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Le mauvais genre de certains catholiques
Les «Associations familiales catholiques» ainsi que Christine Boutin ont écrit au ministre de l’Education nationale en reprochant aux nouveaux programmes de «sciences de la vie et de la terre» de première de s’inspirer de la « théorie du genre », pour qui la différence sexuelle est une construction.
Le contentieux remonte en fait à 10 ans, mais a pris de l’ampleur ces deux dernières années. La circulaire ministérielle du 21 novembre 2001 indique que « l’éducation sexuelle doit être entendue comme une éducation à la responsabilité, à la vie affective, mais aussi au respect de l’autre, à l’égalité entre garçons et filles, et à l’acceptation des différences ». Et c’est dans ce contexte que, pour la première fois, le mot « homophobie » apparaît dans un texte ministériel : « l’éducation sexuelle doit intégrer les questions liées à la mixité, à la lutte contre le sexisme, l’homophobie, et permettre de prendre en compte les attentes des jeunes, avec leurs différences et leurs préoccupations spécifiques ».
La contre-offensive prend d’abord la forme de l’édition d’un « Guide pour l’éducation sexuelle » édité sous l’autorité du Secrétariat à l’enseignement catholique il y a tout juste un an ( cf mon billet du 11 mai 2010 ).
Pour ce qui concerne l’homosexualité, même s’il est dit qu’il ne s’agit pas de « conduire à poser un jugement sur les personnes homosexuelles », toute la direction éducative est tendue dans ce texte vers " l'affirmation structurante de la différence sexuelle ».Et le « Guide » s’en prend à « un courant récent, la ‘’gender theory’’ qui privilégie le ‘’genre’’, considéré comme une pure construction sociale, et diversifié selon les orientations sexuelles, aux dépens du ‘’sexe’’. Cette ‘’théorie’’ manifeste un déni de la différence psychologique qui préexiste aux rôles culturels […]. Le but de la ‘’gender theory’’ est de ‘’libérer’’ l’individu de tout cadre normatif donné par la nature, la société, la religion, et de permettre à chacun de choisir ‘’librement’’ son identité, son orientation sexuelle et sa forme de famille ».
Le deuxième temps de la contre-offensive ( qui va au-delà de la proposition d’un modèle alternatif d’éducation sexuelle, à savoir le ‘’Guide’’ promulgué par le Secrétariat à l’enseignement catholique ) consiste maintenant à interpeller directement et publiquement le ministre de l’Education quant à la politique menée par le ministère en la matière.
La présidente du « Parti Chrétien-Démocrate » Christine Boutin vient d’écrire au ministre de l’Education nationale pour mettre en cause publiquement l’enseignement de la ‘’théorie du gender’’.
« Inscrite officiellement dans les nouveaux programmes de SVT de première ( S, L et ES ), la doctrine du gender fera désormais partie de l’enseignement obligatoire des lycées français à partir de la rentrée 2011, indique Christine Boutin dans son communiqué. Je n’accepte pas que les parents soient ainsi dépossédés de leur rôle d’éducateurs : c’est à eux qu’il revient de prendre en charge l’éducation affective et sexuelle de leurs enfants. L’Etat n’a pas le droit de s’attribuer ce rôle et de s’immiscer ainsi dans la formation de la conscience des jeunes ».
Les « Associations familiales catholiques » ont également écrit au ministre de l’Education nationale après la diffusion des nouveaux manuels de SVT de classes de première en leur reprochant aussi de s’inspirer de la ‘’théorie du genre’’. Antoine Renard, leur président, a même proposé une rencontre avec Luc Chatel pour « apporter les correctifs nécessaires aux programmes tels qu’ils vont être enseignés dès la rentrée prochaine ».
On attend avec quelque impatience et curiosité les réactions du ministre de l’Education nationale ( en principe républicaine et laïque ) Luc Chatel. Et aussi celles des ‘’uns’’ et des ‘’autres’’ que l’on n’a guère entendues jusque là. A cet égard on peut se demander ce qui se passerait si certaines organisations – musulmanes par exemple – mettaient en œuvre des démarches de cet ordre auprès du ministre. Et ce que dirait alors la ‘’laïque’’ Marine Le Pen.
PS : selon une étude de l’INSERM menée par le professeur Shely en 2005, les garçons homosexuels ont 13 fois plus de risques de faire une tentative de suicide que les jeunes hétérosexuels. Un ‘’détail’’ ?


Tous les commentaires
Cette remontée des religions est très préoccupante. Les religions vont d'ailleurs quasiment toutes dans le même sens. Il faut se battre pour la défense de la laïcité comme un droit à l'agnosticisme, et non seulement - ce que c'est en train de devenir - comme un respect des religions. Danger.
+1 (et même plus !)
à art monica et bonavion
+1 et plus
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" L’Etat n’a pas le droit de s’attribuer ce rôle et de s’immiscer ainsi dans la formation de la conscience des jeunes » ...
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Telle est la conclusion, donc, de la plainte adressée par Christine Boutin au ministre de l'Education nationale.
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Je voudrais que l'arbre (de l'éducation sexuelle) ne cache pas la forêt (de l'éducation idéologique).
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J'ai mis beaucoup de temps, mais j'en suis arrivé à être convaincu que l'Etat - tout Etat - avant de transmettre à ses jeunes citoyens (ou futurs citoyens) des connaissances, veut leur inculquer une idéologie. En l'occurrence, ici, une idéologie républicaine, où une part non négligeable est faite à la liberté de penser, une idéologie qui nous semble bonne (d'autant que nous y sommes formés) mais une idéologie tout de même et qui pourrait être autre demain.
