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Un examen de passage pour la sixième?
En mal de reconnaissance et de «distinction», Jean-François Copé s’est dépêché d’avancer «une idée forte» (mais singulièrement régressive) en vue de la réunion mardi prochain de son club de réflexion Génération France, qui sera focalisée sur l’enseignement primaire, avant la convention de l’UMP sur le thème du Tout commence par l’éducation qui aura lieu le 3 novembre.
Dans le journal " Le Parisien " du 24 octobre, Jean-François Copé a annoncé qu’il veut " défendre une idée forte : l’entrée au collège ne doit se faire que pour l’enfant qui maîtrise totalement les savoirs fondamentaux ". " Mon idée – ajoute-t-il – est de créer un examen de fin de CM2, d’évaluation des enfants. Ce serait un examen de passage en sixième ".
Mais cela a déjà existé dans le passé. Or l’ " examen d’entrée en sixième " ( qui est une référence plus ou moins mythique dans notre mémoire de l’Ecole républicaine ) a finalement duré fort peu de temps ( à l’échelle de l’histoire ) puisqu’il n’est apparu que vers la fin de la troisième République et qu’il a disparu dès la fin de la quatrième République.
Il a été créé par deux arrêtés successifs ( du 1° septembre 1933 et du 13 février 1934 ) à la suite de la décision de rendre progressivement gratuit l’accès aux classes de l’enseignement secondaire des lycées et collèges publics ( car, on l’oublie trop souvent, Jules Ferry avait institué la gratuité de l’enseignement primaire public, mais non celle du secondaire public : les enfants du peuple d’une part, les enfants de privilégiés d’autre part… ). A la " barrière de l’argent " qui jusque là limitait l’accès à l’enseignement secondaire aux classes socialement favorisées ( à l’exception des rares boursiers triés sur le volet par des concours de bourses difficiles ) est substituée une autre " barrière " ( un examen d’entrée ), car il n’est pas envisagé un seul instant que l’école de l’élite ( le secondaire ) soit submergée par l’entrée massive des enfants du peuple.
Le décret du 23 novembre 1956 supprime " l’examen d’entrée en sixième pour les élèves de l’enseignement public dont les résultats de la dernière année scolaire auront été égaux ou supérieurs à la moyenne ".
On est alors dans une période où l’on considère que l’âge de la fin de la scolarité obligatoire doit être repoussé. C’est décidé finalement par Ordonnance en 1959 ( dès le début de la Cinquième République ) : il est prévu que les enfants ayant six ans cette année là auront obligatoirement deux années de scolarisation supplémentaire. Et, en 1963, la réforme Cappelle-Fouchet, très fermement soutenue par Charles de Gaulle, institue le collège d’enseignement secondaire ( le CES ) par lequel doivent désormais transiter tous les élèves de 11-12 ans à 15-16 ans.
C’est dire si la proposition de Jean-François Copé va à contre-courant de la politique scolaire gaullienne !
Elle va aussi à contre-courant de la loi d’orientation ( dite loi Fillon ) de 2005 qui a inscrit pour la première fois " le collège " ( avec " le primaire " ) dans une même entité : " l’Ecole obligatoire ".
Elle va aussi en sens contraire de la plupart des pays de l’OCDE qui obtiennent de bons résultats aux évaluations ‘’PISA’’, et qui mènent une politique de forte continuité entre le primaire et le collège.
On ferait mieux d’aller dans ce sens-là, tout revalorisant à bien des égards le moment du primaire ( l’élève français de l’enseignement élémentaire coûte 15% de moins que celui de la moyenne des pays de l’OCDE ) en accordant une attention toute particulière au moment des premiers apprentissages.
A ce sujet, on est à l’heure des choix résolument prioritaires ( en évitant le piège de vouloir ‘’contenter tout le monde’’ ). Et cela me paraît personnellement de bon augure que le projet actuel du PS pour l’éducation, indique que "le premier cycle des apprentissages nécessite un engagement particulier : classe à petits effectifs là où cela est nécessaire, renfort éventuel d’un deuxième professeur dans certaines classes pour personnaliser l’enseignement, etc ( après avoir affirmé que " l’école primaire est scandaleusement sous-dotée en France. C’est pourtant là que l’essentiel se joue, là qu’il faut intervenir pour combattre l’échec scolaire. C’est donc là qu’il faut concentrer les moyens " ).


Tous les commentaires
Oui, on peut se demander quelle peut bien être l'idée, derrière tout cela, de vouloir créer un nouveau barrage pour ces enfants en difficultés. Sinon celle de les stopper dans leur scolarité. Donc de les empêcher, en définitive, (et définitivement ?) de donner suite à leur formation. Une méthode d'exclusion, encore.
Je vous rejoins en vous remerciant de ce rappel historique : l'heure est à la réflexion, aux propositions, pour préparer le remplacement du sarkozysme. Le projet du PS mérite en effet qu'on l'étudie, qu'on le critique pour l'améliorer. A noter qu'il prévoit le retour à une formation des enseignants, c'est une évidence qu'il fait bon entendre..
On n'arrête pas le progrès !
Mon commentaire va être simpliste et je m'en excuse. Ce gouvernement ne propose que des reculs en lien avec les principes de la république : reecul de la liberté, de l'égalité et de la fraternité.
Si nos gouvernants pouvaient passer un examen de compétences ...
A emmap
Oh ! Oui!!!
Un "examen de compétences???"
Vous n'y pensez pas!! Chaque jour ces cloportes malfaisants nous abreuvent, nous malmènent, nous appauvrissent de leurs "compétences"...
Résistance, Unité, Révolte!
Ce rappel historique est particulièrement bienvenu pour répondre à une proposition politique typiquement « droitière ». Elle est imprégnée de deux axiomes idéologiques forts de ce côté de l'échiquier politique : le collège unique serait une aberration, et le progrès social ne pourrait fonctionner que si l'on écrème la masse pour qu'une élite puisse s'épanouir pleinement et tirer la société vers le haut.
Cette proposition est aussi l'expression d'une croyance forte : tous les enfants ne pourraient prétendre à une égalité d'apprentissage pour les savoirs et compétences fondamentales. Il y a là en quelque sorte une naturalisation de l'inégalité socio-culturelle qui ne se dit pas franchement, mais qui se comprend fortement.
En tout cas, bravo pour votre intervention sur France Info où vous avez pu clairement exposer ce rappel historique.
D'accord et merci .
manuel

Emmanuel Davidenkoff JF Copé propose un examen d'entrée en 6e. Il a existé de 1934 à 1959 explique Claude Lelièvre sur @actufranceinfo http://bit.ly/biOLEUMerci pour cette information. Mais je ne sais pourquoi on fait une ''fixette'' sur 1959 qui n'est en aucune façon l'une des dates de la disparition progressive de l'examen d'entrée en sixième.
1956 ... les derniers à avoir passé l'examen d'entrée en 6ème ont 65 ans.
Ils constituent la base électorale la plus solide de l'UMP.
Un peu de nostalgie ne peut que renforcer leur motivation.
Ci gît le lièvre comme disait l'autre.
Vous dites cela pour Claude ?
Il ne fait pas que gésir, fort heureusement. Il bondit aussi face à l'actualité.
