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La "démocratisation" enfin au-dessus de "l'élitisme républicain"?

C’est l’orientation privilégiée par une majorité de Français dans un récent sondage ; même si seulement une minorité d’entre eux font confiance dans l’Ecole telle qu’elle est pour œuvrer dans ce sens. Et c’est un net encouragement pour ceux qui tentent de « refonder l’Ecole », en vue d’assurer justement la prééminence de cette ‘’démocratisation’’.
Selon un sondage ‘’IPSOS’’ réalisé fin juillet 2011 auprès d’un échantillon national représentatif d’un millier de personnes sur « la perception par les Français de l’éducation nationale » ( pour un numéro spécial « Marianne/L’Histoire » paru samedi dernier ), à la question « parlons maintenant du rôle de l’école ; pour chacun des rôles suivants, précisez s’il s’agit selon vous d’un rôle très, plutôt, plutôt pas ou pas du tout important », 83% des sondés répondent que le rôle de l’Ecole pour « réduire les inégalités sociales » devrait être important ( 38% « très important », 45 % « plutôt important » ) contre seulement 34% pour le rôle « permettre de sélectionner les meilleurs » ( 46% « plutôt pas important », 18% « pas du tout important » ).
Les réponses se distribuent sensiblement de façons différentes pour la question suivante : « Faites-vous tout à fait, plutôt, plutôt pas ou pas du tout confiance à l’école pour remplir chacune des missions suivantes ? ».
Pour ce qui concerne « permettre de sélectionner les meilleurs », on a 53% de réponses positives ( 12% de « tout à fait confiance » et 41% de « plutôt confiance" ), alors que les réponses négatives l’emportent de loin pour « réduire les inégalités sociales », à hauteur de 65% ( 49% de « plutôt pas confiance » et 16% de « pas du tout confiance » ).
L’historien des politiques scolaires que je suis ne saurait éviter de mettre cela en regard d’une conférence célèbre ( et très éclairante ) prononcée par Henri Wallon le 23 mars 1946 à Besançon ( le Wallon du « Plan Langevin – Wallon » qui a servi longtemps de référence - plus ou moins mythique, il faut le dire - à de nombreux projets de réforme de gauche du système scolaire ).
« Il y a deux façons de concevoir l’enseignement démocratique. Il y a d’abord une façon individualiste : c’est poser que tout enfant, quelle que soit son origine sociale, doit pouvoir, s’il en a les mérites, arriver aux plus hautes situations […]. C’est en fait une conception qui reste individualiste en ce sens que, si les situations les plus belles sont données aux plus méritants, il n’y a pas, à tout prendre, une élévation sensible du niveau culturel pour la masse du pays. Aujourd’hui, nous envisageons la réforme démocratique de l’enseignement sous une forme beaucoup plus générale […]. Car même si c’est un enfant du peuple qui est passé au lycée, a pu accéder à l’enseignement supérieur, il entre dans une société qui n’est plus celle de ses origines. Il bénéficie de ses aptitudes intellectuelles et de son zèle au travail, mais en se déclassant, je veux dire en se déclassant vers le haut. Il y a, par conséquent, une sorte d’écrémage progressif, continu, des classes populaires, qui donnent leurs meilleurs sujets pour occuper les situations les plus élevées, les plus rémunératrices ou seulement les plus propres à rendre fiers ceux qui les occupent. La conception démocratique de l’enseignement qui envisage une élévation totale de la nation quelle que soit la situation occupée, ou plutôt quel que soit le travail et quelles que soient les fonctions qu’auront à accomplir tous les individus de la société, exige – elle - que, selon ses aptitudes naturelles, chacun ait accès à la culture la plus élevée ».
En définitive, selon le plan Langevin-Wallon « l’enseignement doit offrir à tous d’égales possibilités de développement, ouvrir à tous l’accès à la culture, se démocratiser moins par une sélection qui éloigne du peuple les plus doués que par une élévation continue du niveau culturel de l’ensemble de la nation »
Serait-ce enfin à l’ordre du jour, comme semble l’indiquer le sondage ? On serait alors à l’aube d’une toute autre histoire de l’école, bien plus complexe ( et plus ambitieuse ) que celle de ‘’l’élitisme dit républicain’’ ( ou de l’égalité des ‘’chances’’ ) qui l’a dominée jusqu’ici. Mais cela ne peut commencer que par une « refondation de l’Ecole » à partir du primaire et plus généralement de l’Ecole obligatoire ( celle qui concerne tout le monde et chacun ). Du coup, cette orientation privilégiée vers la ‘’base ‘’ ( une révolution copernicienne en fait, pour une Ecole française qui a toujours été conçue d’abord pour ‘’le haut’’ et d’’’en haut’’ ) ne saurait être considérée comme une mesure parmi d’autres ( comme le font avec obstination certains observateurs ) mais comme une décision capitale.