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C'est dans le cadre de cette idéologie générale, véhiculée au premier chef par l'Education nationale,- dans la volontaire ignorance des citoyens adultes - que l'Etat estime avoir quelque chose à dire aux jeunes par rapport à la sexualité.
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Et ce quelque chose déplaît aux Catholiques. (Je suis persuadé que l'IVG n'est pas très loin derrière).
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La vraie question que pose la question de Christine Boutin est plutôt : " l'Eglise a-t-elle le droit de s'attribuer le rôle de juge, dans la formation idéologique que l'Etat estime devoir donner aux jeunes (et, accessoirement, moins jeunes, par d'autres canaux"?
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jpylg
Le pb n'est pas l'Etat ou la famille, le pb est ici la théorie du genre. L'Etat ou la famille interviennent dans le fait qu'on essaie d'imposer quelque chose à l'individu, et que pour cela, on utilise le moyen de l'Etat (ou de la famille). C'est du léninisme, si on veut, ou du fascisme.
Sur la théorie du genre, si on acceptait d'en discuter sans utiliser la pression d'une autorité (ou le simple "principe d'autorité"), je suis d'ailleurs plutôt d'accord avec les cathos qui disent qu'il existe une nature par delà la culture (et la liberté individuelle).
L'erreur méthodologique des cathos est d'utiliser traditionnellement le dogmatisme comme méthode. Ce en quoi beaucoup d'intellos sont cathos, au fond.
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"utiliser traditionnellement le dogmatisme ..."
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On parle pas mal de dogmatisme, ces derniers temps, dans le "club".
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Je serais étonné qu'il ne soit le fait que des cathos.
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jpylg
Il est toutes sortes de dogmes, dont celui de la nature naturelle du genre. C'est mon propre dogme, il est vrai, de supposer que c'est un dogme... L'idéologie naturaliste est au fondement de tous les systèmes oppressifs. L'infléchir et lui apporter des contradictions dans le savoir scolaire, pour le genre ou la race, est une impérieuse nécessité. Il faut se réjouir que l'éducation nationale, si longtemps dominée pour le genre par des schémas archaïques, les modifie un peu, et il faut veiller à ce que l'archaisme ne reprenne pas le dessus. Un dérapage est si vite arrivé...
Le constructivisme (anti-naturalisme) est une connerie. C'est la version actuelle, quasi naturalisée, du solipsisme ou du scepticisme radical (style Matrix).
Selon Orwell, c'est plutôt le constructivisme (la réalité n'existe pas, elle est construite, et je peux en dire ce que je veux - sur le modèle de la théorie du genre) qui est le propre du système oppressif de 1984.
Et c'est aussi mon avis. Avec la précision que je considère que c'est le propre des intellectuels qui croient à leurs délires en se foutant de la réalité, et en se légitimant par le principe d'autorité des références qu'ils invoquent et qui ont remplacé la religion.
C'est le principe et le fondement du négationnisme (par exemple), à qui on peut accorder le crédit de "remettre en cause nos certitudes", mais qu'on peut récuser au nom de la réalité (témoignages, expériences, histoire, etc.).
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Je serais assez d'accord avec Jacques Bolo, sauf, peut-être concernant la référence au "constructivisme" et à "Orwell". Le système "1984", c'est, essentiellement, la double-pensée. Quant au constructivisme, je me demande si on ne met pas un peu de tout sous ce terme ; dans la mesure où il serait - mais n'est-il que cela ? - une retombée de la phénoménologie de Husserl, ce serait un courant de pensée respectable, plutôt ouvert sur la tolérance que le dogmatisme.
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jpylg
Pour le dire plus simplement, je ne nie pas la "nature" du genre (faits physiologiques...), mais l'assignation à partir d'elles de places et de rôles sociaux dans un système binaire et de domination.
Les femmes sont en moyenne plus petites que les hommes (plus grandes qu'il y a cent ans, vu les modifications de l'alimentation, de l'exercice du sport...), oui: et alors?
Il ne s'agit donc pas de délires culturalistes qui se foutent de la réalité. La nature et la culture sont en perpétuelle interaction. Les théories féministes ont apporté sur ce sujet quelques avancées.
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"La nature et la culture sont en perpétuelle interaction " ...
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Sur cette question, il n'y a pas longtemps je me suis fait maltraiter par des idéologues de Médiapart pour m'être permis de faire, sans leur autorisation, cette citation de Pascal :
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"J'ai peur que cette nature ne soit qu'une somme d'habitudes, comme l'habitude est une seconde nature".
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jpylg
à art monica
ok+++++++++++++++++
et pas seulement les féministes
Quant à Pascal ,grand écrivain et penseur estimable ,il est actuellement moins "moderne" que Molière:
"Si vous voulez être aimé ,soyez donc aimable"
L ECOLE DES FEMMES je crois!
Les enfants sont portés par les femmes, "et alors" ? Enfin, c'était vrai jusqu'à ces dernières années. Porté par le "constructivisme" et tous les ravis de la crèche "progressistes" (sic), la société va ouvrir un nouveau marché juteux : procréation artificielle. Bravo ! plus "d'assignation", plus de femmes ni d'hommes non plus.
Rien de délirant, bien sûr.
D'accord avec Jacques Bolo. La "gender theory", made in USA, enferme la personne dans un choix solitaire : "I'm a poor lomesome cowboy". Après, t'as plus qu'à te démerder avec les Autres. T'es tout seul.
Cela dit, la Broutin fait chier, et je suis polite !
N'exagérons rien avec cette 'théorie du genre' ou pire 'théorie du gender' !
Cette idée a toujours existé et bien des parents le savent qui n'emprisonnent pas leurs filles et garçons en rose ou en bleu.
