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Le Pen et l'Ecole: Marine après Jean-Marie, du nouveau?
Au colloque du Front national sur l’Ecole qui vient d’avoir lieu, Marine Le Pen s’est adressée aux professeurs : «Nous n’avons pas su vous parler. Longtemps nous avons commis l’erreur de croire que vous étiez complices de la destruction de l’école. Pour l’immense majorité d’entre vous, c’était une erreur et cette époque est révolue.» Et une partie de la presse a vu là un virage sensible, et un démenti de son père.
Mais il n’est pas du tout évident qu’il y ait là, en réalité, un virage et/ou un véritable démenti de son père, par delà une rhétorique racoleuse pour faire parler d’elle et revenir dans la pleine actualité politique. Il suffit pour s’en convaincre de relire les extraits consacrés à l’Ecole dans le discours où Jean-Marie Le Pen avait présenté au Bourget, le 12 novembre 2006, son « projet présidentiel » ( en vue des élections présidentielles du printemps 2007 ).
« Depuis 30 ans, tous ces gens qui se sont succédés au pouvoir se sont ingéniés, par idéologie, par démagogie, à détruire tout ce qui fonctionnait dans notre pays […] Ils ont cassé l’égalité républicaine. Ils ont cassé l’égalité par l’abandon de la laïcité, seul principe capable de maintenir le ‘’vivre ensemble’’, malgré nos diversités ancestrales ou récentes, par la frontière bien marquée entre la sphère publique et la sphère privée…Laïcité abandonnée par clientélisme communautaire, cette sordide soumission aux lobbies et autres minorités. Laïcité abandonnée par la mise en avant permanente et arrogante d’origines ethniques souvent mythifiées, au détriment des valeurs communes […].
Ils ont cassé l’Ecole qui n’aurait jamais du devenir le lieu de toutes les expérimentations pédagogiques, l’asile des délires d’apprentis sorciers, mais rester ce creuset où le jeune enfant apprenait à devenir Français et citoyen, et d’abord, bien sûr, à lire, à écrire et à compter. Jadis la France s’honorait d’une école formatrice, intégratrice, qui n’était pas ce lieu de marginalisation où des diplômes au rabais sont dispensés à tout va, comme autant de fausse monnaie, et qui voit un quart de ses effectifs sortir sans savoir ni lire ni écrire ! […]
[Tout cela ] « révèle le souverain mépris que tous ces gens qui se sont succédés au pouvoir depuis trente ans nourrissent pour le peuple français » […] « Mépris des fonctionnaires, forcément absentéistes, qu’on veut rendre responsables de la destruction des services publics, alors que le plus souvent, fidèles à leur mission, ils en sont les premières victimes… La grande masse des fonctionnaires, nous ne la confondons pas, au Front national, avec les oligarchies syndicales qui se sont glissées en elle comme dans un fromage ! » […]
« Je ne peux évidemment clôturer ce chapitre sur l’égalité sans évoquer l’école. L’école est le véritable et premier lieu où se forge l’égalité, celle des chances. Or la véritable sélection, j’ose le dire, est source de l’égalité véritable. Il nous faudra refaire de l’école le lieu privilégié de la transmission du savoir minimum sans lequel, dans notre société, nul ne peut survivre, s’insérer, s’élever dans l’échelle sociale. Lire, écrire, compter, connaître l’histoire et la géographie de son pays, sont des bases essentielles qui aujourd’hui manquent à un élève sur quatre en sortie du primaire. L’école publique doit aussi respecter scrupuleusement la neutralité religieuse, politique et philosophique. Tant il est vrai, comme disait le Général de Gaulle, que ‘’la culture générale, c’est l’école du commandement’’. La véritable égalité, c’est donner à tous la possibilité d’avoir un emploi et, grâce à lui, de fonder et de faire vivre dignement sa famille. Pour cela, il faut tendre à l’égalité entre travail intellectuel et travail manuel, développer l’apprentissage. Revaloriser le travail manuel est un impératif, car lorsqu’on a faim, mieux vaut un cuisinier qu’un sociologue. Les diplômes qu’ils soient professionnels ou universitaires, tueront l’égalité s’ils n’ont plus aucune valeur que ce soit aux yeux de l’entreprise ou par comparaison avec les systèmes de formation de nos concurrents. Mais au-delà de cet objectif de performance de notre système éducatif, l’égalité passera aussi par les conditions dans lesquelles le savoir est transmis. Aujourd’hui, on ne reçoit pas la même instruction à Bobigny qu’à la Trinité-sur-Mer. Il faut y porter remède. La réaffirmation forte de la laïcité et de la neutralité politique à l’école, ainsi que le retour au respect des règles et à la lutte contre la violence sont donc des exigences ».