Tous les commentaires

Je vous lis toujours avec beaucoup d'intérêt. Selon le plan Langevin -Wallon comme vous le rappelez, la conception de la démocratisation était moins dans la sélection que dans une hausse générale du niveau culturel. L'originalité de ce plan me semble bien être dans la façon dont il envisage l'orientation. Il proposait d'augmenter pour tous la durée de l'obligation scolaire. Un premier cycle pour les enfants de trois à onze ans, l'âge de l'obligation demeurant à 6 ans, tous les enfants entrent en deuxième cycle de de onze à quinze ans période d'orientation, tous encore entrent en troisième cycle, la scolarité obligatoire est prolongée jusqu'à 18 ans. Sans entrer dans le détail une mesure phare du plan L-W est donc d'allonger la scolarisation obligatoire par le haut: 18 ans (et non par le bas: 3 ans!) et la logique est de retarder les choix qui différencient les parcours. Etant moi même instituteur je ne vais pas critiquer ceux qui affirment vouloir le bien de l'école élémentaire. Je garde quand même ma distance vis à vis de "prioriser". Ça n'est pas forcément et uniquement en l'abondant à la source que l'on augmente le débit de la rivière mais aussi en évitant les déperditions. Les efforts dans ce que nous appelons actuellement le cycle 2 pour que les enfants apprennent bien à lire ne font pas à eux seuls la réussite du cycle 3. Il me semble, mais là je manque d'éléments et je sais qu'il faut se méfier de ce que l'on croit observer soi même (car je vous assure que quand un seul élève de l'école n'apprend pas à lire on déclenche le tonnerre de dieu...), que les chiffres que l'on avance sur les mauvais lecteurs à l'entrée en 6 ème relèvent plus d'un phénomène de déperdition que de non apprentissage des rudiments. L'aspiration à la démocratisation me paraît une donnée palpable dans la relation des parents à l'école. La réussite scolaire est pour partie différente du résultat immédiat c'est une construction longue. Le peu d'illusions que se font les familles modestes ( à juste titre)sur le système actuel peut contribuer à en détourner rapidement le jeune et le conduire à renoncer à tout projet scolaire avant m^me où au moment du passage au collège. A fond d'accord en tout cas pour rompre avec les évaluations excessives, mal ficelées et trop hâtives.

ON peut aussi rallonger la scolarité par le milieu, cf mon billet :
Par quel bout allonger la scolarité obligatoire ?

"sans quoi je ne donne pas cher des chances mêmes de (simple ) survie de l'Education nationale" Nous sommes d'accord.

"il faut de 10 à 15 ans pour qu'une véritable réforme ( ou refondation ) de l'Ecole s'accomplisse" là encore, parfaitement d'accord, il faut le temps d'une scolarité.

Mais il faudra qu'au bout de 5 ans l'ambiance ait changé, et que les enseignants mais aussi les parents et les acteurs de l'enfance, se sentent remobilisés dans un chantier de long terme. Le premier défi sera donc celui de la confiance.

