Fri.
25
May

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Fermer

L'impudence scolaire de l'UMP

La convention sur l’éducation que l’UMP a tenue hier a été marquée par des dénis ou amnésies soudaines et par la promotion unilatérale et obsessionnelle du rôle du «chef» et de la concurrence entre établissements.
Proposition de la convention : «Réorganiser les rythmes scolaires» avec un allongement de l’année scolaire de 2 semaines. La semaine de 4 jours et demi pourrait être rendue obligatoire «après concertation avec les autorités locales ,académiques et les parents d’élèves». Oubliée, dans les attendus de cette proposition aussi bien que dans les échanges entre participants, la calamiteuse réforme du rythme scolaire de la semaine imposée dans l’enseignement primaire par Xavier Darcos et pleinement soutenue par l’UMP au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Une amnésie collective.
Proposition de la convention : « Rendre l’assiduité obligatoire pour les élèves inscrits à la maternelle ». Le programme du PS et de son candidat François Hollande se prononce pour l’obligation de scolarisation en maternelle à partir de trois ans ( âge auquel la quasi totalité des enfants sont déjà inscrits dans les faits ). II y a quelques jours le ministre Luc Chatel s’est opposé à un projet de loi allant dans ce sens déposé au sénat par une élue PS ( cf mon billet précédent ), arguant que ce projet aboutirait à une augmentation d’au moins 700000 élèves en maternelle. On ne voit pas bien, si la mise en place de l’assiduité est recherchée effectivement pour tous , ce qui différencierait dans les faits le projet de l’UMP de celui du PS. Mais si, au contraire, l’assiduité de tous n’est pas en réalité le but, on voit bien que cela aurait pour effet ( en l’absence d’obligation de scolarisation ) de diminuer le nombre d’inscrits ( et de permettre une diminution de postes d’enseignants ( cf encore mon billet précédent ). Masquage et impudence.
Propositions de la convention : « Mettre en place une évaluation des enseignants par le chef d’établissement » ; « Le renforcement de l’autonomie des établissements doit signifier la possibilité pour le chef d’établissement ( principal de collège, proviseur de lycée, mais aussi, à terme, directeur d’école ) de recruter librement son équipe enseignante et d’administration ». Pour faire bonne mesure, le chef de l’UMP – François Copé – a prôné l’urgence d’un « management qui permette, par exemple [ ou pour l’exemple ?] de se débarrasser d’un chef d’établissement inefficace et de faire de ceux qui sont bons de ‘’vrais’’ chefs ». Obsession du chef.
Elle avait d’ailleurs déjà été à l’œuvre à la précédente convention de l’UMP ( cf mon billet du 4 novembre 2010 « Chefs d’établissement über alles ? » ). Rappel des propos des protagonistes UMP. Xavier Bertrand s’était prononcé pour les propositions du rapport du député UMP Reiss et avait demandé une évolution des statuts du directeur d’école « afin qu’il puisse participer au recrutement des équipes, et qu’il ait une réelle manœuvre en matière de formation continue ».
Frédéric Reiss, député du Bas-Rhin et auteur d’un rapport sur la direction d’école, s’était empressé d’affirmer que « nos écoles ont surtout besoin d’un patron ; le directeur d’école doit devenir le représentant de l’Etat ».
Jean-François Copé, présenté dès alors comme le successeur prochain de Xavier Bertrand à la tête de l’UMP, n’avait pas été en reste et avait élargi le propos aux chefs d’établissement, en particulier au niveau du collège : « il nous faut faire du chef d’établissement le pivot de l’établissement. L’autonomie n’est plus un tabou et doit rentrer dans les mœurs. L’autonomie cela veut dire qu’il faut s’adapter à la diversité des élèves et que les chefs d’établissement puissent constituer leur équipe pédagogique ».
Enfin Gérard Longuet, sénateur de Lorraine , avait surenchéri sur cette définition de l’autonomie en affirmant qu’ « il faut qu’un patron [ le chef d’établissement ] puisse rentrer dans les classes et puisse faire une exfiltration des enseignants qui sont en rupture avec son projet pédagogique ».

