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Du bégaiement au passage à l'acte?
A la suite de la dernière convention de l’UMP sur l’éducation, on a une curieuse impression de «déjà vu», et que «l’histoire», comme on dit, «bégaie». Mais est-ce si sûr?
Certaines des 30 mesures préconisées par l’UMP lors de cette convention sur l’éducation en vue des présidentielles et législatives de 2012 ont été particulièrement remarquées. Notamment celles-ci : 4) « Rendre publiques les évaluations-bilan existantes des écoles primaires et des collèges , afin de montrer la valeur ajoutée de chaque école et de chaque collège » ; 10 ) « Le renforcement de l’autonomie des établissements doit signifier la possibilité pour le chef d’établissement ( principal de collège, proviseur de lycée, mais aussi, à terme, directeur d’école ) de recruter librement son équipe enseignante et d’administration » ; 15 ) « Mettre en place une évaluation des enseignants par le chef d’établissement », les chefs d’établissement étant eux-mêmes notés « en fonction des résultats qu’ils obtiennent ».
En septembre 1999, le parti d’Alain Madelin, « Démocratie libérale », avait déjà indiqué clairement quelle devait être désormais l’orientation ultra libérale à suivre, et la méthode préconisée : « donner davantage de liberté et de responsabilité aux acteurs du système éducatif, rendre aux parents la liberté de choisir l’école de leurs enfants : on ne propose pas une énième réforme du système éducatif, comme ce fut la tentation au cours des dernières années, mais une méthode de changement pour une révolution tranquille ».
Et lors de la convention tenue par l’UMP sur l’Ecole le 22 février 2006, Nicolas Sarkozy a fait du « libre choix des établissements par les parents » son credo en arguant que le libre choix crée « une émulation entre les établissements et incite chacun d’eux à améliorer ses performances ».
Le sentiment d’un certain « déjà vu » se confirme lorsqu’on prend la peine de relire le programme l’UMP datant de 2007 en vue, là aussi , des présidentielles et législatives :13) « Permettre aux parents de choisir l’établissement scolaire de leurs enfants en assouplissant, puis en supprimant, lorsque les conditions en seront réunies, la carte scolaire » ; 6) « Donner plus de poids aux chefs d’établissements scolaires et revaloriser leur statut » 11 ) ; « Evaluer chaque établissement par un organisme indépendant et rendre public cette évaluation » ; 2) « Garantir la liberté pédagogique des enseignants en les évaluant sur les progrès des élèves et non pas sur les méthodes utilisées »
Bis repetita aussi, en cette année 2011, pour ce qui concerne les propos de Nicolas Sarkozy et de Luc Chatel sur la « révolution » en cours et sur la « méthode » préconisée ( dans la droite ligne de celle déjà tracée par « Démocratie libérale » en 1999 ). Le 11 juin , le chef de l’Etat n’a pas hésité à dire que l’éducation en est à sa « troisième révolution », après celle de Jules Ferry et celle de la ‘’massification ». Dans « Le Monde » du 28 août 2010, le ministre de l’Education nationale Luc Chatel avait déjà affirmé que « l’école doit aujourd’hui relever plusieurs défis […]. Tous ces défis reposent sur un changement dans notre manière d’appréhender la question scolaire. Sans bruit, une véritable révolution s’opère sons nos yeux. Une révolution copernicienne : nous sortons d’une approche quantitative du ‘’toujours plus’’ pour aller vers le ‘’toujours mieux’’. Une révolution silencieuse : l’école a moins besoin de grands soirs que de petits matins quotidiens ». Et, à l’occasion de sa conférence de presse de rentrée, en septembre de cette année, Luc Chatel a repris avec constance et ostentation le thème de la « troisième révolution ». Comme pour toute « révolution », il s’agit bien sûr de « changer de base » ; mais « silencieusement » ( « insidieusement » ), car l’enjeu est en réalité de saper les bases et les principes mêmes du service public d’éducation.
Il paraît cependant y avoir ces derniers temps une nouveauté, de taille ; car, par delà le bégaiement des propositions et des propos ( présidentiels, ministériels, de l’UPM ), ne passerait-on pas aussi à l’acte dans un domaine qui semble de plus en plus stratégique : les modalités d’évaluation ? C’est en tout cas ce qui paraît se profiler avec les textes d’origine ministérielle rendus publics il y a quelques jours portant sur une évaluation des professeurs confiée aux chefs d’établissement. Un vrai défi, relevé immédiatement par les professeurs concernés.


Les 5 commentaires les plus recommandés
Sans compétence dans la matière enseignée par le professeur qu'il évaluera, sur quoi le chef d'établissement pourra-t-il fonder son appréciation ? sur la ponctualité du prof ? sur son look ? sur ses prises de position syndicales ? sur son aptitude à donner du "monsieur le proviseur" ? sur sa rapidité à faire passer dans la réalité de ses classes les impératifs des circulaires ministérielles, fussent-elles totalement déconnectées de cette même réalité ? sur le taux de succès de ses élèves au bac ou aux différents concours - en ce cas-là, les seuls bons profs seront ceux des "grands lycées" parisiens - ?
Il n'y a pas de raison pour que l'éducation ne soit pas une marchandise comme les autres... selon les libéraux. En effet l'ignorance est déjà une marchandise largement distribuée et ce serait illogique de ne pas faire pareil avec la connaissance ...
L'agenda vise donc à la déconstruction méthodique du service public de l'éducation après ceux de la poste, de l'énergie, des transports, de la santé, ...
Le libéralisme a l'énorme avantage d'être d'une lisibilité totale pour qui n'est pas trop intoxiqué par l'enfumage médiatique. C'est un concept pour les pauvres d'esprit, en fait. D'où son succès.
Vous êtes mesuré quand vous parlez de "défi". C'est de la provocation. Ni plus, ni moins.
Ils veulent tout saccager et testent nos capacités de résistance pour tenter de déterminer jusqu'où ils peuvent aller sans risque.
