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Chatel ne manque pas d'air face à Hollande

Après s’être le 21 août «réjoui que les métiers de l’enseignement continuent d’attirer les jeunes diplômés», Luc Chatel a jugé les récentes propositions faites par François Hollande de recréer des postes «irréaliste» du fait du peu de candidats se présentant actuellement aux concours d’enseignants.
C’est quand même le comble que ce soit le ministre de l’Education nationale Luc Chatel ( qui masquait il y a peu les difficultés de plus en plus grandes de recrutement d’enseignants aux différents concours : cf mon billet du 23 août sur « les comptes fantastiques de Chatel » ) qui se permette de faire la leçon !
Il reste que la tendance générale dans les recrutements n’est pas bonne et qu’il faut en prendre tout la mesure si l’on veut y remédier. Et on ne peut le faire qu’en les situant dans une politique plus globale, qui inclut nécessairement une revalorisation de l’enseignement et des enseignants ( sous des facettes multiples, y compris budgétaires ). Ce qui signifie , compte tenu de l’ampleur de la tâche, que l’on ne peut le faire sans déterminer nettement des priorités claires. Isoler la question des recrutements des autres problèmes à traiter ( et des choix importants à faire ), cela peut certes frapper très ( trop ) facilement les esprits, mais c’est courir à l’échec.
On le sait, les choix faits sous la houlette de Martine Aubry dans le cadre du projet du PS ( qui devrait être le cadre général de tous les candidats, mais il convient sans doute de le vérifier expressément ) est de privilégier d’abord et avant tout le primaire ( la maternelle et l'élémentaire, en particulier la période des apprentissages premiers où il est dûment prévu d’affecter un enseignant supplémentaire dans les classe qui en auraient besoin pour personnaliser au maximum l’enseignement dispensé ) et les établissements ‘’sensibles’’ ( notamment au niveau du collège ). Un choix très explicitement réitéré par Martine Aubry dans sa « Lettre aux Français ». Et qui est d’ailleurs en phase avec les recommandations du « think tank indépendant et progressiste ‘’Terra Nova’’ », présentées très récemment par le sociologue François Dubet, de privilégier avant tout le primaire et les collèges en difficulté.
Il faut savoir que le nombre de postes offerts aux concours de professeurs des écoles est passé de 11 700 en 2006 à 3100 en 2011. Et le nombre d’inscrits aux concours de recrutement est passé de 94 000 en 2005 à 42 000 pour 2012 ( soit une baisse de 55% en 7 ans, plus forte encore que dans le secondaire ). Par ailleurs 1500 classes ont encore fermées en cette rentrée dans le primaire ( un tiers en maternelle, deux tiers en élémentaire ). Et c’est d’autant plus scandaleux que l’on sait maintenant par les comparaisons internationales que le taux d’encadrement des élèves Français dans le primaire est déjà nettement en dessous de la moyenne de celui des pays de l’OCDE ( pour le secondaire, on est jusqu’ici dans le taux moyen des pays de l’OCDE ).
Et pourtant, si on n’y prend pas garde, le risque est important de répéter l’erreur commise dans les années 1990. Si on opère en effet un bref retour en arrière, on peut constater que la part du PIB ( produit intérieur brut ) attribué au système scolaire a fortement augmenté durant les cinq premières années du second septennat de François Mitterrand, passant de 6,3% en 1989 à 7,4% en 1994, pour rester à peu près à cette hauteur jusqu’à la fin du siècle, et redescendre ensuite ( à l’exception d’un certain rebond durant les années où Lionel Jospin a été Premier ministre ) jusqu’au pourcentage actuel, à savoir 6%.
Ce qui est assez troublant et pose immédiatement question , c’est que les premiers tests PISA qui ont eu lieu en 1999 ont mis en évidence que la France était, parmi les 30 pays étudiés, celui où l’écart des résultats entre les élèves de statuts favorisés et ceux de statuts défavorisés était le plus important. Or cela a été montré sur des élèves qui, en France, avaient justement effectué leur scolarité obligatoire au moment de la forte croissance de la part du PIB dévolu au système scolaire. Dur !
Mais cela indique peut-être simplement qu’il ne faut pas seulement s’intéresser à l’effort global consenti, mais qu’il importe aussi de savoir où vont ces moyens financiers. A ce sujet, l’augmentation des moyens consentis sous le second septennat de Mitterrand est d’abord et avant tout allée aux élèves de lycée, puis – nettement moins - à ceux de collège ; et enfin, en dernier lieu, aux élèves du primaire. Cela d’ailleurs commence à se savoir que le coût moyen de l’élève du primaire français est actuellement inférieur de 15% à celui de la moyenne des pays de l’OCDE, alors que le coût moyen de l’élève de lycée français est – lui - supérieur de 15% à celui de la moyenne des pays de l’OCDE. Certes les choix budgétaires ne font pas tout, mais ils sont significatifs de toute une politique et ils y participent activement.
In fine, comme l’ont déjà dit les sociologues Christian Baudelot et Roger Establet dès 1989 quand cessera–t-on, en France, de « compter sur la hausse du plafond pour relever le plancher » ? Et, bien sûr, d’avoir les résultats particulièrement inégalitaires qui vont avec une politique scolaire prioritairement orientée vers un ‘’élitisme dit républicain’’
En un mot, il faut « refonder l’Ecole » - comme l’a dit Martine Aubry – et à partir du primaire. Il faut redresser l’Ecole sur ce qui devrait être sa base fondamentale, sur ses « fondements » : à savoir l’Ecole obligatoire, celle de tous, que l’on doit à tous et à chacun, et privilégier avant tout la maternelle et l’école élémentaire.
En tout état de cause, et il y a lieu d’y réfléchir et de se prononcer clairement là-dessus ( sans quoi l'on recommencera immanquablement l'erreur majeure qui a été faite dans les années 1990 ), il faut faire des choix et bien marquer quelles sont les priorités ( en matière de recrutements comme pour d’autres dimensions du domaine éducatif ) même si ‘’priorité’’ ne signifie pas ipso facto ‘’exclusivité’’.

