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Changer l'Ecole ou changer d'école?

Le deuxième terme de l’alternative est nettement plus ancien et plus massif qu’on ne le pense. Et il pèse de tout son poids sur le premier.

Et depuis longtemps, contrairement à ce que disent certains experts (qui peuvent être fort pertinents dans leur domaine, mais avoir une mémoire historique quelque peu défaillante) pour lesquels ce serait un phénomène récent  (de nature à expliquer - entre autres - les difficultés d’une détermination et d’une mobilisation collectives pour « changer l’Ecole », et a fortiori la « refonder »).

En premier lieu, le choix entre une école publique et une école privée. Les sociologues Gabriel Langouët et Alain Léger ont montré (par le suivi longitudinal de cohortes d’élèves entrés en sixième en 1971, puis en 1981) que respectivement 35% de ces élèves puis 37% d’entre eux avaient été au moins temporairement dans le privé (alors que ceux qui avaient suivi une scolarité entièrement dans le privé représentaient seulement moins de 7 % des cohortes étudiées). Les études les plus récentes montrent que l’on est toujours dans cet ordre de proportion ( accrue de ‘’quelques pour cent’’, sans plus).
Si l’on fait ce type d’étude non plus sur les élèves, mais sur leurs familles, on en est actuellement à un peu plus de 45% des familles qui utilisent au moins pour un de leurs enfants les deux écoles (un pourcentage en légère augmentation ces quinze dernières année) face à 5% des familles qui n’utilisent que le privé pour tous leurs enfants, et environ la moitié qui n’utilisent que le public pour tous leurs enfants (en légère baisse ces quinze dernières années).

En second lieu, les ‘’évitements’’ de la « carte scolaire » ( de la ‘’sectorisation’’ ). En 1986,  René Monory, ministre de l’Education nationale d’un gouvernement dirigé par Jacques Chirac,  a demandé aux sociologues Françoise Oeuvrard et Robert Ballion un rapport sur les « Nouvelles expériences concernant l’assouplissement de la sectorisation à l’entrée en sixième ».  A une extrémité, on a les couples d’agriculteurs ou d’ouvriers qui sont seulement 6% à profiter de la liberté qui leur est accordée. A l’autre extrémité, on a les couples d’enseignants et cadres qui utilisent cette possibilité dans le quart des cas. Et Robert Ballion démontre, sur une zone géographique précise, que l’accroissement de la liberté offerte aux familles dans le cadre de la désectorisation multiplie par sept les chances d’enfants de cadres et d’enseignants de se retrouver dans des classes de sixième à faible taux d’élèves en retard.
 Surtout, Robert Ballion souligne que l’assouplissement de la « sectorisation » rend visibles des pratiques certes déjà existantes, mais peu connues, et les amplifie : devenues en quelque sorte banales, elles contribuent à accentuer les différences, et par là même la concurrence entre établissements. Ce faisant, elles minent l’institution « Education nationale » en tant que telle, et participent à la mise en place de facto et symbolique d’un « marché scolaire ». On assisterait à un « changement radical d’attitude à l’égard de l’institution : celle ci n’est plus conçue comme un service public (visant à l’intérêt général ), mais comme étant un service du public ( devant répondre aux intérêts privés ) » (« La bonne école », p. 171).

C’était il y a plus d’un quart de siècle. Mais évidemment la ‘’désectorisation’’ récente engagée par Xavier Darcos sous la houlette de Nicolas Sarkozy en 2007 n’a rien arrangé…
Et l’on comprend que, dès 1999, le parti de l’ultralibéral Alain Madelin (« Démocratie libérale ») pouvait préconiser ouvertement de « donner davantage d’autonomie aux établissements, davantage de liberté et de responsabilité aux acteurs du système éducatif, rendre aux parents la liberté de choisir l’école de leurs enfants : pas une énième réforme du système éducatif, comme ce fut la tentation au cours des dernières années, mais une méthode de changement pour une révolution tranquille » (Nicolas Sarkozy s’inscrivant explicitement dans cette ligne dès sa campagne des présidentielles de 2007).