Mmmouais, bon, moi, j'en ai un peu assez d'entendre que les enfants de profs "réussissent" parce qu'"on" leur a donné les clefs du système. Qu'ils réussissent dans le parcours études longues, c'est sûrement statistiquement vrai. Aussi vrai que les chiffres de "réussite"des enfants des classes aisées, qui, elles aussi, ont les clefs. Ceci étant, et j'en suis une, nombre de profs sont des mamans, issues de l'enseignement supérieur et ayant eu une première carrière dans des entreprises privées, qui ont, à un moment de leur vie familiale, changé de métier, fait un choix de disponibilité pour leurs enfants, afin, justement, de leur donner non seulement les clefs, mais aussi la présence etc., bref, tout ce qui complète, au delà de l'école, l'éducation d'un enfant.
Et, (pour me heurter régulièrement à des conceptions de la parentalité très éloignées de la mienne), je n'accepte pas ce manichéïsme catégoriel. Le corps enseignant est une mosaïque, les parents d'élèves en constituent une autre. Ce serait pas mal d'arrêter de généraliser.
Dans le monde réel, dont les politiques se fichent, ce sont des quartiers entiers qui seront laissés à l'abandon. La logique de l'évaluation étant la même que celle des agences de notation: moins les résultats seront bons, moins il y aura de crédits? moins de crédits, moins bons résultats. Car enseignants débutants "pas chers" (ou intérimèraires?) concentrés dans ces zones? Quand aux critères de l'évaluation, on doute de leur crédibilité en termes d'enseignements. Ajouter à cela la perspective de "proposer" des filières d'apprentissage pro dès l'age de 14 ans, ce seront des bataillons d'élèves (ceux des quartiers sensibles) qui seront coincés, l'option apprentissage obligatoire dans les faits par défaut, le cursus général si jugés bons. Quand on sait à quel point à ces âges les capacités fluctuent dans le temps, et sont liées au contexte ponctuel social et familial...etc...Bref, du libéralisme absolu, dans toute son horreur.
Tous les commentaires
Vous êtes mesuré quand vous parlez de "défi". C'est de la provocation. Ni plus, ni moins.
Ils veulent tout saccager et testent nos capacités de résistance pour tenter de déterminer jusqu'où ils peuvent aller sans risque.
Moi aussi, la dernière phrase l'article m'intrigue: les profs vont relever le défi???!! Ils vont accepter l'inacceptable?
Et bien, BASE ELEVES doit être bien renseignée s'il n'y a pas désobéissance à certains ordres.
Si vous confirmez, je ne lirais plus rien concernant l'éducation nationale!
Sans compétence dans la matière enseignée par le professeur qu'il évaluera, sur quoi le chef d'établissement pourra-t-il fonder son appréciation ? sur la ponctualité du prof ? sur son look ? sur ses prises de position syndicales ? sur son aptitude à donner du "monsieur le proviseur" ? sur sa rapidité à faire passer dans la réalité de ses classes les impératifs des circulaires ministérielles, fussent-elles totalement déconnectées de cette même réalité ? sur le taux de succès de ses élèves au bac ou aux différents concours - en ce cas-là, les seuls bons profs seront ceux des "grands lycées" parisiens - ?
Ou sur son appartenance à la bonne loge et son adhésion au bon parti?
Ou sur son appartenance à la bonne loge et son inscription au bon parti?
Sur son zèle à s'agiter afin que l'établissement en tire une meilleure image et peu importe le contenu.
Il n'y a pas de raison pour que l'éducation ne soit pas une marchandise comme les autres... selon les libéraux. En effet l'ignorance est déjà une marchandise largement distribuée et ce serait illogique de ne pas faire pareil avec la connaissance ...
L'agenda vise donc à la déconstruction méthodique du service public de l'éducation après ceux de la poste, de l'énergie, des transports, de la santé, ...
Le libéralisme a l'énorme avantage d'être d'une lisibilité totale pour qui n'est pas trop intoxiqué par l'enfumage médiatique. C'est un concept pour les pauvres d'esprit, en fait. D'où son succès.
Ils savent qu'ils n'auront pas les voix des enseignants alors ils y vont au bazooka pour jouer les parents contre les enseignants. Et quoi de mieux que le thème de l'évaluation? On va nous seriner à longueur de medias que les enseignants ne veulent pas qu'on les évalue, que comme ça on garde des incapables, que pourquoi ça serait pas comme les gens du privé etc.... L'ump s'adresse aux gens qui ne réfléchissent pas, qui sont dans la jalousie des "privilèges" des autres donc ça va marcher! Ils sont machiavéliques!
oui, c'est vrai, ils sont machia... comme vous dites... mais si vous réfléchissiez à une riposte ? et d'abord à ce sur quoi ils s'appuient : le mécontentement des parents d'élèves (pas ceux qui sont dans les associations en général).
Si vous reconnaissiez un fond de vérité à cette action : la toute puissance des enseignants sur la vie des élèves qui n'ont pas les moyens d'aller dans le privé ?
et l'autre volet : l'impuissance avouée de enseignants à faire progresser les plus faibles (faibles devant un système dont ils n'ont pas toutes les clefs : la preuve, les enfants d'enseignants sont ceux qui réussissent le mieux leur scolarité et les études supérieures, parce que, eux, ils ont les clefs).
PS : pensez vous que les révolutionnaires de 1989 étaient des "jaloux" ? (c'est juste une image illustrante, pas une assimilation historique et politique).
Etes vous sûres de n'être pas des privilégiés ? vous croyez être arrivés au mérite ? alors comment expliquez vous le caractère largement héréditaire de votre fonction ?
aurai-je une réponse ?
PS : je m'estime de gauche, parce que je suis pour une plus grande justice, dans tous les domaines. Mais j'attends des fonctionnaires une plus grande lucidité, afin qu'ils puissent se joindre à un vrai combat de vrai gauche débarrassés de la défense de leur sacro-saint statut, et réclamant une véritable démocratisation de l'education nationale.
Quand Bourdieu parlait de reproduction, il parlait sans doute aussi des profs, ce qu'il n'ont pas compris.
Les positions de droite sont sommaires et idéologiques, mais elles manifestent quand même une insatisfaction devant un certain échec du système... et aussi du dialogue. On parle d'écouter l'élève, mais on ne sait pas écouter les parents. Et comme ils n'écoutent évidemment pas les élèves non plus, les profs se regardent le nombril!
Est-il possible d'avoir un bilan réel et régulier du sytème scolaire, sans se prendre la tête, mais avec lucidité?