A Dominique
Vraiment , on s'amuse aujourd'hui !
@ J Dellachellerie.
C'est vraiment un raisonnement simplificateur! Lisez bien ce que dit Claude Lelièvre, l'examen d'entrée en sixième ne concernait qu'une minorité, celle qui était destinée à l'enseignement secondaire, les autres passaient le certificat d'études....Donc ces gens de 65 ans et plus, soi-disant tous ou presque électeurs de l'UMP, ne sont pour la plupart pas nostalgiques d'un examen qu'ils n'ont pas passé.....
J'en profite pour demander qu'on veuille bien ne pas assimiler sytématiquement âge et sarkozysme, c'est déjà pénible de ne plus avoir vingt ans alors si en plus il faut se faire traiter de fan de l'UMP ça devient franchement insupportable!
Il s'agissait plus d'une boutade que d'un raisonnement.
Cela dit, je pense effectivement que ce type de proposition a essentiellement une fonction idéologique. C'est un peu de grain à moudre pour l'électorat de droite qui a effectivement la nostalgie d'une époque mythifiée où "on n'allait peut-être pas tous au lycée mais où on avait tous un boulot à la sortie de l'école, surtout avec son certificat".
Quant à assimiler systématiquement âge et sarkozysme, ce serait effectivement stupide.
Mais on peut difficilement refuser de voir que tous les sondages confirment que c'est chez les plus de 65 ans que le pouvoir conserve un soutien important -même pour la réforme des retraites-.
@ j dellacherie
"Quant à assimiler systématiquement âge et sarkozysme, ce serait effectivement stupide."
Bien d'accord avec vous!
Une anecdote personnelle à propos de l'examen d'entrée en 6ème.
C'est forcément une anecdote pour vous, mais c'est une histoire capitale pour moi :-)
Je suis fille ( unique et ça compte pour la suite) d'ouvriers.
J'arrive en 1952 dans la classe qui comporte des " rangées " correspondant à ce que la " maîtresse" attend des élèves... Je revois encore la photo de classe !
Je suis première de la classe... mais je ne suis pas dans la rangée " qui prépare l'examen d'entrée en 6ème". Pourquoi ? A-t-on demandé à mes parents ce qu'ils comptent faire de moi ? Bien sûr que non!
Je suis donc " condamnée " à passer de rangée en rangée jusqu'à aller dans la classe du certificat d'études, qu'on passe à 14 ans.Et puis, quelle aubaine pour l'institutrice; cette fille pourrait avoir de très bonnes notes au " certif "... Pourquoi pas première du Canton, comme on disait à l'époque !
C'est vrai, quoi, vous voyez une fille d'ouvriers faire autre chose que d'aller en usine, comme ses Parents ??
Mais ... j'avais eu une Directrice d'Ecole maternelle ( Mademoiselle Gateau, ça ne s'invente pas ...) qui s'intéressait à ses anciennes élèves, et dit à mes Parents qu'il fallait me faire préparer l'examen, pour le passer en session dite de rattrapage en octobre, qu'elle pouvait me faire travailler pendant les vacances, etc....
Cet examen, je l'ai eu . Et je ne suis pas allée travailler en usine. J'ai fait des études supérieures ! C'est là où le fait d'être fille unique a compté. Mes Parents n'auraient sans doute pas pu me payer ces études si nous avions été plusieurs enfants. Et les Bourses, c'est aléatoire...
Dans mon cas, cet examen d'entrée en 6ème a eu son utilité !
J'ai quand même travaillé en usine... Pendant les vacances.
C'est pourquoi je ne pourrai jamais être de droite... Malgré mes 68 balais!
Superbe témoignage qui illustre bien ce que nous avons tous oublié du système scolaire d'avant les années 1960. Merci.
Pour Marie
Le Chat dit qu'être vieux , c'est être jeune depuis plus longtemps...
HÉ ,NE TOMBEZ PAS DANS TOUS LES PANNEAUX QU'ON VOUS PRÉSENTE,LES PLUS DE 65 ANS SERAIENT POUR VOUS TOUS SARKOZYSTES!!!!! STUPIDE ET INSULTANTE ALLÉGATION!!!! J'AI 66ANS ,NÉ EN JUIN 1944,J'AI PASSÉ ,AUSSI LE CONCOURS D'ENTRÉE EN 6ÈME,C'ÉTAIT LA 1ÈRE ÉPREUVE!!!ET LA NOSTALGIE QUE VOUS PRÊTEZ "AUX VIEUX" N'EST PAS CELLE QUE VOUS CROYEZ!!!! J'AI TOUJOURS ÉTÉ UN OPPOSANT FAROUCHE AU GAULLISME ET À LA DROITE ,EMBUSQUÉE ,DERRIÈRE SON HOMME "PROVIDENTIEL",J 'AI POURSUIVI LA LUTTE CONTRE LE POMPIDOLISME AFFAIRISTE,ET LE GISCARDISME RÉAC ET CONSERVATEUR!!!! JE N'AI JAMAIS VOTÉ À DROITE, ET SURTOUT PAS EN 2002,CAR L'ARNAQUE DU CHIRAQUISME ET L'ISNTRUMENTALISATION DE L'INSÉCURITÉ PAR CETTE DROITE CORROMPUE Où SE VAUTRAIENT DÉJÀ SARKOZY ET SES AFFIDÉS,ME DÉBECTE!!!!ET JE CONNAÎT DES DIZAINES DE PERSONNES , DE MON ÂGE, QUI PENSENT COMME MOI!! VOUS FERIEZ MIEUX DE VOUS INTERESSER AUX QUARANTENAIRES CINQUANTENAIRES, GAVÉS DES CONNERIES MÉDIATIQUES ,TOTALEMENT ASSERVIS A LEURS "PORTABLES " , DÉCÉRÉBRÉS, PAR TF1,QUI NE LISENT ,RIEN , Où DES CONNERIES MIÈVRES À LA LÉVY!!!!EN TOUT ÉTAT DE CAUSE ,J'AI À MON ACTIF PLUS DE JOURS DE GRÈVE QUE VOUS POURREZ JAMAIS EN TOTALISER ( 35 JOURS EN 1968) PARCE QU'EN FAIT C'ÉTAIT UNE FORMIDABLE ACTION OUVRIÉRE ET QUI À PAYÉ COMME JAMAIS!!! JE COMPRENDS QUE CE QUI NOUS SERT DE PRÉSIDENT SOIT OBSÉDÉ PAR CETTE ÉPOQUE!!! ALLEZ L'AGE NE FAIT RIEN À L'AFFAIRE, QUAND ON EST CON ! ON EST CON!!!( G. BRASSENS)
Né en 45, j'ai été du lot des derniers à avoir passé l'examen d'entrée en sixième. Quand j'ai l'occasion de rencontrer des gens de mon âge, je constate que le sarkosisme n'est pas leur tasse de thé, sauf exceptions qui confirment la règle
Admis en 6ème en 58, j'ai échappé à l'examen. De peu. Et les gens de notre génération que je fréquente ne sont pas non plus des sarkozystes convaincus.
Mais les sondages me font penser que nos amis ne constituent pas un échantillon représentatif.
mon département faisait-il exception ?
j'ai passé l'examen d'entrée en sixième (et pas seul) en 1972.