Tous les commentaires

Les élections approchent...livrons-nous donc à une exfiltration de ces hommes politiques dont les discours sur l'école sont une honte pour la République. Ils détruisent l'école publique (associés aux pédagogistes obsédés par les compétences et oublieux du savoir) mais mettent leur précieuse progéniture dans le privé !!!!!!!!!!!! L'école n'est pas un produit marchand soumis à des objectifs de rentabilité. Il est temps d'EXIGER de la gauche un projet sérieux et concerté, en rupture avec tout ce que nous connaissons depuis 2002. Même avec le PS, une extrême vigilance s'impose.....

voulez-vous dire : "même avec l' UM-PS une extrème vigilance s'impose" ?

Et surtout que la gauche se méfie et qu'elle ne donne pas le bâton pour se faire battre quand la droite reviendra au pouvoir !

Les syndicats qui réclament un véritable statut des directeurs ,ils vont l'avoir Sourire

La décentralisation de l'école , ça peut être dangereux !

 

L'ivresse du pouvoir sur les autres cause des dérives ,pour ne pas dire plus!

comme si cela n'était pas connu!

Les chefs d'établissement ont entre leurs mains ,depuis longtemps ,suffisamment d'outils d'autorité !

qu'ils en usent adroitement ,habilement ,humainement ,au service de leur mission :qu'appelle-t-on en effet un "bon" chef d'établissement scolaire?

Et rappelons que ce sont les enseignants qui ,face aux élèves ,ont besoin plus que jamais de voir leur "autorité" restaurée!

 

Toute l'histoire contemporaine de l'enseignement et de l'éducation le démontre !

Faudra-t-il en venir à le démontrer par des recensements et témoignages?

 

EXCELLENT! il fallait y penser .... mais cela dit bien de manière explicite ce que cette "con-vent-ion" dit de façon implicite...

Monsieur Lelièvre, j'avais cru comprendre qu'on vous avait sollicité pour mener une réflexion sur l'école de demain. Vous nous aviez promis de nous tenir régulièrement au courant des avancées de ce projet. Or, force est de constater que depuis, à part la critique, on attend toujours vainement vos propositions.
A propos des directeurs d'école, devons-nous comprendre que la situation doive rester telle quelle?
J'ai été directeur d'école. Le directeur a les responsabilités d'un chef d'entreprise sans en avoir les moyens, puisqu'il ne choisit pas son personnel (vous parlez aussi des directeurs d'école). Tout se passe comme si, par enchantement, tout le monde pouvait travailler avec tout le monde. Comment faites-vous lorsqu'un collègue n'adhère pas au projet de l'établissement? Car, la réalité est là: il peut vous forcer à ne pas l'obliger, c'est son droit. Evidemment, vous, vous n'avez pas le droit de le forcer... Personne il est chef sur le terrain, c'est beau l'utopie. Mais quand il faut aller au charbon, on sait bien à qui s'adresser. Que vous le vouliez ou non, ça pose problème (comment faire équipe!) et ce genre de situation se rencontre fréquemment. Imaginons que vous soyez obligé de former une équipe avec des gens comme Jean-François COPE?
Quelles sont vos propositions? Celles de la droite, on les connaît par coeur. Dire qu'elles ne vous conviennent pas ne fait pas avancer le schmilblick. Qu'aurez-vous à dire lorsque la droite ne sera plus là?
Critiquer est à la portée de tous. On est en droit d'attendre autre chose de votre part, même si vous ne nous devez rien, il est vrai. Mais votre adhésion au groupe de Martine Aubry, ce n'est pas nous qui l'avons inventée.

oui, il faudrait proposer plus que de "conserver" une éducation nationale qui mérite autant une critique de gauche qu'une critique de droite sans intérêt.

ne pas oublier que l'appartenance au corps professoral est de plus en plus héréditaire, que l'appartenance à cette caste finit trop souvent par rendre bien arrogant et loin du peuple, revendicatif plus que force de proposition.... plus soucieux de ses petits intérêts immédiats que des progrès de ceux qui n'arrivent pas à accéder au savoir-privilège... pris dans des images d'épinal concernant le prolétariat dont on croit presque faire partie, et rejetant pour des gens dont les habits ou la corpulence ou la religion (affichée ou non) ne correspondraient pas à une idée bien fallacieuse de la "santé" ou de la "liberté"....de l'"intelligence"...