Mmmouais, bon, moi, j'en ai un peu assez d'entendre que les enfants de profs "réussissent" parce qu'"on" leur a donné les clefs du système. Qu'ils réussissent dans le parcours études longues, c'est sûrement statistiquement vrai. Aussi vrai que les chiffres de "réussite"des enfants des classes aisées, qui, elles aussi, ont les clefs. Ceci étant, et j'en suis une, nombre de profs sont des mamans, issues de l'enseignement supérieur et ayant eu une première carrière dans des entreprises privées, qui ont, à un moment de leur vie familiale, changé de métier, fait un choix de disponibilité pour leurs enfants, afin, justement, de leur donner non seulement les clefs, mais aussi la présence etc., bref, tout ce qui complète, au delà de l'école, l'éducation d'un enfant.
Et, (pour me heurter régulièrement à des conceptions de la parentalité très éloignées de la mienne), je n'accepte pas ce manichéïsme catégoriel. Le corps enseignant est une mosaïque, les parents d'élèves en constituent une autre. Ce serait pas mal d'arrêter de généraliser.
Je ne dis pas que les enfants de profs sont les seuls à réussir, je dis qu'ils sont aussi concernés par le discours de la réussite. vous confirmez donc.
En outre, en ce qui me concerne, j'aurais plutôt tendance à ne pas parler de "clés", mais plutôt de fraude (comme le détournement de la carte scolaire, le favoritisme, etc.), sans parler de l'absence d'écoute d'un autre discours que le leur.
A Jacques Bolo
je vous signale que c'est Ce gouvernement qui a supprimé la carte scolaire...
Je ne parle pas de gouvernement, je parle d'éducation. Et de fraude.
Un mot récemment politisé, n'est-il pas ?
Je n'ai pas autant le nez sur le guidon.
"Ajoutée au contournement de la carte scolaire, on va finir par douter de l'honnêteté du système scolaire républicain, dans sa globalité."
(Novembre-Décembre 2006 - Revue Exergue n° 12 - Comment doit-on enseigner ?)
Et quand je dis: "je parle d'éducation", c'est bien ce que je veux dire.
Faudrait peut-être arrêter un peu de penser en terme de stratégie politique partisane et à trois mois (en accusant les marchés de faire pareil!!!!).
@ Jacques Bolo
"Je n'ai pas autant le nez sur le guidon."
Pas flagrant! Je ne connaissais pas la Revue Exergue... ce n'est pas étonnant vu le nombre d'âneries qu'on y trouve à la ligne! Je n'ai pas tout lu. On parle encore de cette fameuse méthode globale!!! Mais existe-t-il un enseignant, un seul en France qui ait utilisé cette méthode à 100%? On fait dire à Alain Bentolila qu'il est pour le retour à la grammaire. Mais savez-vous ce qu'il met derrière ce mot? On laisse entendre qu'il est pour la méthode syllabique, autrement dit pour un retour aux bonnes vieilles méthodes du temps... C'est la preuve d'une méconnaissance totale du personnage qui est LA référence en matière de lecture aujourd'hui, avec le Dr Michel Zorman.
Visiblement, vous n'êtes pas dans le métier, on vous pardonnera. En revanche, écrire un tel torchon sur un sujet aussi sérieux relève soit de l'incompétence, soit de la désinformation.
Que de confusions! C'est comme si vous expliquiez à l'agriculteur qu'un boeuf ou un taureau, c'est pareil! Pour celui qui n'y connaît rien, il ne voit pas où est le problème.
Je connais (aussi) la différence entre un boeuf et un taureau.
Et je vois ce qu'est un jugement de prof - fraudeur en plus - et qui croit détourner habilement la question, mais ça ne marche pas
La fraude est votre seule manière de fonctionner.
@ Jacques Bolo
Vous connaissez la différence entre un boeuf et un taureau... Ca ne prouve en rien qu'en matière de pédagogie, vous vous y connaissiez.
Vous traduisez votre animosité envers les profs. Vous avez un problème à régler avec eux donc tout sujet n'est qu'un prétexte. Vous les jalousez sans doute. Vous n'aviez qu'à faire prof, c'est tout! Pas capable? Dans ce cas, on fait profil bas.
Parler d'un "jugement de prof", c'est du même niveau que de parler d'un "jugement de juif" ou "d'arabe". Traiter ceux que vous n'aimez pas de fraudeur est assez délirant. Ca, c'est de l'argument profond!!!
C'est pour ça que j'ai écrit "aussi". Votre conclusion sur ma connaissance des questions de culture1 et de culture2 est donc invalidée (on s'en serait douté,vu sa mauvaise foi pitoyable).
Votre discours est une fraude totale.
Le "jugement de prof" se réfère à l'abus sur un public captif d'élève que ne sont pas les adultes. La fraude, se réfère à celle dont je parlais, que vous justifiez, et sur laquelle vous essayez de détourner le sujet.
Cette incapacité à traiter une question montre votre incompétence, et votre obstination à tout déformer montre une pensée intrinsèquement frauduleuse. Si vous êtes prof, je plains vos élèves, et cela justifie mes préventions à l'égard d'une corporation qui tolère des gens tels que vous.
@ Jacques Bolo
Vous êtes expert en diarrhée verbale. On ne peut pas lutter contre vous puisqu'on n'enseigne pas cette discipline. C'est quand même impressionnant toutes ces vérités que vous assénez: on a trouvé un monsieur "Je détiens la vérité, vous, vous n'avez rien compris." Ca nous manquait.
"Le doute est le premier pas vers la science ou la vérité; celui qui ne discute rien ne s'assure de rien; celui qui ne doute de rien ne découvre rien". (Diderot)
Vous ne discutez pas. Vous êtes professeur et seul vous avez le droit de parler et d'insulter les jaloux qui osent critiquer la corporation. MDR.
Mais c'est pas comme ça en dehors de l'école où vous pouvez virer les insolents.
La vérité que je détiens et que je proposais:
1. Bourdieu critiquait aussi les profs qui ne s'en sont pas aperçus.
2. La fraude existe (détournement de la carte scolaire, favoritisme, etc.) et vous la minimisez.
3. Les parents (et ceux qui ne sont pas profs) ont droit à la parole.
4. Je suis quand même un peu spécialiste des questions éducatives depuis les années 70.
5. Votre seule technique est le détournement du sujet et la négation totale de l'autre.
Bref. Vous êtes bien incapable de discuter ces points. Et vous vous abritez derrière une citation (un mantra) que vous croyez incarner, mais vous ne comprenez même pas les mots qu'elle contient. Votre seule existence est la preuve de la dégradation du système scolaire français.