Tous les commentaires

12/09/2011, 13:39 | Par Sebastien Rome

Effectivement, rien ne sert d'augmenter le nombre d'enseignants si l'on ne défini pas des missions (et donc des formations) précises. Sur la formation continue, l'amélioration des pratiques, l'enseignant supplémentaire peut remplacer un collègue afin d'observer un autre collègue. Sans jugement hiérarchique, les critiques sont mieux entendues, les actes plus expliqués, le travail plus facile à construire en commun.

Ce n'est qu'un exemple...

12/09/2011, 19:15 | Par Pescaloun

On ne peut pas "décréter" le doublement de professeurs. La profession est tellement sinsitrée qu'il y a 50% de candidats en moins, aviez-vous rapporté en août. Et si c'est le cas, c'est bien que ce gouvernement Sarkozy a TOUT fait pour les en dégouter. Donc Chatel, pompier pyromane: on dégoute les candidats pour mieux contester qu'on puisse en trouver plus! Il n'empêche: Pour retrouver des candidats, il va falloir travailler sur ce que signifie la profession. Car oui les jeunes Français sont peu encadrés. Et ce n'est pas en décrétant qu'on va doubler le nombre de postes qu'on les trouvera, c'et mettre la charrue avant les boeufs -- il va falloir travailler en amont en remontant le nombre de postes un petit peu mais d'abord en améliorant les conditions de travail de tous et l'entrée dans ce métier PUIS revenir à des recrutements importants.

12/09/2011, 19:13 | Par Pescaloun

Je n'aime pas l'expression "le coût moyen" d'un écolier, d'un lycéen... Je pense qu'on devrait dire "l'investissement moyen pour un écolier, un lycéen" ou quelque chose d'autre. "coût d'un écolier" ça fait marchandise.