Pour Yann
Vous veniez peut-être du Privé ?
grands dieux non ! ;-)
Une telle proposition ne peut pas exprimer plus clairement le vrai visage de la droite dont l'intérêt supérieur est la reproduction sociale, et donc de conforter l'injustice scolaire selon le milieu social......tout en présentant bien sûr un discours manipulatoire en faveur de l'égalité des chances. Un tel examen mettrait bien évidemment un peu plus en difficultés les enfants issus des milieux défavorisés, et en particulier ceux issus de l'immigration, de surcroît en leur faisant intérioriser de façon illégitime très tôt qu'ils n'auraient pas les capacités intellectuelles et "l'intelligence" nécessaires pour envisager plus tard de longues études...... !......
Merci Monsieur Lelièvre pour ce rappel historique qui met bien en lumière la dimension rétrograde d'une telle proposition, surtout dans le cadre de la politique gouvernementale actuelle de réduction "vertigineuse" des moyens alloués à l' éducation nationale (suppression de 45000 postes en 3 ans !). Une telle proposition a donc quand même le mérite de montrer la véritable conception qu'ont de l' École, Copé et toute sa bande : l'École de la reproduction sociale !
Tout à fait d'accord !
Ce politicien a beau être chef de la majorité parlementaire, il fera moins le fier et arrogant quand ceux de son groupe seront battus aux élections.
Je suis vraiment consterné que l'on puisse encore faire de telles propositions.
Je suis né en 1958 , je n'ai pas passé d'examen pour pouvoir passer en 6 em mais il y avait une evaluation des notes pour pouvoir passer en 6 em se qui fait que j'ai redoublé mon CM2 .
Il exitait a l'époque des classe de fin d'étude dans la meme classe que les CM2 en doublon qui permetai de resté en primaire jusqu'a 14 ans , puis d'allé dans la vie active.(apprentie ou salarié)
Pendant mon redoublement il y a eu un changement de réglementation et l'éduction nationnale a créer les 6 em de troisième cycle ( des préfabriqué dans le fond de la cour du collége , un seul prof pour toute les matières , de préférence des jeunes pas formé et en majorité des activités manuels , en bref des classe pour attendre l'age légale pour sortir du systéme scolaire).
Je précise que j'était a l'école publique !
Il faudrai aussi peut aitre se posé la question qu'un certain nombres d'éléves non pas envie , non pas les facultés , non pas les moyen materiel d'etre scolarisé et cela n'est peut etre pas la solution de vouloir les scolarisé a tous pris dans un systéme qui ne leur convient pas !
Il existai aussi a l'époque beaucoup d'école d'entreprise financé par les entreprises
..."il n’est pas envisagé un seul instant que l’école de l’élite ( le secondaire ) soit submergée par l’entrée massive des enfants du peuple"...
ET TOUT est dit!!!
Cette tête à claques de Copé...! Allons nous arriver à nous débarrasser de toute cette vermine???
On est au coeur des enjeux futurs : la fin de la scolarité obligatoire entre 6 et 16 ans (en fait 3 et 16 ans) . Nous rentrons dans une période de haute tension, une guerre civile va s'ouvrir...
Au risque de passer pour ringard, je m'interroge....
Plutôt que le redoublement, quantités d'autres pays européens ont un système plus souple: l'élève a droit à des leçons particulières avec un maitre spécialisé *chaque jour*. Evidemment, c'est couteux car cela signifie que chaque école primaire dispose d'un, voire pour les écoles en difficulté, plusieurs, enseignants spécialisés.
Ce système a l'avantage d'être beaucoup plus efficace qu'un redoublement (lequel ne sert à rien, mais qu'il faut bien remplacer par quelque chose - car actuellement, on a supprimé tout soutien aux enfants en difficulté. Les enseignants du RASED, saignés par les restrictions, doivent se partager entre plusieurs écoles, parfois ils ne peuvent voir un enfant que 45mn toutes les deux semaines, comment voulez-vous que cela l'aide?)
Bien sûr.
En matière d'éducation comme dans les autres domaines de la vie les "trois principes de la Guerre" s'appliquent aussi :
Par économie des moyens il faut entendre : "ne pas pousser les profs à la dépression".
Par concentration des moyens il faut entendre "mettre le paquet là ou c'est nécessaire". Ainsi un "soutient" 2h par jour sera plus efficace que 45mn toutes les deux semaines. ET, dans la plupart des cas, au bout de quelques semaines l'efant sera à nouveau sur les rails.
Complètement d'accord !
Plutôt que "ringard", je dirais que vous ressemblez à un prof.
Au moins vos yeux sont ouverts.
Il est absurde de décider que le redoublement est une mauvaise chose simplement parcequ'on n'a pas les moyens d'aider correctement un élève qui redouble. Pourtant c'est ce qu'on fait, on retarde le redoublement jusqu'au décrochage total de l'élève (arrivée au collège). Entre temps cet élève a ralenti une classe entière, et tout ce qu'on peut lui dire c'est qu'il aurait dû redoubler plus tôt !
Je pense que les parents devraient se montrer un peu plus lucides. Si on me proposait le redoublement pour mon gosse en CE1, je n'irais surtout pas hurler à l'injustice et "faire appel". Au contraire je remercierais le prof de lui donner une nouvelle chance et je m'impliquerais un peu plus pour que mon gosse se mette au boulot sérieusement !
La plupart des parents, aujourd'hui, se plaignent de cartables trop lourds ou de trop de devoirs... Faut savoir ce qu'on veut.
A philip
Avez-vous eu EN REALITE un enfant qui devait redoubler ?... sûrement pas !
Voir à ce sujet le billet de Claude Lelièvre du 19 mai 2010 : Redoublement , le temps des décisions .
Le problème, c'est que justement le redoublement n'est pas "une nouvelle chance". On SAIT (ça a été mesuré, et re-mesuré) que pour un élève en difficulité qui passe ou qui redouble, il n'y a pas de différence en fin d'année - cad que le redoublement n'a pas aidé l'enfant. Du tout. En général, il l'a même "enfoncé".
L'exception: à partir de 15 ans.
Ce qui marche, c'est la prise en compte de la difficulté via un enseignement spécial (individuel ou en très, très petit groupe) qui permet à l'enfant de rester dans son groupe d'âge (avec ses copains).
Il n'est jamais trop tard.
Certes ! C'est théoriquement plus facile d'apprendre quand on est jeune. Mais si l'on a raté la marche, avec un peu de motivation, on peut se rattraper.
Demeure le cas de ceux qui n'ont pas les capacités intellectuelles requises et ceux qui sont dans des situations sociales difficiles, pour assimiler quoi que ce soit. Langue maternelle différente à la maison et à l'école, conditions de vie précaires, surpopulation du logement, bruit continuel, agression perpétuelle entre les membres de la famille, chômage, désert intellectuel des parents et des grands-parents illettrés, soumission aux modes, aux us et coutumes du quartier qui s'ajoutent à des us et coutumes d'importation...
Les gamins arrivent à l'école avec tous ces problèmes-là et l'école est bien incapable de les résoudre. On ne peut pas lui demander plus qu'elle ne peut. D'où, ces "pertes" toujours dramatiques, à la fois pour les enfants et adolescents et pour le personnel éducatif.