Les 5 commentaires les plus recommandés
Marine le Pen peut nous faire toutes les déclarations d'amour qu'elle veut. Elle peut me dire qu'elle m'aime....moi je L AIME PAS!!!!
signé une instit!
Mais......
Je vis dans une ville limitrophe à Paris, dans le quartier de la ville où il y a beaucoup de personnes d'origines immigrées et, je dirais, peu favorisé socialement, d'ailleurs quasiment les 20% d'habitat à loyer modéré, dont la ville s'enorgueillit, se trouve dans notre périmètre scolaire. Donc dans une zone qu'on pourrait dire peu favorable pour l'enseignement, même si ça n'est évidemment pas le pire des scénarios, ni le meilleur.
Mon fils de 11 ans vient d'entrer au collège public, après que le primaire ait été très satisfaisant. Ce collège a une sale réputation depuis des années, parce que dans la mauvaise zone.
Et au bout d'un mois, je suis persuadée que ça va rouler. Les professeurs sont passionnés par leur métier, ils savent comment discipliner les élèves, et ils ne leur laissent rien passer. Je ne prétends pas que c'est rose, je dis que les gens qui en ont la charge savent gérer les problèmes quand ils se posent.
Qu'est ce qu'on pourrait bien reprocher aux profs ? Je suis sidérée qu'il a l'air d'aller de soi pour plein de monde que l'école ne fonctionne pas et que les profs ne seraient pas à la hauteur. Je ne vois rien de tel.
Alors, dans les écoles de banlieue où l'importance du taux de personnes d'origine étrangère ne maîtrisant pas la langue, et n'ayant pas de moyens pour en sortir par elles-mêmes, est trop important pour que les classes soient au bon niveau, il faut augmenter le nombre de profs spécialisés. Mais ça ne remet pas en cause l'enseignement lui-même qui dans des conditions normales, est très satisfaisant.
Par ailleurs, des mamans d'enfants du même âge que le mien, quand ils ont des aînés beaucoup plus âgés, font remarquer que leurs grands se sont trouvés dans un trou noir de la discipline et de l'enseignement il y a quelques années, effectivement, mais que l'école a beaucoup changé depuis. Parce qu'effectivement, ça avait posé un problème et qu'il avait fallu le résoudre.
Un peu d'adaptation aux nouvelles donnes ne fera pas de mal à nos politiques.
S'occuper de problèmes qui n'en sont plus depuis une décennie, est stupide, vain, inutile, et empêche tout le monde de se pencher sur les vrais enjeux d'aujourd'hui.
L'objet de ce petit billet n'était pas, me semble-t-il, la critique des positions de Le Pen, mais simplement de montrer comment l'emballement médiatique sur le pseudo-virage de la dirigeante du FN quant aux questions scolaires traduit la disponibilité de trop de journalistes aux tours de passe-passe du FN.
J'ai dix huit ans, je partage ma vie entre un taf à mi temps et ma scolarité au CNED, car à cause d'une légère particularité neurologique, je me suis vu REFUSER l'accès à une classe normale et au lieu de ça, j'ai été mit dans des classes "spécialisées" dans un collège ou j'ai vu tous les enfants de mon age réussir en classe ordinaire tout en me regardant avec mépris et rejet...
Marine Le pen a beau dire ce qu'elle veut, je ne voterais jamais pour elle, mais je suis bien d'accord avec ce qui est dit sur l'école : des vies sont détruites à cause du système scolaire actuel et en tant que quatrième puissance mondiale, nous n'avons aucune excuse pour nous faire vivre de telles horreurs.
Claude Lelièvre, pour critiquer les positions de Marine Le Pen en 2011, je crains qu'il ne suffise pas de citer les propos de Jean-Marie Le Pen en 2006.
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le pen et l'Ecole
deux mots qui ne peuvent aller ensemble
c'est comme dire
la pen de mort pour défendre la Vie
"Or la véritable sélection, j’ose le dire, est source de l’égalité véritable. Il nous faudra refaire de l’école le lieu privilégié de la transmission du savoir minimum sans lequel, dans notre société, nul ne peut survivre, s’insérer, s’élever dans l’échelle sociale."