Et sur le doute, j'ai déjà répondu :
Doute et certitude (chez Philippe Corcuff)
Autre diarrhée verbale : résultat de mes études poussées et de ne pas fermer ma gueule devant l'autorité académique.
NB. Pas mal, votre photo.
@ Jacques Bolo
Frustré! C'est le mot qui me vient spontanément quand je vous lis. Vous avez tous les symptômes du frustré qui aurait tant aimé être enseignant: haine aiguë envers les enseignants et si jamais l'un de ceux-ci vous résiste, on sort le grand jeu dans le domaine des insanités. Etes-vous capable d'aborder un sujet sans être systématiquement agressif et dans le jugement vis à vis de ceux qui interviennent sur ce site? Vous n'existez que par ce comportement. Il faut arrêter de pigner, quand on met des brins, il ne faut pas être surpris d'avoir du retour (moi aussi j'ai le droit de penser que vous m'insultez quand vous me traitez d'incompétent au travers seulement de 2 ou 3 répliques...). Si vous en connaissez tant, alors exprimez-vous, on n'attend que ça. Jusqu'à présent, à part les mots fraude et Bourdieu qui reviennent à chaque fois, on n'a rien vu venir qui fasse avancer le débat. .
On remarquera au passage que vous avez fait des études "poussées" (on se sent obligé de dire qu'on est bon?...). Ca ne vous empêche pas d'être contre les diplômes... Faites comme je dis mais ne faites pas comme je fais. Mais vous n'êtes plus à une contradiction près. Ne vous forcez pas à mettre en lien vos souces (toujours les mêmes d'ailleurs...) comme pour prouver que vous êtes à la hauteur. Personne n'est dupe.
Ce que vous ne remarquez pas, c'est que je parle de l'éducation. Vous parlez de moi. Simple attaque ad hominem et mécanisme imbécile de défense corporatiste. C'est pour cela que je dis que vous êtes incompétent. Vous employez systématiquement des questions de forme, quand je parle de points particuliers. Je ne parle pas de Bourdieu, je le mentionne, et je le critique par ailleurs (Bourdieu sociologue de la communication ?), et je rappelle que je l'ai mentionné.
Vous êtes incapable de supporter une critique sur le système dont vous faites partie alors que je me crois autorisé à subodorer que vous critiquer les autres systèmes. Moi je critique tout. Ce qui est mon droit (garanti constitutionnellement, mais évidemment pas en système stalinien, dont vous manifestez les mauvaises habitudes).
Je ne suis pas contre les diplômes, je dis que quand tout le monde en a, ils ne permettent plus de trouver un emploi: quand (presque) tout le monde sait lire, il n'y a pas d'écrivain public (et ceux qui ne savent pas lire sont alors vraiment dans la merde pour trouver un boulot). Ce point est un principe élémentaire d'analyse du système éducatif, contre l'idéologie naïve de ceux qui y participent et qui ne sont pas compétents de ce seul fait pour parler du système dans son ensemble. Ce n'est pas une honte, mais ce n'est pas leur job. Ce serait plutôt le mien, en l'occurrence (ce que vous contestez sans aucune légitimité).
Les références auxquelles je renvoie (toujours les mêmes: MDR!!!) , pour ne pas me répéter, constituent mon travail personnel. Vous pouvez ne pas être d'accord, vous n'avez pas le droit de le nier (surtout d'une manière aussi risible). Ma revue Exergue existe depuis 2005, j'ai produit l'équivalent de 7 ou 8 livres. C'est un travail de recherche personnel dont beaucoup d'universitaires ne sont pas capables, tant sur la quantité que sur la qualité: je peux renvoyer sur ce plan à mon livre qui a précisément été plagié, dans le cadre de l'affaire dont parle Médiapart cette semaine (Une décision de justice attendue sur le plagiat universitaire). Que vous ne soyez pas d'accord avec mon travail n'a aucune importance, et seul compte ce que vous êtes capable de produire vous même (j'ai quelques doutes, mais mon objectivité me dit de suspendre mes a priori issus de cet échange. Excepté sur le point de péter les plombs quand on s'attaque à vos vaches sacrées, ce qui n'est pas un a priori, mais un constat).
Vous n'êtes pas autorisé à porter un diagnostic psychologique ou psychanalytique (je ne vous ai pas consulté, et ce genre de propos est une mauvaise habitude de discussion, sans parler des conséquences en régime stalinien). J'ai eu l'occasion de préciser, à propos de certaines psychanalyses sauvages de cet ordre (ne me concernant pas), que la psychanalyse était censée aider et non enfoncer les gens, comme vous le faites. Vous n'avez décidément rien compris à rien.
Fin de la discussion.
@ Jacques Bolo
).
"Ce que vous ne remarquez pas, c'est que je parle d'éducation."
Ah bon? Ce n'est pas flagrant. C'est poutant bien vous qui avez écrit:
"Vous ne discutez...MDR."
"Mais c'est pas comme ça... insolents."
"La vérité que je détiens..." (en toute modestie
"...et vous la minimisez."
"Votre seule technique est... l'autre."
"Bref. Vous êtes bien incapable de discuter... français."
"NB. Pas mal, votre photo."
En somme, vous quand vous insultez les autres, vous parlez d'éducation. Et vous avez le droit. Pas nous!
L'intitulé de votre blog est explicite: "Si vous êtes d'accord avec moi, c'est que j'ai dû me tromper quelque part." C'est bien la seule réplique que je ne contesterai pas!
J'ai adoré le "Fin de la discussion." C'était une discussion?
NB. Ma photo? Au moins, la mienne est claire et j'assume...