Tous les commentaires

21/01/2013, 08:21 | Par Luc Bentz

Très bien vu, Claude !

 

21/01/2013, 08:24 | Par Catherine Chabrun en réponse au commentaire de Luc Bentz le 21/01/2013 à 08:21

Oui, très bien vu et intéressant !

21/01/2013, 09:05 | Par Gilbert Pouillart

L'Ecole est le seul milieu social otganisé pour tous où pourraient exister mixité sociale et éucation citoyenne, depuis la suppression du service militaire (qui cependant ne regroupait que les garçons, et connaissait des entorses sérieuses à une démocratisation).

Le "lien social", s'il ne pouvait plus être que de proximité d'habitat ou de travail, .avec les conditions actuelles, et de l'un, et de l'autre, tendrait à n'être plus plus national, mais local ou corporatif. La vogue croissante de "résurrection" des parlers locaux ne serait pas de nature à contrer cette localisation. Les medias eux-mêmes y concourent.

La tendance actuelle à la constitution d'Etats de faible taille, même s'ils sont pris dans un réseau fédératif lâche, contraste avec l'existence de groupes financiers mondiaux, qui peuvent plus aisément faire pression différentielle sur de petits pays.

Le devenir de l'Ecole apparaît comme un facteur important de l'évolution politique...

21/01/2013, 17:34 | Par Brusseleir en réponse au commentaire de Gilbert Pouillart le 21/01/2013 à 09:05

"La vogue croissante de "résurrection" des parlers locaux ne serait pas de nature à contrer cette localisation." : petite phrase dépourvue de signification mais pas d'implications idéologiques. Ruine ce qui précède et suit. Dommage.

"parlers" : signifiant alternatif de "patois", expression haineuse forgée par l'idéologie de l'École jacobine (abbé Grégoire : éradication totalitaire des langues de France). Jusqu'à plus ample informé, c'est en langue d'oc, langue comportant de nombreuses variantes régionales et locales, que les troubadours ont inventé la poésie lyrique européenne, avant l'anihilation militaire puis politique des langues et cultures d'oc par les armées puis les fonctionnaires de Paris.

Idem pour les autres langues de France, dont le breton.

Entreprise de destruction d'une diversité culturelle irremplaçable, avec comme résultat : monolinguisme, facteur de régression au plan mondial, car les peuples multilingues par transmission (les Allemands, par exemple, tous dépositaires d'une variante de l'allemand littéraire, la plupart des Africains également) sont capables d'apprendre plus vite et mieux d'autres les langues étrangères – cas avéré pour les Allemands, peut-être pas étranger à l'avance économique et démocratique (au plan institutionnel) de l'Allemagne, avance qui tend à s'accroître, la France régressant dans son monolinguisme idéologique et sa langue figée.

 

21/01/2013, 09:12 | Par Theo Tymen

Les problèmes qui détruisent l'école sont très largement de nature exogène.

21/01/2013, 09:29 | Par Joël Villain

L'instit que je fus pendant 40 ans applaudit des 4 mains (eh oui je bénéficie d'une certaine souplesse). A Marseille, point de sectorisation, jamais, la municipalité est contre. Résultat: des "écoles Ghettos" et des "écoles riches", on en est au point où la caricature est dépassée...

21/01/2013, 13:47 | Par francoise delepine

 En son temps , j'avais contre-manifesté , seule , dans les rues d'Amiens lors de la grande manifestation de défense de l'école libre : " Fonds publics pour l'école publique ! Fonds privés pour l'école privée ! " criai-je ...   Et puis , la vie ( un petit-fils en difficultés scolaires : j'ai payé une école spéciale et je ne le regrette pas ) , le livre de Langouët m'ont fait changer d'avis : je pense que la République peut aider le privé  puisque  des enfants y suivent une partie ou l'ensemble de leur scolarité ( mais pas le favoriser ! la même somme pour chaque enfant ) L'idéal étant bien sûr que les difficultés de chaque enfant soient réellement prises en charge par l'école publique .

 Pour ce qui est de la carte scolaire , j'espère que ce gouvernement va vraiment favoriser les établissements situés en  ZEP .

