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May

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Sarkozy: l'escalade dans la dénégation

Il est vraiment phénoménal! Sarkozy a choisi précisément le moment où les enseignants du privé (non fonctionnaires) étaient pour la première fois côte à côte avec les enseignants du public, pour opposer à leurs luttes communes contre la dégradation du fonctionnement de l’Ecole l'"argument" qu’ils étaient protégés par leur statut (de fonctionnaires d’Etat), contrairement aux ouvriers…
Il faut savoir d’ailleurs que le pourcentage des postes retirés aux établissements privés sous contrat a été durant toutes ces dernières années sensiblement inférieur au pourcentage que représente l’enseignement privé (environ 20%) dans le total des élèves scolarisés. La diminution des postes a donc été plus forte, proportionnellement, dans le public. Mais, même si la diminution qui leur est infligée est moins forte que dans l’enseignement public, on en arrive à une situation qui devient vraiment sensible dans nombre d’établissements privés eux-mêmes. D'où leur présence (tous syndicats de l’enseignement privé confondus) dans la grève et dans les manifestations, côte à côte avec ceux du public.
Comme le rappelle un article du « Monde » d’hier soir (« Pourquoi les enseignants se mobilisent ») , j’avais déjà dit au « Monde » avant l’été, que « l’évolution est pour la première fois vraiment perceptible par les parents. Jusqu’à présent, on avait essentiellement rogné sur les postes de remplaçants, ceux dégagés pour la formation des enseignants, les conseillers pédagogiques, les professeurs en charge des élèves en difficulté, etc ». Et je terminais en disant qu’ « aujourd’hui, il est désormais difficile de nier que l’école est à l’os ». Je persiste et je signe. Et Nicolas Sarkozy a vraiment du souci à se faire malgré ses esquives et ses dénégations qui atteignent désormais des sommets inégalés.
Luc Chatel se répand en disant que ce qui s’est passé hier n’est pas une « révolution », et en vantant la « troisième révolution » ( après celle de l’école de Jules Ferry, puis celle de la ‘’massification’’ ) qu’il aurait mis en branle avec Nicolas Sarkozy ( celle de la ‘’personnalisation’’ et du primat du ‘’qualitatif ‘’sur le ‘’quantitatif’’ ). A vrai dire, comme le disait hier Jack Lang, « aujourd’hui il faut bien comprendre que ce sont les médecins de Molière qui sont au pouvoir, dont la thérapie est la purge, la saignée ». Quitte à faire mourir le ‘’malade’’dans toutes les règles de l'art..

Tous les commentaires

Oui, les idéologues de la pédagogie ont fait beaucoup de tort à l'Education nationale. Le ministère les a toujours laissé faire, pour de multiples raisons, dont l'absence de vision systémique. Pauvre Education nationale ! Elle est victime à la fois des idéologues de la pédagogie, des idéologues du lean management (pour ceux qui ne connaissent pas, c'est le dogme qui justifie le dégraissage des entreprises au nom de la rentabilité) et de l'étroitesse d'esprit des dirigeants syndicaux.

Oui les enseignants du privé ne sont pas fonctionnaires mais ils ont un statut très comparable, à tous égards, à quelques restrictions près.

Mais sait-on qu'ils sont choisis par leur employeur, puis adoubés par l'Etat. Ainsi ai-je vu une jeune agrégée nommée sur un poste en centre-ville de Strasbourg dans un établissement privé de haute renommée ( méritée d'ailleurs). Le père de cette brillante (c'est vrai) novice était proviseur d'un établissement public très apprécié de la ville. Le premier poste eût été peut-être un peu plus loin de papa!

Monsieur Lelièvre ,

Comment expliquez vous les chiffres de ratios élèves /enseignants que nous livre sytématiquement LC à chaque intervention et qui ne semblent pas correspondre à la réalité dans les établissements ?

Merci de me fournir la réponse si vous la connaissez .

Ls

Une classe de maths à 30 élèves, une d'histoire à 30, un cours d'allemand à 15 = 25 enfants par professeur.

Exemple simpliste pour illustrer les limites de la moyenne arithmétique pour rendre compte de la réalité d'une situation... je n'ai rien à reprocher à l'Allemand par ailleurs...

Dans le cas présent, cela n'aurait de sens que si à chaque instant tous les professeurs étaient disponibles pour tous les enfants sur un même lieu...

 

Et si l'on reparlait des lois anti-laïques en cette période de primaire socialiste ?...

Un psy ne peut pas être jugé comme une personne au raisonnement cohérent.Un paranoiaque ment effrontément.C'est un lâche,c'est pourquoi il passe son temps à se justifier.Il faut arréter d'être surpris,ds sa pathologie,il est caricatural !

....doublon

Excellent article !

J'ajouterais que dans l'administration de l'Education Nationale, du côté de ces petites mains sans qui aucun établissement scolaire ne peut fonctionner (le personnel anciennement dit "ATOSS"), l'os est déjà rongé, l'Etat scélérat se délecte déjà de la moelle....

....

....doublon

" pour opposer à leurs luttes communes contre la dégradation du fonctionnement de l’Ecole l'"argument" qu’ils étaient protégés par leur statut (de fonctionnaires d’Etat), contrairement aux ouvriers…"
S"il est si proche des ouvriers, il ne tient qu'à lui de rétablir l'autorisation administrative des licenciements.
Monsieur Sarkozy sait-il seulement que beaucoup de ménages sont mixtes (un pied dans le public, un autre dans le privé) et c'est le fonctionnaire qui assure un peu de stabilité et de sécurité à ces ménages.
Même observation pour les familles au sens large. Bon nombre de familles comptent des fonctionnaires mais aussi des ouvriers.
Sait-il que c'est le rêve de bien des ouvriers de voir leur enfant entrer dans la fonction publique malgré tous ses efforts pour la diaboliser ?
Avec ces arguments démagogiques , Sarkozy pousse à la disloquation sociale en montant les groupes et les individus les uns contre les autres.
Sarkozy ne connait ni les ouvriers ni la société française.

Sigismond : "...l'étroitesse d'esprit des dirigeants syndicaux.."

Pourquoi ce mépris ? Pourquoi relayer les discours des néo-libéraux qui réduisent volontairement les analyses des problèmes éducatifs à une stigmatisation des personnels. Les syndicats sont dans leur rôle : proposer et s'opposer. Pour ma part (retraité c'est donc facile !) je considère qu'avec cette droite au gouvernement il faut principalement s'opposer puisqu'elle ne retient aucune proposition et qu'elle se refuse à de vrais débats que les syndicats souhaiteraient. Je vous rappelle ( mais c'est loin et Claude Lelièvre le sait) que le seul projet d'ampleur pour l'école fut celui de l'Ecole Fondamentale élaboré par l'ancien SNI et la FEN, organisations syndicales... Ce projet, inspiré du plan Langevin-Wallon issu de la Libération contient des éléments qui seraient encore très pertinents (allez voir sur Wikipedia !) Croyez-moi les syndicalistes ne sont pas plus étroits que d'autres, ce serait trop simple... Pour le moindre ils méritent le respect dans une démocratie.

Je reconnais que j'en suis resté aux débats sur le collège à l'époque de Mitterand. Les dirigeants syndicaux m'avaient semblé mus par des considérations corporatistes plus que politiques. Il sera intéressant de voir ce qu'ils feront quand la gauche sera revenue au pouvoir.

Nicolas Sarkosy prépare l'agrégation de dénégations dans un déni de vipères...

D'accord !

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