guéant
Pour la première fois depuis que le nom de l'actuel ministre de l'Intérieur apparait dans l'affaire Boulin, une question précise a publiquement été posée à Claude Guéant.
M. Guéant a en effet été qualifié, notamment sur ce blog, mais aussi sur le site bakchich.info, ainsi que sur OWNI.fr de témoin privilégié du maquillage de l'assassinat de Robert Boulin en suicide.
Lors de l'émission mardi politique, sur RFI (Radio France Internationale), le 1 er novembre , Yvon Mézou, le directeur de la rédaction du quotidien 20minutes, a pris l'initiative : "Monsieur Guéant, je vais faire appel à votre mémoire: le 30 octobre 1979, au petit matin, un ministre, Robert Boulin, a été trouvé mort au bord d'un étang (...) le ministre de l'intérieur de l'époque, Christian Bonnet -dont vous étiez le collaborateur- a expliqué qu'il avait été prévenu dans la nuit, c'est à dire quelques heures avant la découverte du corps, en expliquant que le conseiller de permanence l'avait informé de ce décès. Il semble que ce conseiller, c'était Claude Guéant. Vous vous en rappelez ? Avez-vous des informations à nous communiquer sur l'enchainement des faits ?"
Claude Guéant : "Très franchement je ne me souviens pas avoir été le conseiller de permanence ce jour-là et je n'ai pas tout à fait le même souvenir. je me souviens que nous avons appris la mort de Robert Boulin alors que nous étions réunis, c'était un matin, assez tôt. Mais je suis incapable de me souvenir de cela".
La réponse du ministre ne brille ni par sa clarté ni par sa précision. Il fait état d'une réunion (du cabinet ? en présence du ministre Bonnet?) dont personne n'a jamais entendu parler.
Pourtant, apprendre la mort d'un ministre en exercice n'est pas banal. Cela n'arrive, au pire, qu'une fois dans la carrière d'un haut fonctionnaire et marque sa mémoire. Les détails restent gravés, en particulier la source d'une telle information. Si ce n'était lui le permanencier de service cette nuit-là, M. Guéant devrait parfaitement se souvenir du collègue qui eût à faire réveiller le ministre Bonnet ...
" Je suis incapable de me souvenir de cela" ressemble à un aveu, comme si M. Guéant avait voulu effacer ce pesant souvenir, nier qu'il fut un témoin privilégié de ce crime.
Autre hypothèse, qui ne peut être exclue, M. Guéant est de parfaite bonne foi, et a vraiment tout oublié de la nuit du 29 au 30 octobre 1979 . Une telle amnésie partielle pose alors la question de l'état de la santé cérébrale du ministre : est-il encore apte à remplir dans leur plénitude les hautes fonctions qui sont les siennes ?
http://www.rfi.fr/emission/20111101-2-claude-gueant-ministre-interieur
à la 16 éme minute (juste après les fadettes)


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Claude Guéant déclare : "Très franchement je ne me souviens pas avoir été le conseiller de permanence ce jour-là et je n'ai pas tout à fait le même souvenir. je me souviens que nous avons appris la mort de Robert Boulin alors que nous étions réunis, c'était un matin, assez tôt. Mais je suis incapable de me souvenir de cela".
Plusieurs remarques :
1) Claude Guéant parle de "la mort de Robert Boulin". Il n'emploie pas le mot suicide.
2) Lorsque JFK a été assassiné le 22 Novembre 1963, chaque personne aux USA se souvenait précisément de ce qu'elle faisait ce jour là lorsqu'elle a appris la nouvelle. Plus près de nous, lorsque les deux avions ont percutés le world trade center à New York, des millions de personnes à travers le monde savent exactement à quel moment elles ont appris la nouvelle, dans quelles circonstances, et par qui.
3) " Je me souviens que nous avons appris la mort de Robert Boulin alors que nous étions réunis, c'était un matin, assez tôt. Mais je suis incapable de me souvenir de cela". Il y a une contradiction flagrante entre ces deux phrases. La première donne des précisions de circonstances et de temps, (en réunion, un matin, assez tôt). La deuxième délimite le périmètre des "précisions", à son rôle personnel. C'est à dire qu'il se souvient d'éléments qui ne le concernent pas directement, à contrario de ceux qui le concernent au premier chef, à savoir le justification de sa présence à cette réunion. Une mémoire curieusement organisée, puisque normalement la mémoire sérialise les souvenirs par ordre de priorité d'implication du "je". A moins que le cerveau ne commande d'effacer certains détails justement, gênants pour l'individu à titre personnel. (la mémoire sélective).
4) "Je me souviens que nous avons appris la mort de Robert Boulin alors que nous étions réunis, c'était un matin, assez tôt. Qui est "nous" ? Combien de personnes étaient présentes à la réunion ? Qui étaient ces personnes ?