21/01/2013, 14:20 | Par JulienZapata

Nous sommes tous les enfants de notre école : individualisation dès le plus jeune âge, culture de la réussite et de l'estime de soi, école vu comme un ascenseur social et non plus comme un ascenseur sociétal, reproduction des inégalités... On récolte aujourd'hui ce que l'on sème depuis des dizaines d'années. Et oui, même l'école devient "ultralibérale". 

21/01/2013, 16:00 | Par POJ

Ecole publique et école privée se partage une population que la première n'a pas les moyens d'absorber. L'école privée est aussi la roue de secours de l'école publique.

La difficulté de l'école, particulièrement du public, me semble être posée par sa taille.

J'ai du mal à imaginer comment gérer un service public de 1 200 000 personnes recevant pluiseurs millions d'élèves et d'étudiants avec des niveaux et des attentes différents.

L'avenir de l'école ne passe-t-il pas par une réflexion sur son administration ?

On s'en prend toujours aux enseignants, mais je trouve que c'est l'administration qui pêche dans l'éducation nationale et qui serait à revoir et repenser.

Une adminsitration plus éclatée, plus proche des professeurs et de leurs missions. De la proximité et de l'humanité.

Des conseils de rectorat comme, il existe des conseils d'administration, où le recteur n'est pas là seulement pour manier le gourdin de l'Etat, mais aussi répondre aux attentes des enseignants pour stimuler les projets pédagogiques, évaluer les moyens et les difficultés, sans le filtre des inspecteurs.

21/01/2013, 17:37 | Par Brusseleir en réponse au commentaire de POJ le 21/01/2013 à 16:00

Au niveau de l'université, la centralisation est sévèrement contre-productive, facteur de stagnation et de régression des établissements français, encourageant l'irresponsabilité à tous les niveaux : étudiants, enseignants, administration…

22/01/2013, 09:29 | Par duverger en réponse au commentaire de POJ le 21/01/2013 à 16:00

quant aux innovations administratives on pourrait ajouter des groupes Balint comme il en existe pour les médecins ; mais l'administration s'y oppose. ce srait reconnaître qu'il y a comme un malaise parmi les enseignants.

22/01/2013, 20:39 | Par Ferpel en réponse au commentaire de POJ le 21/01/2013 à 16:00

L'avenir de l'école ne passe-t-il pas par une réflexion sur son administration ?

Des idées pour l'administration. Considérons cet énorme ministère comme une immense entreprise.
Ses objectifs généraux sont de fournir des individus épanouis, capables individuellement de prendre leur place dans la société et collectivement de contribuer à sa survie, à son harmonie et à son maintien ou son déeloppement. 

Cette entreprise a au moins trois catégories de clients :
- Les familles qui sont les premières intéressées par sa production au niveau de la petite enfance (éveil, socialisation, apprentissages divers, découvertes) et  des classes primaires (acquisition des fondamentaux : lire, écrire, compter, développer sa curiosité et s'ouvrir au monde de connaissances variées). Il conviendait de définir un âge limite au-delà s'ouvrirait la seconde catégorie de clients. Indépendamment de la satisfaction des besoins des enfants, ce premier niveau devrait répondre aux demandes du second
Une première proposition de changement conduit à imaginer que les moyens correspondants soient placés sous l'autorité du ministère de la famille.
- Après ce premier stade l'entreprise a d'autres clients, les intéressés eux-mêmes (ce pourquoi l'âge de sortie de la première catégorie ne doitpas être trop faible) dont l'autonomie de décision va aller croissant et la communauté nationale représentée par divers échelons, étant bien entendu que les familles restent intéressées mais moins directement. Cela conduit aux propositions suivantes :
- Réserver au ministère de l'EN actuel la responsabilité des formations allant en gros de la sortie du précédent (6e ou 4e ?) à bacc+2, ou moins pour l'enseignement professionnel. Les clients de cette entreprise seraient les responsables de l'enseignement professionnel et ceux du 3e niveau, enseignement supérieur.
- Les responsables de ce 3e niveau seraient les ministères techniques en lien avec les milieux professionnels. Le ministère de l'EN en serait client pour ses besoins en professeurs et pédagogues, de même que celui de la famille et les professions.
Tout ceci peut apparaître illusoire, utopique et loin des réalités.
Mais la réalité connue appelle à faire preuve d'imagination. Le découpage proposé aurait l'avantage d'instituer des relations quasi contractuelles entre responsables des diffférents niveaux et leurs clients.
Un immense remue-méninges national sur ces questions n'est-il pas indispensable ?
Ferpel

 

21/01/2013, 18:58 | Par Jean-Claude Charrié

Mais de quoi parle-t-on ?

