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Charleroi, ville la plus laide du monde ?

Depuis une semaine, Charleroi serre les dents. La vieille cité industrielle vient d’être élue “ville la plus laide du monde”, par le quotidien néerlandais De Volkskrant. Rien que ça ! Le résultat est tiré d’un sondage réalisé en février dernier auprès de 2.900 lecteurs du journal. Et ce n’est pas tout. Histoire de bien enfoncer le clou, les participants ont pris la peine de motiver leur choix en précisant que Charleroi était “l’endroit le plus puant d’Europe”, rebaptisé pour l’occasion “Dutrouxland”. Vidéo à l’appui, le site internet propose un voyage imagé au pays noir. Une parfaite caricature.

Alors quoi ? C’est vrai, le chômage touche 24,5% des Carolos, les usines défigurent une partie du paysage. Mais quel intérêt à stigmatiser une région en crise par un sondage qui frise la malhonnêteté ? A y regarder de plus près, on remarque en effet que les internautes ne pouvaient voter que pour cinq villes, dont Liège et Charleroi .


Côté belge, la riposte s'organise. Et réunit, une fois n'est pas coutume, Flamands et Wallons. Les télés n’en finissent plus d’enchaîner les reportages positifs en terre wallonne. Sur Radio 1 (radio publique flamande), la journaliste Ruth Joos a même appelé ses auditeurs à ne pas voter contre les deux villes belges, estimant que ce sondage ne pouvait s’expliquer “que par le fossé culturel qui sépare la Belgique et les Pays-Bas”. Mercredi 12 mars dernier, le quotidien belge francophone Le Soir a consacré une édition spéciale à Charleroi. Avec un titre qui en dit long sur l’image négative que traîne toujours la cité industrielle: “Ose Charleroi.”

 

Charleroi réduite à ses usines, sur le site du quotidien de Volkskrant

Charleroi réduite à ses usines sur le site du quotidien De Volkskrant

 

 

 

Tous les commentaires

Drôle d'article quand même... c'est sur, pour avoir été de nombreuses fois dans cette ville qu'elle n'est pas la plus jolie de Belgique, mais de la à être désignée comme la plus laide !! Mais un souvenir personnel de cette ville, histoire de donner ma pierre à cette oeuvre de reconstruction d'impressions que vont être les commentaires (j'imagine) à cet article.. Depuis la nationale relativement défoncée, en arrivant, on voit au loin de hautes collines vert de gris, qui sont finalement jolies, quand on ne sait pas que ce sont des terrils !!! ce que j'apprendraiss plus tard !! A l’entrée de la ville rien que du classique – des grandes enseignes comme dans toutes les banlieues belges ou françaises... et puis les habitations disparaissent peu à peu, on commence à voir les fumées des cheminées, et me voila dans le Grand couloir, sur plus de 2 kilomètres. A gauche, de grands bâtiments industriels aux briques rouges et aux vitres brisées ; à droite, une ligne de chemin de fer surélevée cache mal une immense déchetterie. Et dans la voiture pénètre alors une âcre odeur de minerai. Le métro au milieu des usines attire l'oeil quand même.... il y a deux villes dans charleroi, la ville Haute : au sommet de l’Avenue de France, la place Charles II s’efforce de faire mentir les contempteurs de la ville, avec ses façades Art nouveau et ses immenses jets d’eau pour fêter le retour du soleil. Des hommes, et seulement des hommes en terrasse. d'ailleurs, dans les rues, je ne croise que des hommes. Il y en a de tous âges et de tous modèles, souvent en groupe, mais que des hommes. Le centre piéton est agréable avec ses maisons basses et ses rues pavées. En bas, la ville basse et des cheminées de brique que l’on voir au loin. Pour voir le fleuve à Charleroi, il faut aller dans la ville Basse, mais en fait, la Sambre ressemble à un canal qui aurait été tité là pour les besoins de l’industrie, rien de vraiment naturel... Ma ballade à Charleroi avait un but affiché : une rencontre européenne sur la question de l'emploi... mais toute ville, même celle qui décroche le nom de ville la plus laide... a droit à un certain respect, ne serait ce que parce qu'elle a apporté à l'économie de vértitables richesses... et le moins que l'on puisse dire de cette ville est qu'elle est une mine de communautés... italienne, portugaise, turque....

Charleroi est à la gauche wallonne ce que Asnière était (jusqu'à hier) à la droite parisienne.... OK c'est pas joli joli avec ce côté fin du monde industriel, il faudra un jour choisir entre tout raser ou tout transformer en musée. Mais il y a Franquin, le Marsupilami, la convivialité particulière des pays de gueules noires.

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