C'est déjà une bonne chose que cette volonté de démocratisation. Mais pour la réussir, il me semble qu'il faut plus qu'une ou des réformes de l'école.

Il me semble nécessaire de constater que la "formation" d'un jeune passe par de multiple canaux dont l'école, mais aussi les parents et les adultes qui entourent le jeune.

Toute une partie se fait par "mimétisme" et l'exemple des "pratiques des adultes" a une forte influence sur le comportement des jeunes.

Il devrait exister une réflexion sur la place des êtres humains et leur responsabilités individuelle et collective.

Former un jeune c'est lui apprendre la responsabilité de ses actes. Comment cela peut-il exister dans une société individualiste et totalement irresponsable? (voir les différents procés qui débouchent sur des relaxes générales!) Dans une "démocratie" où les élus sont plus soucieux de la conservation de leurs privilèges au travers de leur réélection que de l'intérêt général? Une société du court terme?

Nous avons le soucis de transmettre à "nos" enfants les biens acquis par notre travail. Avons nous le soucis plus général de transmettre aux générations suivantes notre expérience, notre apprentissage, notre culture?

@Marie Lavin,

 

Entièrement d'accord avec vous. Pour moi ce sera effectivement mon critère de choix pour le vote aux primaires. Dans cette optique, je me permets de signaler notamment les mesures envisagées par d'Arnaud Montebourg dans son livre : "Mon projet pour l'école"

 

http://www.arnaudmontebourg.fr/mon-projet-pour-lecole/

à christiane Garnier

D'accord pour Montebourg , mais il faut choisir le candidat du 2ème tour des présidentielles ... je vais donc voter "utile" pour Martine Aubry dont les déclarations sur l'école semblent de plus très positives .

Pour démocratiser l'enseignement ; des études gratuites pour tous de la maternelle à l'université avec la prise en charge par l'Etat du logement et du bien être de ses étudiants . La seule réforme qui chan gerait tout .

Et du travail pour tous à la sortie

On peut toujours rêver !

Quant à la culture moi qui habite en province et qui ne suis pas riche je rêve d'aller à la Comédie Française , à l' opéra etc ; je n'ai droit qu'à de la sous-culture c'est bien assez pour les provinciaux, l'essentiel c'est qu'isl votent au primaire pour le reste ...........

Oui, l'élitisme dit ''républicain'' a régi notre Ecole depuis très longtemps, et pour l'essentiel jusqu'à maintenant ( avec d'ailleurs une accentuation ces derniers temps ). Davantage que dans d'autres pays, ce qui explique certainement que nous sommes parmi les tout ''premiers'' ( ! ) en ce qui concerne les inégalités de résultats scolaires selon les origines socio-culturelles des élèves. J'attire l'attention sur le fait que la "démocratisation élargie" envisagée par Langevin et Wallon n'est pas pensée comme lièe aux insertions socio-professionnelles ( du moins directement ). On a beaucoup de mal à sortir de l'idéologie ''démocratique restreinte'' ( selon eux ) de l'égalité des ''chances'', de l'égalité dite ''républicaine''. Bien cordialement.

Un très beau texte, à méditer, à discuter, merci.

En ce qui me concerne j'ai toujours considéré que l'idéal serait un cumul des deux logiques : démocratisation ET élitisme républicain. Dans ce cas il ne faut pas s'en tenir à une réforme du primaire, c'est l'ensemble qu'il faut non pas bouleverser de fond en comble (les enseignants n'en peuvent plus) mais redynamiser, ressourcer. Si le (la) nouveau (elle) président (e) fait de l'enseignement sa priorité, si tout le gouvernement fait de même et que cela dure un quinquennat, je suis sûre que les choses auront avancé de façon importante.

Cher Claude Lelièvre, je suis entièrement d'accord avec l'objectif de choisir prioritairement l'élévation générale du niveau pour tous plutôt que de viser quelques évasions de semi-pauvres vers les zones d'éducation élitaires. Mais la culture de mon point de vue s'acquiert par la pratique de la responsabilité citoyenne tout autant (et sans doute de façon plus décisive) que par la transmission scolaire de connaissances. C'est parce qu'on voit autour de soi des gens qui essayent d'agir sur les événements qui les concernent, des gens qui essayent de transformer les réalités qui leur tombent dessus, que le besoin de culture prend tout son sens. La motivation y puise sa force.