C'est en fait une idée universelle (que tout un chacun peut former sans aide) que ces groupes d'intérêts vaticano-chrétiens veulent transformer en dogme particulier qui nous viendrait du méchant monde anglo-saxon et protestant, pour pouvoir lui opposer leur propre dogme réactionnaire engagé dans un pseudo combat de théories d'écoles.
à mhjozoux
Cette mode désuète du ROSE/BLEU est totalement délirante car elle enferme oui dès la naissance l'esprit de l'enfant dans une définition de NATURE strictement matérielle !
Cette mode nous a été imposée ,de manière réac ,par des commerçants ,à dater des années 80 et à peu près en même temps que les poupées BARBIE;les vendeurs de jouets (le jouet peut détruire le jeu et la créativité)
Les travaux des thérapeutes ,d'enfants d'abord ,(pas seulement WINNICOT)ont bien montré ,pour le jeu en particulier ,que le développement mental des enfants passe par le non conditionnement ,ou si l'on préfère une éducation qui ne soit pas un dressage ni un carcan mais autre chose:la prise de conxcience des limites qui s'imposent à tous et à chacun ,dans toute société
.Et oui alors de bonnes habitudes ,mais comprises/acceptées et non pas imposées.
Quant à l'intelligence ,si elle est définie ,à la base ,par les capacités à s'adapter (ce qui implique bien d'autres capacités/compétences ) ,la définition la plus intelligente qui en est donnée en sciences humaines est bien "une construction" de soi (pas seulement du moi ni de l'ego)!
où nous pouvons rejoindre l'idée du constructivisme!
En tout cas ,voici une soixantaine d'années des instits s'inspiraient de Montessori et autres "novateurs" sans sacrifier le savoir!et les "layettes" se faisaient en toutes couleurs!
anecdote pour illustrer ce propos que le bon sens ne se mesure ni à la nouveauté ni à l'ancienneté mais plutôt dans une conception équilibrée des êtres humains.
Très dangereux d'oublier que les humains ne sont pas seulement des
organes/corps mais aussi des intelligences/sensibilités incarnées.
ETONNANT que des catholiques (j'en connais d'autre sorte parmi des amis ,des protestants ,des athées ,des musulmans ,....qu'est ce qui les réunit ?fausse question car c'est une certaine idée de l'être humain)
oublient que "l'esprit est libre et souffle où il veut" !et aussi ,encore une, fois ,notre double nature fondamentale corps/conscience.
Du reste ,significatif que la notion d'être humain soit juridiquement née ,dans, notre Histoire ,des procès nazis et qu'elle ne soit pas encore intégrée dans le fonctionnement collectif de nos sociétés:nous sommes des êtres humains au delà de notre forme/consistance/détermination matérielle.Bien évidemment cette sorte de pensée ,pourtant ancienne, heurte les ardents partisans d'une autorité sur les esprits.
Alors vive Rabelais!
Merci pour cebillet ;j'avoue que j'estime la question d'importance et trouve insupportable l'ingérence de certains groupes de pression dans l'Education.
Je doute fort que les élèves de première comprennent quelque chose à la "théorie du genre" qui est dans le programme de SVT. Mais ils savent que l'homosexualité existe, et que ce n'est pas un vice. Il est bon d'en parler. L'enseignement catholique veut comme d'habitude escamoter les questions qui dérangent.
Cette levée de boucliers cathos vise en réalité l'IVG et la contraception et dédouane l'homophobie qui considère l'homosexualité comme une maladie ou une tare.
Combat d'arrière-garde de bigots nostalgiques de la mise au couvent pour les demoiselles rebelles, voire du bûcher pour les "bougres"...
l'identité sexuelle ,l'identité tout court n'appartient à aucun discours .Elle est l'affaire de l'intime et l'entre soi elle se forge lentement .dans l'indicible d'une vie .
la parole doit être offerte à tous pour en faire le récit l'identité est singularité rien d'autre!!
La parole doit être offert à tous.
Mais certaines paroles prônent trop d'interdictions.
Pour l'avoir expérimenté, cette information-là sur sexe et genre est nécessaire pour éviter l'enfermement et la mise à l'index !
A entendre des adolescents de 16-17 ans clamer haut et fort que s'ils apprennent que leur meilleur pote est pédé ou gouine, ils le tuent, à entendre bien entendu dans son sens figuré, c'est à dire qu'il ou elle n'existe plus à leurs yeux, on mesure la nécessité de poser les choses non en termes d'opposition mais de continuum, oui il y a les sexes et il y a les genres, écoutons-nous, entendons-nous dans nos différences et respectons nos multiples singuliers.
Il s'agit de bêtise dangereuse .
Chacun sait que plus le sujet est chaud , plus il entraine des réactions brutales .
L'homosexualité en est un . Et ceux qui sont si violents avec ou hypermachos sont bien travaillés par .
La psychanalyse nous apprend que chaque individu a une part masculine et une part féminine liées aux premiers investissements dans la construction de la personnalité .
J' ajoute qu'il ne s'agit pas forcément des référents "naturels" parentaux , à qui cette bonne C. Boutin fait systématiquement référence .
Il s'agit de référents hommes ou femmes qui gravitent autour de la famille . ce qui est plus que précieux .
Ainsi un couple homosexuel peut évidemment élever un enfant s'il ne le prive pas de contacts avec des gens de sexe opposé .
En général la part masculine l'emporte chez l'homme et la part féminine chez la femme ....
Ls
Pas mal de niaiseries, pour ne pas dire de bêtises, voire de c…, dans les réactions ci-dessus, ci-dessous.
Enfin une référence à Freud. ("La psychanalyse est un remède contre l'ignorance, elle ne peut rien contre la connerie", aurait dit le bon Dr Lacan.)
La sexuation est une réalité. Le sexe est un destin, pas une élection. Notre société, ou une partie d'entre elle, refuse le destin ? Tant pis pour elle : c'est son destin – elle en crèvera, pour sûr.