 

12/09/2011, 19:25 | Par juan23

Toujours très interessants vos billets bien documentés.Merci

12/09/2011, 19:31 | Par [email protected]

Un billet bien senti, une fois de plus. Le pourcentage du PIB consacré à l'Education nationale est très parlant, je trouve. Il a le mérite de nous dispenser de la sempiternelle rhétorique de "l'augmentation constante du budget du ministère de l'Education", sous prétexte que le PIB ne cesse d'augmenter... Enseignant dans un collège de REP, je peux mesurer tous les jours, tous comme l'ensemble de mes collègues, la difficulté de rassembler quelques sous pour des projets mais aussi la difficulté, toujours plus grande, d'obtenir le minimum nécessaire pour l'ordinaire, l'indispensable. Les élèves ne disposent pas du second professeur d'allemand annoncé depuis des lustres, pas davantage d'un second professeur d'arts plastiques. Les professeurs de 4e en lettres, SVT et maths n'ont pas pu acheter les nouveaux manuels conformes aux nouveaux programmes. Nous sommes censés remplir des cahiers de textes-classes électroniques mais le réseau ne fonctionne pas un jour sur deux et les ordinateurs disponibles sont obsolètes... J'arrête ici, mais la liste n'est évidemment pas close. Il paraît qu'un grand Etat se reconnaît à la qualité de son système éducatif. Aujourd'hui, je me dis qu'il vaut mieux être un petit Chinois de la façade orientale qu'un petit Français du Limousin ou d'une banlieue quelconque.

12/09/2011, 20:02 | Par Marie Lavin

Il a effectivement un culot d'acier monsieur Chatel! Qui voudrait entrer dans un métier sans formation, mal payé, dont les valeurs contredisent totalement celles qui prévalent à la Cour?

Je pense que cette fois une bonne partie de nos concitoyens commence à comprendre que l'éducation est sinistrée, on devrait donc pouvoir reconstruire, mais ce sera long....Et coûteux. Mais il n'y a pas de meilleur investissement pour un pays.

13/09/2011, 10:23 | Par minor swing en réponse au commentaire de Marie Lavin le 12/09/2011 à 20:02

Luc Châtel en effet pompier pyromane :

1. tout faire pour rendre le méter peu attractif (formation mal pensée, baisse brutale des postes mis aux concours, conditions d'exercice difficiles à partir du moment où les ensegnants travaillent à flux tendus : classes chargées, pas de remplacement en cas de pépin, suppression de tous ceux qui aidaient les élèves en difficulté, RASED, etc -- sans parler de la rémunération des enseignants....)

puis

2. se lamenter de façon hypocrite sur la baisse des vocations

et

3. taxer d'irréaliste le projet de F. Hollande (qui, comme l'indique bien Cl. Lelièvre, a comme seul défaut d'etre actuellement insuffisamment détaillé ; la question des moyens ne résoud pas tout...)

 

Il faut savoir qu'une certaine droite se fiche pas mal des difficultés de l'école: ceux qui désirent donner une meilleure éducation à leurs enfants, pense-t-il, peuvent toujours le faire en envoyant leurs enfants dans le privé -- ce qui, soit dit en passant, fait que le gouvernement pense ne plus avoir besoin d'investir dans les écoles des quartiers difficiles : les parents d'enfants immigrés ne se plaignent pas (souvent ils ne votent pas...), quant aux autres, ils ont tôt fait d'envoyer leurs enfants ailleurs... (et ces parents-là sont enchantés bien entendu de la mise en pièce de la carte scolaire entamée par le gouvernement Fillon)

 

12/09/2011, 21:22 | Par ro

Bonsoir,

sur le culot de Chatel (et de ses prédécesseurs) : pas d'objections.