"On" ne sait pas mais "on" parle.


Dès qu'il s'agit d'éducation "on" parle même beaucoup.
Il n'y a qu'à voir ici, à Mediapart, les articles du journal, les blogs des "spécialistes" et leurs fils de discussion.
"On" parle... et "on" répète... toujours les mêmes choses... depuis des lustres
absolument aucun progrès n'a été fait... aussi bien par les cercles savants qui s'autorisent, que par l'opinion publique.


"On" enfume et "on" s'enfume en répétant sempiternellement les mêmes blocages, les mêmes contresens, les mêmes anachronismes, toujours pareil... c'est désespérant.

Gilbert Pouillart, (bonjour Gilbert) disait ailleurs "...tout humain est éducateur, et éduqué...".

L'éducation est avant tout une histoire d'imitation, de "recopiage", d'adoption de comportements et de codes.

Alors, poussons un peu le bouchon.
De quoi parle-t-on ?
Depuis si longtemps et en vain, puisque les motifs demeurent.

"On" croit parler de "politique(s) éducative(s)" (pluriel ou singulier ?)
"On" croit parler d'éducation.
Quand "on" ne parle que de l'école, que de l'institution scolaire.

Comme ça, on est sûr de bien tourner en rond... comme d'hab'.

Je propose et soumets la clarification suivante (comme convention de langage) :
distinguons éducation et instruction, reconnaissons à l'école une mission prioritaire (mais non exclusive) d'instruction et parlons enfin d'éducation, de priorité à l'éducation et de politique éducative.

Il faudrait créer un ministère public, on l'appellerait "ministère de l'éducation nationale".
Il y aurait dedans, "les beaux arts, la culture et la communication", "la jeunesse et les sports", et aussi "l'instruction" c'est à dire l'école.

Et puis il faudrait aussi une sorte de "commissariat général pour l'éducation nationale" ou "conseil national d'éducation" (un peu comme le conseil constitutionnel), chargé de piloter la mise en oeuvre de "clauses éducatives" d'abord par l'ensemble des services publics (nationaux et territoriaux) puis l'insertion de ces clauses éducatives dans les règlementations applicables à l'ensemble des activités de production et d'échanges de services et de biens.

Il pourrait y avoir à côté du principe de laïcité, un autre principe : le principe d'exemplarité... ça tombe bien c'est gratuit.

Et puis, on pourrait créer un "service national d'éducation" qui s'imposerait à chaque citoyen et qui permettrait à chacun, selon ses compétences, de contribuer à la priorité nationale, selon des modalités adaptées à sa situation.

Et puis...

Enfin bon... je parle, je parle...  je fais le "on"Clin d'œil

(Cette intervention est la copie quasi intégrale d'un commentaire laissé ailleurs. Toutes mes excuses.)

21/01/2013, 22:11 | Par Raymond SAMUEL

 

Jean-Claude CHARRIE,

Bravo, Je parle moi aussi dans le vide en demandant qu'on arrête toutes ces logorhées et tous ces écrits où on parle de l'école en effet, mais pas vraiment des enfants. On ne prend même pas la peine d'apprendre ce qu'est un enfant, quels sont ses besoins pour bien grandir et arriver à l'âge adulte en bonne santé psychique et affective.

Un diplôme pour un certain nombre, c'est bien, mais la santé pour tous ce serait beaucoup mieux.

La preuve est faite que le problème est double : les enfants arrivent en maternelle déjà abîmés par trois années de garde par des tiers, premier problème, et l'école est inadaptée aux besoins des enfants, par nature.