Le désir est une élection. Rien à voir. Lire Dany-Robert Dufour (2009), La Cité perverse. Libéralisme et pornographie, Paris, Denoël. Choisir son sexe : perversion/pornographie dans une économie de marché dérégulée où tout ce qui relève du vivant est appelé à devenir marché.
Vous avez raison de rappeler les "parts". Elles sont notre destinée, à chacun de se débrouiller avec ça, pour le meilleur et pour le pire. Les scènes sans femmes de l'opéra-théâtre chinois ou du théâtre de Shakespeare (relire La Nuit des rois) disait ça avec élégance et pertinence : travestissement, jeux de masques. Il y a du yin et du yang en chaque individu, et du yin dans le yang. En d'autres termes : assumer l'ambigüité, pas nier le destin. Le bon Dr Dolto, catholique et psychanalyste, pensait que l'enfant choisissait – avant de naitre – son sexe, sa famille, etc. Pas obligé d'y croire.
L'homosexualité ? Élection. Posons qu'elle a à voir avec le désir : choix d'un objet, choix d'une orientation. Un homme désire un homme, une femme désire une femme : il reste un homme, elle reste une femme. Sexuation, destinée.
Une façon de sortir du marasme : recommencer à accepter sa destinée : sexuation, vieillissement, mort. Partant, son ambigüité. Sans chirurgie esthétique, sans chirurgie sexuelle, etc.
Quant aux catholiques plus ou moins intégristes, ils nous emm…, en effet.
Bien à vous.
J. A.
à j ARFI
ok sauf sur le fait que le sexe serait un destin:si la société nous impose ce destin par des voies d'oppression plus ou moins teintées d'idéologie!là seulement est le destin!
Pour le bon vivre ensemble, la notion de respect des autres dans leur dignité ,s'ils ne font pas de leurs choix des outils d'oppression ,cette notion bien acceptée/comprise suffit.
Les hermaphrodites, qu'est-ce qu'on en fait ? Un phénomène bien caché dont les apparences physiques sont violemment forcées (chirurgie) dans une direction ou l'autre. Et en dehors de cela, que fait-on de l'ambivalence des 'genres' qui fait que des adultes mariés hétérosexuellement se révèlent un jour être profondément homosexuels ?
Il n'y a pas longtemps en Malaisie, on a découvert un 'camp' pour masculiniser de jeunes garçons dont on trouvait l'allure un peu trop féminine...
Vraiment j'aurais aimé connaître le parcours de Ch. Boutin : enfance , éducation , etc...
Ca doit être terrible et pas facile à vivre , hein Mme Boutin ?
J'ai essayé de faire une recherche Wiki , Google ...
Résultat que dalle !
Mme Boutin vous ne laisserez pas grande trace dans l'histoire !
Mais les locataires sociaux savent que vous avez cherché à vendre leurs logements .
Mais les jeunes....vous le diront eux mêmes .
Et vos larmes à l'assemblée : "les gens sont trop méchants"...Devant tant d'ingénuité ou simulée , vos adversaires vous ont offert des fleurs .
Le ridicule ne tue plus ....
Donc dieu est libéral ! Comme ceux avec qui vous vous êtes acoquiné ...!
Amen .
Et gardez la ligne .
Ls
PS : ah oui, j'ai trouvé cet article :
http://www.protection-enfance.fr/references/39/tag/
Le parcours de Christine Boutin se trouve dans Wikipedia. Maîtrise de droit à Assas. En 1967, à 23 ans, elle épouse son cousin germain Louis Boutin, et ils ont 3 enfants. Sa carrière politique débute en 1977 par une élection au conseil municipal d'Auffargis (Yvelines).
Merci ! J'avais pourtant commencé par une recherche wiki mais je n'ai pas du tomber sur la bonne référence .
A lire pour en savoir plus, un point de vue critique et savant : Pierre Bonny & François Sauvagnat : "La question du genre chez Edouard Pichon. Quelques implications des notions de sexuisemblance et de sexuiférence..." dans Michel Arrivé et alii, De la grammaire à l'inconscient, chez Lambert-Lucas (Limoges), actes d'un colloque de Cerisy parus en 2010.
Et revoilà donc les hommes noirs et leurs superstitions. Tout cela prêterait à rire si l'Eglise (chrétienne, ici, mais les autres religions ne sont pas en reste) ne continuait à revendiquer une hégémonie du contrôle des consciences. C'est alors peut-être le lieu de se souvenir que la déclaration des droits de l'enfant leur donne libre choix de leur religion et de toute autre orientation de vie. Personne, pas même les parents, n'ont le droit de s'opposer au fait qu'un enfant veuille se déclarer homosexuel, membre de la secte des adorateurs du nombril (existante, oui!), etc. C'et ici qu'intervient l'Etat, comme garant de la liberté de choisir, ce qui est la définition même de la laïcité: toute atteinte à la liberté de pensée de l'enfant doit être sanctionnée, dans les limites du code pénal (on ne défendra pas un enfant qui veut se refaire la carrière de Mesrine) et il doit exister un devoir de dénonciation pour toute personne témoin d'une pression idéologique ou religieuse sur un enfant, contre son gré. De ce point de vue, les mutilations sexuelles précoces, pratiquées par les juifs et les musulmans, par exemple, interpellent sérieusement le droit international relatif à la protection de l'enfance.
à akayoshi
Le Monde des Religions du dernier trimeste 2010 ,dans son éditorial , affirme que le christianisme n'a jamais véritablement EXISTE!