Certaines institutrices, pardon ! Professeures des écoles maternelles, sentent déjà, pour certains de leurs petits qu'ils vont avoir de "gros problèmes" ultérieurement. Ce qui se trouve parfois, je dis bien parfois, confirmé.
Des gamins réussissent à se sortir des conditions sociales difficiles dans lesquelles ils ont vécu. Ils obtiennent des diplômes, des formations et s'insèrent dans la société, "normalement". D'autres galèrent de boulot en stage, tout diplômés qu'ils sont, et ce n'est pas toujours à cause de la couleur de leur peau.
Que dire à un perturbateur qui s'ennuyant en classe bavarde et empêche les autres de travailler qui vous répond : "A quoi bon que j'bosse, ma frangine qu'a bac +5, elle est au chômdu !"
Que M. Copé planche donc sur le rapatriement des entreprises françaises délocalisées, qu'il ait le courage de dénoncer un système financier complètement fou, et fasse sa propre révolution en nous conduisant vers l'avenir la tête vers le futur et non comme tous ses amis de l'UMP, le regard tourné vers l'arrière. La seule et unique continuité politique de la Sarkozie, c'est la réaction, le recul, la remise en question de tous les progrès sociaux et le désir de transformer les salariés français en salariés chinois. Payés au même tarif et aussi dociles.
Mais il me semble que la classe ouvrière chinoise commence à perdre ses nerfs et à croire en sa puissance. Les grèves se multiplient. D'ici à ce qu'on voit apparaître des syndicats "indépendants". C'est la prochaine étape du décollage de l'Empire du Milieu.
La question que pose Bibliophylos est importante : un enfant ne devrait pas passer en CE1, tant que l'acquisition de la lecture et de l'écriture n'est pas acquise. L'année du CP est donc essentielle, car c'est là que tout se joue, et les enfants, très vite en difficulté, doivent donc être suivis individuellement.
Mithra, l'acquisition de la lecture est censée être faite en fin de CE1, pas en fin de CP.
L'aide individualisée peut être proposée dès le début du CP - en particulier, repérages puis remédiation de dyslexies, dyspraxies, etc, via des orthophonistes (pourquoi ne pourraient-elles pas être intégrées aux écoles primaires, de la même façon qu'il y a des infirmières à demeure dans les lycées?); notons que non seulement les enseignants français étaient mal préparés à penser à ces problèmes (qui n'ont rien à voir avec l'intelligence) mais que maintenant ils ne le sont plus du tout avec la suppression de la formation, et qu'on a donc peut-être des enfants de CE2 qui ont besoin de lunettes, de correction orthophoniste, etc, et dont on pense qu'ils ne sont "pas capables" d'apprendre.
Je connais par exemple une petite fille qui avait d'énormes difficultés à lire et dont on se demandait si elle passerait en 6e de collège. Ses parents qui la voyaient aussi éveillée que ses frères et soeurs au même âge, ne comprenaient pas cette dichotomie entre ce qu'eux étaient capables de faire et ce qu'elle était capable de faire, surtout qu'elle semblait bien comprendre. Grâce à un médecin spécialisé, un diagnostic a pu être posé: cette enfant avait un problème de vision rare, il suffisait qu'elle porte des verres spéciaux, de couleur jaune et elle arrivait à lire sans problème. Sa vie à l'école a changé du tout au tout. Cette enfant dont on se demandait si elle parviendrait à un niveau de CE en fin d'école primaire est passée sans difficulté en 6e, où elle a réussi de façon très respectable.
Certes, on ne peut pas tout médicaliser, mais si on avait employé la façon de penser que vous indiquez ci-dessus, cette gamine qui prépare son bac actuellement n'aurait jamais pu passer en CE1 et aurait sans doute été en Segpa ou IME.
nous allons etre clair et concis
Coppé enfant de p...
La seule justification de la proposition de Copé, c'est le fait vérifié et incontestable qu'une large fraction des élèves qui intègrent le secondaire (ou qui entrent en sixième si l'on est dans un système d'école unique à la Fillon) ne maîtrisent ni le français écrit, ni l'oral, ni la lecture et ne savent pas compter. Ce qui conduit nombre de ces élèves à quitter le système scolaire sans diplôme.
C'est cette situation qui est absolument lamentable, inqualifiable et criminogène.
La réduction des effectifs, la mise en poste de nouveaux enseignants non formés à la pédagogie va accentuer cet état de fait.
La vérification des compétences et des acquis était jusqu'alors laissée au bon soin des enseignants et force est de reconnaitre que cette vérification était mal faite.
C'est chaque année qu'une évaluation des connaissances acquises devrait etre menée avant les vacances de Pâques, de telle façon que les retards constatés puissent faire l'objet d'un rattrapage pendant le dernier trimestre.
Instaurer une évaluation au seuil de la seule sixième, c'est effectivement choisir d'intervenir trop tardivement et limiter ainsi l'accès aux études pour les élèves les plus socialement ou familialement défavorisés.
C'est par la même occasion le premier pas vers la prévisible réduction de l'âge de la scolarité obligatoire.
Enfin, d'un point de vue de la stratégie de communication du pouvoir, sortir cette idée de son chapeau, juste maintenant, c'est essayer de détourner l'attention des Franças du sujet des retraites et de la soif de justice exprimée par une grande majorité.
Il y a du storry-telling dans l'air, une fois de plus !
Bien d'accord avec vous sur les effets de la baisse des effectifs de profs, sur la qualité de l'évaluation qui devrait être menée chaque année, etc...
Si story-telling il y a, je pense que Copé essaie de "rameuter "l'électorat de la classe moyenne, d'une manière moins brutale que celle employée par les Besson , Hortefeux and Co, en s'attaquant à un point sensible; l'avenir des enfants .
On constate en effet que de plus en plus de jeunes parents mettent leurs enfants dans le privé. Sans approuver leur démarche, elle est toutefois compréhensible dans certains départements de la couronne parisienne ou dans les banlieues des grandes villes ( pour des raions multiples, dont celles que vous avez évoquées).
Par ailleurs, le volet Services de l'OMC, c'est à dire l'Accord Général sur le Commerce des Services ( AGCS) prévoit qu'un service assuré par l'Etat et par le privé ( c'est le cas de l'Education), doit être "ouvert" à la concurrence. Jusqu'à présent, l'Education a échappé à cette ouverture. Mais, si le Gouvernement ré-instaure l'examen d'entrée en 6ème, les parents de la classe moyenne dont les enfants ont des difficultés scolaires seront encore plus tentés de mettre leurs enfants dans le privé, qu'ils perçoivent comme une garantie de résultats.
Dès lors, l'Education en système privé devient une "rente ".Comme les cliniques privées...
Vous imaginez celà : l'Education-otage des fonds de pension ??
Excellent rappel historique !
En matière d'éducation, comme le dit tout le temps notre amie Etoile66, tout (ou presque) se joue à la maternelle...
Le rappel historique est amusant. il montre la supercherie des "think tanks" UMP et leur stratégie de recyclage des vieilles peurs bourgeoises pour donner l'illusion de faire du neuf.