Plus que lassée de ce discours. Fraude à la carte scolaire ? J'enseigne dans un collège de ZEP depuis plus de vingt ans et mes trois filles y ont fait leur scolarité. A l'heure actuelle, chacune d'elles a la chance d'exercer le métier qu'elle a choisie mais après avoir beaucoup travaillé. Elles ne sont jamais passées par une quelconque boîte privée, elles n'ont jamais eu la moindre aide financière (leurs parents profs étant trop riches ...) Alors si donner à l'école un rôle important, si expliquer aux enfants qu'il faut travailler, si être à leurs côtés pour stimuler, encourager relève de la fraude, alors oui j'ai fraudé et j'en suis fière. Mais je n'ai rien volé aux autres ni à la collectivité et mes enfants non plus.
Idem, et j'ajouterai que j'ai eu pour mes élèves la même ambition que pour mes enfants.
C'est ça le pb. La fraude qu'on condamne, c'est la fraude des autres.
Si vous croyez que cette fraude n'a pas de conséquence alors qu'elle détermine toute la vie, c'est vraiment que vous avez des pb avec la notion de conséquence et de raisonnement.
Si vous êtes enseignant, cela fait deux problèmes: incompétence et forfaiture.
Bien sûr, je confirme sur le fond. (Vous noterez que je mets le mot "réussite" entre guillemets.) Alors sur le fond, penchons-nous un peu ... valoriser l'apprentissage, encourager chez un enfant la curiosité et la spéculation intellectuelle, accorder de la valeur à la persévérance, aux connaissances, à la réflexion, lire, aimer lire et aimer partager ses lectures, exercer et encourager l'esprit critique ... on ne se refait pas, c'est ça, être prof !
pour la fraude, ça n'engage que vous ... des exemples ?
il vaudrait mieux que ceci s'affiche plus haut sous l'intervention de 17:41 de J BOLO mais je n'y arrive pas.
@Jacques Bolo
Avant de citer Bourdieu, je vous invite à le lire !....Quant à l'implication de l'immense majorité des enseignants, et à leur souci d'équité qu'ils témoignent dans leur vocation à servir les valeurs républicaines dans leur mission éducative, lisez ici le témoignage sincère et précieux d'Anne M. pour revenir, svp, à un instant de lucidité, sur un sujet que vous semblez parfaitement méconnaître pour dire autant de bêtises en si peu de lignes. Consternant !
Quelle autocongratulation imbécile. MDR!!!!
Sur Bourdieu (que j'ai lu et critiqué - C'est bizarre cette manie de croire que les autres ne lisent pas!!!):
"Bourdieu sociologue de la communication ?"
Et c'est vrai que question autocongratulation vous êtes champion toutes catégories donc éminemment bien placé pour en parler.
OK, disons que je m'autocongratule d'avoir été plagié par un universitaire, alors que le président de l'université attaque celui qui dénonce le plagiat (voir cette semaine dans Médiapart).
Et oui, j'appelle ça de la fraude dans le cadre du corporatisme professoral.
Sinon, vous pouvez continuer à vous soutenir entre vous. Vous confimez ce que je dis. Et je vais continuer à me congratuler longtemps, à ce compte.
@ Jacques Bolo
Vous parlez toujours d'éducation? Vous avez été plagié? Vu les échantillons que vous nous offrez, le mec a dû faire un pari...
"La valeur d'un homme tient dans sa capacité à donner et non dans sa capacité à recevoir." [Albert Einstein]
Vous voyez comme vous êtes, vous parlez de moi, critique ad hominem, parce que j'ose critique la corporation (je montre ici de quoi elle est capable comme exemple, et vous me sortez des conneries générales).
Vous semblez ne pas comprendre l'enjeu.
Si on critique les bavures de la police, les fraudes des politiques, les risques du nucléaire, qu'est-ce que vous allez faire? Attaquer personnellement Eva Joly par exemple (qui est certainement autant que moi une emmerdeuse)?
Résultat, ce que je dis est simple: vous êtes un gros con qui ne se rend pas compte de ce qu'il dit ou quoi???????
Bref, il n'est pas question que je me rétracte, et je méprise ceux qui ferment leur gueule par conformisme.
@ Jacques Bolo
Il n'y a que la vérité qui blesse. Votre réaction frôle l'hystérie. Dans vos posts, on trouve des mots inadmissibles (cons, imbécile...). Vous ignorez la charte de Mediapart. Dès qu'on vous pousse derrière vos retranchements, les seuls arguments qui vous restent sont les insultes. Vous disposez donc d'un bagage langagier très limité. Et vous osez vous comparer à Eva Joly!!! Elle n'insulte personne, elle.
Je vous ai interpellé sur les âneries que vous banlanciez sur Alain Bentolila. A part dire que les enseignants fraudent, j'attends toujours votre réaction sur ce point précis. La différence entre vous et moi, c'est que:
1 - Vous ne connaissez rien de Alain Bentolila (et notamment sur ce que veut dire le mot grammaire).
2 - Moi je travaille avec lui (moi aussi je peux me la "péter") sur la lecture. Je suis même à l'origine de sa venue le 29 février prochain dans mon département...
Vomir sur ces chercheurs, en faire un blog (que même certains plagient, incroyable!), n'importe quel péquin peut le faire. Faire partie de leur groupe de recherche, c'est quand même beaucoup plus compliqué.
Je m'excuse auprès des internautes car nos"échanges" n'intéressent personne. Mais à un moment donné, on ne peut laisser s'exprimer en toute impunité ces énergumènes qui nuisent à l'objectif de ce journal en ligne.
C'est quand même le premier à annoncer, sans sourcillier qu'il "détient la vérité"...
Sur Bentolila, au moment où j'ai publié l'article auquel je renvoie, c'est bien ce qui était en question (malheureusement, le lien que j'ai mis sur le rapport de 2006 est devenu invalide). Puisque vous le fréquentez, demandez le lui.
Le but de mon article n'est pas d'exposer ce que dit Bentolila, mais de parler de la question analyse/global, à l'occasion. Je ne demande pas à Bentolila ce qu'il pense, je dis ce que je pense moi. Que l'on puisse penser librement et autre chose que vous est sans doute une nouveauté intolérable.
Il n'y a pas que la vérité qui blesse. Je ne suis pas blessé. Je dis que vous êtes un gros con inconscient et que vous avez dépassé les bornes. Et pas celle de la charte, dont je me fous, comme je l'ai précisé dans mon blog, et directementà Plenel.
