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MEDIAPART

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« Il vous a fallu 200 000 morts pour retrouver votre humanité ! »

À peine un son. À peine une phrase. Et le corps est ceinturé. Bâillonné. Jeté à terre. Il se défend. C’est juste un corps de femme. Juste une femme qui crie. Une femme en colère semble-t-il. Une femme qui ne peut plus dormir la nuit peut-être. Une femme qui dérange.

En Bulgarie, déchaînement contre les Roms : au bout de l’ethnicisation, l’embrasement général ?

Il y a deux jours à peine, à Orlandovtsi, un quartier de Sofia, des coups de feu se sont fait entendre dans la cohue d’une émeute anti-tsigane (1). Qui a tiré ? Sur qui ? Pourquoi n’a-t-on rien vu ? S’agissait-il d’une provocation ? Les Roms étaient-ils menacés ? menaçants ? De quel côté étaient les policiers ? 

Là sont les intellectuels

« Où sont les intellectuels ? Où sont les grandes consciences de ce pays, les hommes, les femmes de culture, qui doivent monter, eux aussi, au créneau ? Où est la gauche ? » (Manuel Valls, Le Monde, 7 mars 2015).

Les statistiques ethniques, mais pas pour les Roms !

Lors d’une intervention où je présentais un travail sur la circulation des discours xénophobes en France — à la demande de Manthia Diawara — et plus précisément sur l’instrumentalisation politique et médiatique des catégories « Africains » et « Roms », une personne dans l’auditoire, après qu’une autre eut fait mention des inévitables statistiques ethniques, m’interrogea sur ma volonté de « mettre au même niveau les Africains et les Roms ».

La fierté d’être Français nous est étrangère

L’effroyable exécution a bouleversé bien des consciences. L’immense rassemblement a ému. Mais l’émotion n’est pas tout. C’est parce qu’il a été dit : « Rien ne sera plus comme avant » comme on l’avait déjà entendu maintes fois, que nous avons cru bon de ne pas tant y croire. De ne pas nous contenter de l’unanime et nécessaire hommage. Au nom d’une liberté dont nous ne voudrions pas qu’elle justifie son sabordage. Parce que nous voyons bien que tout n’est pas aussi définitif, malgré tout. Malgré l’avant qui ne reviendra plus (un texte d'Alain Hobé).

Le riverain, le reporter et le maire (par Alain Hobé)

 

  France Info,  mardi 17 juin à 6H36 :

Le riverain : – Regardez la misère… Je regarde. Regardez : c’est misère, non ?

Le reporter : – Ion Vardu hausse les sourcils. Il montre les restes du campement installé autour d’une maison désaffectée. Un amas de détritus, de matelas, de vêtements, des restes de nourriture et de jouets d’enfants, entre des petites cabanes bricolées avec des portes et des planches clouées entre elles. Jon Vardu est arrivé de Roumanie avec sa famille il y a deux ans, il a installé son atelier de mécanique automobile sur le terrain d’à côté, et il y a environ un mois, il a vu arriver les Roms.

La mort d’un maire inconnu…

Portukal Portukalov.Portukal Portukalov. © DR

Samedi, le 10 mai 2014, Portokal Portokalov s’en est allé après une agonie de trois mois dans sa chambre du ghetto de Nadejda, à Sliven, en Bulgarie. Un ultime combat contre la maladie qui aura conclu une vie jalonnée de luttes moins personnelles, visant notamment à donner à son quartier, nommé « Espoir », un peu de la dignité qu’il mérite et qui lui est refusée.

L’Île de Sal, paradis des touristes, enfer des migrants, de Caroline Panis

Caroline Panis, doctorante à Paris Descartes, revient sur un aspect du colloque "La migration prise aux mots" qui s'est tenu entre le 12 et le 14 décembre 2014, à Paris.

Ecrire, migrer: «Lentement/Slow»

2010. Astou Niang, transformatrice à Thiaroye-Sur-Mer, touchée par le MBËKK MI, terme xolof désignant l'émigration clandestine.2010. Astou Niang, transformatrice à Thiaroye-Sur-Mer, touchée par le MBËKK MI, terme xolof désignant l'émigration clandestine. © Sophie Bachelier


Boubacar Boris Diop, écrivain sénégalais et Sophie Bachelier, photographe, seront présents samedi 14 décembre lors du colloque “La migration prise aux mots, mises en récits et en images des migrations transafricaines” (lire le billet précédent) et évoqueront notamment leur livre commun Lentement / slow (1).

Entendre et faire entendre les migrants

Le colloque international “La migration prise aux mots, mises en récits et en images des migrations transafricaines” commence ce jeudi en Sorbonne (12, 13 décembre) pour se terminer samedi 14 décembre à l’auditorium de la bibliothèque Buffon. Au programme : débats, conférences, discussions, projections cinématographiques et concert. En voici le texte d'ouverture.

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