Consacrer un billet à diffuser de telles énormités amène à avoir des doutes sur l'objectef de son auteur.
Claude Lelièvre, pour critiquer les positions de Marine Le Pen en 2011, je crains qu'il ne suffise pas de citer les propos de Jean-Marie Le Pen en 2006.
L'objet de ce petit billet n'était pas, me semble-t-il, la critique des positions de Le Pen, mais simplement de montrer comment l'emballement médiatique sur le pseudo-virage de la dirigeante du FN quant aux questions scolaires traduit la disponibilité de trop de journalistes aux tours de passe-passe du FN.
Je persiste à penser que critiquer les positions de Marine Le Pen en 2011, en les qualifiant de rhétorique racoleuse et en le prouvant par un discours de Jean-Marie Le Pen en 2006, est une démarche facile et contre-productive.
De plus, les critiques de Jean-Marie Le Pen ne sont - hélas - pas toutes fausses. L'école est en grande difficulté (ce qui est lié aux politiques de droite... et de gauche). Tenter de le nier en perdant du temps sur Marine Le Pen serait un grave erreur.
C'est l'un des dossiers prioritaires dans notre société, et il requiert une lucidité et une autocritique sans aucune complaisance.
Personne ne conteste qu'informer sur les positions de l'adversaire ne suffit pas pour le désarmer. Mais que ce soit contre-productif me parait, en revanche, très contestable.
J'aimerais, par ailleurs, pour la précision du débat, que vous indiquiez ce qui vous semble vrai dans le discours de Le Pen.
Je pense, moi aussi, que pour critiquer les positions de Marine Le Pen en 2011, il ne suffit pas de citer les propos de Jean-Marie Le Pen en 2006.
Quitte à discuter autant savoir de quoi on parle. Voilà donc le discours en question de Marine le Pen.
J'ai écouté : de quoi rassembler un nombre impressionnants de professeurs , peut-être pas ceux d'histoire /géo ,c'est à voir ; taper sur Merrieu ,c'est sympa étant donné que je ne connais pratiquement personne qui ait appliqué ses conseils , je pense que dans 20 ans et plus, il sera cité de la même manière , le "pédagogiste" ... Le coup sur l'autorité a le mérite de reprendre le discours de Sarko, là où il l'a laissé ,et coup de maître en ciblant aussi les parents ..Cela va beaucoup plaire ..Le côté "gaullien" du "je vous ai enfin compris" ,c'est vous les victimes pas mal !
Les notes, examens etc ,cela aussi va plaire , vu que presque personne ne veut abandonner ce système ..
l'échec du collège unique ,c'est devenu un classique mais penser aux campagnes , voilà qui est bien vu
et cerise sur le gâteau la caution d' Elisabeth Badinter pour la laïcité !
Et Valls adoubé une fois de plus !Et elle aussi , elle ne ment pas en parlant de remettre des enseignants .
Il est évident qu'elle aura des voix ,en cachette certes dans un premier temps, puisque Sarkozy en avait eu aussi en 2007..
Là où elle est très forte,c'est dans la guerre dépassée entre le public et le privé !Belle économie , beau raccourci pour la laicité ..
Le combattre sur ces projets n'a aucun sens : trop d'images d'épinales qui ne peuvent que plaire , mais quand on voit ce que la droite dure au gouvernement a été de faire passer et de faire pour séduire son électorat et par conviction, il est évident que certains et certaines eux et elles n'auront plus d'avenir dans ses projets .
Cependant certains sophismes (raisonnements d'apparence vraie ,de réalité fausse) sont trop dangereux pourne pas être "démontés":
un seul exemple!
Opposer le manuel à l'intellectuel (donc à l'enseignant ,chapeau!!!!) est une grave erreur!ETune fausseté §
Un machiavélisme aussi.
Les deux sortes sont nécessaires à l'économie !!desTRAVAILLEURS manuels ignorants ne sauront s'adapter aux évolutions inévitables !quant aux TRAVAILLEURS intellectuels ,ils suivent la plupart du temps les conditions que la société leur impose et n'en sont responsables que s'ils gravitent dans les cercles du pouvoir!
Ce sont les SALAIRES qui font la valeur des emplois!ah!!!!vaste question !Les enseignants français ont vu leur salaire dévalorisé à partir des années 95!si vous remarquez une coincidence avec Mr Allègre ,je prierais de noter que l'étiquette qu'il portait alors n'a trompé que les naifs!Ensuite ,l'impulsion donnée correspondait à l'inclination politique directionnelle!