Quelques remarques cependant :

on peut concéder que la mastérisation et la destruction programmée des IUFM auront fait des dégats conséquents dans les vocations, faute de perspectives d'avenir. Et nul doute qu'il faille revenir sur l'expérience de la gauche depuis les années 1980 et sur son échec relatif à réduire les inégalités, et peut-être à se doter d'instruments de pilotage des politiques éducatives adéquats pour ce faire (ce qui peut sembler étonnant quand on connaît un peu la vitalité qu'ont pu avoir les recherches sur les facteurs de réussite scolaire en fonction du lieu d'apprentissage, du milieu social d'origine, etc.).

On peut aussi penser, cependant, que l'élection d'une majorité déterminée à soutenir l'école et à investir dans celle-ci, notamment dans les niveaux élémentaires, pourrait avoir un effet immédiat sur les anticipations des candidats (aux concours de recrutements Clin d'oeil), qui sont très attentifs au nombre de postes mis aux concours et aux engagements des politiques en ce sens.

Cependant, face à la politique actuelle, il ne faut surtout pas oublier que les postes actuels ne font que remplacer un départ sur deux, alors que les générations d'élèves, elles, ne diminuent pas ou fort peu. Le résultat de cette politique est peut-être d'ailleurs moins de ne pas remplacer ces départs que de remplacer des enseignants titulaires de leur poste par des enseignants précaires, plus diplômés mais exposés à une entrée dans le métier à la fois plus brutale (faute d'année de stage) et plus laborieuse (dans le cas de ceux qui commenceront en étant recrutés pour boucher les trous avant d'avoir éventuellement le concours). Ces choix idéologiques (de non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux) obligeront à faire des campagnes de résorption de la précarité dans quelques années et à gérer pour longtemps ces inégalités de statut et d'entrée dans le métier, qui ne manqueront pas de générer des tensions dans la communauté éducative et d'aggraver encore le fossé entre les établissement bien lotis et les autres.

Alors autant les moyens alloués à l'école il y a 20 à 30 ans n'ont peut-être pas profité à tous, autant on peut penser que la moindre bouffée d'oxygène côté recrutements pourrait bien avoir des effets positifs partout aujourd'hui. C'est sans doute vrai qu'un ciblage des moyens ne ferait pas de mal, mais c'était déjà l'objet des ZEP. La différence serait peut-être qu'on ne crée pas une nouvelle étiquette, mais qu'on compense le manque d'encadrement dans les établissements en sous-encadrement chronique (et qu'on reconstitue les RASED). Mais sans politique de la ville digne de ce nom, on risque aussi de trébucher sur les mêmes obstacles que par le passé.

Amicalement,

12/09/2011, 21:55 | Par Nigelle De Damas

A défaut de pouvoir immédiatement changer la politique de ce gouvernement, changeons de métier .Ce gouvernement qui affectionne tant les statistiques peut-il communiquer sur ce sujet ?

13/09/2011, 07:19 | Par AGOUTI

Les gens ont bien compris la politique de casse des services publis. On donne moins de moyens donc ça marche mal, les usagers s'en plaignent et se dirigent vers le privé. Tout est fait dans ce sens à l'école comme ailleurs. Privatiser l'enseignement est le rêve de ce gouvernements. On met en concurrence tout et les diplomes finiront par ne plus être nationaux. On dit tout et son contraire, ça gêne en rien nos politiques.Notre modèle est en danger et les citoyens n'en ont pas conscience. Il faut continuer sans relache à dénoncer ce sytème et bien mettre en évidence les comparaisons qui montre comment se font les réformes : par le bas. Alors que tous les pays nous envient le sytème des crêches et des maternelles, on s'emploie à le mettre par terre. je ne suis pas certaine que les enfants de M L Chatel devriendront des enseignants!!!