Quelqu'un a dit ci-dessus : "depuis le suppression du service militaire (pour les garçons), l'école est le seul milieu social organisé pour tous où pourrait exister mixité sociale et éducation citoyenne"

Ce n'est qu'un exemple de l'énorme fiction sur laquelle l'école est assise. On se gargarise de mots derrière lesquels, au mieux, il n'y a rien, mais au pire (et c'est souvent le cas) ces mots ont pour effet de cacher la vérité.

(Il est vrai que beaucoup de participants à ce grand cirque font preuve d'un grand savoir (qui est presque toujours de très peu d'intérêt pour les enfants. Mais, rendons à César...)

Ainsi le service militaire et l'école seraient le seul milieu social pour tous. Ces deux organisations se ressemblent en effet puisque l'une comme l'autre privent leurs prisonniers de liberté et instaurent la ségrégation. Ce faisant elles les privent du véritable milieu social formateur c'est à dire  la vraie société (famille, travail, milieu multigénérationnel, champ d'exploration et de jeu etc.)

Ecole "de la République", c'est une formule creuse, l'école des pays qui ne sont pas en république vaut bien la nôtre (et souvent plus),

"éducation citoyenne", ces mots font croire que l'école éduque. L'école n'a pas les moyens d'éduquer, par ailleurs, la mise en sujétion des enfants incite à la rébellion ou à la soumission, l'ennui et la privation de liberté conduit à la démotivation, à la perte de l'estime de soi, tous les ans même, certains enfants en arrivent au suicide (ce qui n'émeut personne).

Ne pourrait-on pas penser à la santé future de ces bébés qu'on enfourne à peine âgés de trois mois dans cette machine infernale qu'est le système éducatif dont ils ne sortiront qu'une vingtaine d'années plus tard, atteints pour la plupart dans leur système nerveux et leur affectif, comme dans leur potentiel d'ailleurs.

22/01/2013, 10:00 | Par miquel mayol i raynal

 Pour un catalan, un breton etc.  l'école dite publique a été une école du décervelage systématique, une école entièrement antipublique.  Je suis pour une école publique catalane et, en attendant, je milite pour la reconquête de notre dignité collective, notamment par le biais de l'école associative laique immersive la Bressola.

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

22/01/2013, 11:30 | Par Raymond SAMUEL

 

Notre école "républicaine" devrait se préoccuper de conserver et surtout de développer la biodiversité intraspécifique humaine.

Ce qui est nécessaire et même vital pour les espèces végétales et animales l'est encore plus pour l'espèce humaine.

L'école a fait tout le contraire, le sale boulot, la basse besogne de détruire les langues locales et les savoirs populaires des paysans et artisans au profit d'un individu type, largement incapable d'autonomie, sans attaches locales. Maintenant cet individu est en route pour ne parler que l'anglais (les langues nationales sont dans le même rôle que l'on été les langues régionales. Ce sont maintenant des langues régionales).

Cette uniformisation est une catastrophe irréparrablle. C'est l'humanité entière qui est menacée d'explosion, à moins que ce ne soit d'extinction par inadaptation.

Seule initiative raisonnable : fuir l'école.

Et reconstituer le milieu social dans lequel l'enfant doit rester plongé, un milieu multigénérationnel, protecteur, actif professionnellement et socialement, permettant l'exploration selon les aptitudes de l'enfant, encourageant et NORMAL.

22/01/2013, 18:30 | Par Viviane Micaud

Excellent billet et comme toujours bien documenté.

Comme je l'avais prédit, l'assouplissement de la carte scolaire a conduit à une ghettoisation de certains établissements et une augmentation des inégalités. Je n'ai aucun mérite, c'était évident. 

Pour le privé, je suis plus réservé. Le privé peut être une soupape de sécurité quand l'école publique n'arrive pas à s'adapter à un enfant. C'est d'ailleurs comme cela qu'elle est souvent utilisée.

23/01/2013, 22:36 | Par Sebastien Rome

J'ai l'impression d'être un peu "à la maison" avec ce billet...

merci

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