Sauf ,à mon humble avis ,dans les premiers siècles car il était essentiellement une foi des esclaves faits par Rome ,avec quelques convertis.Ne pas oublier les persécutions qui ont continué jusque sous Dioclétien,et qui auraient continué si Constantin n'avait pas jugé préférable de les arrêter en permettant la constitution de l'Eglise.
Il faut s'intéresser à la pensée chrétienne pour s'apercevoir de cette ....chose,ma foi (sans jeu de mots) si humaine.
N'oublions pas que l'église catholique a repris la bible/ancien testament!qui était la, biblE hébraïque :livre magnifique mais dont le dieu jéhovah n'a qu'un lointain rapport avec le dieu du christ.Inutile de rallumer la guerre: l'enseignement chrétien se trouve résumé dans la parabole du bon samaritain.Idéal difficile et simple de solidarité pratique .Beaucoup sont chrétiens sans le savoir.
La pensée chrétienne ne se situe que dans les évangiles .Dont plusieurs non canoniques mais pas moins significatives( Thomas ,Philippe ..)
Mes excuses pour ce petit topo
Dans le titre « Mauvais genre », mais aussi dans la finale du post-scriptum « Un détail ? » [sans doute en référence au fameux « détail de l'histoire » qui permet une courte, mais efficace analogie entre révisionnisme fachiste et catholicisme], tout est déjà dit de la confusion bien volontaire qu'offre ce billet entre ce qui est du ressort de la traduction politique d'une visée anthropologique d'origine judéo-chrétienne et le conservatisme violent, ultralibéral et homophobe dont elle serait nécessairement issue.
Une observation plus juste, moins strictement partisane, pourrait prôner de regarder quelles sont les forces à l'œuvre entre ceux qui défendent la différenciation sexuelle, et par là même la vision de la famille hétérosexuelle « autonome et souveraine » de la société dans laquelle elle habite, et ceux qui défendent la théorie du genre, dont l'insistance sur une prétendue autonomie de choix des acteurs de leurs identités sexuelles sert bon nombre de postures bien inquiétantes sur la supériorité des « systèmes » aux personnes, que l'on regarde vers le consumérisme ou tous les néo-marxismes.
Il est normal que des théories de pensées différentes s'opposent sur ce qui constitue les individus et le rôle que l'état à y jouer, comme il est normal que des lobbys, aussi actifs de part et d'autre de l'échiquier des opinions sur ce sujet, soit à l'œuvre dans ce domaine [la théorie du « gender » ne s'est pas retrouvée dans les manuels de STV par hasard, quand même !].
Mais invoquer à toute force la laïcité [donc la vérité] à l'intérieur de ce débat voudrait faire passer la théorie du gender comme une évidence scientifique alors qu'il s'agit d'un parti pris idéologique dont la nature agnostique ne doit pas nous faire oublier qu'elle est aussi une « croyance ». Et une croyance qui, surfant sur la vague de la crise des indentités, défend un projet de société bien spécifique, bien identifié et théorisé, dont elle se garde de mettre en avant tous les axiomes.
Enfin, je me permet de décerner un joli « point Goldwin » au post-scriptum : amener dans la démonstration finale le taux de suicide des adolescents homosexuels comme preuve de la nécessaire implémentation de la théorie du "gender" dans les programmes scolaires relève soit d'une erreur de méthodologie sociologique, soit d'un certain mauvais goût.
Car, avez-vous la preuve que le dévoilement de la théorie du gender auprès d'adolescents fasse baisser le taux de suicide chez ceux qui ont des teandances (affirmées ou non) homosexuels (par un phénomène d'auto-acceptation par exemple), où s'agit-il d'une de ces théories d'apprenti-sorcier dont, en définitive, tout le monde se moque des conséquences tant que cela aura fait avancer "la cause" ? Un peu de précision ne nuit pas quand on se réfère à des sciences, y compris des sciences sociales, si on souhaite qu'elles dépassent le statut de "tours de presditigitation" pour venir appuyer des postures philosophiques
Guillaume Dutey-Harispe
D'autres commentateurs et vous semblez vous référer à la Théorie américaine du genre, centrée sur le queer.
Or il existe des travaux français qui ne défendent pas cette vision-là, et qui semblent mal connus. Ces travaux ont analysé la façon dont l'idéologie naturaliste, et le concept de Différence, produisent et cautionnent une bipartition des rôles féminin/masculin qui est fort dommageable aux êtres humains en général, plus particulièrement aux femmes. La question des faits de "nature" y est interrogée à la lumière des diverses sociétés et cultures. Il est fondamental que cette position qui questionne les stéréotypes archaïques (et elle n'est pas plus une posture que la position traditionnelle) ait sa place à l'école.
Pour ce qui concerne l'homosexualité, c'est la théorie dite "straight" qui, très normative, rejette le non hétérosexuel vers la maladie et la perversion. Il est également important que des thèses en contrepoint du "straight" soient présentes dans les écoles.
Au prétexte de réfuter les thèses "constructivistes", qui ont certains avantages, il ne faudrait pas tout benoîtement réintroduire les thèses nativistes ou "essentialistes", dont on a pu mesurer par le passé (proche) les errances.
0 ART MONICA
OK++++++++++++++++++++++++++++++++
ET MERCI§
@ Guillaume Dutey-Harispe
Oui, en effet, "consumérisme" dans une économie de marché perverse (voir ci-dessous). Il s'agit de convaincre le consommateur que tout s'achète, y compris son sexe, au grand supermarché planétaire. Le "trans-genre" est une idéologie, pas un savoir. Une idéologie fondamentalement "moderne", au sens libéral du terme.
La lutte nécessaire contre les tentatives répétées de mainmise de l'Église sur l'École ne passe par de telles approximations, raccourcis et impropriétés manifestes.
De la part de l'auteur de ce billet, on pouvait s'attendre à plus de discernement. Dommage.