13/09/2011, 09:39 | Par mziani

Ce qui a fait des dégats c'est la masterisation des concours qui a eu pour effet de décourager un bon nombre de candidats de passer le concours. Auparavant une licence suffisait pour pouvoir passer le concours aujourd'hui il faut un master 2 qui ne correspond pas du tout à la réalité de l'enseignement. Pourquoi ne pas remettre le concours au niveau de la licence et proposer par la suite une vrai formation.

13/09/2011, 10:58 | Par minor swing en réponse au commentaire de mziani le 13/09/2011 à 09:39

Les universitaires en 2009 s'étaient mobilisés pour protester massivement contre les réformes de l'Université mises en œuvre par V. Pécresse. Ce mouvement, massif à l'Université, au-delà des clivages disciplinaires et/ou idéologiques habituels, avait contesté l'autonomie des Universités, mais aussi la réforme de la formation des enseignants (la fameuse mastérisation).

A l'époque, les universitaires n'avaient pas été suivis par l'opinion, vilipendés par les médias (à l'exception de Mediapart et de l'Humanité …) et soutenus du bout des lèvres seulement par la gauche.

 

On se rend compte maintenant, avec la catastrophique rentrée pour les nouveaux enseignants (mais aussi pour les collègues déjà en place) des écoles primaires, du collège et du lycée en 2010 et 2011, que le diagnostic établi par le collectif Sauvons l'Université dès l'hiver 2008/2009 était juste: la mastérisation de la formation des enseignants fait que les nouveaux collègues sont moins bien préparés au métier d'enseignants.

 

Par ailleurs, la "réforme" rend possible et accroît la précarisation des métiers de l'enseignement : les recteurs sont invités à remplacer les titulaires qui partent à la retraite par des vacataires, ce qui permet de tenir les objectifs idiot de non-remplacement d'un départ sur deux ---

 

dégraissage du mammouth disait déjà l'autre pré- ou proto-sarkozyste, sous les applaudissements nourris de l'opinion publique qui s'amusait bien qu'on s'attaque enfin à ces privilégiés-d'enseignants-qui-sont-toujours-en-vacances-et-qui-travaillent-moins-de-vingt-heures-par-semaine .

 

En tout cas, on voit le résultat:

ce n'est pas à la graisse, c'est à l'os qu'on s'attaque.

13/09/2011, 14:19 | Par mauwa09

Luc Chatel ( maîtrise de sciences de gestion en 1987, puis un DESS de marketing en 1988, chef de produit, DRH ) est un vrai "commercial" qui vend sa camelote, sans scrupule, comme la plupart des commerciaux!

13/09/2011, 17:37 | Par Nicole Orthous

Je viens d'entendre que 30 000 places de prison vont être créées... C'est ce que l'on appelle répondre aux besoins d'un peuple!

Quelle honte. Et quel drame que depuis 2008, nous n'ayons pas réussi à faire plier ce gouvernement de concessionnaires. Et quel dommage que "les gens" n'aient pas entendu nos alertes.

Il y aura d'autres temps?

13/09/2011, 18:08 | Par francoise delepine

Le choix seront peut-être douloureux pour certains , mais c'est sûr qu'une politique scolaire de gauche doit avant tout lutter contre les inégalités sociales . Cela passe par la priorité donnée à l'enseignement obligatoire ( maternelle et primaire ) .

13/09/2011, 19:52 | Par metaldesign

comme le dit Pescaloun, "d'abord on dégoute, ensuite....", on supprime . on le constate partout : pour supprimer un service public, on le rend difficile d'accès et puis on dit que le public n'est plus intéressé !on le vit tous les jours ...

la SNCF, en profite pour supprimer ses lignes après avoir écoeuré les usagers; on dégoute les futurs profs, pour qu'ilschangent d'orientation, on cesse d'entretenir les routes pour rabattre les autos sur des autoroutes - elles-même mal entretenues qd elles sont gratuites, pour les confier au privé - on exaspère les filières bio pour laisser le champ libre aux cultos intensifs .... etc etc

rien que du marketing ! et ce zozo de chatel , y connait un peu ....