Or “la participation” folklorisée par les sondages, trop souvent réduite à des écoulements d'humeurs sur le web, relayée médiatiquement par une science sans conscience de la communication, me semble produire une culture du fatalisme ronchon plus qu'une aspiration à maîtriser ces outils d'action et de responsabilité que sont les connaissances issues de l'expérience humaine.

Et je ne sens guère chez les socialistes, l'envie de changer cela.

Quel beau texte de Wallon ! Plutôt qu'un mythe ( irréalisable ?) , il pourrait être notre véritable horizon , le point à ne jamais oublier quand on réfléchit à ce qu'il faut faire.

La citation de Wallon peut signifier au contraire qu'il faut que chacun reste à sa place (socio-économique), contre la promotion individuelle (individualiste), en se cultivant quand même pour faire plaisir aux professeurs. Comme si la culture n'avait aucun rapport avec le statut social!!!!!

C'est un peu l'idéologie professorale (qui n'oublie pas la "reproduction" pour sa progéniture). Mais d'où viennent donc les professeurs sinon d'anciennes classes populaires non cultivées???

Ce que cela décrit est une société de castes.

Décidément, certaines interprétations me laissent rêveur et surpris. Par ailleurs Wallon était un des grands psychologues de sa génération ( avec Piaget ) et un communiste patenté, nullement partisan de la reproduction sociale ( ou même culturelle )

J'ai bien le sentiment d'être original.

Il faut noter qu'un professeur juge donc les personnes originales comme des anormaux, au lieu d'envisager une discussion.

Je connais parfaitement Wallon et Piaget et les questions éducatives en général. En ce qui concerne le PC, le pb était alors plutôt la question du statut de prolétaire considéré comme ontologique. Ce qui est équivalent à la reproduction sociale en cela que quelqu'un qui aurait envisagé de se mettre à son compte aurait été considéré comme trahissant sa classe.

"Il faut noter qu'un professeur juge donc les personnes originales comme des anormaux, au lieu d'envisager une discussion.'En fait c'est tout le système scolaire qui est organisé de la sorte. Il faut que lesenfants et les jeunes rentrent dans des cases prédéfinies!

Mlaheur à celui ou celle qui est trop en avance ou en retard. Malheur à celui qui ne rentre pas dans une case! c'est un "anormal" un "asocial".

Personne ne se pose la question de savoir quelle nouvelle case il pourrait remplir et quelle richesse il pourrait apporter à la société!

Cela devient encore plus grave quand cette "anormalité" est le fruit d'un environnement social détruit.

Le système scolaire le renvoie vers le domaine médical ou judiciaire!

 

A jacques Bolo,

Je comprend que l'on parle de ce que devrait être l'école, et cette école dont on parle n'enferme personne dans son milieu social et culturel, au contraire. Et ensuite chaque sortant peut faire sa vie avec ce qu'il aura compris de son environnement. Je ne pense pas que cette école développe une société de castes, au contraire. Pourquoi la culture devrait être tabou pour les classes sociales modestes ?

La question n'est pas que la culture soit tabou.

La question est que la culture soit coupée des conséquences socio-professionnelles. Il n'y a que les professeurs (qui sont bien des professionnels de par leur niveau culturel) pour croire cela.

Si on veut que les gens s'intéressent à la culture , il faut les rendre acteurs. Si on veut qu'ils s'intéressent à la musique ,il faut leur apprendre à jouer d'un instrument et pas seulement apprendre l'histoire de la musique etc parce que si c'est pour leur donner une culture passive et officielle , on en fait des consommmateurs et c'est tout .