D'accord bien sur pour être contre cette regression qui s'ajoute à d'autres
mais petite question à Claude Lelievre:
Il me semble que l'examen d'entrée en 6è existait à mon époque ( né en 56 ) pour les enfants "moyens" . Je me souviens encore de notre instit de CM2 nous donnant la liste de ceux qui rentraient en 6è directement, de ceux qui devaient passer un examen, et de ceux qui passaient en "classe de fin d’études" vers le CAP
sauf erreur de ma part....
Le décret de 1956 dispensait d'examen, à certaines conditions, les élèves de l'enseignement public. En 1957, 78% des enfants de l'enseignement public qui envisageaient d'entrer en sixième furent ainsi dispensés de l'examen. Mais de nombreux professeurs estimèrent que cela avait provoqué un abaissement inquiètant du niveau des classes. Certains réclamèrent le rétablissement de l'examen pour tous, d'autres plus de sévérité dans l'attribution des dispenses. Le ministère de son côté mis en avant qu'une part importante des élèves de CM2 n'avaient pas déposé de dossier. Finalement il fut décidé en 1960 que chaque élève de CM2 déposerait un dossier ( son classement général, ses classements en français et en calcul, et quatre compositions ), une commission dans chaque circonscription d'inspection administrant les dispenses. Mais finalement, avec la décision ( en 1963 ) d'instituer le CES ( collège d'enseignement général ) qui devait accueillir tous les élèves ( dans trois filières distinctes ), l'examen d'entrée en sixième ( qui concernait les non-dispensés et les élèves du privé ) finit par disparaître totalement.
Merci pour ce rappel " historique" qui me permet de mettre un joint entre mon cas perso et la suite des évènements.
Si ce dossier pour l'inscription des élèves à l'entrée en 6ème existait déjà en 1952, aucune publicité ne lui était faite. Je ne serais pas passée au travers...
Cordialement
Cela dépendait des écoles, et c'est pourquoi c'est devenu obligatoire ( en 1960 où le ministère visait un certain élargissement ) pour tous les élèves de CM2 de constituer un dossier
J'avais écrit un article de blog hier
Face à l'échec scolaire en France: "On est en manque de travaux de recherche sur les problèmes de la petite enfance"
incluant la "sortie" de Copé et une excellente émission de France Culture intitulée "L'école primaire, maillon faible du système éducatif?"
Votre avis sur l'expérience Michel Zormon citée dans l'émission et sur l'article de blog ?
l'école se d'élite : JF Copé crée l'examen de pas sage pour l'entrée en sixième à titre de sanction collective.
Les élèves n'ont qu'à se tenir tranquilles en classe au lieu d'accompagner leurs parents en skate dans les manifs
ancienne enseignante de primaire et formatrice des nouveaux professseurs des écoles, je ne suis pas une fervente du collège unique. Les enfants sont tous différents et il faudrait après leur avoir donné les bases indispensables (ce qui n'est plus le cas actuellement en primaire avec tous les ajouts au fil du temps : langues étrangères, écologie, etc.), leur offrir des parcours adaptés avec des endeignants motivés et FORMES ! aujourd'hui, je constate avec désespoir le niveau très médiocre des connaissances des futurs enseignants en primaire!
l'école est devenue une marchandise comme une autre et les parents d'élèves se comportent en consommateurs exigeant des professeurs ce qu'ils ne veulent plus assumer chez eux !
Chère Annie HERVE, je suis bien d'accord avec vous, concernant la formation des enseignants, car le problème majeur est qu'ils (elles, en majorité) enseignent le français comme une langue morte et non comme une langue vivante, à entendre oralement. Qui, aujourd'hui, sait encore lire ? Si je parle de la comédie française, tout le monde croit que je parle de "La Comédie française" (au Palais royal), alors que je parle de la comédie des Français...
"tout commence par l'éducation".... d'ou la supressionde postes d'enseignant ?
" Tout commence par l'éducation" ? Je suis professeur des écoles, j'ai une classe de C.P et,depuis deux années, je ne reconnais plus mon métier. Je dois gérer des adultes (A.V.S. Aides à la vie scolaire) non formés dans la classe, accompagnatrices (ce sont tjs des femmes) d'enfants lourdement handicapés... L'année dernière : un enfant autiste, une personne non compétente à ses côtés et 26 C.P. Cette année, moins d'élèves (23) mais deux élèves, reconnus " handicapés mentaux ", accompagnés de deux adultes, tjs non formés, que l'on doit " coacher ", qui ne comprennent pas vraiment leur rôle au sein d'une classe et qui, en attendant, conversent durant les cours, s'adressent aux élèves etc... Etc... Ceci est la réalité du terrain . Qui se soucie de la qualité de l'éducation ? Seulement les profs qui, en dépit de l'état dégradé des classes, travaillent et gèrent le quotidien .
Tellement vrai ce que vous dites Camille. Mais ce qui devient insultant, c'est de parler de qualité de l'éducation par le biais des résultats. Dire que depuis quelques années, ceux-ci sont en baisse, c'est de la désinformation. Car ils sont incomparables! Depuis la loi 2005 sur le handicap, quand vous comparez la moyenne de votre classe (des compétences acquises) avant cette date (pas d'handicapé) avec celle d'aujourd'hu en incluant vos 2 handicapés mentaux, évidemment que vous n'êtes pas en position favorable. Là-dessus, on vous explique que finalement, puisque les résultats ne sont pas meilleurs quand on met plus de personnel, augmenter les effectifs se justifie complètement. Rajoutez l'absence de formation et vous avez tous les ingrédients pour démanteler l'éducation nationale.
Je ne critique pas la loi 2005, au contraire. Mais croyez-vous qu'on respecte les handicapés en les confiant à des enseignants qui n'ont bien évidemment pas été formés pour ça? (Camille, c'est sans doute votre cas). C'est déjà difficile à vivre la plupart du temps pour les parents: croyez-vous qu'ils ne culpabilisent pas au bout du compte? Quand on dit que c'est lourd à gérer, ça se traduit par des petits moins pour tous. Voilà la réalité. Le plaisir en prend un sacré coup!
Ce qui ne signifie pas que tout allait bien avant.
Voici ce que j'écrivais hier :
L'Education des enfants, futurs adultes, est LE point central de la vie d'un pays à tous les niveaux.
Une profonde injustice : 300 000 élèves sortent de l'Ecole primaire sans maîtriser les bases de lecture et d'écriture chaque année. Depuis 30 ans notre système bute sur "l'échec scolaire". 40% des élèves de primaire ne sont pas au niveau pour aborder le collège, c'est près de la moitié du pays de demain.
Sur France Culture, deux personnes parlaient des problèmes de "l'échec scolaire" mot bien français qu'on ne connaît pas dans l'Europe du Nord.
Il s'agit de Laurent Bigorgne, directeur des études à l’Institut Montaigne et de Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUIPP (Syndicat national unitaire des instituteurs professeurs des écoles et Pegc)
Je vous recommande d'écouter cette émission et à la podcaster tant qu'il est encore temps. La partie sur l'Ecole commence à la minute 23:20 et va jusqu'à la fin.
Quelques notes prises "au vol":
Quelles solutions aujourd'hui pour rendre l'école primaire plus efficace et plus juste? Pour "vaincre l'échec à l'école primaire" ?