19/09/2011, 00:41 | Par F@Brice

La RGPP a supprimé des milliers d'emplois, bravo ! Pour gagner 400 millions d'Euros, c'est juste scandaleux ! Alors que 172 MILLARDS de cadeaux fiscaux sont faits aux grandes Stés bénéficiaires du CAC40 (on ne parle pas ici des petites niches que certains essaient de mettre devant ces 172 milliards..), il suffit de réduire ces cadeaux et la France se remet à niveau partout. Supprimer nos postes de fonctionnaires a de nombreuses conséquences négatives, pour l'emploi, pour ces familles privées d'emploi et leurs enfants qui voient cela, pour la consommation et la vie sociale que tous les travailleurs génèrent en allant travailler, etc ; cette politique détruit l'ensemble des services publics en France, dégradant l'éducation, la santé, la justice, la sécurité, la démocratie, la solidarité, le vivre ensemble, tout en transferrant ces services vers le privé (pour ceux qui peuvent encore payer, réduisant et stigmatisant ce qui reste au public !!!). Le processus de sabotage du secteur public a bien commencé pour servir le secteur privé, au détriment des Hommes, du service, de l'egalité et des valeurs de notre pays la France ! Ne soyons pas dupes, la France a les moyens de ses ambitions, si les bons choix sont faits, qui ne sont pas ceux de la dictature de la finance des anglo-saxons qui livrent les peuples à quelques milliardaires (personnes et organisations)! Stop !

19/09/2011, 10:11 | Par daniel legrou

Tant que l’éducation nationale sera dirigée par des imbéciles de son acabit, il y aura évidemment des problèmes.

On ne peut pas simultanément tirer sur les enseignants et voir les jeunes rêver de ce métier, par ailleurs passionnant, mais que je déconseille fermement.

J’ai fini ma carrière dans ce monde-là. C’est l’un des plus passionnants que j’ai rencontré, le plus débile aussi. Pendant 13 ans, j’ai considéré MON ministre comme un cabot qui a sauté le mur et qui pisse sur tous les arbres qu’il croise, avant de rentrer dans sa niche. En fait, un parasite de passage. Le vaccin, laisser « pisser » et attendre le prochain.

Ne vous occupez pas de celui-là, on approche de la date de péremption.

21/09/2011, 13:40 | Par mt athena

@ M Lelievre, votre article est intéressant , je vous en remercie ..... en reagardant le chiffres clés du budget de l Education nationale , il ressort (chiffres arrondis) que nous avons un budget de 61 milliards d euros (1er poste de dépenses de l Etat ) , des effectifs légèrement supérieurs a 1 millions dont un peu plus de 940 000 professeurs. (dt 140 000 prof ds le secteur prive - cad sous contrat privé) .... bestialement cela nous donne environ 13 élèves par professeur ... arrondissons a 15 ou 17 .. pour tenir compte absenteime .... --- Sachant que nous avons en moyenne 35 a 40 élèves par classe ... ou sont les professeurs ? ..... --------- il me semble qu avant de songer a embaucher il faudrait remettre dans les classes les professeurs payés par l Education nationale ..... ---- il y a t il eu des études sur ce sujet ? merci

27/09/2011, 14:52 | Par claude lelièvre en réponse au commentaire de mt athena le 21/09/2011 à 13:40

Vous oubliez, dans votre raisonnement, deux ''détails'' de taille. Pemièrement, les professeurs doivent 18 H d'enseignement hebdomadaires ( 15 H s'ils sont agrégés ), alors que les heures de cours suivis chaque semaine par les élèves sont beaucoup plus importants ( de 26 heures à 32 heures ). Par ailleurs, vous avez un certain nombre d'heures en classes ''dédoublées'', sans compter certaines options aux effectifs nettement inférieurs aux effectifs que vous annoncez.

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