Et je regrette que l'école n'apprenne pas non plus commment se défendre : le code du travail nos droits etc ça me semble important

oui bien sur que l'école est a remettre en bon ordre et dans cet objectif, il y a lieu de mettre en oeuvre des outils aussi brillants que ludiques, pour faire le poids face à la multiplication des écrans tv

 

au delà , il y a lieu également de prévoir des temps sociaux pour tous, une prise en charge collective pour faire naitre des nouveaux " agents républicazins" dans le monde associatif reconnu d'utilité et de favoriser le mixage de tous les horizons dans cze milieu ( syndical, environnemental, économie solidaire) ; des zones de militantisme souvent nourrit de milieu plus "émancipé" et dont l'agenda permet de s'y intégrer... C'est à dire plutot impossible a nos jours pour l'OS d'usine , et pour faire simple ....

 

La démocratisation, passe par l'école, certes, mais plus également par la capacité de tous a libérer la parole dans la période d'activité professionnelle , de droit et ledevoir de tous ...

Le passage cité selon lequel la sélection "éloigne du peuple les plus doués" me paraît bien, comme celà a été souligné plus haut, proche d'un thème fréquent de la pensée communiste qui a précédé l'époque du plan langevin Wallon. Les communistes dénonçaient les projets "d'école unique" comme des mythes réformistes visant à "enlever au prolétariat les meilleurs de ses chefs" en leur inoculant l'idéologie bourgeoise.En 1931, à l'occasion du cinquantenaire des lois Ferry ils menaient campagne "contre l'école laïque école de classe". On trouve de nombreux textes de cette veine dans un vieil ouvrage paru chez Maspéro "L'internationale communiste et l'école de classe". Dans cette optique en effet on ne pouvait envisager de démocratisation de l'enseignement que par l'avènement plein et entier de la société socialiste. Le plan Langevin Wallon, qui a fait ensuite partie, entr'autre, de la propagande communiste, je possède l'édition publiée en 1962 par "l'école et la nation" revue du PCF pour l'enseignement, se prononce pour une l'école unique, contre la distinction des deux filières primaire/ secondaire. L'élévation du niveau culturel général ne s'oppose évidemment pas/plus à l'augmentation d'une génération à l'autre du "capital" culturel et donc de la position sociale individuelle. Là démocratisation proposée par le plan LW est fondée sur un allongement de la scolarité obligatoire en différant de façon très significative pour l'époque la sélection. L'optique de l'élévation générale du niveau culturel mise en avant vise, et il suffit de le lire pour voir que c'est la tonalité générale de tout le texte, à s'appuyer sur le mouvement profond de démocratisation, je dirai démocratisation sociale, de la société dans son ensemble (comment aurait-il pu en être autrement en 1944?) C'est en celà qu'il reste actuel. Aujourd'hui encore il n'y a pas de réforme crédible si elle se limite à de la "technique enseignante".

Au plan des horaires mais ça me paraît plus anecdotique signalons en passant que le rapport L W se prononce pour des semaines à 10 heures d'enseignement de 7 à 9 ans et de 15 heures de neuf à onze ans.

Au plan de la morale, c'est plus d'actualité juste une citation pour finir:

" L'éducation morale et civique que l'école doit donner ne saurait se borner à l'étude d'un programme en un temps fixé par l'horaire. On ne peut en effet dissocier l'éducation de l'intelligence de celle du caractère. C'est la vie scolaire tout entière qui donne les moyens d'élever l'enfant......"L'école dit Paul Langevin, est une véritable entreprise de culture dont l'individu ne profite pleinement que s'il est entraîné et soutenu par le milieu scolaire. L'école fait faire à l'enfant l'apprentissage de la vie sociale et singulièrement de la vie démocratique....Ainsi se dégage la norion de groupê scolaire à structure démocratique auquel l'enfant participe comme futur citoyen et où peuvent se former en lui, non par dse cours et dse discours, mais par la vie et l'expérience les vertus civiques fondamantales..." "

 

Des précisions très utiles et tout à fait fondées. Merci

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