On focalise l'effort sur les rythmes scolaires, avec la semaine de 4 jours.
Il semblerait de plus en plus que cela pénalise les élèves, le de même que le rythme des vacances scolaires trop longues en été. Le coeur de la question n'est pas dans les rythmes scolaires.
La lecture est la priorité des priorités, c'est même la base des mathématiques.
Maîtriser la langue, écrite, orale, qui sont les compétences qui permettent de comprendre le monde. C'est la priorité.
On a des ZEP où 25% des élèves redoublent avant d'arriver en 6ème.
Les statistiquent montrent que 80% de ceux qui redoublent le CP sortiront du système scolaire sans aucune formation ni diplôme.
Le redoublement, prôné par JF Copé, ne peut être la solution.
Vous ne pouvez pas dire à un enfant de CP: "C'est toi qui es responsable de ton échec."
C'est très français: 25% de redoublement en primaire en France, 3% en Espagne ou en Allemagne. Partout ailleurs nos voisins font autrement.
Une formation pédagogique serait la bienvenue, mais quelle formation ?
(J'en avais touché quelques mots sur cet article)
On est en manque de travaux de recherche sur les problèmes de l'école primaire et la petite enfance.
Malgré tous les problèmes de l'Ecole française, on est en manque de travaux de recherche sur ces problèmes
Une seule personne en France a réussi à mettre en pratique ce qui a réussi en Finlande.
Il double le nombre des meilleurs en classe et divise par deux l'échec scolaire.
C'est Michel Zormon à Grenoble. Mais personne n'en parle...
Voici son programme P.A.R.L.E.R. que j'ai découvert suite à cette émission. (Parler Apprendre Réfléchir Lire Ensemble pour Réussir)
Particulièrement heureuse de voir qu'il prône exactement ce que j'écris sur ce site depuis des années, l'apprentissage de la langue dans la toute petite enfance, par la lecture et par le JEU.
Le Wimmelbuch que je recommande à chacun de se procurer - sur amazon par exemple - il en existe des centaines sur toutes les situations, se base sur cette vision.
Les enfants découvrent les mots, en jouant. Ils apprennent à "Parler Apprendre Réfléchir Lire Ensemble pour Réussir"...
Voici la vidéo d'une enfant entre 1 et 2 ans en train d'en lire un avec son père:
En outre, en se concentrant sur le monde des images, l'enfant apprend la concentration sur le long terme. Dès l'âge de 6-9 mois, leur concentration ne dure pas longtemps, mais plus ils sont habitués à "lire" plus le temps de "lecture" et de concentration augmente.
J'adore aussi ces deux enfants de 2 - 3 ans en train de "lire" avec leur mère...
Je lis le "Wimmelbuch de l'automne" en français avec ma petite-fille de 1 an depuis déjà au moins trois mois:
On y voit sur la couverture certains animaux et personnages qui se cachent sur toutes les pages suivantes, comme le perroquet nico, dans toutes sortes de situations. En les cherchant, l'enfant découvre une foule de choses et de gens et apprend par le jeu des situations une multitude de mots et d'expressions dans leur contexte.
Elle montre les objets, animaux etc... de son doigt, imite les sons, un dialogue s'instaure, bien qu'elle ne parle pas encore.
Elle m'a montré par exemple que dans une maison au 2ème étage, il y avait un chien, en le montrant du doigt et faisant "ou-ou". Je ne l'avais pas vu.
Elle m'a aussi montré du doigt, dans une pièce, un rideau poussé par le vent dans une fenêtre ouverte, en soufflant comme elle le fait quand elle imite le vent dans les feuilles des arbres lorsque nous nous promenons.
Son vocabulaire, celui qu'elle comprend, est déjà très vaste pour son âge. Sa maman lui lit en polonais un autre Wimmelbuch. Son papa lui en lit un autre en français...
Michel Zormon a tout à fait raison, c'est dès cet âge, le plus tôt possible, que l'acquisition des mots pour PENSER est nécessaire.
Une libraire française consultée m'a dit que ce genre de livres n'existait pas en France, car les parents demandaient toujours du texte à lire.
J'ai contacté ce matin Michel Zarmon ainsi que les Editions Cigale. Je relaierai leur réponse.
Voilà un travail qui pourrait être discuté ici et sur medipart en général, plutôt que de râler sur Copé qui s'en fout complètement.
Et surtout mediapart pourrait être un lieu de débat et de construction d'une alternative à ce mammouth ingérable qu'est l'Education nationale depuis des décennies.
Mais c'est vous qui râlez, chère Etoile66, ne faites-vous pas que cela ? Et c'est dommage, parce que, ce que vous essayez de démontrer est vrai.
P.S. "Des mots pour penser" (pour nourrir sa pensée), ou des mots pour "dire" sa pensée ? (je me pose la question)...
... à suivre...
Et sur le sujet, vous avez une opinion et une proposition ?
Et sur l'émission de France Culture, vous avez des contre-arguments pour faire avancer le débat ?
J'écris a priori sans haine, Etoile66. Sauf que les sentiments étant toujours réciproques, je réagis aux vôtres. Oui, j'ai écrit plus haut - lisez-moi -, un certain nombre de réflexions.
Bien à vous,
Pour info...
Vos propositions sur cet article ?
A part celle-ci, pas grand-chose: "un enfant ne devrait pas passer en CE1, tant que l'acquisition de la lecture et de l'écriture n'est pas acquise. "
Et vos propositions suite à l'émission de France Culture et sur l'article en lui-même?
Sans suite.
http://www.france-info.com/chroniques-modes-de-vie-education-2010-10-25-examen-d-entree-en-6e-pourquoi-il-avait-ete-abandonne-493368-81-133.html
Pouvez-vous expliquer ce qu'est un Wimmelbuch? D'après les vidéos, on dirait des livres cartonnés avec une grande image pleine de détails. Ces livres existent bien en France, quoi que je ne connaisse pas de nom spécial qui leur soit donné (si Wimmelbuch est un type de livre, comme on dit "roman" ou "album") ou de marque spécialisée (si Wimmelbuch est le nom de la marque qui commercialiste ces albums.)
Un "Wimmelbuch" vient du verbe wimmeln qui signifie "grouiller" comme font les fourmis ou les gens dans une rue encombrée. Buch, c'est le livre.
Ce sont des livres cartonnés qui mesurent 34 x 26 cm. On peut les mettre par terre et l'enfant qui ne marche pas encore peut les "lire" à "quatre pattes".
Ces livres ont une longue tradition en Allemagne, mais le premier auteur de ce qui a été appelé Wimmelbuch est Ali Mitgutsch dans les années 60-70. En cherchant sur le net, je l'ai trouvé cité sur le site de France Info, dans une émission de 2008 sur le JEU. Il est aussi cité dans les éditions Syros où l'éditeur recommande la lecture "à partir de 5 ans" ! Je trouve cette "recommandation" assez terrifiante.
Il me semble que les enfants sur les vidéos ont moins de 5 ans.
J'en lis avec ma petite-fille qui a 1 an depuis au moins 3 mois. Elle "lisait" déjà à l'âge de 3 mois. J'ai de merveilleuses photos d'elle, absolument concentrée sur les images. Les périodes de concentration ont évolué au cours du temps. Aujourd'hui, elle "lit" concentrée pendant un peu plus d'une demi-heure.