A Alain Roussard,

La question de la direction des établissements scolaires ou universitaires est une question complexe qui a reçu dans le passé ( et reçoit actuellement et recevra encore ) des réponses différentes ( et, sur certains points, très différentes selon les types d'établissement et les ordres d'enseignement ). Il n'y a eu ( et il n'y a encore ) aucune raison de principe pour que la figure du ''chef'' y soit centrale ( et cela d'autant plus que cela peut varier avec le degré ou la nature de '' l'autonomie'' que l'on entend donner davantage aux établissements ).Pour ma part, je préfère envisager des fonctionnements les plus collectifs possibles ( pour des raison à la fois d'efficacité à moyen et long terme, et pour des raisons de légitimité démocratique ). Et, en cohérence, je n'ai pas de solution personnelle toute faite ( et j'estime ne pas devoir avoir de solution personnelle toute faite: je ne suis pas un chef ): c'est pourquoi je me concerte beaucoup ( pour ce sujet comme pour d'autres ) avec des responsables syndicaux, associatifs, des chercheurs ou des administratifs.Et je trouve inadmissible que l'on puisse proférer tranquillement une assertion telle que celle de Longuet que j'ai citée à la fin de mon billet: le droit donné au "chef" d'établissment d' "exfilter des enseignants qui seront en rupture avec son projet pédagogique"..

@ claude lelièvre
Ce n'est pas parce que je pose la question "Comment faites-vous lorsqu'un collègue n'adhère pas au projet de l'établissement?" que je cautionne les propos de Gérard Longuet (on pourrait rappeler d'ailleurs son "sens collectif", lui qui pour faire partie du gouvernement n'a-t-il pas exercé un chantage?). Je ne suis pas responsable de vos interprétations.
Critiquer sans cesse les Chatel, Copé, Longuet, etc, dans ces domaines me fatigue. Je ne les apprécie pas plus que vous. Mais au bout d'un moment, ça devient lourd. On le sait, ils font bourdes sur bourdes, à ce niveau-là, on est en droit de se demander s'ils ne le font pas volontairement. Quand le ministre de l'éducation en personne affirme que pour enseigner, il n'est pas nécessaire de se former, mais que pouvez-vous attendre ensuite d'un tel personnage? Qui attend encore quelque chose de pertinent chez eux?
Ne croyez-vous pas qu'il est temps de passer à une autre étape? On attend des pistes de réflexion, des propositions dignes d'un conseiller de celle qui risque d'avoir des responsabilités importantes à l'échelle nationale.

... et aussi, comme un aboutissement de cette contre révolution libérale, mise en concurrence des établissements tant il est vrai que dans le monde capitaliste rien ne doit échapper ni entraver la loi du marché.

 

L 'école n'est pas (''horreur!!) et surtout ne DOIT pas être considérée ni gérée comme une entreprise!

On parle ici de l'ECOLE REPUBLICAINE ,celle de la République!

et cela ne souffre aucune discussion!n'en déplaise à ma dernière Principale ,fort compétente au demeurant!mais grisée par cet "honneur"!

Il est important d'être sérieux:donc ne pas confondre ces êtres humains par excellence que sont les enfants/élèves en devenir d'adultes!ne pas les confondre avec des CHOSES.

Ce travail sur ce VIVANT ne supporte pas le montage à la chaîne ni le lit de Procuste!

Les résultats depuis ce début de 21è s sont déplorables MALGRE les efforts démesurés d'enseignants littéralement assiégés et n'ayant pas le choix des armes!

Quelques films ,quelques livres ,plusieurs drames,(pour un drame connu il en existe x de discrets ,et presque heureusement tant le besoin de s'en prendre aux enseignants comme boucs émissaires est devenu une réaction instinctive!) n'ont montré que la partie visible de l'iceberg!

Mais patience ;un jour ce masque aussi tombera car tous les parents ne sont ni naifs ni dupes!Un nombre d'entre eux ,significatif,et conséquent ,

a commencé d'agir aux côtés des protestations légitimes et demandes de retour au bon sens!

Là-bas si j'y suis, France inter, le 2/11/2011; une auditice anonyme tombe, lors d'un vide grenier sur livre à 1€, de JACQUES SERVIER (MEDIATOR), édition Du Rocher 1991,"La PASSION d'ENTREPRENDRE" dont elle lit un extrait:

Les fonctionaires...

-" 1ere Idée: Augmenter au fur et à mesure , dans la mesure du possible de 20% les rémunérations des fonctionnaires.

- 2e Idée (condition nécessaire de la 1ere); Diminuer les effectifs de 20% en limitant les recrutements.