Vous n'arrêtez pas de dire que je connais rien. C'est franchement risible (sur la grammaire, entre autres, j'en parle dans mon livre disponible en ligne - et plagié par un doctorant). Et tout ce que vous dites montre bien le niveau de certains profs, sûrs de détenir non seulement la vérité, mais seuls le droit à la parole. Point sur lequel j'ai commencé mes intervention, qui était le sujet d'ailleurs, quant au fait qu'il existe des insatisfactions de la part des cibles de l'école. L'école n'appartient pas aux profs (qui se la seraient privatisée en quelque sorte).
Je reviens sur la question du plagiat, qui concerne bien l'enseignement (l'article de Médiapart http://www.mediapart.fr/journal/france/281111/une-decision-de-justice-attendue-sur-le-plagiat-universitaire). Lisez ce qui s'est passé pour mon cas (http://www.jacquesbolo.com/html/plagiat.html), et si vous revenez medire que c'est rien, je maintiens que vous être un gros con!!!! Puisque la charte dit qu'il ne faut pas le dire, vous pourrez toujours me faire un procès, comme il vient d'en être fait un à celui qui a dénoncé les plagiats dans l'université. Et je dirais aussi que c'est une fraude institutionalisée.
Je vous rappelle que c'est vous qui avez dit "on a trouvé un monsieur "Je détiens la vérité, vous, vous n'avez rien compris." C'est pour cela que j'ai répondu "La vérité que je détiens est..."
Vous pouvez toujours gloser sur ça, c'est juste de la rhétorique de mauvaise foi.
Jacques Bolo
Pas bon, vraiment pas bon! "C'est un travail de recherche personnel dont beaucoup d'universitaires ne sont pas capables, tant sur la quantité que sur la qualité..." On rit tout de suite ou on attend? Et malgré ça, il y en a qui plagient? On est en plein délire! Mais on s'en bat les cacahuètes. Pourquoi nous le rappeler à chaque post? C'est peut-être votre seul fait d'arme...Je suis rassuré, ce n'est pas un instit apparemment. Pourtant, vous vous appuyez sur ce fait pour accuser les enseignants. C'est curieux que le Président de l'université ne vous suivent pas. Il a sans doute de bonnes raisons...
"Le but de mon article n'est pas d'exposer ce que dit Bentolila, mais de parler de la question analyse/global, à l'occasion. Je ne demande pas à Bentolila ce qu'il pense, je dis ce que je pense moi."
Sauf que pour vous, penser, c'est vomir sur les autres. Morceau choisi de votre blog: "La solution envisagée est donc plus ou moins un retour à la méthode syllabique, qui repose sur le déchiffrement, le b.a.ba. Ce qu'Alain Bentolila a plus ou moins validé en le complétant."
Vous ne dites pas ici ce que vous pensez d'Alain Bentolila, vous exposez bien ce qu'il dit selon vous (ce qui est au passage, une énormité, énormité qui est à l'origine de mes interventions). C'est ce que vous appelez de la fraude. L'arroseur arrosé... Faites comme je dis...
Ce qui est risible, ce n'est pas le fait qu'on vous dise que vous ne connaissiez rien. Ce sont vos arguments... qui ne reposent que sur des liens, comme par hasard, INVALIDES!!!
"et si vous revenez me dire que c'est rien": mais je con firme! Lire votre torchon? J'ai autre chose à faire!
"vous pourrez toujours me faire un procès". Les procès et les insultes, je laisse ça à ceux qui ne disposent pas assez de mots pour obtenir gain de cause. Il faut avoir pitié d'eux. Un conseil: lisez justement le chapitre de Bentolila sur le pouvoir de la parole...
Toutes mes excuses encore une fois aux internautes mais il faut désormais tordre le cou à ces idées vicelardes et malveillantes.
OK, ce que vous avez lu vous a scandalisé. C'est la seule raison de toute cette histoire. J'avais considéré à l'époque que Bentolila avait fait des concessions sur ce point et c'est ce que je dis. Mais vous ne le supportez pas. C'est votre seul problème. Je le maintiens, et puisque vous le connaissez, demandez le lui. C'est quand même assez simple de vérifier. (Si je me suis trompé, ce n'est d'ailleurs pas la fin du monde).
Votre mécanisme est simple. Dès que vous rencontrez quelque chose qui vous choque, vous condamnez totalement. C'est déjà une connerie. Mais vous employez des procédés rhétoriques minables, "vicelards et malveillants" comme vous dites.
Un dernier exemple, quand vous dites: "des liens, comme par hasard, INVALIDES!!", comme si c'était de ma faute si le site (du ministère) a supprimé la page. Vous ne savez visiblement pas comment fonctionne internet et vous en faites un signe de ma perversité. Et vous prenez à temoin l'humanité contre moi. Ce qui est aussi risible et pitoyable.
Quant à "Lire votre torchon? J'ai autre chose à faire!" que vous condamnez sans le lire donc (en l'occurrence je parlais du plagiat, pas du contenu de mon texte en lui même, dont je présente la mise en regard : http://www.jacquesbolo.com/html/plagiat.html)! Pourquoi perdez vous du temps ici au lieu de vous informer à la source, comme le veut la méthode scientifique (et l’honnêteté, soit dit en passant). D'aucuns ont lu la comparaison du plagiat et de mon texte et ont même trouvé d'autres plagiats (voir l'article de Médiapart) dans la partie qui ne me concerne pas. Ça, c'est la bonne méthode.
Bref, vous êtes un fanatique religieux qui condamne un hérétique. J'arrête là cette discussion sans aucun intérêt désormais.
@ Jacques Bolo
. Comme quoi, ça sert à rien de savoir comment ça fonctionne...
"comme si c'était de ma faute si le site (du ministère)". Des excuses, toujours des excuses. La vérité vous éclate à la figure. C'est toujours la faute des autres. C'est l'arbitre, le terrain, le public, le ballon, le vent... Je vois bien le genre de pleureuse que vous êtes. Je ne sais pas comment fonctionne internet? Et alors, tous ceux qui conduisent devraient savoir comment fonctionne un moteur? En tout cas, moi je ne me fais pas avoir. Vous connaissez la fonction copier/coller afin de conserver dans un dossier sur votre disque dur un document important?
Vous affirmez que la fraude est institutionnelle et pour justifier vos dires, vous citez des sources de l'institution... Pas bon non plus!!! Comme disait Coluche, "c'est le crocodile qui se rend dans une maroquinerie!".