Si on parle de vrai et de faux, suffit d'écouter ceci puis laisser l'église dans le village
http://www.youtube.com/watch?v=KB35o1b6WeA
Bien vu, cher Jean-Luc Dellacherie. Eloigné de mon ordinateur toute la journée d'hier, je n'ai pas pu intervenir dans le fil de la discussion. Mais c'était bien là toute mon ambition.
Tout à fait d'accord, chère Art Monica. Mais ce n'était pas mon propos. Je pensais ( et je pense toujours ) que les abonnés à Médiapart sont assez grands ( et assez ''vaccinés'' ) pour faire à ce sujet la part des choses. En revanche, ils ne savaient sans doute pas pour la plupart que l'apparent ( pour l'essentiel ) ''aggiornamento des Le Pen , ne date pas de Marine, mais de Jean-Marie il y a déjà plus de cinq ans; alors même que cela n'avait pas attiré l'attention de la presse. Qui change? La presse, d'une certaine façon, ou les Le Pen? Une vraie question...
Bonjour,
Ce que vous pointez là m'est arrivé personnellement et il m'aura fallu de très nombreuses années pour comprendre, en partie bien sûr mais suffisamment tout de même, comment nous avions pu en arriver là.
J'ai commencé par un mémoire de maîtrise soutenu en 2001 et vos travaux m'avaient permis à l'époque de commencer à percevoir certains phénomènes. Voici le lien vers ce mémoire qui m'a fait découvrir tout un monde que je ne soupçonnais même pas
http://josiane.blanc.pagesperso-orange.fr/fichiers_pdf/memoire_maitrise.pdf
son titre en dit long "Parents / Ecole : de la domination intégrée à l'émancipation à travers le conflit".
J'ai remis profondément en cause tout le système scolaire et il m'a fallu une bonne dizaine d'année pour parvenir à comprendre ce que j'expose dans la conclusion de mon travail
http://josiane.blanc.pagesperso-orange.fr/fichiers_pdf/gratitude.pdf
à savoir que : "
C’est ici que je peux revenir à l’un des premiers textes que j’ai écrit[1] après avoir découvert « L’homme révolté » d’Albert Camus. Ma réflexion se terminait sur l’affirmation de Julian Jaynes[2], « … les sentiments de pouvoir, les mises en garde intérieures et les pertes de jugement sont les germes à partir desquels la machinerie divine se développe, je rétorque que c’est le contraire qui est vrai, que la présence des voix auxquelles on devait obéir était la condition préalable et nécessaire à l’étape consciente de l’esprit, dans lequel c’est le moi qui est responsable, qui peut se poser des questions, se donner des ordres et se diriger, et que la création d’un tel moi est le produit de la culture. » (p98).
La synthèse de cette recherche a été édité par Yves Michel en 2007 dans mon livre "Une mère face à l'école, l'autorité, les abus, trouver un juste équilibre". Mon expérience avait apporté la preuve de cet inconscient collectif, dont je crains aujourd'hui qu'il ne soit plus transmis ! J'espère me tromper.
[1] Le premier, dans Approfondissement et Ouverture, sur la page d’accueil du site : société holiste – société moderne : de l’implicite à l’explicite.
[2] Julian JAYNES – La naissance de la conscience dans l’effondrement de l’esprit, 1994, Paris. Traduit de l’américain par Guy de Montjou. Cet ouvrage est la traduction française de : The origin of consciousness in the breakdown of the bicameral mind, by Julian Jaynes, 1976.
Tout compte fait , pourquoi ne pas accorder directement à Lapen et au fn un espace éditorial sur médiapart ?
Je pense qu'il faut écouter cette aspirante à la présidentielle de manière différente, sans a priori, en ignorant l’interprétation déformante de ses paroles par certains médias. De toute façon elle ne peut pas être pire que Sarkozy, ce que je pense sincèrement. Pourquoi pas essayer avec le FN,
cinq années sont vite passées.
Mais......
Je vis dans une ville limitrophe à Paris, dans le quartier de la ville où il y a beaucoup de personnes d'origines immigrées et, je dirais, peu favorisé socialement, d'ailleurs quasiment les 20% d'habitat à loyer modéré, dont la ville s'enorgueillit, se trouve dans notre périmètre scolaire. Donc dans une zone qu'on pourrait dire peu favorable pour l'enseignement, même si ça n'est évidemment pas le pire des scénarios, ni le meilleur.