- 3e Idée.: Intéresser matériellement tous les fonctionnaires à des
objectifs simples: augmenter les revenusdu pays et diminuer les dépenses
de l'Etat. Il n'y a pas de honte à permettre la prospérité de l'Etat si
on y contribue.

- 4e Idée; Pour permettre la limitation des effectifs, restreindre
les interventions de l'Etat de façon drastique. Les interventions de
l'Etat doivent se borner à celles qui sont d'une utilité évidente.

SUPPRIMER à tout prix LES LOIS et REGLEMENTATIONS étouffantes dont l'application entraîne des corvées sans fin.

Lao Tseu: QUI GOUVERNE LE MIEUX, GOUVERNE LE MOINS."

 

Fonctionnaires, vous reconnaissez-vous? Vous comprenez vos
souffrances durant ces dernières années: on se dit, le métier change, je
ne suis plus dans l'coup, ma place est-elle encore là?

En fait, c'est l'Etat qui a changé les tâches des fonctionnaires pour mieux les éliminer!

Il n'y a plus d'Ecole Publique, ni même de REPUBLIQUE.

Et après "l'autonomie des établissements" ce sera quoi ? La privatisation !

Or, celà fait 15 ans que ce projet est annoncé et dénoncé comme étant sous-jacent à toutes les réformes de l'EN qui sont en fait dictées par des marchands cachés sous le paravent du libéralisme.

Désormais nous savons quel prix aura cette note AAA pour nos enfants !

Cette riche idée remonte à 1977 par le projet de Longuet de défonctionnarisation et de privatisation d'un nombre aussi large que possible de services publics!

Avec justement la hiérarchisation alors introduite entre "régaliens" et "non régaliens"!

les enseignants qui "ne collent pas au projet éducatif" de l'ecole on en fait quoi on les envoie a pole emploi? dans le privé les enseignants qui ne partagent pas les convictions religieuses catho (ils sont majoritaires surtout chez les jeunes) on en fait quoi on les licencie?

tout ceci va conduire à l'arbitraire à une ecole a plusieurs vitesse on le voit dans le prive chefs d'etablissements et ddec notent a la tete du client et tout ceci avec l'argent du contribuable qu'ils detournent allegrement mais personne n'en dit mot!!

@ Patrice QUILLAUQUI
"on le voit dans le prive chefs d'etablissements et ddec notent a la tete du client et tout ceci avec l'argent du contribuable qu'ils detournent allegrement mais personne n'en dit mot!!"
Ah bon? Quelles notes? J'ai été chef d'établissement, jamais personne ne m'a attribué une note. Il faut arrêter le délire.
Encore un qui n'est pas dans la maison mais qui connaît mieux que ceux qui y sont comment ça se passe.

As-t-on dit que c'est déjà la suppression de l'unité du service d'éducation et d'enseignement au niveau national?

DONC de fait la suppression de l'Unité (même symbolique ) de la nation!donc de la nation!

Sans être nationaliste ,seulement logique ,et un peu patriote, on voit tout le mal qui sort de ces mesures!

Au niveau pratique déjà!

et vous nous dîtes de NE PAS faire de critiques???!!!!

@ cereb
Où ai-je dit qu'il ne fallait pas faire de critiques? Moi-même, je ne m'en prive pas. En revanche, je suis fatigué que des gens comme Claude Lelièvre ne fasse que ça. C'est à lui que je m'adresse car critiquer, n'importe quel internaute peut le faire. Etre un conseiller de Martine Aubry, ce n'est pas donné à tout le monde. Qu'il justifie alors ce titre.
Il faut dénoncer, c'est évident. Mais dénoncer sans rien proposer, ça laisse penser qu'il ne faut toucher à rien. Comme si tout fonctionnait merveilleusement.
Ai-je le droit de me défendre quand on accuse mon institution (je suis instit dans le privé) ni plus, ni moins de voleur? On n'a pas d'autres chats à fouetter quand le système (privé comme public) laisse sur la route 145 000 élèves sans aucun diplôme chaque année? On s'en bas les cacahuettes de savoir si c'est plus important de se faire évaluer par quelqu'un qui vous voit 1 h 30 tous les 6-7 ans ou par quelqu'un qui vous côtoie quotidiennement. Si c'est si dramatique, on n'interdit à personne de muter ou de prendre des responsabilités. J'ai l'impression que c'est un problème pour ceux qui ne veulent surtout pas prendre de responsabilités... Expliquez-moi comment vous faites pour travailler en équipe quand vous propres enseignants ne voient pas l'intérêt d'avoir une adresse mail? Je n'invente rien, les dernières élections, c'est quand même le sketch, non? Ca fait 6-7 ans que certains n'étaient pas allés sur leur boîte mail et ce sont les mêmes qui braillent après parce que celle-ci n'était pas activée, les empêchant de voter... C'est bizarre mais ça n'est pas arrivé à nos responsables syndicaux, sinon on l'aurait su... Et comme il ne faut rien leur dire sans risquer de se faire traiter de chef...
C'est vous qui parlez d'unité? Alors arrêter d'opposer le public au privé. D'ailleurs, le gouvernement n'attend que ça. On fait tous le même métier, non?

