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Le riverain, le reporter et le maire (par Alain Hobé)

 

  France Info,  mardi 17 juin à 6H36 :

Le riverain : – Regardez la misère… Je regarde. Regardez : c’est misère, non ?

Le reporter : – Ion Vardu hausse les sourcils. Il montre les restes du campement installé autour d’une maison désaffectée. Un amas de détritus, de matelas, de vêtements, des restes de nourriture et de jouets d’enfants, entre des petites cabanes bricolées avec des portes et des planches clouées entre elles. Jon Vardu est arrivé de Roumanie avec sa famille il y a deux ans, il a installé son atelier de mécanique automobile sur le terrain d’à côté, et il y a environ un mois, il a vu arriver les Roms.

La mort d’un maire inconnu…

Portukal Portukalov.Portukal Portukalov. © DR

Samedi, le 10 mai 2014, Portokal Portokalov s’en est allé après une agonie de trois mois dans sa chambre du ghetto de Nadejda, à Sliven, en Bulgarie. Un ultime combat contre la maladie qui aura conclu une vie jalonnée de luttes moins personnelles, visant notamment à donner à son quartier, nommé « Espoir », un peu de la dignité qu’il mérite et qui lui est refusée.

L’Île de Sal, paradis des touristes, enfer des migrants, de Caroline Panis

Caroline Panis, doctorante à Paris Descartes, revient sur un aspect du colloque "La migration prise aux mots" qui s'est tenu entre le 12 et le 14 décembre 2014, à Paris.

Ecrire, migrer: «Lentement/Slow»

2010. Astou Niang, transformatrice à Thiaroye-Sur-Mer, touchée par le MBËKK MI, terme xolof désignant l'émigration clandestine.2010. Astou Niang, transformatrice à Thiaroye-Sur-Mer, touchée par le MBËKK MI, terme xolof désignant l'émigration clandestine. © Sophie Bachelier


Boubacar Boris Diop, écrivain sénégalais et Sophie Bachelier, photographe, seront présents samedi 14 décembre lors du colloque “La migration prise aux mots, mises en récits et en images des migrations transafricaines” (lire le billet précédent) et évoqueront notamment leur livre commun Lentement / slow (1).

Entendre et faire entendre les migrants

Le colloque international “La migration prise aux mots, mises en récits et en images des migrations transafricaines” commence ce jeudi en Sorbonne (12, 13 décembre) pour se terminer samedi 14 décembre à l’auditorium de la bibliothèque Buffon. Au programme : débats, conférences, discussions, projections cinématographiques et concert. En voici le texte d'ouverture.

Ethnicisation négative

Assiste-t-on à une ethnicisation de la France ? Assurément, répond Jean-Loup Amselle dans son dernier ouvrage publié chez Lignes, lequel arrive à point nommé en ce début d'année électorale,

Cruel destin ?

La radio parfois réserve d'heureuses surprises. La chronique de Julie Clarini sur France Culture, le mardi 17 mai, en était une. Elle revenait dans sa juste intervention sur l'invisibilité de la femme de chambre réduite, de par sa double qualité de femme et de migrante, à «se confondre totalement avec [sa] fonction, au point de disparaître aux yeux des autres comme individu».

Non au gel des travaux de recherche français au Sahel

Nous, enseignants-chercheurs et chercheurs, réagissons à la décision de nos universités et de certaines de nos institutions de recherche (CNRS, IRD, ...) de geler toute mission scientifique dans trois pays du Sahel (Niger, Mali, Mauritanie), décision se fondant simplement sur le « classement » du Ministère français des Affaires Etrangères qui considère ces pays comme «à éviter».

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