5) "C'était un matin, assez tôt. Avant ou après 8h40 (heure de la découverte officielle du corps) ?
OWNI racontecomment deux actuels ministres du gouvernement sont liés à cette affaire. Le premier (Claude Guéant, alors en poste au cabinet du ministre de l’Intérieur comme conseiller pour les affaires de sécurité) a très vite su que la version officielle n’était pas la véritable histoire racontée par les autorités. Le second (Patrick Ollier, alors conseiller du ministre de la Justice) a participé à l’opération d’intoxication montée après la mort de Boulin.
Le système RPR UMP et ses leaders sont-il à ce point génétiquement politiquement mafieux ?
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Ah j'aimerai tant avoir une bouche Guéante ouverte, et qu'il passe à table! Bravo pour ce travail inlassable, sur ce chemin, vers la vérité!
Claude Guéant déclare : "Très franchement je ne me souviens pas avoir été le conseiller de permanence ce jour-là et je n'ai pas tout à fait le même souvenir. je me souviens que nous avons appris la mort de Robert Boulin alors que nous étions réunis, c'était un matin, assez tôt. Mais je suis incapable de me souvenir de cela".
Plusieurs remarques :
1) Claude Guéant parle de "la mort de Robert Boulin". Il n'emploie pas le mot suicide.
2) Lorsque JFK a été assassiné le 22 Novembre 1963, chaque personne aux USA se souvenait précisément de ce qu'elle faisait ce jour là lorsqu'elle a appris la nouvelle. Plus près de nous, lorsque les deux avions ont percutés le world trade center à New York, des millions de personnes à travers le monde savent exactement à quel moment elles ont appris la nouvelle, dans quelles circonstances, et par qui.
3) " Je me souviens que nous avons appris la mort de Robert Boulin alors que nous étions réunis, c'était un matin, assez tôt. Mais je suis incapable de me souvenir de cela". Il y a une contradiction flagrante entre ces deux phrases. La première donne des précisions de circonstances et de temps, (en réunion, un matin, assez tôt). La deuxième délimite le périmètre des "précisions", à son rôle personnel. C'est à dire qu'il se souvient d'éléments qui ne le concernent pas directement, à contrario de ceux qui le concernent au premier chef, à savoir le justification de sa présence à cette réunion. Une mémoire curieusement organisée, puisque normalement la mémoire sérialise les souvenirs par ordre de priorité d'implication du "je". A moins que le cerveau ne commande d'effacer certains détails justement, gênants pour l'individu à titre personnel. (la mémoire sélective).
4) "Je me souviens que nous avons appris la mort de Robert Boulin alors que nous étions réunis, c'était un matin, assez tôt. Qui est "nous" ? Combien de personnes étaient présentes à la réunion ? Qui étaient ces personnes ?
5) "C'était un matin, assez tôt. Avant ou après 8h40 (heure de la découverte officielle du corps) ?
Selon des participants à cette émission de RFI, M. Guéant, connu pour la tranquille assurance de ses interventions orales, a été visiblement troublé par la question sur Boulin, au point de couper la parole de son intervieweur...Pour confirmer par anticipation sa proximité avec Christian Bonnet.
Sur le site de RFI, une partie de l'émission est visible en video; hasard malencontreux, la video s'arrête avant la16 éme minute et ne reprend qu'après l'épisode Boulin.
Monsieur Guéant ment mal, ou alors il estime que ça ne vaut pas la peine d'innventer un mensonge qui tienne la route, de toutes façons personne n'a cru au suicide, l'assassinat est patent...
@dona Flor
Vous avez bien mis la plume sur la plaie : L'assassinat est patent, sauf pour la justice, les pouvoirs exécutifs et législatifs de ce pays qui se sont succédés depuis 32 ans. C'est à ce constat que l'on mesure notre impuissance citoyenne....
Un aspect de l'exception française ?
OWNI racontecomment deux actuels ministres du gouvernement sont liés à cette affaire. Le premier (Claude Guéant, alors en poste au cabinet du ministre de l’Intérieur comme conseiller pour les affaires de sécurité) a très vite su que la version officielle n’était pas la véritable histoire racontée par les autorités. Le second (Patrick Ollier, alors conseiller du ministre de la Justice) a participé à l’opération d’intoxication montée après la mort de Boulin.
Le système RPR UMP et ses leaders sont-il à ce point génétiquement politiquement mafieux ?
Bravo à CASANIER, Pierre PEYRARD, SIGNE F et aux autres de ne rien lâcher sur cette affaire.
La vérité va bien finir par éclater, Monsieur Jean Charbonnel brûle de la révéler..
Amitiés à vous et tous mes voeux !