Mr Roussard,

Non, je ne pense pas que vous et moi faisions le même métier : instit depuis 28 ans, directrice depuis 6ans, je ne veux surtout pas devenir le supérieur hiérarchique de mes collègues. Toute l'équipe avec laquelle je travaille porte les projets de conserve. Ceux-ci ne viennent pas toujours de moi, loin s'en faut.

En ce qui concerne les élections professionnelles, nous les avons boycottées, non parce que personne n'a activé sa boîte académique mais parce que nous refusons de participer à des élections qui se font par voie électronique.

à Alain Roussard

Ce n'est pas moi qui divise ni oppose!

Je n'ai ,pour ma part ,jamais ,opposé telle ou telle catégorie ni d'établissement ni d'enseignants!

J'ai pratiqué surtout à l'EN mais aussi ,plus tard ,dans le privé!

J'avoue que je préfère le fonctionnement que j'ai connu à l EN mais qui a bien changé et pas en bien souvent:plus vers l'arbitraire ,d'après des collègues plus jeunes et mes lectures ,qu'avant ;dans un ensemble non "inspecté" par un regard exaustif!

Car nous ne savons que partiellement ;suffisamment au vu des chiffres et au vu des "échos" pour nous faire une "idée" au moins temporaire!

Ensuite ,chacun voit MIDI à sa porte !ce qui doit entrer en ligne de compte c'est ,je pense et vous aussi je crois ,une certaine idée de l'intérêt général ,et de la justice aussi ,plus particulièrement pour les enfants que la nation a le devoir de préparer à l'âge adulte.

Sur ce point qui constitue le FOND de la question ,il serait bon de mettre de côté nos différences pour les dépasser en regardant ,oui , où se situe l'intérêt des enfants/élèves !ce qui n'empêchrait pas de traiter de ces "différences" par ailleurs ,sur le terrain de la condition enseignante et de sa capacité pédagogique qui lui est tout de même progressivement retirée!

Entièrement d'accord avec vous Cereb, l'arrivée des "petits chefs" dans le primaire, tant souhaitée par certains, équivaudrait à la mort certaine de la liberté pédagogique. Liberté qu'on nous enlève d'ailleurs petit à petit

Et zut, si ma collègue n'adhère pas du tout au projet de jardin pédagogique mais qu'elle en mène un autre qui la motive avec ses élèves, où est le problème ?

@ Valériane
Effectivement, où est le problème quand une collègue mène un autre projet. Mais quelle serait votre attitude face à une collègue qui non seulement n'adhérerait pas au vôtre mais n'en proposerait également aucun à la place? Un exemple: vous avez le projet d'organiser une classe de découverte en cycle III. Ca se fait depuis des années. L'enseignant de CM2 et celui de CE2 sont partants, pas celui de CM1. Qui va se "coltiner" la réaction des parents? C'est bien le directeur ou la directrice, que vous l'appeliez chef ou pas. En résumé, qui va avoir les "emmerdes", c'est toujours celui qui a des responsabilités. Je pense qu'il y a un malentendu au sujet du sens qu'on donne au mot chef. Pour certains, c'est celui qui commande et les autres doivent obéir. Pour moi, c'est comme un entraîneur (joueur s'il n'est pas déchargé). Plus les projets seront élaborés ensemble, moins les problèmes apparaîtront. Ca suppose que l'équipe qu'on n'a pas choisie veuille bien s'investir un minimum. Ainsi que je le demandais à Claude Lelièvre, accepterait-il de travailler avec Jean-François Copé? Ces situations ne sont pas uniques, elles existent! Désolé mais je n'ai pas encore lu de propositions de fonctionnement pour ces cas là.