Mon fils de 11 ans vient d'entrer au collège public, après que le primaire ait été très satisfaisant. Ce collège a une sale réputation depuis des années, parce que dans la mauvaise zone.
Et au bout d'un mois, je suis persuadée que ça va rouler. Les professeurs sont passionnés par leur métier, ils savent comment discipliner les élèves, et ils ne leur laissent rien passer. Je ne prétends pas que c'est rose, je dis que les gens qui en ont la charge savent gérer les problèmes quand ils se posent.
Qu'est ce qu'on pourrait bien reprocher aux profs ? Je suis sidérée qu'il a l'air d'aller de soi pour plein de monde que l'école ne fonctionne pas et que les profs ne seraient pas à la hauteur. Je ne vois rien de tel.
Alors, dans les écoles de banlieue où l'importance du taux de personnes d'origine étrangère ne maîtrisant pas la langue, et n'ayant pas de moyens pour en sortir par elles-mêmes, est trop important pour que les classes soient au bon niveau, il faut augmenter le nombre de profs spécialisés. Mais ça ne remet pas en cause l'enseignement lui-même qui dans des conditions normales, est très satisfaisant.
Par ailleurs, des mamans d'enfants du même âge que le mien, quand ils ont des aînés beaucoup plus âgés, font remarquer que leurs grands se sont trouvés dans un trou noir de la discipline et de l'enseignement il y a quelques années, effectivement, mais que l'école a beaucoup changé depuis. Parce qu'effectivement, ça avait posé un problème et qu'il avait fallu le résoudre.
Un peu d'adaptation aux nouvelles donnes ne fera pas de mal à nos politiques.
S'occuper de problèmes qui n'en sont plus depuis une décennie, est stupide, vain, inutile, et empêche tout le monde de se pencher sur les vrais enjeux d'aujourd'hui.
Je lis et j'écarquille les yeux : ce discours de JMLP , j'y adhère complétement et si un candidat s'exprimait de la même façon je le remercierais .
Le souci évidemment est la crédibilité .
Ls
eh bien personnellement ce discours me laisse SCEPTIQUE!
Il "sent" la dialectique sophiste prise comme base de pensée!
Le raisonnement sophiste en lieu et place de la pensée ,non merci !
Je préfère la pensée et la mienne d'abord ,excusez moi du peu:celle qui selon Descartes commence par "je pense donc je suis" et la méthode qui reprend TOUT à zéro!
Bien sûr ,il est bon de connaître la pensée des autres ,surtout de certains autres! Le philosophe Alain:"on ne pense bien que sur les pensées des autres"
avec au moins 3 directions en prolongement:
approuver
refuser
reprendre et décortiquer
La 3è attitude peut se greffer sur les deux autres!
HUM!merci à mr Lelièvre qui a probablement une idée sur le contenu et LA FORME de ces propositions mais qui ne veut pas nous influencer quant aux conclusions!
Les miennes restent inchangées !Les discours des extrêmes ne me conviennent pas quelle qu'en soit la teneur!mon expérience de plus de trente ans d'enseignement, entrecoupée de dix ans par le privé en contrepoint, me suffit!Pour penser ,on n'est jamais servi si bien que par soi même.
Qui vous a dit que j'adhérais au FN ?
Naturellement qu'il y a un lézard .
Mais l'emballage est bien fait !
cher M. Lesparges
Ce n'est pas contre vous que j'ai écrit mon commentaire!
Mes excuses pour le ton un peu raide!mais il est dû à l'implicite de votre réaction quipourrait entraîner une adhésion !cet implicite!
Il y a une habileté oratoire dans cet art de la séduction par le verbe!on ne peut le nier!La parole vraie est plus rugueuse ,moins émotionnelle !plus directe aussi !je regrette d'avoir l'air de m'opposer à votre 'dit' ! mais je ne regrette pas d'avoir appris à démonter les artifices de langage !
à Gerald Rossell
Je ne vois pas nettement quelle stratégie et quelles tactiques vous envisagez pour combattre le FN. La première chose à faire n'est-elle pas de savoir avec précision quelles sont (et ne sont pas) les positions de l'ennemi ? Avec les ruptures et les continuités, les permanences et les nouveautés. La méthode Obélix a son charme: "On fonce dans le tas". Mais elle ne me paraît pas efficace sans absorption préalable de potion magique (sauf si on est tombé dans le chaudron étant petit; est-ce votre cas ?).