Bien à vous.
à j ARFI
est-il permis de penser différemment ?
il se trouve que cette liberté s'exerce sans permission!
Aucune autorité ne peut définir de l'extérieur l'être d'une
personne ;et les sciences humaines confirment notre banale expérience de VIE que l'être se trouve DANS LA RELATION!
Nos relations (qui se ressemble s'assemble) sont l'expression de notre liberté.
LA démocratie ,les libertés fondamentales.
à j ARFI
est-il permis de penser différemment ?
il se trouve que cette liberté s'exerce sans permission!
Aucune autorité ne peut définir de l'extérieur l'être d'une
personne ;et les sciences humaines confirment notre banale expérience de VIE que l'être se trouve DANS LA RELATION!
Nos relations (qui se ressemble s'assemble) sont l'expression de notre liberté.
LA démocratie ,les libertés fondamentales.
Toutes les théories voulant ramener l'humain à un genre se heurte à la rélité. Si les chromosomes XX et XY sont une réalité (encore que certains rares syndromes viennent le contredire, comme ceux de Turner et Klinefelter), la complexité de la personne humaine est aussi diverse et riche qu'il y a d'individus.
La simplicité des dogmes religieux est contredite par la complexité du rapport au genre. Pour connaitre des personnes ayant changé de sexe, c'est loin d'être un caprice que de vouloir différencier sa "nature" de son "être".
Pas un "caprice", pour sûr. Juste le refus de sa destinée (voir ci-dessus). Sa nature, en effet. Donc refus de l'humanité de l'homme. Pas mal d'écrits sur ce sujet depuis pas mal de millénaires.
Du reste, désirer changer de sexe, c'est censurer le désir homosexuel, non ?
Bien à vous.
J. A.
C'est votre représentation du trans-genre. Il en est d'autres. Et les millénaires d'écrits ne disent peut-être pas toute la vérité de l'humanité. Ils en occultent une immense partie ... En forme de continent noir. Cette partie émergera.
"Trans-genre", ça ne veut rien dire, comme savoir constitué et transmissible, ça n'existe pas. Tout comme les "études culturelles", les "études post-coloniales", la "socio-linguistique", etc. : juste le moyen dont s'est saisi une couche intermédiaire d'universitaires ambitieux qui ne pouvaient, vu les limites de leur savoir et de leur intelligence, prétendre accéder au plus haut niveau. Ces pseudo-savoirs, sortes de gloses modernes, de scolastique, ont permis à des milliers de chercheurs médiocres de prendre du pouvoir un peu partout, sauf en France d'ailleurs, au moins jusqu'à ces dernières années. Au détriment de la connaissance. Dommage que Mediapart se fasse leur relai.
C'est quoi, ce "continent noir" ?
Cher Jérôme Arfi, j'ai du mal à échanger avec un interlocuteur qui invalide les propos des autres (ânerie, délire, ça n'existe pas, médiocre, pseudo-savoir).
Ayant travaillé sur la question de l'identité, du genre et du transexualisme, je ne partage pas votre conception des subversions (plus ou moins réussies) de l'identité sexuelle en termes d'inhumanité et de contre-nature.
Nos conceptions ne peuvent donc que se heurter sans trouver de zones partagées.
Le continent noir? C'est l'expression qu'employait Freud pour évoquer la féminité, l'inconnue féminité.
Bien à vous.
@ Jerôme Arfi
Encore heureux que certains refusent leur destinée, non?
@ jean-marc gavanon
Non, je ne le crois pas en ce qui concerne la sexuation, ce n'est "heureux" que dans le domaine social.
Une humanité qui refuserait son destin serait à la lettre "inhumaine". C'est du reste ce qui est en train d'advenir : génie génétique, procréation artificielle avec à l'horizon grossesse extra-utérine assistée par des automates (utérus artificiel), chirurgie esthétique systématique, chirurgie sexuelle, eugénisme à grande échelle, etc.
Le totalitarisme sexuel en environnement d'économie de marché dure, accepté voire encouragé par une pensée dite "de gauche".
En d'autres termes, la fin d'un monde, sinon d'une civilisation – et ce n'est pas la prétendue "civilisation occidentale", mais la civilisation tout court.
Bien à vous
C'est comme dans les livres de Houellebecq en fait...
Je ne pense cependant pas comme vous, même si votre argumentation est totalement recevable. Il me semble que s'affranchir des limites naturelles a toujours été une constante dans la progression de l'humanité : la domestication des animaux peut aussi être conçue comme une aliénation, la guérison des cancers également... pourquoi ne pas accepter que les progrès s'appliquent également à la résolution des problèmes gynécologiques, obstétricaux, génétiques, et même esthétiques.
Parler de "totalitarisme sexuel" parce que l'on laisse à chacun le choix de sa sexualité et de son apparence physique me semble contradictoire. La liberté doit souvent s'affranchir de la nature par la tachnologie, comme le prouve notre discussion, naturellement improbable.
Pour le rapport entre trans et homo, il est complexe et particulier à chacun. Certains trans ne se sentent pas du tout homo, d'autres si. La plupart des homos n'ont aucune envie de changer de sexe non plus...Ce sont donc des identités différentes que l'on ne peut mettre en concurrence. Elles ne sont pas que sociales ou culturelles, car présentes partout et de tous temps, mais bien intimes.
Bien à vous également, espérant ne pas avoir été trop long.