J'ai l'impression que j'assume mon rôle de directrice d'une manière bien différente de la vôtre. Quand un collègue n'entre pas dans un projet, c'est lui qui en prend la responsabilité face aux parents. De même, lorsque des parents viennent me voir parce qu'ils rencontrent un souci particulier avec un collègue, je les renvoie directement vers lui pour que le problème se règle entre personnes directement concernées. Jusqu'à aujourd'hui cette organisation nous réussit très bien : l'équipe éducative a de très bonnes relations avec les parents d'élèves et les résultats scolaires de leurs enfants, qu'ils soient avec un maître qui engage des projets ou pas, sont très honorables

@ Valériane
En fait, vous n'êtes directrice que de nom! Avec un tel discours, on ne vous sent responsable de rien. Dès qu'un souci arrive, on invite les protagonistes à le régler ensemble, genre "c'est pas mon problème." Quand un problème arrive entre un enseignant et des parents, la première des choses à faire, c'est de les inviter à régler leurs problèmes ensemble. Tout le monde fait ça, non? Ce qui me gène, c'est qu'à vous lire, tout se règle systématiquement...
Ca me donne l'impression que chacun mène sa barque comme il l'entend: expliquez-moi comment vous pouvez obtenir ainsi un authentique travail d'équipe, si tel est votre ambition d'ailleurs. Partir en classe de découverte sans les CM1 ne vous pose aucun problème alors (cf. mon exemple plus haut)?
Vous nous brossez un portrait tellement ydillique de votre fonctionnement qu'il m'interpelle.

Vous avez raison, je ne porte que le nom de "directrice", je ne me sens qu'une articulation entre l'admnistration et mes collègues. Au moment du changement de direction à l'école, nous avions proposé une direction collégiale de l'école. ca n'a pas été accepté, alors j'ai bien voulu en prendre la responsabilité admnistrative mais je ne vois pas en quoi j'aurais une responsabilité pédagogique. Du coup une super ambiance entre collègues et les parents le sentent. D'ailleurs le tutoiement est de rigueur entre parents délégués et enseignants.

Pour résumer, on peut vivre sans "chef".

@ Valériane
Je comprends mieux. Je comprends mieux aussi pourquoi vous dites que vous avez l'impression de ne pas faire le même métier que le mien puisqu'en fait, vous n'en avez que le titre (je ne suis plus directeur, je l'ai été pendant 11 ans). Je respecte votre fonctionnement et je ne doute pas que vous y trouviez complètement votre compte. Mais je ne crois pas que c'est grâce à un tel comportement que l'ambiance entre collègues et parents est excellente. Moi aussi, je vis la même chose.
On perçoit votre répulsion à l'idée d'avoir un "chef". Pourquoi la personne qui est chargée de prendre des décisions empêcherait-elle systématiquement de s'épanouir? A l'image de certains sportifs qui "se défoncent" pour leur entraîneur.

Merci Serge!

C'est la guerre que nous déclare l'UMP:

"Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance" clamait le n°2 du MEDEF, au lendemain de l'élection du CHEF.

.Je vous recommande l'excellent article de C.Lasterle:

1936/2011, BERNANOS, JAURES...

ce jour sur MDP

VIVE LE FRONT POPULAIRE!

Merci, cher Claude, pour ce nouvel excellent article. Je note d'une part que la culture du chef tient de la logique fasciste, d'autre part qu'associer "convention sur l'éducation" avec UMP relève de l'oxymore.

L'impudence, c'est un mélange d'impudeur et d'imprudence qui confine à l'indécence...

Ce président aura été le plus grand casseur denos institutions républicaines. L'autonomie plus que ce mot à la bouche. Extèmement dangereux. Voyez les universités qui ont fini par se transformer en ghetto avec auto recrutement et copinage. Que dire quand le président recrutera ses enseignants: de vraies petites monarchies et il en sera de même des lycées et collèges. ce sont de surcroit ceux qui ont profité du système qui en sont les démolisseurs. ce qui est proposé ce n'est ni plus ni moins qu'une privatisation du système qui rendra tout ce beau monde docile et tout le monde paiera pour faire des études et ce d'autant qu'il y aura une rivalité des établissements; L'école et instruction gratuite aux oubliettes et on se demande si les Français en ont bien conscience?