On peut combattre le fn
en portant le (les ?) programmes humanistes et pas en distribuant les tracts de el pen.
Ne faisons pas semblant de découvrir qu'il y aurait du nouveau à la maison facho.
Un autre monde existe, il est dans celui ci.
Vous ne pouvez pas opposer l'humanisme au FN si vous ne savez pas exactement sur quels points il y contrevient. Je n'arrive pas à saisir votre logique. S'il n'y a pas d'évolution du FN entre 2006 et maintenant, il faut le montrer. S'il y a une évolution, il faut la connaître. On peut combattre le diable en lui lançant de l'eau bénite dans les yeux et en priant très fort. Avec le FN, ça ne marche pas. Essayez pour voir.
Vous ne pouvez pas opposer l'humanisme au FN"
c'est bien ce qu'il me semblait.
Vous ne pouvez pas, disais-je, si, etc. Ne déformez pas mes propos, vous voulez bien ?
De fortes parentés avec le discours de SOS-Education même si on ne peut pour l'instant démontrer les liens, s'il y en a, entre FN et SOS-Education.
Voir mes deux recueils encore très incomplets de références à ce sujet :
SOS-Education et extrême-droite ? et néolibéralisme ?
SOS-Education : techniques de vente et manipulation marketing
oui
on a remarqué aussi!
Bonne tactique de départ ,sur le problème concret du terrain;puis bille en tête attaques en règle sans nuances contre des "syndicats dévoyés"!!!!
EFFRAYANT !
2 références intéressantes :
* http://www.lepost.fr/article/2011/02/19/2411456_decryptage-du-programme-du-front-national-education-et-formation.html
* http://michel.delord.free.fr/fn-point8.pdf (Michel Delord critique les programmes FN sur l'éducation de 2006). Bien sûr, cela n'a plus aucune validité aujourd'hui !
Marine le Pen peut nous faire toutes les déclarations d'amour qu'elle veut. Elle peut me dire qu'elle m'aime....moi je L AIME PAS!!!!
signé une instit!
Je ne vois pas où l'auteur de cet article veut nous amener. C'est plus qu'ambigu !
Depuis toujours l'école est sous tendue par sa fonction idéologique : quand on a besoin de gentils moutons consommateurs ,on l'attaque , on la casse par tous les moyens , tout en laissant la possibilité à l'élite de se reproduire .
Quand il s'agissait de changer de paradigme ( par ex. en 1789/92 passage de l'ancien régime à la révolution et au SU ) les politiques ont mis le paquet pour favoriser l'enseignement et le libérer du poids de l'église .
Il s'agissait à la fois de former des citoyens et des cadres pour la République ."Rendre réelle l'égalité politque reconnue par la loi ...(justice sociale) ..."
D'instruire donc les paysans, les ouvriers, les bourgeois , de former des citoyens agriculteurs, artisans , techniciens , puis des scientifiques, des ingénieurs , des militaires , etc et donc de les faire accéder à des formations et diplômes nationaux ...
Mais sous l'Etat Français , part exemple , il s'agissait de soumettre la population à la Révolution Nationale et de faire allégeance au maréchal Pétain....
PS : un N° hors série sept/oct. de Marianne est consacré à "l'Ecole de la République" très intéressant , notamment un entretien d'Olivier Loubes ....
Ls.
Il n'y a pas eu de passage au suffrage universel dans les années 89-92.
Ah bon ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_nationale
Ls.
à LESparges
Un suffrage tel _à 2 degrés , ETexcluant femmes ?domestiques et.._
n'est pas universel !même si l'adjectif lui est apposé par auto glorification et idéalisme des conventionnels/
Pardon d'avoir l'air de vous contredire :je veux seulement préciser le sens!
croyez bien que je le fais indépendamment de mon interlocuteur que je respecte !QUEL que soit le sens!
Le sens des mots dépend avant tout de leur histoire!et de l'HISTOIRE/
En effet. Notre ami a lu "suffrage universel" au début de l'article de wikipédia. Il faut aller voir la page concernant l'élection de la Convention.
Je viens de lire cela : on dirait du Lauzier "tranches de vie"...
http://www.marianne2.fr/Education-il-faut-sauver-le-soldat-Meirieu_a211090.html
arrêteons de poster des billet sur le FN, ignorons-le comme mme Royal est ignorée aujourd'hui par les sondages et les journaleux qu'on en entende plus parler SVP !!!!