Les meilleurs aujourd'hui sont ceux de Rotraut Susanne Berner. Ils ont une logique qui suit les détails à travers tout le livre. Ce sont de précieux points de repère pour les enfants. Avec un amour du graphisme.
J'ai trouvé ses livres dont les titres ont été traduits en français, ils s'appellent "Livre promenade".Vous les trouverez sur amazon.
C'est le magnifique blog de Bauchette qui en explique un très bien, celui de la nuit:
"On connaissait "Le livre de l'automne", "Le livre de l'hiver", "Le livre du Printemps" et "Le livre de l'été" et on pensait la boucle bouclée mais non, voilà qu'un nouveau "Livre promenade" de Rotraut Susanne Berner nous est arrivé au printemps (et pour notre plus grand plaisir) : Le livre de la nuit.
Rappelons en quelques mots le principe de cette collection, pour ceux qui ne la connaissent pas encore.
Les Livres promenade sont des livres relativement grands, tout-cartonnés et composés uniquement de planches colorées sans aucun texte.
Il faut, selon moi, les mettre à terre et plonger résolument dans l'illustration et les nombreuses petites scènes autonomes qui y sont décrites.
L'effet sur l'enfant est magique : il suit de son petit doigt les personnages, il parle autour des images, crée lui-même de la narration et découvre, à chaque nouvelle visite du livre, un élément qu'il n'avait pas observé la fois passée.
Ces livres, par leur richesse iconographique, sont inépuisables et ne demandent qu'à être réouverts constamment.
L'illustratrice nous transporte ici dans la douceur d'une nuit d'été. Les boutiques sont fermées dans la petite ville mais règne une vie autre : ici, un jeune garçon qui se fait enguirlander par son père car il lit encore à la lampe torche alors qu'il est déjà tard ; là, deux amoureux qui se promènent...
Plus loin, un cycliste se fait alpaguer car il roule sans feux ; un cambrioleur est appréhendé par des policiers ; le train de nuit est prêt à quitter la gare et à la bibliothèque, c'est la nuit de la lecture et les enfants, pour une fois, ont le droit de veiller tard.
Dans le parc, aux confins de la ville, une joyeuse fête est organisée et ponctuée d'un beau feu d'artifice.
On peut pousser l'analyse et noter que les scènes se suivent spatialement (des détails en bouts de pages nous suggèrent que les pages pourraient être collées) et chronologiquement (on retrouve les même personnages d'une page à l'autre et leurs actions se suivent avec cohérence.
Autre détail aussi : les horloges présentes à chaque page -ou presque- montrent que d'une page à l'autre le temps passe).
On peut aussi repositionner ce livre par rapport aux autres de la même collection et s'apercevoir que c'est toujours la même petite ville qui est décrite, les mêmes espaces, les mêmes maisons, les mêmes personnages et ce rigoureusement, page après page.
Mais on peut aussi uniquement se laisser bercer par les images, pour le plaisir des yeux.
Les livres de Rotraut Susanne Berner respirent la joie de vivre et les plaisirs simples de l'existence et c'est un vrai régal que de se promener dans son univers.
Un livre pour le plaisir des petits à partir d'un an et demi et des adultes qui les accompagnent (ou pas)."
Un an et demi, c'est déjà mieux que 5 ans
Mr Copé devrait demander au Ministre concerné de l'informer de la mise en place du socle commun.
Le "socle commun de connaissances et de compétences" présente ce que tout élève doit savoir et maîtriser à la fin de la scolarité obligatoire. Introduit dans la loi en 2005, il constitue l'ensemble des connaissances, compétences, valeurs et attitudes nécessaires pour réussir sa scolarité, sa vie d'individu et de futur citoyen. Un livret personnel de compétences permet de suivre la progression de l'élève. À compter de 2011, la maîtrise des sept compétences du socle est nécessaire pour obtenir le diplôme national du brevet.
Il trouvera aussi tous les renseignements sur le site : education.gouv.fr, ainsi que la brochure " Le socle commun des connaissances et des compétences ".
Et il conviendra bien certainement de l'obsolescence de ses propositions.
Née en 1951, J'ai dû passer cet examen d'entrée en 6ème! Dans une classe de 30, seul un petit tiers pouvait accéder au lycée. Aujourd'hui enseignante à la retraite je suis attérée par tout ce que les membres de ce gouvernement avancent en matière d'éducation que des mesures qui n'ont pas fonctionné. Je pense aux mesures poudre aux yeux sur l'aide aux enfants en difficulté: redonner la même "nourriture", de la même manière à ceux qui en sont déjà gavés! Quid de toutes les recherches intéressantes en la matière? de toutes les expériences plus concluantes? C'est la preuve de l'élitisme de ces gens-là! faire barrage à l'entrée en 6ème, c'est arrêter l'ascenceur social déjà en panne ! préparer de la main d'oeuvre bon marché au patronnat et créer des moutons résignés!
Né en 1940 j'ai passé l'examen d'entrée en sixième avec concours des dbourses comme fils d'instituteur. Devenu prof de math, sans faire de querelle de génération, le niveau a baissé. Certes nous n'étions que 21 en sixième. La donne a changé. Les enfants sont nombreux à ne pas posséder les conditions fondamentales. L'idée de Copée est dèlirante et régréssive. Pourtant le personnage, quoique légèrement facho est intelligent. Mème à 70 ans, Jean François, je prèfèrerai faire un "boeuf", ce serait plus réjouissant.
http://delville.over-blog.fr
http://www.france-info.com/chroniques-modes-de-vie-education-2010-10-25-examen-d-entree-en-6e-pourquoi-il-avait-ete-abandonne-493368-81-133.html
Merci Anne , Claude montre bien dans cette émission que l'important n'est pas la coupure CM2-6ème , mais la continuité de l'école obligatoire et l'importance du suivi avec aide individualisés surtout au début des apprentissages .
oui, enfin, en guise d'aide individualisé pour tous les élèves, nous avons eu droit de la part de ce gouvernement à un programme sérieux de réduction de la voilure, savoir :
1/ abandon ou quasi-abandon de la possibilité offerte de scolariser des enfants de 2 ans en maternelle
2/ semaine de 4 jours au primaire
3/ réduction du nombre d'options en collège/lycée
4/ réduction du nombre de professeurs, dans l'indifférence générale du grand public, avec conjointement
5/ une "réforme" de la formation des enseignants qui consiste en vérité à supprimer l'année de stage des certifiés ou agrégés, qui sont directement envoyés dans leurs classes, ce qui permet de faire d'appréciables économies (cf. sur ce point ici les excellents articles de L. Fessard, ou encore les analyses de SLU — Sauvons l'Université — sur le site de cette association...)