à Agouti

Dépassés par les évènements ,accablés par des difficultés ,ou engourdis par les illusions des belles images et des beaux discours ,les contemporains ont du mal à suivre......NON ,ils n'ont pas compris encore ,on peut le penser...

Merci à M. Lelièvre pour cet article, intéressant même s'il ne fait que pointer les propositions les plus dangereuses de l'UMP et n'engage pas un vrai débat sur le solutions possible à une situation effectivement intenable désomais. Il faut espérer que ce travail sera fait pour la campagne de F. Hollande, et que comme le note Le Monde d'aujourd'hui, on n'en restera pas aux caricatures.

Mais ce qui me paraît encore plus intéressant, c'est la tonalité générale des commentaires. Apparemment, l'UMP n'a pas mal choisi son"axe d'attaque": jouer les parents, l'opinion en général contre les prof, et à l'intérieur même de l'instituition, jouer sur les contradictions entre fonctions.

Au-delà, et plus généralement, l'éducation est une des questions centrales de notre société, l'une de celles qui touche le plus directement l'ensemble des citoyens, qui se sentent donc légitimés à avoir une opinion - de préférence tranchée - même si elle n'est guère informée. Si des gens qui se disent de gauche ne sont pas capables de déjouer des pièges aussi grossiers, comment l'électeur moyen le pourrait-il?

Tout à fait d'accord

@Apeiron Vraiment d'accord, c'est ce que j'appelle le discours populiste qui reçoit un écho chez tous les frustrés , même de gauche . Voyons plus loin que notre nez .

Pardon :

...leS solutions possibleS...

Allonger l'année scolaire oui. Mais la semaine de 4 jours pour les enseignants, sauf si on les envoie à l'usine les 3 jours restant, ça me parait aberrant.

Vivement que Philippe Poutou nettoie cette fange.

Amnésie et cynisme...Depuis 60 ans ce sont ceux-là qui détruisent l'école de la réussite..Leur projet est celui que définit le club de kl'Horloge en 1980, repris par RPR (1984), UPF (1993), UMP aujourd'hui. Je suis satisfait d'avoir écrit récemment "i majuscule comme Instituteur", ou comment et pourquoi cette destruction, essai qui est le contrepied du nuage de fumée de l'UMP. Pour rappeler aussi que les solutions existent aux difficutés de l'organisation scolaire depuis presque autant d'années. L'école fondamentale de 1971 est toujours le projet qui concilie le développement de tous sans freiner l'élite. Les partis de gauche vont-ils enfin construire cette vraie école de la réussite pour tous?

Je ne saurais trop recommander la lecture du livre de Guy Georges ( "I majuscule comme instituteur" paru aux éditions Bruno Leprince, avec une préface d'Hubert Montagner, spécialiste des rythmes de l'enfant et de l'adolescent ). Merci de me l'avoir fait connaître: il a toute sa place dans le débat actuel.

J'observe que le pouvoir d'orienter les élèves n'est évidemment pas remis en question par l'UMP qui est pour une sélection précoce en fonction des besoins du marché de l'emploi ( c'est la limite de leur libéralisme) Toutefois, cette question ne semble pas plus déranger le PS . Poutrtant l'Article 26 de la Déclaration universelle des Droits de l'homme et du Citoyens de 1948 précise : "Les parents ont , par priorité , le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants" .....Chez nous ce problème est tabou et pourtant c'est par lui que commence à se mettre en place toute l'organisation hierarchique du travail et de la société en général . En terme d'avancée démocratique et de refondation d'une école émancipatrice rien ne sera possible si l'on ne transforme pas le cadre légal des décisions d'orientation : Il est parfaitement envisageable de donner le pouvoir à l'élève et/ou à ses parents sans remettre en question la carte scolaire et en redonnant du sens au Brevet des collèges dont l'obtention devrait permettre de choisir librement son orientation . Il faudra bien que la gauche arrive à concilier l'aspiration de plus en plus forte du citoyen à prendre son avenir en main et la nécessité de construire un projet collectif pour le bien commun , qui devrait ètre le premier role de l'Etat .... A l'opposé du projet de l'UMP .

Silence radio, du côté du Ps, pour parler sérieusement des problèmes que rencontre le monde scolaire.

Newsletter
Je m'identifie