Je ne suis pas d'accord. Il risque de peser encore un peu plus lourd bientôt. Il faut analyser et ses invariants et ses changements, et adapter la riposte démocratique selon les résultats de cette analyse.
Le FN est en train de faire de l'oeil aux profs
Mieux vaut faire de l'oeil aux profs que faire de l'oeil aux naïfs. Voir les mensonges de Sarkozy ici,
http://www.youtube.com/watch?v=KB35o1b6WeA
Une chose est sûre, M. Le Pen suit sa route sans jamais retourner sa veste.
à Melchior
y a des "chances"!
La séduction !
Peut-être Mr Lelièvre que, si vous n'avez pas trouvé de différence substantielle entre le discours actuel et le discours passé du FN, c'est que vous avez mal cherché dans les archives du passé.
Je me souviens avoir vu des discours de Le Pen, dans les années 1990 ou 1980, où il racontait en substance que l'éducation allait mal, notamment à cause du fait que tous les profs sont des fonctionnaires paresseux (avec en plus plein de vacances), gauchos soixante-huitards incapables d'autorité et formatés à la bien-pensance qui imprègnait les milieux universitaires où ils avaient appris leur métier de profs.
A part ça, je ne vois pas en quoi ce discours de 2006 a la spécificité présumée du FN, c'est à dire, en quoi ce discours n'est pas simplement celui d'un interlocuteur qui n'est pas d'accord, mais carrément un discours globabalement immoral, et à banir de l'espace de debat.
Peut-être se trompe-t-il parfois dans son discours, peut-être exprime-t-il une volonté qui n'est pas celle de tout le monde, peut-être même dit-il beaucoup de choses intéressantes.
Mais le fait que ce soit Jean-Marie Le Pen qui prononce ce discours n'en fait pas à soi seul un discours globalement immoral, de même qu'il n'est pas immoral pour une femme d'être blonde du simple fait que Marine Le Pen l'est aussi.
Je vous donne tout à fait raison pour les discours lointains. Mais ce que je voulais justement montrer, c'est que l'aggiornamento prêté à Marine Le Pen avait déjà eu lieu par l'entremise de son père Jean-Marie Le Pen il y a plus de cinq ans ( un aggiornamento d'ailleurs plus apparent que réel, car il faudrait creuser certaines de ses formules où l'on entrevoit les oreilles du loup ). Alors, qu'est-ce qui a changé tout récemment avec Marine Le Pen: ce que dit le ( ou la ) dirigeant(e) suprème du FN, ou la perception qu'en donne ( ou en a ) une large partie de la presse?
Je dirais tout simplement que ce qui a changé tout récemment, c'est le tintamare que font les casseroles que traine le (la) président(e) du FN. Marine n'a pas aux pieds les casserolles que traine Jean-Marie, ça fait beaucoup moins de bruit quand elle marche.
Pourtant on pourrait considérer que la présidence d'un parti qui a le passé et certains dirigeants et militants actuels du FN, est une casserole de taille, que Marine a décidé de s'accrocher aux pieds sans que personne ne l'y oblige. Mais les médias se focalisent pour l'instant sur la personne plutôt que sur le parti. Contrairement surement a une bonne partie du corps électoral, et surement seulement jusqu'à un nouveau 21 avril ?
J'ai dix huit ans, je partage ma vie entre un taf à mi temps et ma scolarité au CNED, car à cause d'une légère particularité neurologique, je me suis vu REFUSER l'accès à une classe normale et au lieu de ça, j'ai été mit dans des classes "spécialisées" dans un collège ou j'ai vu tous les enfants de mon age réussir en classe ordinaire tout en me regardant avec mépris et rejet...
Marine Le pen a beau dire ce qu'elle veut, je ne voterais jamais pour elle, mais je suis bien d'accord avec ce qui est dit sur l'école : des vies sont détruites à cause du système scolaire actuel et en tant que quatrième puissance mondiale, nous n'avons aucune excuse pour nous faire vivre de telles horreurs.
0 MACSEUR
vOUS AVEZ RAISON
Vous êtes jeune et n'avez donc pas connu avant 2000!
Les améliorations alors (Mme Royal en particulier!!!ah MAIS!)pour les cas comme le vôtre etpour l'accompagnement ont été détruits sous prétexte d'économies d'argent!
Ainsi j'ai pu accueillir dans ma classe pendant un an un élève qui fonctionnait avec un ordinateur portable pour pallier sa difficulté d'élocution!
Cela a bien fonctionné!
Oui, effectivement, les problèmes d'intégration scolaire auraient particulièrement sévit après l'an 2000.