@ jean-marc gavanon
Merci pour votre contribution, hautement recommandable en ce qu'elle met l'idéologie et la croyance laïque de côté, à la différence de certains/certaines lecteurs/lectrices (difficile de savoir le "genre" de "Art Monika", dommage…)
Vous posez une autre question de fond : celle de "progression" (prudemment mais un peu "jésuitiquement", vous ne dites pas "progrès") pour l'humanité. Et là, pas d'accord : se rappeler Prométhée. Les négriers puis les Nazis, en passant par Taylor et Ford pour le travail, en pointe sur la recherche technologique et l'efficacité économique, ont cherché eux aussi à "s'affranchir des limites naturelles", en l'occurrence : le respect intégral de l'humanité de l'homme, d'où la transformation d'êtres humains en bétail (on pourrait d'ailleurs s'interroger aussi sur la légitimité de cette notion de "bétail", condamné par l'homme à vivre sur ses propres excréments, ce qu'aucune bête à l'état naturel ne fait spontanément). Votre argument, classique, s'inscrit dans une généalogie bien connue qui a conduit, entre autres, la gauche laïque et républicaine française à promouvoir le colonialisme au nom du progrès. On peut préférer regarder du côté de Nietzsche, voire plus près de nous, d'Ivan Illich (pas Vladimir Oulianov).
Autre remarque : "le choix […] de son apparence physique". Il ne s'agit pas d'apparence, mais d'essence : la transformation par la chirurgie ou par telle ou telle manipulation génétique de l'identité sexuelle, voire le choix par les parents du sexe de leur enfant, pratique que toute société digne de ce nom devrait prohiber, comme l'inceste. Quant à notre discussion, elle est rendue possible par la technologie (j'y participe depuis la Nouvelle-Zélande), exact, mais il ne me semble pas que cette technologie soit une aliénation de notre part d'humain, sauf erreur de ma part.
Enfin, une précision pour prévenir de mauvaises interprétations : il me semble que mes interventions visaient la négation (négationnisme, d'une certaine façon) de la sexuation comme manifestation du destin, en tant que l'acceptation du destin est partie intégrante de l'humanité de l'homme. Elles ne visent évidemment pas l'homosexualité, en tant que libre choix d'un objet sexuel. Par contre, l'adoption d'enfants ou la procréation assisté par/pour des couples dits homosexuels (ce qui à la lettre n'existe pas, d'ailleurs, la division masculin/féminin étant probablement encore plus tranchée dans de tels couples) n'est pour moi pas acceptable, c'est évident.
Par ailleurs, ce qui relève de "l'intime", c'est la sexualité en tant que pratiques. Celles-ci appartiennent donc strictement à la sphère privée. Elles n'auraient jamais dû en sortir.
Bien à vous, avec mes excuses pour la longueur, mais quand on essaie de penser…
J. A.
Les questionnements sur la bio-éthique sont très complexes et les réponses ne peuvent pas être aussi tranchées que nous l'impose la brièveté et l'aspect parcellaire de nos connaissances. Pour revenir au thème global du billet, il faut donner au plus frand nombre des notions de base, même en les soumettant à caution et à débat, pour que vive et progresse le débat démocratique sur ces sujets de fond et qu'il ne soit pas l'affaire que de quelques techniciens spécialisés qui dicteraient le futur au législateur. Je n'ai pas de réponse parfaite, mais l'envie que perdure le débat et qu'évoluent, sereinement, les positions de chacun. Cela nécessite l'absence de diktat religieux ou philosophique, mais au contraire le pluralisme des opinions que l'on confronte. Nous revenons à Aristote.
Cordialement.
les vrais chrétiens devraient se contrefoutre de l'Etat mais c'est plus fort qu'eux, non seulement ils veulent posséder l'Etat mais un Etat absolu donneur de leçons, loin des évangiles, et qui ne produit que des esclaves.
Et cela date de Constantin...
La plupart de nos catholiques ont (depuis toujours...depuis Constantin) une pratique médiane. On est attaché (publiquement) à tous les dogmes et préceptes, et commandements. On agit comme tout le monde, et on utilise la contaception, pourvu qu'on s'en confesse.
Les Constantin et autres se faisaient baptiser sur le tard pour acquérir à bas prix le salut éternel après avoir eu une vie de patachon.
Le christianisme a établi un clivage entre la réalité et l'intention, il a réifié l'âme et l'introspection. "Heureux les pauvres en esprit" mais c'est tellement bien d'être riche.
Il existe des catholiques conséquents, intégristes ou non ,. pas étonnant qu'ils soient amers, agressifs.
Le christianisme n'existe pas DANS OU PAR les églises confessionnelles
mais seulement par les chrétiens qui y sont ,parfois!
Peu connaissent l'histoire de la pensée chrétienne ,qui du reste est ,à la base ,très simple et sans dogme!
"Peu connaissent l'histoire de la pensée chrétienne "
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Si vous savez des choses, vous devriez les dire.
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Ne serait-ce qu'à moi, en messagerie privée. Ca m'intéresse.
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jpylg
Lire saint-Augustin dans la nouvelle traduction. Et puis Paul Veyne.
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Merci du conseil ; mais j'y avais déjà pensé (et mis en pratique).
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Ce sont les informations inédites de cereb qui m'intéressent.
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jpylg
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Merci du conseil ; mais j'y avais déjà pensé (et mis en pratique).
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Ce sont les informations inédites de cereb qui m'intéressent.
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jpylg
Au lieu "d'affirmer" des connaissances considérées comme des vérités "dogmatiques" La religion et l'Etat devraient permettre au jeune de se construire un esprit critique et curieux.
Que l'homme tout au long de sa vie puisse se faire une opinion, mais surtout qu'il dispose des bases d'une morale universelle : Celle du respect de l'autre (Ne pas faire à autrui ce que nous ne voulons pas qu'autrui nous fasse) et de la conscience que nous sommes tous les éléments indispensables d'un tout en construction où chacun a sa pierre à apporter.
Et cela quelque soit notre sexe ou notre genre.