6/ et, corrollaire, le dégraissage des programmes. Sur ce point, la droite décomplexée à la française joue maintenant cartes sur table et ne cache plus le mépris dans lequel elle tient le peuple: inutile de lire la Princesse de Clèves dans les écoles pour le "tout-venant" : à quoi cela servirait à une future caissière (je vous invite à regarder les vidéos correspondants sur youtube; tapez Sarkozy et Princesse de Clèves, et vous serez édifiés). Dans quelque temps vous remplacerez Princesse de Clèves par Baudelaire, Flaubert, Camus, ou Kant, ou par les équations à deux inconnues etc..., et le tour sera joué. Nous assisterons à l'américanisation de l'école publique : une école publique low-cost pour tous, et notamment dans les "quartiers": ceux qui veulent autre chose et qui ont les moyens pourront toujours se tourner vers le privé
[petit aparté : notons que Nicolas Sarkozy réalise pour des raisons financières l'allègement des programmes que certains théoriciens de l'éducation, pour d'autres raisons, préconisent depuis longtemps !!car la médiocrité pour tous est moins coûteuse que l'excellence pour tous !]
Alors sachant que le mouvement de désengagement de l'état (accentué par la droite sarkozyste) a commencé voici un certain temps déjà, avcc mention spéciale à l' inventeur du fameux "mammouth", l'excellent Claude Allègre, qui fut secondé en son temps par le non moins excellent Ph. Meirieu, figure de proue des sciences de l'éducation — je ne vois pas quel gouvernement acceptera de donner au service public de la République les moyens nécessaires pour faire réussir tout le monde.
Revoir "l'Appel de Bobigny " , c'est là qu'est l'espoir possible...
@ à tous,
Y a-t'il vraiment autant de quasi illettrés qu'on le dit en fin de primaire et/ou de gens qui savent à peine lire et écrire ?
Comment se fait-il qu'au fur et à mesure des classes d'ages depuis 40 ans, de plus en plus de gens arrivent au bac en faisant de plus en plus de fautes d'orthographe ?
Comment se fait-il que les jeunes ne sachent plus écrire sans faire autant de fautes et éprouvent autant de difficultés à comprendre un texte même élémentaire ?
Comment peut-on manier les idées quand on ne sait plus écrire et qu'on n'a pratiquement plus qu'un vocabulaire primaire ?
Suis je seul à partager ce constat sur l'état des connaissances en orthographe et de la langue ?
Enfin, comment a t'on pu imaginer enseigner une langue dont la logique de construction est syllabique par la méthode globale qui ignore la logique de formation des mots ?
N'y a t'il pas là une relation de cause à effet directe sur l'appauvrissement global du langage et sur la faiblesse de la logique et du bon sens élémentaire.
Ma mère qui est une paysanne née en 1924 et qui n'a que le certificat d'étude sait parfaitement lire, écrire et compter, elle ne fait pas une seule faute d'orthographe. Ce n'est pas le cas de mes enfants qui sont tous à bac ++.
A tous les enseignants et à Claude Lelièvre : qui fait évoluer les méthodes et programmes, qui fait évoluer la doctrine de l'enseignement ?
Y a-t'il des gens responsables de la dégradation du niveau de connaissance de la langue en fin de primaire ?
Comment évaluez vous le bilan de l'éducation nationale en matière d'enseignement de masse de la langue ?
Vous n'avez sans doute pas lu tous les billets de Claude Lelièvre...sinon , vous ne savez pas lire !
Allez , lisez-les tous attentivement .
Oui oui !!!
@ aux deux,
A peine j'arrive, à peine je prends la porte dans le nez.
En effet, avant celui là, je n'ai jamais lu aucun des billets de C Lelièvre.
Cela interdit il de poser des questions, cela vous autorise-t'il à autant de mépris condescendant ?
Faut-il appartenir à une secte pour venir essayer de s'insérer dans un débat ?
Faut-il avoir lu tous les écrits du gourou ?
On est où là ?
Chez les profs. CQFD.
Bonne continuation donc de votre entre-soi.
Je n'ai quand même pas été si méchante ! Et c'était très bien de venir sur ce blog . Claude Lelièvre est justement tout le contraire d'un gourou : il s'efforce toujours de nous faire réfléchir sur des idées toutes faites . Et en particulier , il est du côté de ceux qui ont eu à souffrir de l'école et essaie de trouver et faire trouver des idées , des pratiques pour qu' y en ait le moins possible...
@ françoise,
ah le brave homme ! Tout comme moi alors,
2 ans d'avance en 5ème, placé en classes expérimentales HA, horaires aménagés au lycée Bellevue de Toulouse, avec l'élite des profs marxistes.
Cour le matin, sport l'après midi. Un père militaire, je venais d'un établissement privé, c'était la fin de la guerre d'Algérie, j'en ai pris plein la truffe. L'élite des profs républicains, que des fanatiques marxistes. Plein la truffe.
Défricheur de l'enseignement des maths modernes, première classe expérimentale. C'était en 63 par là.
Collé pour toute l'année dès le premier trimestre, passé en conseil de discipline devant une vingtaine de profs, le censeur, le proviseur, les surveillants généraux, tout ça dans la salle capitulaire du château, rétrogradé de 5ème en 6ème à la fin du premier trimestre de 5 ème. La blessure n'est toujours pas refermée.
Vous vous rendez compte la honte quand vous retournez en 6ème depuis la 5éme ...
Ensuite, les psychologues, le psychiatre, les tests, j'avais 11ou 12 ans, ma mère en pleurs, mon père qui me flaquait des raclées à assommer un boeuf ....
Qualifié d'inadapté, rejeté du système, envoyé en pension dans un centre pédotechnique pour enfants inadaptés, c'était la définition de l'époque.
Rejeté par l'éducation nationale, j'ose même pas dire mon QI. Pour eux j'ai été juste un sujet d'expérimentation, le phénomène qu'on teste par rapport aux nouvelles méthodes, tant pis pour la casse. Des sadiques en ce temps là, je le dis.
Arrivé au bac avec un carnet de notes minable, bac D avec mention quand même, direct en prépa sans devoir présenter le carnet. Ouf, fini le calvaire, le vrai monde ...
J'ai fini à bac + ... + et même prof vacataire à l'IUT à 24 ans pour me faire les épingles en plus de mon boulot de l'époque.
Vous voyez le truc.
D'où ma rude réponse supra.
je vous assure que votre réponse est d'un grand réconfort.
Y a-t'il ici d'autres témoins, des enseignants qui se rendent compte ?
J'ai 57 ans et cette blessure n'est toujours pas fermée.
Vous imaginez le conflit et ma position en famille après ce merdier ?
Je suis brutalement devenu un raté à 12 ans et il m'a fallu faire avec ça.
Et en plus quand je viens ici, je sens encore le mazout, on ne me répond même pas. ''Allez, lisez les tranquillement.''
Vous vous rendez compte l'effet de résonance ?
Merci tout de même à vous bonne samaritaine de m'avoir rattrapé.
C'est vrai que je suis un peu bonne samaritaine. Les souffrances d'autrui me font mal (mais je vis quand même très bien , j'arrive à oublier ! )
Il n'empèche que Claude Lelièvre est éclairant sur de nombreuses questions sur l'école , alors lisez-le vraiment !
Quant à vous , je connais au moins un " surdoué " qui s'en est beaucoup moins bien sorti que vous...
oui,
j'ai eu la chance de tompber sur une équipe d'éducateurs spécialisés de première bourre, des gens merveilleux.
à Jeff, à Denise, à Jacky, à Antonio, au père Roques, à Mousieur Azémar, aux autres, toute ma reconnaissance.
grâce leur soit rendue, je sais que je suis un miraculé.