"Votre mécanisme est simple. Dès que vous rencontrez quelque chose qui vous choque, vous condamnez totalement." On doit comprendre que vous avez l'exclusivité? Désolé si je vous ai plagié!!!
Justement, votre plagiat dont on n'a que faire, même Paris-Match n'en voudrait pas. Ma préoccupation, c'est l'éducation, pas les faits divers. Ma préoccupation, c'est l'élève en difficulté, pas le guss qui va perdre un peu de son confort.
"Bref, vous êtes un fanatique religieux qui condamne un hérétique." Vous voyez que vous vous laissez influencer, même par le plus petit des instits! Vous avez compris que "fanatique religieux", c'est plus subtil que "con" ou "imbécile". Que de progrès!
"J'arrête là cette discussion sans aucun intérêt désormais." Vous jetez l'éponge? Marre d'en prendre plein la tête? Visiblement, vous n'êtes pas habitué à vous faire bouger comme ça surtout par un "con" d'instit... Ca ne fait pas plaisir de se faire rabattre le taquet surtout quand on se prend pour dieu (d'où fanatique religieux?)... Et encore, vous avez de la chance, personne n'ira lire nos posts!
Lorsque vous interviendrez la prochaine fois, vous ferez juste un peu plus gaffe. C'était ça mon objectif. Mille excuses auprès des internautes.
En résumé, vous n'êtes qu'un diafoirus de l'éducation qui ne sait pratiquer que la saignée sur le corps enseignant...
@vieille dame
Madame,
Je suis actuellement dans ma seizième année d'enseignement dans le premier degré ; pour être plus précise, dans ma deuxième année en tant que professeur des écoles remplaçant, choix qui fait suite à huit années de direction d'écoles élémentaire puis maternelle.
Pendant 14 ans je me suis réveillée chaque matin avec le même enthousiasme, un enthousiasme partagé par de nombreuses personnes de la profession ; celui de retrouver mes petits élèves pour les "instruire", pour les aider à un moment de leur vie à former leur esprit, leur personnalité en leur apportant des connaissances étroitement liées à leur vie d'écolier, à leur vie d'enfant, tout en respectant chemin faisant la nature de leur être en devenir et ce, quelles que soient leurs origines sociale ou culturelle, respectant profondément nos valeurs républicaines.
Et je l'ai fait humblement parce que précisément je n'ai aucun pouvoir sur eux et j'ai encore moins la prétention de détenir la science infuse pour parfaire à mon devoir.
Je ne vous cache pas cependant qu'il existe effectivement de rares professeurs qui abusent de leur position sur nos chérubins mais de là à généraliser le phénomène, c'est un peu exagéré si je peux me permettre.
Ce, pour répondre au premier point que vous soulevez dans votre commentaire.
Pour répondre à votre second "volet", "l'impuissance avouée à faire progresser les plus faibles" reprenant vos termes, je dois poursuivre l'histoire de mon parcours professionnel.
Depuis 2007 - comme par hasard - les tâches administratives et les responsabilités qui incombent aux directeurs d'école se voient grandissantes au point que je suis contrainte d'opter pour un poste de professeur remplaçant afin de retrouver un peu plus d'aisance dans ma vie familiale.
Parmi ces tâches, on pouvait voir se profiler à l'horizon la responsabilité à terme de "former" les nouveaux professeurs des écoles diplômés de leur "master" flambant neuf mais pour lesquels - oups ! - on avait complétement oublié la formation pratique !!! Deux Instituts Universitaires de Formation des Maîtres sur trois étant supprimés, il était hors de question pour moi alors de me substituer à un maître formateur en plus des devoirs qui m'incombaient déjà.
Depuis j'arpente les écoles de mon département et je peux vous garantir qu'à chaque nouveau remplacement je découvre de nouvelles misères.
Déjà tout bonnement du fait qu'elles dépendent des richesses de la commune, nos écoles n'ont pas les mêmes budgets donc pas les mêmes moyens, entre celles qui ont la chance d'être pourvues de matériel informatique dernier cri et celles dont la photocopieuse ne fonctionne pas ou encore celles qui offrent des locaux complétement obsolètes... - notre valeur républicaine d'égalité est déjà fortement ébranlée !!!! -
Le constat relève ici du domaine matériel mais il est tout aussi catastrophique lorsque l'on regarde les moyens humains.
Outre le fait que nos classes sont en grande majorité surchargées, j'ai pu constater également lors de mes remplacements la présence systématique dans chaque classe d'un enfant "en grande difficulté scolaire" - "un" étant un minimum - un enfant pour qui il est extrêmement difficile de "rentrer dans le moule" tout simplement parce que avant "d'être en grande difficulté scolaire" il est déjà "en grande difficulté pour vivre", issu d'une famille qui sera frappée par le chômage, l'alcoolisme, la drogue... avec les conséquences qui s'en suivent.
Et lorsque l'on signale de manière procédurale les difficultés de cet enfant afin d'obtenir pour lui et sa famille quelques assistanats social et psychologique, on nous rétorque neuf fois sur dix que la famille est déjà connue et aidée des services sociaux et que malheureusement "on" ne peut pas faire davantage faute de moyens.
De retour en classe, que fait l'enseignante que je suis ?
Outre le fait que je mettrai en place une pédagogie spécifique pour lui qui monopolisera mon attention au détriment des autres enfants de la classe, et bien j'essayerai avant tout de donner une place, une place où il se sentira respecté dans sa classe, dans son école, à défaut de ne pouvoir pleinement "exister" en tant qu'enfant en dehors. Cette pédagogie là n'est pas écrite dans les programmes scolaires et peut difficilement être "évaluée" par aucun directeur d'école ni chef d'établissement !
Je suis dépitée de voir à quel point le visage de notre école a changé Madame.
Et oui, face à cette faiblesse, l'enseignante que je suis est complétement impuissante et très amère de ne pas avoir les moyens de pouvoir faire davantage.
Les chefs d'établissement et directeurs d'école choisiront leur équipe pédagogique afin de mieux "vendre" leur établissement ce qui n'aura pour seule fin que d'accentuer les inégalités entre des quartiers différents, les écoles des villages fermeront leur porte parce que happées par des "pôles" éducatifs dans lesquels le "rendement" sera de mise.