N'ayant vu le jour qu'en 1993, je n'ai effectivement pas connu le système antérieur.
Ce témoignage est à faire connaître. A ceux qui sont témoins de telles situations de ne pas les laisser évoluer ainsi.
Une grande réussite à vous macseur.
Merci
Aujourd'hui, je m'en sort tant bien que mal ; je prépare mon diplôme pour la fac, mais en suivant régulièrement l'évolution de notre système scolaire, je vois encore aujourd'hui des familles très heureuses menacées d'être contraintes à faire vivre les mêmes difficultées socio-scolaires que j'ai vécu à leurs jeunes enfants à cause d'une légère particularité.
Dans une république monarchique comme la nôtre, l' école est l' outil indispensable pour maintenir la classe dominante au pouvoir. Jusqu'à présent, cette école réussit parfaitement dans sa fonction et son rôle.
Quelque soit le gouvernement en place, il a toujours trouvé des boucs émissaires pour justifier l' injustifiable: des enfants de 6 ans entre à l' école pour apprendre à lire, à écrire, à compter avec le désir de "grandir", de faire comme les grands. Malheureusement une bonne partie de ces enfants se trouve en échec scolaire et cet échec est celui des adultes. A 6-7-ou 8 ans on subit on ne décide pas. Al'âge adulte, ces enfants ont tellement bien intéririsé "cet échec", il n'est plus besoin de trouver une sélection de plus pour les exclure, ils le font d'eux même.
Quand le système économique du pays aura vraiment besoin de 100% de ces enfants pour le faire prospérer ainsi que ses habitants, je suis certaine que les solutions arriveront d'elles mêmes sans que cela ne coûte une fortune.
Effectivement, de par mon léger handicap, j'ai passé toute mon enfance à voir les adultes autour de moi me considérer comme un futur délinquant, voir même criminel.
Monsieur Lelièvre ,
Je trouve votre attitude et votre silence plus que discutables .
Quid? J'ai été éloigné de mon ordinateur toute la journée d'hier; et j'ai déjà, cher Leséparges, répondu plus haut ( à trois occasions ) ce matin...
Cher Monsieur Lelièvre c'est votre habitude : vous livrez un billet et vous êtes absent de votre ordinateur .
Ce matin effectivement et bizarrement vous vous êtes réveillé mais ce n'est pas toujours le cas :
http://blogs.mediapart.fr/blog/claude-lelievre/280911/sarkozy-lescalade-dans-la-denegation
A quoi jouez vous ?
Ls.
Je ne joue à rien. Je fais tout simplement confiance au maximum à la discussion menée par ceux qui veulent bien commenter et débattre. Et, vraiment, je ne vois pas où pourrait être le ''mal'', bien au contraire...
@ Leséparges,
"vous livrez un billet et vous êtes absent de votre ordinateur"
Ce commentaire est franchement con et encombre !
Mais enfin M.Lelievre que faites vous?! Vous êtes voyez vous bien hautement tenu de ne plus décrocher votre vigilant regard de votre lumineux écran .... un peu de discipline que diable, la fulgurante réactivité de vos lecteurs sans vous se perd sans echo! Connaissez vous réellement sentiment de solitude plus déséspérent????
Ouais , enfin ...
[....]
http://www.lejdd.fr/Election-presidentielle-2012/Actualite/Marine-Le-Pen-parle-d-erreur-devant-les-enseignants-398167/
Ls.
Certes ce discours à des aspects démagogiques qui n'ont pas échappé à la plupart des commentateurs mais il a aussi un fond. Il met à l'épreuve tous les "antilepenistes" que nous sommes: rejetons nous les propos pour ce qu'ils sont ou simplement à cause de celui qui les tient? Qu'est-ce qui cède en premier face au discours du FN, l'électorat "populaire" ou la critique "intellectuelle" qui s'émousse? Je pense qu'il n'y a rien à céder sur le fond. Le Pen ne rend pas compte de la crise de l'école. J'ai essayé au travers d'un billet intitulé "la laïcité n'est pas un vivre ensemble" d'aller contre ce que j'estime être une vision réactionnaire de la laïcité qui gagne du terrain dans l'enseignement et dont je constate que, ça n'est pas étonnnant, c'est un un aspect de ce discours.
Oui, et j'en profite pour recommander la lecture de votre billet datant du 25 septembre dernier
le "vivre ensemble", le "care" ça me rappelle quelqu'un !