Oui : c'est tout simplement revenir a l'essence de ce qu'est une "société". Aujourd'hui nous ne sommes plus dans des "sociétés", mais dans des groupements organises pour le bénéfice de quelques uns
Décidément tout se recoupe (voir article de Marine Turchi "Le FN veut faire la police dans les salles de classe et les journaux" publié le 1° juin), même si bien entendu je ne ferai pas l'injure à Christine Boutin de la dire apparentée au FN.
Et voilà qui donne encore plus de sens au communiqué de soutien que nous avons rédigé et que je reproduis ici.
COMMUNIQUE DE SOUTIEN A UN PROFESSEUR ET A L'ENSEIGNEMENT.
Pour la première fois, semble-t-il, le 26 mai une organisation politique (le FNJ de l'Aude en la personne de son chargé de mission) s'est arrogé le droit d'adresser une lettre de dénonciation à un proviseur de lycée (le lycée Diderot de Narbonne).
Cette lettre, postée sur le net avant même que son destinataire ne l'ait reçue, abondamment reprise et commentée dans la presse régionale et sur divers forums accuse un professeur d'histoire de faire de la propagande contre ce parti « sous prétexte de contexte historique ».
Agissant ainsi, ce jeune homme et son organisation s'attribuent des compétences qu'ils n'ont pas : les élèves ont des parents pour veiller à leur éducation (le proviseur assure n'avoir jamais reçu de courrier au sujet de cet enseignant) et les parents ont des fédérations pour les représenter (elles ont formellement démenti toute plainte de parents).
Ce courrier ne repose sur aucun fait précis et propage une rumeur diffamatoire. Prendre en considération ce type de démarche constituerait un précédent qui, à terme, condamne toute forme d'enseignement :
En terminale ES le programme d'histoire impose de traiter les institutions et les partis sous la V° république : faudra-t-il ignorer le FN pour ne pas risquer de plainte?
Les enseignants de SVT de terminale S devront-ils faire l'impasse sur la théorie de l'évolution au motif qu'il existe des créationnistes ?
Les professeurs de science physique devront-ils s'abstenir d'étudier le nucléaire pour ne pas déplaire aux écologistes ?
Les enseignants de lettres s'abstenir d'étudier en classe de 1° des romans de Céline parce qu'il était antisémite ou des poèmes d'amour d'Aragon parce qu'il était communiste ?
Et les enseignants d'Anglais qui doivent impérativement traiter de l'immigration en terminale et ceux d'espagnol dont le programme de seconde impose l'étude de l'Espagne musulmane ?
Et les professeurs d'économie, de philosophie..... la liste serait trop longue.
Au-delà du soutien que nous apportons à notre collègue dont le nom a été jeté en pâture de la façon la plus injuste et infâme qui soit, nous tenons à réaffirmer le droit pour chaque élève de disposer d'un enseignement aux contenus riches et pluralistes, afin qu'il puisse se forger sa propre opinion. C'est cela la neutralité de l'école républicaine !
Des enseignants du lycée Diderot de Narbonne solidaires de leur collègue.
Ne mesestimons pas la question du réseau : outre leurs déclarations fracassantes, certains cathos (pas tous, j'en connais des démocratiques) du côté intégriste ou très marqué accaparent des places dans soit la structure d'ETAT, soit dans les grandes associations.(certaines fondations en sont caffis).
Ils ont compris l'interet d'occuper des structures ou la plus mauvaise pratique du réseau (la cooptation et l'exclusion) leur permet d'occuper des places "éternelles"(c'est la rançon de la gloire) , voire même de revendiquer un don d'ubiquité (on trouve les mêmes dans bien des endroits en même temps). Ils s'appuient sur l'absence de contre pouvoirs contribuant à les faire disparaitre.(mais c'est le Bon Dieu qui guide leur pas,poils au bras)
Donc, ces prises de position totalement décalées de la vie réelle traduisent leur réelle et dangereuse implantation à des endroits stratégiques
Alors regarder ce qu'il y a réellement dans les programmes. C'est dans le BO spécial n°9 du 30 septembre 2010. Vous pouvez le trouver dans le site de l'éducation nationale. Mme Boutin exagère un peu.
Il y a, dans ces programmes, une clarification entre :
- Les phénomènes biologiques (du niveau de la science expérimentale),
- Les stéréotypes de la société liés aux genres (c'est à dire les représentations inconscientes de la société sur l'attitude qu'il convient à une femme et les métiers qui conviennent ou non) .- L’orientation sexuelle (du domaine du privé).
Seul le premier point est explicité dans le détail.
Je comprends que certaines parties du programme puissent gêner les catholiques intégristes (dont Mme Boutin a souvent été le porte-parole), comme la « contraception d’urgence », la prévention des « IST » (qui présupposent des relations en dehors du mariage) ou la reconnaissance qu’il peut y avoir d’autres « orientations sexuelles » que celle dite « traditionnelle » et mise en modèle par l’église.
Toutefois, les représentations inconscientes du rôle de la femme et de l'homme dans la société sont le principal moteur des inégalités femmes-homme. Et, les jeunes qui ont une orientation sexuelle différente de la majorité sont dans une grande souffrance tant qu'ils n'ont pas une explication rationnelle de leur différence.
Aussi, il n'y a rien qui me choque dans ce programme, au contraire.
Christine Boutin a d'ailleurs été parmi les premières à voler à la défense de DSK, accusé d'avoir un comportement de "genre" on ne peut plus traditionnel...
Moi je suis pour qu'on mette la théorie du genre dans le socle commun. Comme ça ils ne pourront plus rien contester, na !
En ce qui concerne l'ouverture de l'enseignement catholique aux enseignants homosexuels:
http://waeselynck.fr/drupal/node/60