Où sont les valeurs républicaines dans cette belle institution élitiste de demain ?
Je n'ai pas signé pour ça.
Anne M.
Merci de ce témoignage qui décrit bien la réalité et l'engagement de la plupart des enseignants; comme vous, j'ai aimé ce métier et mes élèves qui m'ont apporté beaucoup de satisfactions malgré les difficultés.
Effectivement témoignage courageux et très précieux qui devrait être envoyé sous forme de lettre à tous les citoyens de France et de Navarre, pour une prise de conscience que l'État républicain a abandonné son Ecole.....alors que les enseignants, eux, continuent de résister !!!!!!!!!! Mais pour combien de temps, si on n’arrête pas la déferlante néolibérale et si on ne répare pas très vite les dommages d’une casse organisée depuis au moins une décennie ? Encore merci Anne M. !
Dans le monde réel, dont les politiques se fichent, ce sont des quartiers entiers qui seront laissés à l'abandon. La logique de l'évaluation étant la même que celle des agences de notation: moins les résultats seront bons, moins il y aura de crédits? moins de crédits, moins bons résultats. Car enseignants débutants "pas chers" (ou intérimèraires?) concentrés dans ces zones? Quand aux critères de l'évaluation, on doute de leur crédibilité en termes d'enseignements. Ajouter à cela la perspective de "proposer" des filières d'apprentissage pro dès l'age de 14 ans, ce seront des bataillons d'élèves (ceux des quartiers sensibles) qui seront coincés, l'option apprentissage obligatoire dans les faits par défaut, le cursus général si jugés bons. Quand on sait à quel point à ces âges les capacités fluctuent dans le temps, et sont liées au contexte ponctuel social et familial...etc...Bref, du libéralisme absolu, dans toute son horreur.
ca c'est très vrai, et il va falloir qu'on nous explique la fascination de nos politiques pour le système scolaire britannique, qui inspire la plupart des décisions depuis quelques années, alors même que 1/ il n'est jamais cité en exemple, 2/et pour cause, vu ses résultats.
jouer la division, dresser une catégorie contre une autre c'est toujours facile. il suffit de dire aux uns ce qu'ils veulent entendre contre les autres et vis et versa. Comme on a toujours quelque chose à "reprocher" aux autres c'est vite trouvé et pendant ce temps là les uns et les autres passent à côté du plus important: comment ils se font berner les uns comme les autres.................
Un article de plus qui n'apporte rien: on connaît par coeur les motivations de la droite depuis longtemps. Est-il besoin de les ressasser chaque semaine? D'autant plus que ces éventuellles orientations ne sont pas irrévocables.
Au lieu de se soucier du statut des enseignants, que propose-t-on pour lutter contre le véritable fléau de l'éducation? 150 000 élèves en sortent sans diplôme chaque année!!!
On va attendre jusqu'à quand?
Que la gauche passe pour refonder l'école
@ Alain Roussard
Et avec un diplôme, combien vont trouver un emploi dans la situation actuelle ? Si vous avez une réponse, merci de nous la communiquer.
@ mtb74
Le diplôme est inutile, c'est ça alors?
Oui!
@ Jacques Bolo
Vous faites comment alors pour devenir agriculteur? enseignant? éducateur sportif? entraîneur régional? journaliste? coiffeur à votre compte?...
Justement, quand on donne un diplôme à tout le monde (sauf qd même quelques professions avec numerus clausus) on ne trouve plus de boulot avec. C'est de ça dont je parle.
Notons d'ailleurs que maintenant, vous parlez de trouver un boulot alors qu'on nous bassine depuis longtemps avec l'idée que les études servent à la culture.
@ Jacques Bolo
"Notons d'ailleurs que maintenant, vous parlez de trouver un boulot alors qu'on nous bassine depuis longtemps avec l'idée que les études servent à la culture."
Ah bon? Parce que nos jeunes entreprennent des études dans le but unique d'être cultivés?
Donner un diplôme à tout le monde, c'est le dévaloriser. Donc l'échec scolaire
doit être une nécessité alors?
Vous ne comprenez décidément rien!
@ Jacques Bolo
Voilà la réplique qui vous caractérise bien! Je n'en attendais pas tant. Je comprends mieux pourquoi vous détestez les enseignants. Vous pensez donc que les individus sont responsables de leur intelligence.
Je suis instit et JAMAIS je n'ai dit à quelqu'un qu'il ne comprenait rien. Jamais! Pourquoi? Parce que ça signifie que l'apprenant est bête et que l'enseignant tout puissant à aucun moment pourrait avoir des failles dans ses explications. En résumé, si je ne comprends rien, c'est que vous n'êtes pas bon. Si vous êtes si intelligent, je devrais tout comprendre du premier coup. Ca montre vos limites. Ca en dit long surtout sur votre façon de voir l'éducation, concept duquel il faut donc éliminer le mot éducabilité.
C'est amusant. Moi, ce qui me débecte, c'est votre "Je n'en attendais pas tant". Belle mentalité!!!
Quand je dis, "vous ne comprenez rien" c'est effectivement une façon de parler.
Je voulais dire que je considère que vous êtes de mauvaise foi.
Mais peut-être que vous ne comprenez vraiment rien.
Et la question se pose alors de la qualité de votre enseignement.
@ Jacques Bolo
. Je suis flatté néanmoins que des gens d'un tel niveau d'intelligence puissent se donner autant de mal à répondre à des gens qui peut-être, ne comprennent rien...
"Je voulais dire que" est très caractéristique encore une fois des gens qui n'ont jamais tort. C'est bien commode puisque dès que ça ne va pas dans le sens escompté, vous utilisez ce correcteur linguistique, laissant entendre en plus que c'est l'autre qui n'a rien compris. Pour pouvoir vous comprendre, il faut utiliser un décodeur... Votre réflexion, je la prends comme je veux et si vous vous sentez obligé d'intervenir pour corriger, c'est que vous vous exprimez mal. C'est embêtant pour quelqu'un qui se prend pour un dieu. qui a toujours tout bon dans toutes les cases.
MDR!!!!!
Vous êtes toujours dans le commentaire de texte.
@ Jacques Bolo
... et vous dans le jugement comme seul argument!